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12 décembre 2017

44 – Le recueil. suite

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 50 min

« ….et ‘École renaîtra de mes cendres ! »

15 h, lundi après-midi.

Le retour s’est effectué également au grand air parisien. Notre digestion s’en est trouvée facilitée.

Chacun avait, semble-t-il, bien usé de cette récréation, sauf les Sages qui avaient studieusement accompli leur rédaction.

Peu avant 16 h, nous étions assis dans les gradins. Il n’y avait plus d’espaces vides désormais, nous formions un bon groupe bien resserré, comme pour nos idées.

Nous n’étions que nous, les Délégués, pourtant nous nous sentions, en tout orgueil, en toute fierté, peut-être les « millions » de Spartacus.

L’intimité de cette première lecture de notre Recueil achevé ne nous remplissait pas de curiosité, nous y avions tant travaillé que chaque élément nous en était connu. Nous aurions pu l’assembler les yeux fermés.

Pas de curiosité, non; d’impatience, oui !

Pourquoi le Recueil, pourquoi pas le Protocole, le Code, la Charte, la Proposition, et cetera… ?

Beaucoup d’échanges avaient parcouru la toile, beaucoup de discussions lexicales avaient animé les rencontres… C’est, finalement, la nature même de ces communications, de ces messages qui a amené à l’évidence. Nous étions en train de constituer un vaste catalogue d’expériences anciennes délaissées ou interdites, d’avis cachés, de  réflexions enfin révélées et de découvertes.

Recueillir, voilà quel avait été le souhait de Manu, voilà ce dont avait besoin notre Ecole : cueillir, recueillir, encore et encore les fruits des cogitations de tous ceux qui veulent croire qu’éduquer et instruire sont la Priorité pour  donner à Demain les moyens de vaincre les aléas de la Vie.

En ce jour, s’ouvrait notre Générale !

Notre collègue comédien ne nous intimidait plus. D’abord parce que, sous son allure bourrue, il cachait un cœur d’or, parce qu’aussi ses lèvres pincées ne pouvaient compenser la flamme rieuse de son regard, parce que les tempêtes de sa grosse voix éraillée rejoignaient les nôtres, parce qu’il savait lui donner un frémissement de tendresse lorsqu’il parlait des enfants, ceux de notre sol et ceux des pays meurtris, parce que sa notoriété n’était plus pour nous et notre rassemblement, qu’amitié.

Il n’était pas la seule célébrité à avoir rejoint notre  mouvement. Quelques représentants des arts picturaux, du cinéma, de la littérature et de la musique siégeaient parmi nous, discrètement comme lui. Leurs arrivées comme leurs départs se faisaient avec mille précautions. J’aime à croire que, même pour eux, des reporters intelligents savaient détourner les yeux et distraire ceux des moins discrets de leurs confrères.

Malgré tout, en cette occasion, en dépit de notre familiarité, de notre convivialité, de notre communauté d’esprit, je suis certaine que, tous, comme moi, comme Karine, com-me Sylvain, retenaient leur souffle et leur attention.

Debout, sans paraître consulter les feuillets du Recueil, notre orateur s’est lancé.

- Avant d’enseigner à un gosse les usages de notre société, les principes de notre humanité, le code de notre communauté, avant de lui donner les outils pour qu’il façonne sa vie, nous les adultes, parents ou non, nous avons des devoirs envers les enfants, tous les enfants.

Ils sont l’avenir de notre monde et ils seront les acteurs du progrès et les garants de notre Futur. Leur responsabilité sera immense et la nôtre, aujourd’hui ne doit pas être moindre.

Nous croyons en une seule voie pour compléter le rôle premier de la famille, pour le soutenir, l’enrichir, la corriger… Ce chemin suprême se nomme l‘Ecole…

Article par article, la voix de notre Recueil a dressé le portrait de notre Ecole, celle que nous avions élaborée pour notre pays, celle que nous voulions pour nos enfants…

Montée vers nous de l’arène du cirque, amplifiée par la vaste salle, notre texte résonnait. « Ça a de la gueule ! », aurait dit Pierrot.

- …Une école en perpétuelle interaction avec sa société, mieux, une Ecole en avance sur cette société, une Ecole de perspectives mais aussi une Ecole de la citoyenneté progressive.

Une école ouverte et protégée !…

Lecteurs qui, avec moi, avez suivi notre vague, vous retrouverez  tous les points soulignés, dans notre ESSEN-TIEL, au terme de mon récit.

Lorsqu’il s’est tu, le point d’orgue ne s’est transformé que peu à peu en soupirs de relâchement…

Notre émotion était tangible. Notre orateur a dû user de quelques plaisanteries pour nous ramener à la sagesse terre à terre dont ses envolées nous avaient décollés.

Nous avions hâte de soumettre notre Recueil à tous ceux qui nous avaient mandatés.

Nous avions hâte de le traduire en Proposition de Loi.

Nous avions hâte de le présenter à tous les émissaires patentés afin qu’ils l’essaiment, qu’ils le sèment à tous les vents de notre pays.

Foin de modestie, notre Ecole, nous la percevions !

Après le silence, ce fut le brouhaha salvateur et critique. Peut-être aurait-il fallu insister plus sur… insister moins sur… laisser plus de marge aux législateurs…, être plus contraignants…

Nous nous serions crus dans un jury de dégustation.

Nous savourions, mais nous doutions un peu, non de nos ingrédients, non des qualités de notre plat, mais de ce liant subtil qui fait la gastronomie convaincante dès la première bouchée.

Les sages nous ont ramené à notre réalité, celle des produits de tous les terroirs de nos régions qui avaient donné à notre cuisine cette solidité, cette générosité, cette universalité sans équivalence depuis que l’Instruction et l’Education sont reconnues comme des préparations délicates et fortifiantes.

Nous avons réussi à nous séparer, enfin pour la plupart, car le lendemain étant journée sans réunion, je crois que nombre de délégués ont évacué leur tension en se quittant fort tard.

Cela n’a pas été notre cas, Thibault et Lucas, sans doute à portée de téléphone ont cueilli Karine et ont ramené Sylvain à ses soins.

Moi, c’est bien fatiguée, mais heureuse que j’ai emprunté les rames du Métropolitain pour rejoindre le nid avunculaire.

Douchée, amplement emmitouflée, je me suis laissée aller au récit de cette journée.

Sur l’écran, par la caméra de l’ordinateur, avec le drôle de décalage entre nos images dansantes et nos voix, j’ai particulièrement soigné le portrait de Pierrot et de Marie-Claude.

J’ai exagéré leur côté rabelaisien pour mieux développer, amplifier leurs gigantesques qualités de cœur.

J’ai voulu que Juliette et Killian en rêvent comme de bons génies bienfaisants et souhaitent vite les connaître.

J’ai à peine tempéré mon enthousiasme pour Yann ; mon ingénieur de  mari aime bien les contes et légendes.

- Alors c’est fini, m’a-t-il demandé en retour à la réalité.

- Notre Recueil, oui ! Devine qui nous l’a lu ?

Le nom de notre célèbre collègue l’a impressionné, d’autant plus que Yann aimait le choix de ses personnages de cinéma et de théâtre, autant que ses romans et ses chansons…

A croire que j’avais influé pour faire plaisir à mon époux !

A la maison, pour eux, ça allait toujours bien ! No comment…

Ce qui m’a un peu intriguée. Quelle bêtise cela me cachait-il ?

J’ai adressé un compte-rendu à Alain, en insistant évidemment plus sur l’exposé de notre Recueil et lui ai promis un rapport plus circonstancié de notre passage à l’Assemb-lée Nationale.

Comme d’habitude, avec Bernard, il se chargeait de répandre les nouvelles que je lui fournissais auprès de tous ceux qu’ils avaient dans leurs répertoires. Le site était toujours évité, trop public encore.

Le P.C. éteint, je suis retournée vers mes hôtes et la Carthagène.

A nouveau, j’ai déroulé ma journée, les retrouvailles, la bonhomie des journalistes, nos derniers correctifs et le déjeuner chez Pierrot.

Je pense avoir été aussi dithyrambique qu’avec mes villageois.

Je les ai vivement encouragés à se rendre au bistro-resto de nos nouveaux amis. D’ailleurs, Robert et Alice avaient également alimenté mes conversations avec les cafetiers. J’étais certaine qu’ils se plairaient d’emblée.

Jamais je n’ai ressenti autant ce que pouvaient être la sympathie, l’harmonie qu’à travers la qualité d’écoute de cette femme magnifique en cette belle soirée d’avril 2011.

Et tout cela rien que pour moi !

Robert, cette apparence de certitude minérale, puisait sa solidité dans la ferme sérénité de son Alice. La vie n’avait pas été plus clémente avec elle qu’avec le commun des mortels… Elle avait additionné les petits et les grands bonheurs, en avait soustrait, durement parfois, les peines et les malheurs, mais sa philosophie lui donnait l’énergie vitale, optimiste, pour continuer. Une philosophie qu’elle nous faisait vivre, une énergie qu’elle nous insufflait…

Alice, tout simplement.

La soirée a exercé son pouvoir relaxant, nous l’avons prolongée d’anecdotes familiales et cévenoles bien sûr. Les versions colorées de leurs rencontres avec d’autres marcheurs, au cours de leurs randonnées, dans les gîtes d’étape, à Aire-de-Côte, Cabrillac, Meyrues… ou sur les drailles, étaient tour à tour, touchantes, troublantes ou cocasses. Pour eux, les paysages, les circonstances n’avaient de qualités que s’ils les partageaient avec d’autres

Sans âne, mais l’esprit bien aiguisé, ils auraient pu, largement, compléter le voyage de Stevenson.

La journée du lendemain libérée, mon rendez-vous avec Karine et d’autres déléguées seulement en fin de matinée, je pouvais me coucher tard, avec la perspective d’une petite grasse matinée…

Que du bonheur !

18 septembre 2017

Le Coucaïrous de Saussan !

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 10 h 52 min

coucaïrous

 

Regardez comme il est énorme le Coucaïrous ! Regardez comme sa tête est grosse ! Regardez comme ses grandes mâchoires sont puissantes et ses oreilles pointues ! Et ses yeux ! On dirait qu’ils vont envoyer des éclairs….

Figurez vous que j’ai parlé avec des gens qui l’ont bien connu autrefois. Dès sa naissance, il était de cette taille… !

Une petite porteuse d’eau m’a raconté comment elle l’a découvert.

Un beau matin, elle va à la fontaine chercher de l’eau et … et elle assiste à la naissance du Coucaïrous ! Mais oui ! Mais oui !

Voilà comment ça se passe : elle s’approche de la fontaine pour prendre de l’eau, lorsque du trou sort un son terrible qui fait trembler l’air, plier les arbres et tonne dans les oreilles ; une voix, à faire frémir tous ceux qui l’entendent dans le village.

Elle recule et voit un œuf énorme. Il dépasse  de l’ouverture de la fontaine, un œuf qui craque, qui se fend. Le hurlement sort de l’œuf.

Tout le monde ferme portes et fenêtres et se cache dans les maisons, dans les remises, dans les caves… Personne n’ose regarder ce qui se passe…Personne, sauf la petite porteuse d’eau. Curieuse, elle s’approche de la fontaine…

La grosse bête n’est pas sortie mais a poussé son hurlement affreux.

Elle crie plus fort et la petite fille ne dit plus rien, ne bouge plus.

L’animal se glisse hors de sa coquille, hors de son trou. La petite fille aperçoit une patte, deux pattes, une tête toute ronde et un corps tout carré, gigantesque! Comment ce monstre, si effrayant, peut-il sortir d’une coquille d’œuf toute fragile ?

C’est elle qui lui donne son nom.

Souvent, sa mamette dit : «  Oh coucaro ! devant une situation extraordinaire – oh coucaro, le beau coca, le beau gâteau! » Coucaro, c’est aussi un mot qui veut dire pour elle « chenapan, coquin… » Alors vite, il est devenu son Coucaïrous, un coquin extraordinaire.

La porteuse d’eau n’a pas tremblé, elle chante doucement :

« Coucaïrous, Coucaïrous, sors de ton trou toi qui es si douce…. »

Le Coucaïrous sursaute et vite retourne dans la fontaine.

- N’aie pas peur, mon Coucaïrous…

- Je n’ai pas peur, mais c’est toi qui dois trembler ! Maintenant, personne ne me craindra…. Et je ne pourrai pas protéger le village. Je ne pourrai pas crier sans faire rire ; je n’ai plus qu’à partir…

-Ne sois pas en colère ! Ne bouge pas Coucaïrous ; moi, je t’aime beaucoup et je te trouve effrayant mais gentil. Je connais quelqu’un qui va sûrement t’aider. Je reviens, tu me promets de m’attendre?

- Bon, oui mais pas plus d’une heure, après je me sauve loin, loin, loin…

La petite fille part en courant et va rejoindre sa Mamette. Elle lui raconte tout, tout…

- Tu as raison de l’appeler le Coucaïrous, sais-tu qu’à Saussan, il y a un endroit qui se nomme ainsi. Attends, j’ai une d’idée ! .

La Mamette ferme les yeux et creuse son cerveau…

- Vite, vite, dit la petite fille sinon le Coucaïrous va se sauver!

- J’ai trouvé, dit sa grand-mère, je t’expliquerai en chemin.

Toutes  les deux partent en courant vers la Fontaine.

La petite porteuse d’eau appelle :

- « Coucaïrous, Coucaïrous, sors de ton trou toi qui es si douce….»

En entendant la chansonnette, l’animal extraordinaire montre sa tête.

Il gronde : – Que veux-tu maintenant ? Tu crois que tu ne m’as pas assez dérangé ?

- Mais non, au contraire, avec ma mamette, nous allons t’aider, tu vas voir, fais-nous confiance…

Toutes les deux s’approchent du trou de la Fontaine et expliquent au Coucaïrous, leur idée.

Elles vont le garder fort, grand, gros, aussi grand, aussi gros, aussi fort que sa voix… aussi effrayant, mais gentil, très gentil…

 

Et alors que s’est-il passé ?  Et bien, je vais vous confier leur secret.

Elles réunissent des enfants, les plus sages les plus gentils comme vous ; et avec la porteuse d’eau, avec la Mamette, en cachette, sans s’effrayer de sa grosse tête, de son museau, de ses dents pointues, de son gros corps poilu tout vert, de ses yeux malins, de ses longues oreilles, jour après jour, ils le nourrissent de plein de bons légumes, de gros fruits, de raisin surtout…  et des cocas, ces bons gâteaux, bien sûr !

 

Depuis le Coucaïrous ne mange pas de petits enfants, il n’aime pas la viande, non, non! Il n’a même plus de dents.  Notre Coucaïrous, est un gourmand, mais il dévore des salades, des carottes, des navets, des pommes, des poires, des figues, des jujubes, des grenades aussi… et du raisin et des biscuits…

Peu à peu, le terrible Coucaïrous, gros comme un dragon, est devenu l’énorme, l’effrayant monstre que vous voyez, mais si gentil, si gentil pour les petits enfants..

Pour les gens qui sont méchants, qui embêtent les petits enfants de Saussan, le Coucaïrous sort de son trou et chasse le vilain en hurlant puis après il retourne dans sa Fontaine.

Mais nous, à Saussan, nous savons qu’il ne mange pas les gens, que les légumes, les fruits et les gâteaux.

Peut-être que si vous allez près de sa fontaine et que vous chantez doucement :

« Coucaïrous, Coucaïrous, sors de ton trou toi qui es si douce….», et bien, il sortira peut-être pour te faire un coucou…

La petite porteuse d’eau est partie dans toutes les rues du village en dansant et en  chantant :

Depuis tous les ans, Coucaïrous se promène dans les rues de Saussan et chante, danse et tous chantent, dansent avec lui.

Il s’est marié et a même eu un bébé, dans un œuf, bien sûr ! Parfois, avec lui, se promènent sa COUCAÏRETTE et son COUCÏROUSPITCHO…

Moi je connais des gens qui sont des amis du Coucaïrous et, souvent, ils vont lui brosser son poil,  lui frotter les écailles et le nourrir avec des légumes, des fruits, des cocas pour qu’il reste notre terrible copain de la fontaine.

 

23 septembre 2016

Pour conter à un enfant qui n’aime pas la grammaire.

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 16 h 13 min

Pour conter à un enfant qui n’aime pas la grammaire.

 

Je sais que LA GRAMMAIRE EST UNE CHANSON DOUCE mais je n’ai pu m’empêcher de raconter la mienne pour répondre à une demande…

 

La grammaire est une aventure formidable autour des mots. Si, si !!

Ce fut vraiment extraordinaire lorsque les gestes, les grognements pour désigner quelque chose sont devenus, peu à peu, des sons articulés, organisés et attachés à un objet, une personne, un animal, un acte, une idée….

Ce fut une joie importante lorsque tes parents t’ont entendu utiliser tes mots à toi, étrange, au début, puis copiés de façon amusante, sur ceux des personnes qui t’entouraient puis, identiques  « Tu n’es plus un bébé ! ». Enfin, tu te faisais comprendre, sans gestes, sans grimaces, sans te mettre en colère quand nous nous trompions sur ce que tu voulais dire. Nous avions les mêmes mots !

 

N’empêche que chaque jour des gens, toi, moi, nous, des savants, des travailleurs, des copains, des sportifs, même les muets, les sourds … inventent des mots nouveaux, pour mieux désigner, se comprendre ou simplement s’amuser…

Une vie sans mots qui bougent, qui se créent, serait vraiment triste.

Je suis certain que même Robinson Crusoé, lorsqu’il était encore seul dans son île, se parlait, donnait des mots à ce qui l’entourait, ce qu’il faisait, ce qu’il pensait…

 

Des mots, de toutes les formes, de toutes langues, de toutes imaginations, il en faut, ça c’est plus que sûr !

Mais pourquoi nous casser la tête avec eux à l’école puisque Papa, Maman, Papy, Mamy, les amis… peu à peu nous les apprennent ? C’était mieux dans les tribus, non ?

Je n’en suis pas certain parce que gare à toi si tu te trompais de mots pour demander, obéir, chasser, te nourrir… Moins, il y avait de mots et plus on pouvait se tromper surtout s’ils se prononçaient pareils ! Entendre « mur » tout seul, c’était quoi, des pierres les unes sur les autres, un fruit comestible, le fruit des ronces, il fallait l’accompagner de gestes, de mimes    Pas simple…

 

Avant, bien avant même, de trouver des signes pour tracer les mots sur du sable, des écorces, des pierres, des peaux, du papier… il fallait une sacrée mémoire pour essayer de se souvenir de tous les mots nouveaux… même si on restait enfermé dans sa grotte…

Toi, tu n’as pas envie de rester isolé, non ! Alors, il faut comprendre et te faire comprendre le mieux possible.

 

Les signes pour garder les mots, l’écriture, furent quand même le second progrès le plus extraordinaire pour la grande histoire de la COMMUNICATION ! Pour comprendre ce que connaissaient les anciens, pour ne pas oublier nos découvertes, pour envoyer et recevoir des messages à ceux qui étaient loin… écrire, c’était formidable… On n’a pas fait mieux que parler/écouter, écrire/ lire… Le téléphone, l’écran d’internet ne sont que des bons moyens pour aller plus vite, plus loin, plus longtemps et aider à se comprendre…

Du dictionnaire, à l’encyclopédie, à Google nous avons des réserves de mots et d’explications de plus en plus extraordinaires…

 

MAIS TOUT ÇA CE N’EST QUE BULLES DE SAVON INUTILES SANS LE PLUS IMPORTANT, L’ESSENTIEL….. TOI ET TON CERCEAU !!!

 

Si tu as de magnifiques outils dans un atelier bien rempli en matériaux, sans que tu saches t’en servir, qu’en feras-tu ?

Si tu as une belle équipe de copains en bonne santé mais que vous ignorez tout des règles d’un sport, des astuces pour être performants, des installations.. Que ferez-vous ?

Le plus perfectionné des ordinateurs reste un tas de ferrailles, de plastique, de fils si tu n’as pas appris ses modes d’emploi.

Tu peux te poser la question en peinture, musique, utilisation d’une machine…

Toi qui es astucieux, je te vois sourire : « Pas de problème : j’inventerai, je ferai des essais, nous chercherons des règles, je lirai des modes d’emploi, nous chercherons des gens qui savent pour nous expliquer… »

Et bien oui, tu inventerais comme les hommes et les femmes d’hier et d’aujourd’hui, de demain aussi parce que sans communication, on ne vit plus ensemble. Tu trouverais des « maîtres », tu lirais des explications… Tu créerais l’apprentissage, allez disons-le, les cours, les profs, l’Ecole quoi.

 

Un sage de l’Antiquité disait que la langue pour s’exprimer, c’est la meilleure ou la pire des choses selon son utilisation, d’autres affirment que cette parole est d’argent et le silence d’or… Nous, on dira simplement que écouter/lire est aussi important que parler/écrire.

Pour terminer cette partie de réflexion, à ceux qui haussent les épaules et affirment que l’on peut s’exprimer autrement qu’avec des mots, que mimer, peindre, sculpter, danser, dessiner… c’est aussi communiquer, je réponds « D’accord avec vous ! Mais toutes ces formes demandent autant, plus encore souvent d’apprentissages que pour le travail des mots     Je le sais bien, j’ai essayé sans beaucoup de succès… même pour me mettre en colère parce que je ratais, pour trouver, exprimer, m’expliquer, dire ce que j’écoutais, observais, contemplais, beau, moche, difficile, facile… ben , comme pour toi, il me fallait des mots !

 

Ces mots dont on ne peut se passer, il faut bien en faire un bon usage, le meilleur possible même !

Les inventer, c’est faire du VOCABULAIRE (bonjour le latin pour désigner l’ensemble des mots) (utiliser ta voix.) – avec un mot tu peux en fabriquer beaucoup d’autres selon ce que tu veux en faire (c’est toute sa famille que tu crées alors).

Certains te paraissent insuffisants, alors tu leur trouves des cousins « petit c’est bien mais minuscule, microscopique, c’est mieux non ? » Tu les maries même dans des expressions «  grand – immense – très grand – hyper géant -  vachement super géant… ». Ce qui n’est pas terrible, ce sont ceux qui se prononcent, se lisent parfois pareils mais ne veulent pas dire la même chose  (même si en cherchant bien autrefois, ils étaient très cousins «  la plage arrière de la voiture n’a pas beaucoup de sable sauf si tu reviens de la plage du bord de mer ». « Livre, est-ce le poids du paquet de beurre ou les pages reliés de mon histoire ? C’est casse-pieds, tiens, est-ce que cette expression veut vraiment dire que ces histoires de mots m’écrasent les orteils ? Parfois un mot suffit pour se faire comprendre « Aïe – assez – vite… » Encore faut-il savoir à quelle occasion tu cries ça. Si c’est écrit, il faut même lui ajouter un petit signe pour comprendre comment tu le prononces.

Je ne sais pas quels mots sont apparus en premier : ceux pour désigner ce que l’on voyait, touchait, sentait, entendait, imaginait LES NOMS ou ceux pour désigner ce que l’on avait fait, faisait, voulait faire (soi ou quelqu’un d’autre d’ailleurs) LES VERBES.

Ce qui est certain, c’est que, très vite, il a fallu les préciser : «  Un, deux ou plusieurs bisons – un gros, un petit, avec de la fourrure, pelé… »… Pour le bébé « chaud – bon – encore – mon – celui-là… » C’est aussi important à faire comprendre aux adultes… Préciser c’est aussi déterminer, décrire, qualifier, ajouter des renseignements, compléter les noms, les verbes principaux… donner des détails, c’est te faire mieux comprendre. « Souris », c’est bien, mais est-ce une action, un animal, comment ça se passe ? Qu’est-ce que je dois me représenter ? Les mots de précision vont être bien utiles non ?

 

Chaque mot possède son écriture de base, celle du dictionnaire, son ORTHOGRAPHE. (écrire – droit – juste encore du Grec) Quelle BELLE HISTOIRE aussi ! Chaque orthographe a son histoire, depuis la naissance du mot jusqu’à aujourd’hui en traversant par toutes ses transformations à travers ses voyages dans les chemins des voyageurs et dans le temps, année après année. Tu parles grec ‘téléphone – parler de loin – latin « aquarium » anglais ‘’football ‘’ indien ‘’véranda’’ ‘’pyjama’’ russe ‘’bistro- vite’’.etc…

 

Oui, ton mot a besoin de s’entourer d’une petite histoire souvent : une expression « une rose magnifique – un tir au but de toute beauté… »  – une phrase simple est préférable «  Le jardinier a créé une rose magnifique. », mon copain a réussi un tir de toute beauté. »   Une phrase avec des circonstances attire encore mieux l’attention : « Hier, dans le parc d’exposition florale, nous avons rencontré un jardinier qui a crée une rose magnifique. » – «  Samedi dernier, le match semblait perdu, soudain, après ma passe, mon copain a réussi un tir au but de toute beauté. »

Bon, tu ne le dirais pas comme cela, mais même avec tes mots, il faudrait donner le bon sens (le tien) à ta communication.

Lorsque tu auras rassemblé tes phrases dans une belle suite, tu auras créé ton histoire…

 

Tes expressions en groupe de mots, tes phrases… comme tes histoires, elles s’agitent, changent de forme, vivent, se prononcent, s’écrivent différemment selon ce que tu veux exprimer !

Cette cuisine de mots, c’est LA GRAMMAIRE (Encore du Grec à l’origine): art de lire et d’écrire » rien que ça !

Comme en cuisine, art d’arranger agréablement les aliments, il faut respecter les recettes pour obtenir un plat qui donne envie de le goûter

Un mot sans grammaire, c’est comme une carotte ; une pomme de terre, une nouille, de la farine, une côtelette… non préparés… Certains, peuvent être curieux du goût, certains peuvent aimer mais beaucoup les préfèrent nettoyer, cuits, mélanger, additionner avec d’autres produits…

Pour bien lier les ingrédients, il faut très souvent, ajouter des aromates, des aides à la cuisson : sel- poivre – herbes – huile – beurre – eau –etc… de nombreux petits produits qui seuls sont souvent insuffisant à nourrir mais qui bien placés donnent sa solidité, ses belles couleurs, son bon goût, son originalité, à un plat, en grammaire, ce sont tous ses petits mots qui accompagnent les mots principaux d’une expression ou d’une phrase.

La gastronomie de l’expression, la belle cuisine, c’est quand avec tous ces beaux plats de mots tu pourras organiser tout un repas (UNE HISTOIRE) bien ordonnée, avec son décor, ses surprise, ses entrées, ses étapes et son dessert – la conclusion.

 

à suivre : LA GRAMMAIRE OU L’ART D’ACCOMMODER LES MOTS

 

 

Victor Coudesabot |
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