Réfléchir et dire… un peu

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27 août 2018

IL ET ELLE, ILS, ELLES, IL seul, ELLE seule, élèvent leur enfant…

Classé dans : EDUQUER,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 50 min

Pour avoir rencontré dans mon bureau, pendant tant d’années, bien des familles différentes, je ne crois plus qu’à un élément de stabilité pour l’enfant : l’affection intelligente. C’est à dire l’attention aimante et l’explication proportionnée à son âge… Ni le silence, ni les interprétations évasives n’empêcheront un enfant de cogiter et de se créer ses défenses, parfois violentes pour lui et/ou pour les autres…

La coresponsabilité de celle, celui, ceux qui assument cette éducation est d’empêcher que l’enfant se culpabilise (décès, séparation… silence ou scènes y sont propices) et perde confiance en ses proches et surtout en lui…

Il existe des institutions d’aide sans doute, mais l’école qui devrait être un monde d’apaisement où l’instruction adaptée devrait placer l’élève dans un milieu de préoccupations éloignées de ses soucis extérieurs, au moins le temps de ses heures scolaires.

Pour ma part, j’ai toujours, surtout avec mes classes d’élèves dits « en difficultés », essayer d’entamer la journée par des activités libératrices. De même dans notre école, nous tenions à l’accueil à l’entrée puis la mise en rang, au calme, avant de rejoindre la salle de classe…

L’écoute, parfois après la sanction, au calme, arrivait à faire s’exprimer puis dépasser ce qui perturbait l’indiscipliné… Mais rien n’était, n’est possible sans l’interactivité des parents et des enseignants, parfois, souvent même l’appartenance à une communauté qui tend la main, sans leçon de morale, à la famille en détresse est importante…

J’y crois et surtout je sais que bien des directeurs, directrices, équipes d’école y sont attentifs… Mais pas tous… C’est dommage parce que la classe, l’école, l’association sportive, culturelle aussi, sont des milieux révélateurs mais aussi réparateurs…

Que de souvenirs marquants, douloureux mais aussi heureux se présentent à ma mémoire en écrivant…

On, qui dit beaucoup d’assertions, proclame qu’à l’Ecole, on s’instruit, qu’au club sportif ou autre on apprend une discipline, oui mais défouler n’est pas oublier, oui mais enseigner sur le sable mouvant de l’affection, la personnalité sapées surtout pour un être en construction, c’est aller au devant de bien des échecs…

Alors famille, quelle que soit ta structure aime ton enfant et accorde-lui ta confiance !

Le hasard fait que je suis en train de lire RIEN NE SE PERD de Cloé MEHDI .

« Moi Mattia ; 11 ans, j’ai vu la haine, la tristesse et la folie ronger ma famille jusqu’à la dislocation… »

Moi Alain, maître d’école, je l’ai vu aussi, en toutes catégories sociales…

 

20 août 2018

LA FOLIE ET L’AMOUR…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 59 min

Jean de la Fontaine n’a pas écrit que des fables animalières…… !!!

Invitation de la Folie ! (fable de Jean de la Fontaine)
La Folie décida d’inviter ses amis pour prendre un café chez elle.
Tous les invités y allèrent.
Après le café
la Folie proposa :
- On joue à cache-cache ?
- Cache-cache ? C’est quoi, ça ? demanda
la Curiosité.
- Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu’à cent et vous vous cachez. Quand j’ai fini de compter
je cherche, et le premier que je trouve sera le prochain à compter. 
Tous acceptèrent, sauf
la Peur et la Paresse. 
- 1, 2, 3
La Folie commença à compter.
L’Empressement se cacha le premier, n’importe où.
La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d’arbre.
La Joie courut au milieu du jardin.
La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d’endroit approprié pour se cacher.
L’Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher.
La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient.
Le Désespoir était désespéré en voyant que la Folie était déjà à 99.
CENT ! cria
la Folie, je vais commencer à chercher…
La première à être trouvée fut
la Curiosité, car elle n’avait pu s’empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert. 

 En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d’une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché.
Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité…
Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda :
- Où est l’Amour ?  Personne ne l’avait vu.
La Folie commença à le chercher. Elle chercha au-dessus d’une montagne, dans les rivières au pied des rochers.
Mais elle ne trouvait pas l’Amour.
Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier, prit un bout de bois et commença à chercher parmi les branches,
lorsque soudain elle entendit un cri : C’était l’Amour, qui criait parce qu’une épine lui avait crevé un œil.
La Folie ne savait pas quoi faire. Elle s’excusa, implora l’Amour pour avoir son pardon et alla jusqu’à lui promettre de le suivre pour toujours.
L’Amour accepta les excuses.
Aujourd’hui, l’Amour est aveugle et la Folie l’accompagne toujours…

17 août 2018

le feu d’artifice…

Classé dans : contes et légendes,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 10 h 25 min

Pour repousser démons et fantômes, il y a mille ans, le moine chinois Li Tian mélange de la poudre noire détonante – une mixture de salpêtre, de soufre et de charbon – à de la poudre de minéraux. Le résultat ? Une explosion d’éclairs blancs et jaunes propre à faire déguerpir tous les diables.

De la superstition aux réjouissances

En France, où ils apparaissent au XVIe siècle, point de superstition. Les feux d’artifice servent d’abord à mimer les flammes crachées par les dragons, dans les pièces de théâtre, avant d’accompagner les grandes réjouissances : du mariage royal de Louis XIII à nos très républicaines fêtes du 14 Juillet.gounian

14 août 2018

A tous les bénévoles de toutes les couleurs…

Classé dans : être,je pense donc...,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 14 h 53 min

Je suis un n’âgé comme disaient mes petites filles, c’est dire que j’avais 20 ans en 62, la bonne année chantait Claude François. J’ai le sentiment trop fort aujourd’hui, que je fus, que je suis un n’âgé qui a mal vécu, qui a trop vécu.

 

Mal vécu car, comme beaucoup de mes amis; j’ai négligé ce qui semble devoir dès lors triompher : le pouvoir et l’argent. Je suis, nous sommes passés à côté de bien des occasions d’améliorer notre compte en banque, de traduire en argent notre temps donné.

Depuis mes 20 printemps, avant si je me souviens de mes BA de scout, j’ai toujours appartenu à une puis deux puis à plusieurs associations, œuvres…. Inconscient, j’en ai même créé! Toujours au détriment de mon temps et souvent au détriment de celui de mes proches. Pire, j’ai entraîné femme, enfants, amis dans ce le bénévolat. « Bonne volonté » belle absurdité oui ! C’est certain, à l’aune d’aujourd’hui, mes cours particuliers auraient dû être payés, mes soirées d’alphabétisation pour les ouvriers d’usiniers un peu négriers, auraient dû m’enrichir, autant que mes W.E. à encadrer des jeunes loulous blousons noirs pour retaper des maisons de personnes âgées peu argentées. Et mes vacances avec ces mêmes jeunes révoltés pourquoi ne pas en avoir demandé salaire.

A ma retraite d’enseignant, 4 ans après l’âge possible, sans que ces années de supplément ne comptent le moindre pour une meilleure pension, mais parce que quitter me semblait difficile même si ma santé criait « repos », j’étais toujours accro des associations. Ensuite, incorrigible même si plus calme, j’appartiens à une Amicale dont beaucoup de mes anciennes relations sont membres, j’ai participé à une bibliothèque de village, gratuite, où contes font rêver petits et grands, à une Compagnie du Clown du théâtre pour rire et faire rire.

Bien sûr nous sommes tous des bénévoles.

Lorsque j’évalue mon patrimoine je suis certain de ne jamais craindre l’I.S.F. appelé à disparaître d’ailleurs…

Un soir d’élection, j’étais dans un bureau de vote et un « bien informé » vers 18 h 30 nous confia avoir reçu les estimations des résultats ; bien informé car ils se révélèrent exacts. Cela amena la réflexion d’un voisin connu pour son vaste parc immobilier, appartements achetés à bas prix, retapés, loués aux meilleures conditions, pas d’impôts sur le revenu mais I.S.F. : «  A partir de maintenant, je vais faire fortune même en dormant ! » Il avait raison ce brave homme au demeurant sympathique et rien aujourd’hui ne le dément.

Mes fins de mois sont celles d’un fonctionnaire retraité ordinaire. Je n’ose pas évaluer ce que j’aurais pu économiser, placer ? si mes fâcheuses habitudes de me mêler de la vie des autres à la manière de « ceux-là capables de donner leur seule chemise à un qui en a pas » pour parodier le grand Jacques.

Oui, à l’heure où le CAC 40 est le BAROMETRE, où les actionnaires importants jouent aux échecs avec des employés pour pions, où le parachutisme ne se conçoit que doré, qu’il est difficile le bénévolat. S’envisager chiffonnier d’Emmaüs, distributeur de soupe aux restos, secouriste, animateur de sport, enseignant coincé le WE par ses corrections, par des trucs à trouver pour un enfant en difficulté, directeur aidant à écrire un courrier, à servir de médiateur entre des parents divorcés devient difficile… Que d’heures bêtement gaspillées pour tous ceux qui pensent, eux, à leur lendemains et non pas au maintenant des autres…

Bilan, que me reste-t-il en dehors de mes poches légères : des souvenirs chauds, des moments intenses partagés avec des prêtres, des communistes fièrement mécréants, des élus de droite, des élus de gauche, des nantis généreux, des pauvres souriants. Des heures et des heures, côte à côte, dans le bureau d’un ministre à convaincre, d’un mécène potentiel… des rires, des émotions chaudes ou froides, des larmes de tensions apaisées, des larmes de rage…

J’ai connu le décès de mon épouse et toutes les questions perforantes : Quel temps lui ai-je accordé ? Quelles privations lui ai-je imposées ? Questions qui mènent vers le néant dont je fus détourné par un appel au secours puis par mon métier, puis par les besoins exprimés, répétés, que me lançaient les autres, ceux qui servaient toujours et ceux qui tendaient la main en regardant ailleurs par honte.  Avec mes enfants, mes petits-enfants, je suis reparti à vivre…

J’ai peur de l’orientation prise par notre société majoritaire, de ce qu’elle révèle, de cette priorité à la recherche des gains matériels, de la notoriété et non des fruits de la solidarité.

Plus que jamais, je souhaite que ceux, ils sont des milliers, dont le cœur passe avant le portefeuille, surtout s’il leur permet déjà une vie sans crainte, ne perdent pas courage. Qu’ils n’écoutent pas les cris de la foule : « Fini l’assistanat ! ». Qu’ils restent persuadés que sans leur assistanat à eux, la vie n’est plus qu’une course à la survie et que la société n’est plus que l’arène où les gladiateurs n’obtiennent la gloire et la richesse qu’en éliminant les plus faibles, après usage.

J’ai l’impression que je pourrai revivre tout mon passé, celui de mes parents, grands-parents, oncles, tantes, le présent de mes enfants, de leurs enfants, de mes amis  sans jamais y trouver le déni de l’autre ; ils ont fait, ils font … pour que l’égoïsme du veau d’or peine à se rehausser .

C’est un long message et pourtant que de phrases restées dans ma tête, je ne sais si vous le lirez, si vous le partagerez, mais, je vous le confie.

12 août 2018

L’ECOLE DU DESERT … merci Gilbert-Laurent

Classé dans : BONNE PIOCHE,être,poésies* — linouunblogfr @ 17 h 18 min

L’ECOLE DU DESERT

Du sable, des cailloux, une végétation rabougrie,

Le silence comme seul partenaire,

La ville est bien là à quelques kilomètres

Mais c’est déjà le désert.

Au milieu de ce nulle part lunaire

Trônant dans la plus vaste cours de récréation du monde

Un simple cube en pisé

Aux murs légèrement rougeâtres

Au toit en tôle ondulée.

ECOLE DU DESERT1

 Ici il ne pleut pas mais les hivers sont froids.

La passion du savoir a motivé les nomades,

De leurs mains ils ont bâti cet ilot de la connaissance.

Chaque matin des enfants délaissent leurs khaïma

Et deviennent des écoliers estimables

Avec leurs cartables colorés,

Leurs cahiers bon marché,

Leurs stylos multicolores.

Ces gamins bravent la chaleur épouvantable du printemps

Le froid insidieux des hivers de l’oriental marocain.

Qu’importe le nez qui coule, les pulls effilochés

Ils sont de bons élèves sages

Appliqués ce matin pour une leçon de tamazigh.

L’instituteur, natif d’un village voisin,

Ne cache pas sa fierté devant ce petit miracle,

Avec beaucoup d’émotion j’écoute,

J’écoute ces jeunes enfants de 6 à 12 ans

Dignes dans leurs tenues disparates

Psalmodier l’alphabet berbère.

           ECOLE DU DESERT2

Que d’abnégation de la part d’Abdel, l’instituteur,

On sent qu’il l’aime sa classe !

Ses élèves sont ses enfants

Qui un jour grâce à lui

Poursuivront peut-être leurs études dans une grande ville,

Ils échapperont pour les plus volontaires au métier de berger.

Tout cela fait chaud au cœur,

Une seule et unique classe de 12 m2,

Et même si les conditions matérielles sont basiques

Elles ne rebutent personne,

Surtout pas Abdellatif

Et son envie de transmettre ses connaissances.

C’est à regret que je quitte

L’Ecole du Désert de BOUARFA

Et souhaite bonne chance à mon ami Abdel.

           ECOLE DU DESERT3

 

Gilbert-Laurent LAVAGNE 25/09/2014

11 août 2018

Oublis…

Classé dans : être,poésies* — linouunblogfr @ 18 h 18 min

Poème d’Alzeihmer

Auteur inconnu

 

Ne me demande pas de me rappeler,
N’essaie pas de me faire comprendre
Laisse moi me reposer.
Fais moi savoir que tu es avec moi
Embrasse mon cou et tiens ma main
Je suis triste malade et perdu,
Tout ce que je sais
C’est que j’ai besoin de toi,
Ne perds pas patience avec moi ,
Ne sacre pas, ne crie pas, ne pleure pas,
Je n’y peux rien de ce qui m’arrive,
Même, si j’essaie d’être différent
Je n’y arrive pas.
Rappelle toi que j’ai besoin de toi,
Que le meilleur de moi est parti
N’abandonne pas, reste à mes côtés ,
Aime moi jusqu’à la fin de ma vie.

L’OUBLI

 Jean -Claude FAGES

 Des souvenirs  fugaces, lui reviennent encore

Les phrases qu’il exprime, ne sont plus en accord

Quand les mots dans sa tête, font un sacré vacarme

On détourne les yeux, pour essuyer nos larmes

 

Les jours et les années, se perdent dans les nues

Il nous regarde encore, et ne reconnait plus

Il confond nos visages, mais il entend  nos voix

Chaque regard pour lui, est une première fois

 

Lui, il est dans son monde, où plus rien ne fleurit

Même après tant d’années, il s’attache à la vie

Il  esquisse un sourire, mais perd le fil des mots

Il ne peut dans sa tête, démêler l’écheveau

 

Il arrive parfois, dans ses pensées soudaines

Qu’on entende  le murmure d’une douce fredaine

Et du fond de ses yeux, on le voit qui sourit

Pour un  instant très court, puis, retombe dans l’oubli

 

Car les journées qui passent, sont pour lui toutes les mêmes

Quant la vieillesse arrive, et qu’elle  nous entraîne

Il faut vivre chaque jour, sans jamais oublier

D’embellir au présent, les  vertus du passé

 

8 août 2018

LE JOUR SE LEVE merci Jean-Claude

Classé dans : poésies* — linouunblogfr @ 21 h 52 min

  

                              

                                              

Je sors de mon sommeil les yeux écarquillés

Par la lueur du ciel, d’un beau matin d’été.

Tout au loin, un clocher fait tinter ses cloches!

                 A si grandes volées qu’on les croirait si proches.                          

   

Le silence se brise et du fond de mon lit,

J’entends dans ces arpèges toute une mélodie.

Je me réveille enfin penché à ma fenêtre,

En regardant au loin, les collines apparaître;

                       

Ondulantes de brumes jusqu’à perte de vue

Comme un drap tout froissé, qu’on aurait mal tendu.

Puis je bois mon café, et m’habille de rêves…

Le temps passe si vite, sans me laisser de trêves.

                   

Mais voilà doucement que le soleil décline.

On ne voit plus les champs, ni même les collines,

Que la nuit enveloppe de son manteau de suie.

J’ai peur éperdument, du sommeil de la nuit.

 

                  

                 Rien n’est plus précaire que de vivre               

 

                                         Jean- Claude  FAGES

7 août 2018

VOUS AVEZ DIT UNIFORME…?

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 16 h 02 min

VOUS AVEZ DIT UNIFORME…?

l'écolier

 C’est une évidence : l’Ecole ne réduit pas les inégalités sociales, elle n’en a ni la vocation, ni les moyens MAIS en son contexte voué à l’instruction et l‘éducation, elle a la possibilité de donner à chaque enfant, le même accueil. Elle doit tenir compte des handicaps comme des précocités et se donner les moyens de mener l’élève vers son plus haut niveau possible… Son microcosme doit être à l’abri des crises extérieures certes mais aussi devenir le fruit d’une interaction intelligente avec les familles, les intervenants… Il ne s’agit nullement de raboter les différences, de les camoufler sous un uniforme mais bien de les reconnaître et de travailler ensemble à les rendre positives pour les apprentissages et la vie sociale.

Et pourtant, à nouveau le port d’une tenue uniforme, déjà je préfèrerais semblable, est en pointe d’actualité.

Les idées émises chez ceux qui sont soucieux de scolarité efficace  concourent à l’égalisation des chances, l’égalisation des moyens pour les établissements, leur adaptation à leur population, à leur environnement, pas, surtout pas à l’uniformisation ! Ce que nous pouvons déduire de tous ces échanges, ces écrits… c’est que notre Ecole doit être celle de l’identité des finalités et de prise en compte des diversités d’initiatives pour les atteindre.

Imposer un uniforme, c’est imposer notre vision d’adultes de l’enfance. Sous prétexte de camoufler les inégalités de ressources, de cultures, de motivations, des familles, nous raboterions les angles de notre jeunesse, nous la polisserions… ?

Souvent, lorsque vient dans la conversation l’uniforme des élèves, les adultes, même ceux pour qui les diktats de la mode importent, sourient en remarquant que nos jeunes se copient, adoptent le même style, la même démarche, le même vocabulaire, les mêmes musiques… mais sans reconnaître que c’est leur choix identitaire de génération.

En 1956, mon cours complémentaire de garçons, côtoyait, une institution religieuse où la tenue des demoiselles était très stricte. Semblable, oui, mais pas dans les détails, ni dans la marque… Nous, nous portions des blouses ou des dessus de manche, plus pour protéger nos vêtements que par obligation… Nous retrouvions ces jeunes collégiennes sur le quai du métro, mais dans d’autres vêtements que leur tailleur et jupe plissée.

Dès leur arrivée à la station, elles s’empressaient de se changer, de se maquiller. Elles se ressemblaient encore plus, mais c’était leur choix et leur liberté. J’ajouterais que leur stricte discipline fondait avec les changements de look. Pour nous, les garçons, même bien encadrés dans notre établissement, leurs excentricités arrivaient à nous intimider, presque ! Leurs plaisanteries, portraits, anecdotes peut-être exagérées, n’épargnaient guère certaines de leurs profs, même les religieuses…

            Non, voyez-vous, le respect, encore lui, ne passe pas par l’obéissance de fait et l’uniforme !

3 août 2018

La rue quotidienne…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 40 min

Extrait du Premier Miracle de Gilles Gardinier où je retrouve tant de mes rencontres de vie. Ce n’est pas toujours aussi tranché ; être comporte bien des ombres chez chacun d’entre nous… Nos recherches de lumière n’en ont que plus de valeur.

« Vous voyez cette rue… Les gens l’empruntent en voiture, à vélo, à pied ; ils la traversent jour et nuit, dans tous les sens, chacun à sa façon.

Certains y jettent des détritus, parfois par inadvertance, beaucoup par négligence, et d’autres volontairement…

Il existe d’autres personnes qui ramassent ces détritus, une armée même qui fait le ménage pour que cette rue reste vivable. Pour certains, c’est un métier mal payé ? pour d’autres cela tient de la mission parce qu’ils se sentent concernés. il ne s’agit pas d’ériger les uns en héros et les autres en monstres, mais de constater des comportements différents. Certains individus ne comprendront jamais pourquoi jeter des détritus est mauvais pour la collectivité. Ils ne se soucient que de leurs petits (ou grands) intérêts et se moquent de celui d’une société dont ils bénéficient pourtant. Rien ne compte, qu’eux ; beaucoup se croient plus malins, supérieurs (Ils tranchent d’un « Je suis libre ! » ou d’un « Je fais ce que je veux… ».

En face d’eux, d’autres préfèrent passer leur vie à se taper la corvée plutôt que de voir la rue disparaître sous un chaos d’immondices. Se  montrer responsable ou pas… cette rue est une version miniature de notre monde…

D’après le premier miracle de Giles LEGARDINIER

31 juillet 2018

jardinier…

Classé dans : être — linouunblogfr @ 18 h 27 min

jardinier

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