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15 décembre 2018

Le petit Renne au Nez Rouge

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 11 h 23 min

rudolph2Hier soir , fête de noël dans l’école du village, un peu d’impatience, puis cette petite fille avec un superbe pull décoré d’un petit renne au nez rouge et voilà de quoi ménager le temps en attendant le Père Noël….

Le petit Renne au Nez Rouge

On a souvent besoin d’un plus petit que soi…

 

          Il était une fois, au Pôle Nord, un vieux bonhomme très gai que tous appelait le Père Noël. On était au mois de décembre et notre ami était très occupé. Tous les jours il se rendait dans son grand atelier où des lutins fabriquaient des jouets très modernes pour les enfants.
Il y avait aussi les rennes que le Père Noël visitait tous les matins, mais celui qu’il préférait s’appelait RUDOLPH. Il flattait l’animal en disant.
Tu es le plus petit de mes rennes, RUDOLPH, mais tu es le plus beau !

Or, une nuit que le Père Noël dormait et ronflait, le lutin PATAPOUF qui prenait soin des rennes, dit à ses compagnons:
Si on allait se promener dans la forêt, cette nuit, qu’est-ce que vous en pensez, les amis ?
-Excellente idée! Youpee!
En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, PATAPOUF attela les rennes au traîneau du Père Noël, y compris RUDOLPH, et les lutins partirent en criant:
-Quel beau voyage nous allons faire au clair de lune!
Les rennes couraient si vite que RUDOLPH buta et tomba contre un banc de neige; il ne put se relever. Il cria : «Attendez-moi! Attendez-moi! »
Hélas les lutins poursuivirent leur course, sans entendre le pauvre RUDOLPH et se promenèrent dans la forêt pendant une heure, puis ils revinrent chez le Père Noël, se couchèrent et s’endormirent.
Le lendemain matin, quand le Père Noël apprît que son renne RODOLPHE était disparu, il s’écria

-Quel malheur! Quand je pense que mon plus beau renne est perdu! Mais c’est épouvantable!
Notre vieil ami allait désespérer lorsque la Fée des Étoiles arriva sur les lieux en disant:
-Ne vous en faites pas, Père Noël, on a retrouvé votre renne, il était gelé, mais je l’ai soigné, dorloté, maintenant il est mieux, seulement il a le nez tout rouge.
Le Père Noël se rendit aussitôt dans le domaine des rennes et RUDOLPH pleurait. il disait dans son langage:
-Que je suis malheureux, mon nez est rouge, maintenant, Père Noël, je suis laid et tous mes amis se moquent de moi . on m’appelle le renne au nez rouge.
-Ne pleure pas, RUDOLPH, car cette nuit, c’est toi qui éclaireras ma route dans ma grande tournée sur la terre.

Puis, lorsque minuit sonna, mes enfants, le Père Noël se mit en route pour son grand voyage avec notre ami, RUDOLPE, et joyeux notre vieil ami chantait : la chanson du PETIT RENNE AU NEZ ROUGE.

 

13 décembre 2018

le siècle des réfugiés …

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 31 min

Un homme des médias, évidemment d’intelligence  sinon d’humanité, a conspué tous ceux qui n’avaient pas un prénom péché dans le calendrier… Pas français mais quoi comme ceux qui ont été les  celtes,, les Romains Goths Wisigoths et ces occupants de notre territoire, ceux qui ont donné leur nom de conquérants à notre pays… La liste de leur prénom, de celle des rois, des évêques seraient éloquentes.

Quel siècle n’a pas été celui des réfugiés? Écoutez avec sincérité sans dire « Oui mais lui, il nous ressemblait… » Laissez cela à ceux qui, même enfants d’émigrés, ont besoin de semer la peur de l’autre pour exister, pour ambitionner de diriger…

 Paroles: Leny Escudero
Musique: Julian Escudero
Année: 1982

J’ai vécu
Au siècle des réfugiés
Une musette au pied de mon lit
Avec la peur au ventre
Des humiliés
Des sans logis
Qui tremblent
Les oubliés
Aux mal-partis
Ressemblent

Ils sont toujours les bras ballants
D’un pied sur l’autre mal à l’aise
Le cul posé entre deux chaises
Tout étonné d’être vivant
Ils sont souvent les en-dehors
Ceux qui n’écriront pas l’histoire
Et devant eux c’est la nuit noire
Et derrière eux marche la mort

Ils sont toujours les emmerdants
Les empêcheurs les trouble-fêtes
Qui n’ont pas su baisser la tête
Qui sont venus à contre temps
Dans tel pays c’est mal venu
Venir au monde t’emprisonne
Et chaque jour on te pardonne
Puis on ne te pardonne plus

J’ai vécu
Au siècle des réfugiés
Une musette au pied de mon lit
Avec la peur au ventre
Des humiliés
Des sans logis
Qui tremblent
Les oubliés
Aux mal-partis
Ressemblent

On peut souvent les voir aussi
Sur les photos des magazines
Essayant de faire bonne mine*
Emmenez-moi au loin d’ici
Ils ont des trous à chaque main
C’est ce qui reste du naufrage
Ils n’ont pas l’air d’être en voyage
Les voyageurs du dernier train

Ils sont toujours les séparés
Le cœur perdu dans la pagaille
Les fous d’amour en retrouvailles
Qui les amènent sur les quais
Et puis parfois le fol espoir
Si elle a pu si elle arrive
De train en train à la dérive
Et puis vieillir sans la revoir

J’ai vécu, je vis…
Au siècle des réfugiés

 

la poésie merci Jean-Claude

Classé dans : poésies* — linouunblogfr @ 21 h 16 min

La poésie

Pouvoir donner au texte une forme expressive

Obtenir quelques vers quand les mots se parsèment

Écouter la cadence des rimes alternatives

Saisir l’alexandrin pour rythmer le poème

Introduire du réel d’une manière brève

Et de l’imaginaire au travers de ses rêves

11 décembre 2018

LE NOËL DES ARAIGNEES

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 18 h 55 min

Christmas Tree  and Gifts. Over white background.Conte ukrainien à la sauce Alain

(Petit furet a oublié d’envoyer la lettre au Père Noël pour sa petite sœur…

Il part pour essayer de rejoindre le Père Noël… en chemin il rencontre divers personnages dont, ici, un gros ours.)

Bonsoir Petit Furet, quel grand vent te pousse vers moi ?

Tu cherches un cadeau pour ta petite sœur ? Mais le Père Noël vit très loin… Tes petites pattes seront usées avant de l’avoir trouvé !

Voyons un peu… dans mon grand sac, j’ai toujours quelque chose de curieux. Pas cette écorce, c’est mon ami sapin qui me l’a offerte avant de partir… Pas cette boule, elle est trop fragile… Pas cette boussole, je ne trouverais plus mon chemin… Voyons, ah voilà. Regarde un peu ces fils d’argent et d’or… Je peux te les emballer dans une belle histoire.

J’étais dans un pays, un très grand pays, très loin, j’avais traversé des fleuves, des montagnes, des  forêts avant d’y arriver. Dans ce pays, l’hiver est très long, très froid. Les gens ne parlent pas le français. Pour dire bonjour, ils disent « do bridien », au revoir, « da svidania », je crois…, merci, « spassiba »..

J’étais bien fatigué, et je m’étais arrêté dans une cabane pour passser la nuit. J’étais à peine endormi, quand des petits chatouillis m’ont réveillé.

J’ai ouvert un œil, deux et j’ai sursauté : toute une famille d’araignées escaladait ma fourrure.

Comme j’étais gentil, elles m’ont raconté une drôle d’histoire :

D’habitude, elles vivaient dans un coin d’une maison tout en bois, une « isba », où on les laissait plutôt tranquille. Mais ce matin-là, voilà que la dame de la maison a empoigné un balai et déclaré :

-Allez, il est temps de faire un grand ménage. Demain, c’est Noël !

Affolées, les araignées vont vite se réfugier au grenier. Par un trou dans le parquet, elles ont vu la mère faire le nettoyage, le père qui apportait des bûches auprès de la cheminée et les enfants qui décoraient le sapin de boules scintillantes.

Effrayée par toute cette agitation, la famille des araignées a préféré se sauver et se réfugier dans cette cabane.

Je leur ai dit : « Ce n’est pas grave… Ces gens préparent simplement la venue du Père Noël… Venez, on va aller voir ce qu’ils ont installé. »

Tout doucement, les araignées se sont glissées dans ma grosse patte et nous nous sommes approchés de la fenêtre de la maison.

Dès le premier regard, les petites araignées, émerveillées, dirent à leur mère :

          -  Maman, Maman, regarde ! Comme c’est joli ce qu’ils font ! Dis, on peut aller voir ?

- Pas question ! répondit la maman araignée. Vous risquez de recevoir un coup de balai ou de vous faire écraser ! Restez là et ne bougez pas.

Un peu plus tard, dans la belle salle bien décorée, il n’y avait plus personne.

- Maman, Maman, on peut aller voir le sapin maintenant ? Tout le monde est couché, on ne risque plus rien !

-Bon, d’accord. Mais alors, suivez- moi, et surtout ne faites pas de bruit.

Une à une, zip, zip, zip, les petites araignées se sont glissées par le trou de la serrure. Evidemment, moi je suis resté dehors, à regarder par la fenêtre

Arrivées au pied du sapin, elles criaient :

- Que c’est beau !

- Regardez cette boule qui brille !

- Et l’ange qui joue de la trompette !

- Et cette étoile, tout là haut !

- Dis Maman, on peut monter dessus ?

La maman araignée a souri:

- D’accord, allons voir ça de plus près !

Et les petites araignées ont gambadé sur l’arbre de Noël, en laissant derrière elles leurs petits fils de soie.

Je riais de les voir faire leurs acrobaties.

 

Soudain, voilà que le Père Noël est sorti de la cheminée en époussetant son bel habit rouge. Quand il vit le sapin couvert de fils d’araignées et les petites bêtes qui font de la voltige, il éclata de rire et il dit :

- Beau travail mes amies ! Mais si les habitants de la maison voient ça demain, ils ne seront pas très contents.

Honteuses, les petites araignées baissaient la tête. Alors il ajouta :

- Attendez, je vais arranger ça.

Et hop, il transforma les fils d’araignée en jolis fils dorés et argentés.

Voyant cela, les petites araignées étaient toutes fières et s’écriaient :                                     – Waouh ! C’est magnifique !

Alors le Père Noël sortit de sa hotte huit minuscules petits paquets et dit :                              – Et ça, c’est pour vous ! Et ce pot de miel, c’est pour votre ami le gros ours qui regarde par la fenêtre.

C’est ainsi que cette année là, les petites araignées et moi,  nous avons eu droit à un vrai Noël comme tous les enfants.

Lorsque j’ai repris mon chemin pour revenir ici, les petites araignées m’ont donné un petit sachet… Le voici, il renferme plein de fils d’or et d’argent faits avec leurs fils de soie… Si tu veux, Petit Furet,  je te les donne pour ta petite sœur.

Quand tu lui offriras, raconte-lui comment les petites araignées les ont fabriqués et comment le Père Noel les a transformés.

Dis lui aussi que c’est depuis ce jour certainement que nous retrouvons ces fils dans nos sapins, aussi fins que des cheveux d’ange

7 décembre 2018

Ciel Bleu… merci Pierre-Marie

Classé dans : poésies* — linouunblogfr @ 16 h 53 min


Il y a toujours du ciel bleu

Au-dessus des nuages

Pour redonner l’espoir de jours plus heureux

A ceux, qui parfois dans la vie, font naufrage.

 

Il y a toujours du ciel bleu

Face à la mort injuste d’un petit enfant

Pour soulager le chagrin des parents malheureux

Après le départ de leur petit ange vers le firmament

 

Il y a toujours du ciel bleu

Quand les grands adolescents

Savent partager les moments heureux

Avec leurs vieux parents.

 

Il y a toujours du ciel bleu

Même quand la santé vous lâche

Car rien n’est plus merveilleux

Que de la retrouver après une partie de cache-cache.

 

GIROLLES

Classé dans : poésies* — linouunblogfr @ 11 h 50 min

GIROLLES

6 décembre 2018

NOSTALGIE D’UN MONDE RÉVOLU merci Jean-Claude

Classé dans : Non classé,poésies* — linouunblogfr @ 21 h 03 min

La vie a tout changé même mes certitudes,

Je ne crois plus en elle, j’en ai perdu la foi.

Je ressens tout en moi une grande lassitude

Qui balaie les espoirs, que j’avais autrefois.

Par manque d’affection ou par désuétude,

La sphère a-t-elle perdu un peu de sa ferveur ?

Je voudrais que s’effacent toutes mes inquiétudes,

De voir tant de désirs dépourvus de faveurs.

Ma mémoire s’anime de pensées éphémères,

Du fond de mon émoi les souvenirs affluent.

Mes grandes espérances qui s’affirmaient naguère

Dans ce futur si proche, s’en trouveront exclues.

Le monde est ainsi fait, il se presse avec hâte

Et dans sa volonté d’en inverser le temps,

Il en oublie parfois de façon maladroite,

Que d’empêcher de vivre, c’est vivre à contretemps…

3 décembre 2018

MA GRAND MÈRE AVAIT LA MAIN VERTE merci Gilbert

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 23 min

Comme tous les ans, pour qu’en dira-t-on la mémoire et surtout il faut bien le reconnaitre par tradition et le des voisins, j’ai pris le chemin du cimetière en cette veille de Toussaint.

J’ai enfourché ma moto et sous un léger soleil automnal, j’ai pris la direction du petit village cévenol où reposent mes grands parents.

Quand le chemin est un peu long et monotone il m’arrive quelquefois de fredonner sous mon casque de moto des mélopées d’Ella, et je dois ajouter sans fausse modestie que j’imite très bien la trompette de Dizzie. En fait, à certains moments, je suis un orchestre roulant à moi tout seul (j’évite d’applaudir pour ne pas me casser la gueule mais je suis quand même vachement content de moi)

Un été, dans la région de Marciac, un jeune gendarme à la fine oreille, a voulu me verbaliser pour écoute dangereuse en conduisant. Mais il a fini par reconnaitre que je n’écoutais que moi même, étant mon propre producteur et que par conséquent, le casque ne pouvant être considéré comme un lieu public, je ne devais rien à la SACEM. Le malentendu s’étant dissipé entre nous, nous avons sympathisé, il m’a demandé de lui signer un autographe, ce que j’ai fait avec plaisir sur le rebord de son képi.

Donc, en cette veille de la Toussaint, avec encore plein de musique sur les lèvres, j’atteignis le charmant petit cimetière de Saint Ardu A Monter La Côte. Mais là, surprise, inquiétude, désarroi, je ne retrouve pas la tombe de mes grands parents Jules-Antoine et Marie Gabrielle… Bon d’accord, j’en ai marre de payer la cotisation de la concession, mais ils n’ont quand même pas foutu mon grand père en l’air avec le bulldozer, lui qui a fait 14/18, cent ans après ses exploits de vaguemestre dans les tranchées du grand Verdun, ça serait vraiment un comble !!!!!!

D’un seul coup, alors que je commençais à me poser un tas de questions, je tombe sur un superbe buisson bleu très odorant de 1, 50 m de diamètre : de la lavande !

L’année dernière, j’avais enfoui dans les gravillons de la tombe un tout petit pied de lavande, je ne m’en souvenais plus.

Il a pris de ces proportions !  Débordant même sur les tombes des voisins et il leur fait de l’ombre… Sacrée main verte cette grand mère Marie Gabrielle qui cette fois a fait son coup par dessous !

Elle a toujours eu de belles plantes qu’elle soignait à l’époque avec un peu de vin rouge coupé d’eau.

J’ai donc taillé un peu, mais pas trop, cette gigantesque lavande, afin d’éviter des problèmes de voisinage, mais dans l’ensemble, ce ne sont pas des mauvais coucheurs les gars de Verdun, et puis, ils aimaient bien Marie Gabrielle qui avait de la répartie et en sortait parfois des vertes et des pas mûres !

1 décembre 2018

le blé de décembre..

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 36 min

Le 1er décembreBLE DE DECEMBRE sur le marché de Frontignan, nous avons reçu un sachet de graines de blé.

Vous trouverez de nombreuses légendes païennes ou religieuses, parfois dramatiques pour donner racines à cette tradition, n’hésitez pas à les lire…

Pour ma part, j’aime celle écrite sur le paquet. Elle nous ramène en ces temps celtiques, Jules César disait gaulois pour se moquer des tribus conquises ou ralliées, où des cérémonies accompagnaient les mystères du temps et de la nature. Les Grecs, les Romain, les Hébreux, les Incas, etc…  en avaient aussi d’ailleurs et des sacrifices pas toujours tendres… Par peur souvent…

Donc, nos tribus, sous la houlette, la faucille de leurs druides, craignaient que la nuit ne s’ouvre plus sur le jour et que l’hiver venant soit une fin, pas un pas vers le renouveau… Quoi de mieux que de mettre en terre des graines pour appeler la renaissance du printemps…

J’en connais qui sans une petite lumière qui attire le jour, le réveil, ne pourrait s’endormir…

Gauloisement, nous avons semé nos graines et … le blé germe… Le printemps est en terre, l’hiver sera protecteur et les récoltes d’été, d’automne seront belles… Rien à craindre !

 Quand lou blad vèn bèn, tout vèn bèn ! : Blé bien germé, c’est la prospérité pour toute l’année !

 

 

29 novembre 2018

UN DRÔLE D’OISEAU MERCI GILBERT

Classé dans : poésies* — linouunblogfr @ 22 h 09 min

A lire avec attention et sourire… 

Ce matin, un oiseau a toqué à ma vitre,

Pour capter mon regard, il fit même le pitre,

Ses ailes déployées fouettaient à grand train

L’air frisquet de l’aurore en quémandant du grain ;

Je restai impassible en regardant sa danse.

Il se démène en vain, exécute sa transe,

Pirouettes endiablées, savantes acrobaties

Se succèdent soudain avec diplomatie.

Je demeure obstiné devant ses galipettes,

Veut-il m’amadouer par d’exquises courbettes ?

Je feins de l’ignorer et poursuis mon festin.

Cependant, je garde un œil sur le cabotin ;

Bien loin de s’assagir, il saute de plus belle

Espérant les faveurs d’une grosse écuelle.

Pendant près d’un quart d’heure, il accomplit des tours

Dont certains, il est vrai, sont dignes de concours ;

Rester indifférent devant tant de constance

Relève assurément de la pure arrogance,

Je me dirige alors vers mon solliciteur,

Le ballet déchainé profite au visiteur :

Une coupe bien remplie témoin de mon estime

Pour me faire excuser me parait légitime…

Par son cirque épuisé, il git, corps ramassé.

Devant ce fin duvet, je suis embarrassé,

Tantôt exubérant, le voici immobile,

Coupable de sa mort je me sens malhabile,

Mes yeux de myope accroissent mon désarroi

Je crains de le toucher, j’en frissonne d’effroi ;

Je contemple éperdu cette boule de plumes.

Pas le temps d’invoquer des repentirs posthumes

Qu’un autre volatile juste devant mon nez

Entame une samba dans un rythme effréné,

Je l’ignore, insensible à sa danse érotique,

Pour m’intéresser au trépas énigmatique,

Mais quelle surprise en caressant l’oisillon,

Cette pantomime était une illusion :

J’ai été la victime indifférente d’un leurre

Venu me provoquer dans ma propre demeure :

 

Des ficelles rompues s’étalent à mes pieds,

Le corps est de chiffons rembourré de papiers.

Pour confirmation, je chausse mes lunettes,

Ces oiseaux saugrenus sont des marionnettes :

A l’étage au-dessus habite un garçonnet

Qui s’était bien juré de me désarçonner ;

Son rire malicieux dans un écho de fête

Se moque gentiment imaginant ma tête.

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Victor Coudesabot |
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