Réfléchir et dire… un peu

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27 juin 2018

HOMME ET FEMME

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 22 h 26 min

Je ne crois pas, désolé Aragon, que la femme soit l’avenir de l’homme mais son alter ego indissociable en une profonde complémentarité pour donner une chance à l’avenir, ça oui !!! Bravo à vous qui évoquer de ces femmes admirables qui bien que « nanties » ont donné et donnent toujours d’elles-mêmes pour que la vie soit toujours la gagnante, célèbres ou modestes, inscrites dans l’Histoire ou dans le quotidien, militantes bénévoles ou professionnelles de toute nature, elles cimentent chaque jour notre fragile humanité et colmatent nos fissures… J’aimerais aussi que de tels documents, il est certainement des auteurs de talent qui l’on fait, illustrent au même titre les actes des hommes… Le tout serait non pas fondu dans le creuset de la vie mais additionné, imbriqué, mis en évidence… Contre-point de la seule infection nuisible : la méchanceté et de la seule attitude qui lui donne des forces, l’indifférence!

23 juin 2018

FONCTIONNAIRE…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 22 h 06 min

J’ai été fonctionnaire et je le reste en esprit, avec fierté

Je connais beaucoup d’employés publics qui sont dans ces dispositions : être fonctionnaire c’est s’engager dans le service envers les habitants de notre pays, cela comporte des avantages, discutables en ces temps de précarisation, mais aussi des devoirs… Faire des fonctionnaires des caricatures est facile, et parfois justifié malheureusement, mais ce ne sont pas les fumistes qui doivent faire oublier la grande majorité des fonctionnaires vraiment utiles, en tous domaines… Les conditions d’exercice des tâches étant de plus en plus difficiles, les ratés se multiplient ; ce n’est pas le fonctionnaire compétent et concerné qui est en cause, c’est le système… Nos jeunes candidats doivent savoir que le service public a des épines parfois bien acérées… Courage quand même, l’engagement sincère est à soutenir

20 juin 2018

OBJETS INANIMÉS QUI S’ATTACHENT A MON ÂME…

Classé dans : être — linouunblogfr @ 22 h 01 min

Un objet banal, qui ne soit imprégné ni d’émotion ni de nécessité : pas une pipe allumée autour d’une table de copains ou dans la cour de récré en hiver, pas un stylo ou une souris qui portent mes pensées, pas une clef cent fois cherchée, cent fois retrouvée en évidence, pas un livre non plus, lu et gravé, oui en réserve vitale, pour plus tard…

Objet permanent à l’utilité prétexte et au toucher familier… je ne vois guère qu’un couteau, tapi au fond d’une poche, de ma pochette puisqu’il est suspect de porter une lame sur soi…

Mon premier,  je le dois à mon grand-père ; deux lames pivotantes opposées bout à bout, coincées entre deux plaques de laiton ciselé d’un arbre et d’un chien, jaune cuivré presque doré…

Choisi à mon entrée au CP, chez la quincaillière parmi des centaines de trésors sous verre. Bâtons épointés, écorces sculptées, ronces sabrées,. Et coupe que je te taille !  Pichenettes aussi sur le bord d’un fossé et dans la terre de la cour… Pas d’interdit scolaire alors… et puis, présence au bout des doigts, lecture braille de ses moulures dans les moments de silence…

J’en ai possédé d’autres ; j’en ai toujours, Laguiole, Opinel, multifonctions suisses, coutelas même en ma période scoute…  J’en possède encore, mais plus toujours sous la main… De même que mes pipes dorment de leur retraite forcée, mes couteaux n’ont plus guère l’occasion de s’ouvrir. Si, un Opinel maintes fois aiguisé, incontournable en chaque préparatif de bricolage et un vieux canif noir polyvalent, à proximité lorsque je bouge, à pied, à vélo, en voiture, en train… pas en avion. L’un de ses pareils me fut retenu au départ et avait disparu à l’arrivée…

Je suis devenu grand avec le couteau de confiance de mon grand-père…

Jamais je n’ai oublié de donner ma pièce, notamment pour celui reçu cet été, ce magnifique Pradel d’Auvergne, pour ne pas rompre l’amitié avec celui, celle qui m’offrait une lame.…

Autre « chose » inanimée qui a pourtant une âme à partager avec la mienne… Un objet que ma mémoire, mon présent et sans doute mon futur ne pourraient ignorer, ce sont mes lunettes…

Elles sont à califourchon sur mon nez depuis la maternelle, mes trois ans environ… Je Plus qu’un accessoire utile, au-delà de leur évidente nécessité…

Leur présence m’a conduit à un geste réflexe : un index sous le mitan de la monture pour la toucher, la sentir plus que par besoin de la consolider ou la remonter… Il m’arrive d’avoir ce mouvement même le visage nu.

Lorsque j’ai eu l’obligation de corriger mes problèmes de cataracte, l’ophtalmo m’a suggéré d’en profiter pour effacer totalement ma myopie donc me passer de verres correcteurs… J’ai préféré conserver une vue de loin un peu faible, réserver à la lecture mes seuls yeux mais ne pas m’alléger de la pression de mes lunettes…

Ni mon nez, ni mes oreilles, ni ma main n’auraient pu s’y résoudre… Alors mon esprit !

Certains anciens copains, rencontrés après bien des années, des rides et des kilos, m’ont reconnu à ce tic…

 

 

S’il et un autre objet parmi mes indispensables inutilités qui s’impose à moi, c’est certainement ma tignasse… Plus longuement que pour mes lunettes, c’est vers elle que  lorsque le doute, l’attente, la perplexité, la lecture, l’ensommeillement, la réflexion longue s’installent… que je me tourne.

Je suppose que bébé chevelu, elle me tint lieu de pouce. Elle, si libre, si enchevêtrée aujourd’hui, fut jusqu’à ma douzième année, le temps de ma communion, photos s’il vous plait, un balai brosse en épis bruns dressés sur mon crâne.

Ma mère, lorsque j’étais mouflet, allait jusqu’à me mettre des rouleaux…

Avec ma puberté, l’âge des poils, elle a obtenu un garçon semblable à son portrait perso, il en sera de même avec le métier… pas de personnalité ce mec !

Que d’examens, nous avons subi ensemble, médicaux, sentimentaux, sociaux, mes cheveux et moi !

Instinctivement, comme d’autres clignent des yeux, toussotent, moi je glisse vers mes lunettes, les pointe puis enroule une boucle avant de crocher dans la chevelure.

Avec l’adolescence, ils ont donc répondu aux vœux maternels, je bouclais dru !

En fait, diraient mes petits enfants, leur aspect importait moins que leur contact. la consigne chez le coiffeur est la même à 75 ans qu’à16 ans : libres et pas trop courts.. Présents !

J’ai essayé  la barbe ; c’est une présence aussi mais trop longue à devenir palpable, trop difficile à, entretenir…         Non, mes cheveux, doux eu rêches lorsque tarde le shampoing, sont dans leur invisibilité hors miroir, mon doudou de grand.

Premiers servis par la pluie, par le soleil aussi, ils me font grogner mais m’obligent à leur donner mon attention. Je leur dois bien ça !

Chauve, la patinoire de mon crâne aurait-elle le même confort à offrir à ma main ?

Je m’y perdrai moins mais quel manque !

 

 

17 juin 2018

Papa, Ô Papa

Classé dans : être — linouunblogfr @ 8 h 45 min

Papa, Ô Papa »Jean Claude DARNAL

Y avait dans le désert qui conduit tout là-bas

Un homme rude et fort qui marchait à grands pas

Derrière un petit gars lui emboîtait le pas

Mais n’y arrivait pas

Papa, ô Papa, attends-moi je ne peux pas

Papa si tu vas à grands pas faire ton pas

Un pas c’est un pas mais ton pas je ne l’ai pas Papa, ô Papa, je ne peux pas

Parfois le bonhomme s’arrêtait pour laisser

Laisser au gamin le temps d’le rattraper

Sitôt qu’ils étaient à nouveau rassemblés Alors il repartait

Papa, ô Papa, attends-moi, je ne peux pas

Viens là mon p’tit gars, t’en fais pas, prends mon pas

Un pas c’est un pas mais ton pas je ne l’ai pas

Viens là mon gars ne t’en fais pas

La marche avançait mais le temps défilait

Notre homme vieillissait, le gamin grandissait Son pas s’allongea et maintenant pas à pas

Ils s’en allaient là-bas

Papa, ô Papa, regardes moi, faire mon pas

Papa si tu vas à grands pas j’fais comme toi Un pas c’est un pas et ton pas c’est mon pas

Papa, papa, je fais ton pas

Y avait dans le désert qui conduit tout là-bas

Un homme rude et fort qui marchait à grands pas

Laissant derrière lui un vieillard qui a dit

Adieu, j’arrête ici

Vas, vas, mon p’tit gars d’un bon pas n’attends pas Mon pas est trop las, vas tout seul vers là-bas Un jour tu verras un gamin qui suivra Ton pas et le rattrapera Un jour tu verras un gamin qui suivra Ton pas et le dépassera !

16 juin 2018

Regards…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 16 h 50 min

L’essentiel est invisible pour les yeux (Saint Exupéry » et les filtres de l’esprit ont besoin d’être souvent nettoyés pour rester ceux du cœur……

Un jeune couple venait de s’installer dans un nouveau quartier. Le lendemain matin, au moment où le couple prenait le petit déjeuner, la femme aperçut leur voisine qui étendait son linge. « Quel linge sale! dit-elle. Elle ne sait pas laver. Peut-être a-t-elle besoin d’un nouveau savon pour mieux faire sa lessive ». Son mari regarda la scène mais garda le silence.

C’était le même commentaire chaque fois que la voisine séchait son linge.

Après un mois, la femme fut surprise de voir un matin que le linge de sa voisine était bien propre et elle dit à son mari :

« Regarde! Elle a enfin appris à laver son linge maintenant. Qui le lui a enseigné ?

» Le mari répondit: « Personne, je me suis levé tôt ce matin et j’ai lavé les vitres de notre maison ! »

Moralité : Parfois tout dépend de la propreté de la fenêtre à travers laquelle nous observons les faits. Avant de critiquer, il faudrait peut-être vérifier d’abord la qualité de notre regard. Alors, nous pourrions voir avec clarté, la limpidité du cœur des autres.

15 juin 2018

La coccinelle aux points jaunes…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 22 h 20 min

COCC JAUNE 

Il était une fois une petite coccinelle, très jolie dans sa belle robe rouge, mais très triste aussi…

Elle s’agitait beaucoup dans les rosiers du jardin, elle les parcourait de bas en haut, de haut en bas en évitant bien les épines.

Elle chassait les gros pucerons noirs qui voulaient dévorer les pétales des fleurs. Elle avait beaucoup de travail.

Elle devait aussi faire très attention à tous ceux qui voulaient la croquer : la mante religieuse, les araignées noires, les petits oiseaux, et même des espèces de mouches bleues et jaunes..

Pourquoi était-elle triste ? Et bien voilà… notre Catarinetta, c’était son nom, avait une belle carapace rouge qui protégeait de belles ailes en dentelle mais sur cette carapace, les sept points n’étaient pas noirs mais d’un beau jaune de bouton d’or.

Les autres coccinelles se moquaient d’elle :

-                  Elle a des taches jaunes, elle est pas belle..

Elles lui tiraient la langue, faisaient des grimaces et surtout… ne voulaient pas de Catarinetta avec elles… c’est pour cela que notre petite coccinelle était si triste.

 Un jour, alors qu’elle était perchée tout en haut d’une branche de rosier, alors qu’elle balayait les feuilles avec ses pattes pour chasser les pucerons, une grosse ombre est apparue au-dessus d’elle : c’était une énorme mouche qui avait bien vu que notre coccinelle rouge et jaune était toute seule. Elle a tourné en bourdonnant autour de notre pauvre amie ; déjà la trompe de la mouche s’allongeait et ses pattes s’agitaient pour attraper la coccinelle paralysée par la peur…

Mais deux grandes ailes, deux belles ailes dorées, bordées de rouge et de vert se sont glissées entre la mouche et Catarinetta… C’était Parpaillou, un gigantesque papillon qui a remué très fort ses ailes jusqu’à ce que la mouche, toute étourdie, tombe sur l’herbe où un lézard l’a avalée.

Ouf, la coccinelle a dit un grand merci à son sauveur.

-Pourquoi es-tu toute seule lui a demandé le bel insecte ?

Catarinetta lui a expliqué que les autres coccinelles ne voulaient pas d’elle parce qu’elle avait des points jaunes au lieu de points noirs.

-                  Qu’elles sont bêtes, tu es magnifique et tu ne ressembles à aucune autre, ce qui est très bien. Ecoute j’ai un secret que je vais te faire partager… Veux-tu venir avec moi ?

-                  Est-ce que c’est loin ? Tu sais moi je n’ai que de petites ailes…

-                  Non, non c’est dans un beau jardin, nous y serons rapidement…

La coccinelle a soulevé ses ailes toutes fines et s’est élevée juste au-dessous de beau, du grand papillon. Ils se sont dirigés ver une autre allée.

Catarinetta ne reconnaissait pas ce paysage, il faut dire qu’elle n’avait jamais quitté son rosier jusqu’à ce jour…

 

Volant et voletant, ils sont arrivés dans un parc extraordinaire : jamais Catarinetta n’avait vu de si belles couleurs, de si belles fleurs, les buissons embaumaient, chaque coup d’ailes lui faisait découvrir d’autres merveilles, un bassin, un petit ruisseau, un parterre de tulipes, des hortensias, des cerisiers, des rosiers de toutes sortes…

Le papillon a annoncé :

-                  Attention, nous allons nous poser

Délicatement, il a replié ses ailes et s’est perché sur une grande herbe, Catarinetta a choisi une feuille de framboisier, juste à côté.

-                  Regarde maintenant, lui a dit son ami

C’était étrange, toutes les herbes remuaient, tout bruissait et brusquement Catarinetta a vu apparaître plein de coccinelles ; pas comme elle, oh non : certaines étaient bleues avec des points noirs, d’autres vertes avec des points jaunes, d’autres dorées avec des points rouges…

-                  Je te présente mes amies les coccinelles multicolores, elles se sont rencontrées grâce à moi et depuis elles vivent dans  ce parc et sont très heureuses.

Catarinetta souriait et remuait ses antennes pour faire connaissances avec ses nouvelles amies.

 Désormais, c’est dans  ce grand jardin qu’elle habite et qu’elle chasse les pucerons, entourée de toutes les autres coccinelles de toutes les couleurs.

 Un soir où je me promenais, j’ai entendu le papillon raconter à une libellule que Catarinetta s’était mariée avec un monsieur coccinelle d’un beau noir avec des points dorés brillants come des étoiles d’un ciel d’été. Le papillon disait aussi que Catarinetta et son mari avaient donné naissance à beaucoup de petites larves qui étaient devenues beaucoup de petites coccinelles de toutes, toutes les couleurs…

Quand Catarinetta, son mari, ses enfants et toutes leurs amies du parc s’envolent ensemble derrière le grand papillon doré, ceux qui les voient passer dans le ciel disent :

-                  Oh quel étrange et splendide arc-en–ciel !!

-COCC JAUNE                  Un vrai arc-en ciel porte-bonheur !

14 juin 2018

La loi du plus faible…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 00 min

asservir          Aussi loin que remonte l’histoire de l’humanité, les témoignages d’engagements pour préserver notre planète, pour donner une chance aux plus faibles de tous les êtres vivants : végétaux, animaux, humains abondent…

S’impose aussi la loi du pouvoir, du profit, du plus fort… De pire en pire car l’homme « conquistador » après avoir rongé la terre, asservi les faibles autour de lui, a cherché de plus en plus loin, ce qu’il nomme ressources, minerais, forêts, esclaves… et loin de ses yeux, près du portefeuille, il porte beau et peut détruire en toute « ignorance » !

Souvent même, pour justifier ses conquêtes, ses ravages, ses massacres, il s’est donné, se donne de beaux prétextes, religieux, éducatifs, culturels… Il se protège même en attaquant ; il fait de ses territoires envahis, des « contrées sauvages », des indigènes, des « barbares »…. Sa civilisation n’hésite pas à dégénérer d’autres « civilisations » plus anciennes, parfois plus élaborées… La loi du plus faible devient toujours une faute lorsque le plus fort impose la sienne. La « bonne morale » fait écrire, parfois filmer mais fait surtout sourire autour des tables des Conseils d’Administration et aux corbeilles des Bourses…

J’oubliais, ce sont souvent, hors des immenses exploitations policées, ces affreux pauvres qui cherchent l’or en cachette, qui braconnent, sabotent… comme à l’époque des nobles, les serfs qui ramassaient du bois, tendaient des collets et pour survivre risquaient la mort. Normal, ils dérangeaient, comme d’autres aujourd’hui qui polluent nos rues, nos mers…

Tant que des documents comme celui-ci pourront toucher, il faut les multiplier mais surtout, il faut conseiller l’usage du miroir, ne pas attendre la dernière heure pour peser ses actes… Je ne crois pas que l’Ecologie et l’Humanisme s’imposent, au risque à leur tour de devenir de dictatures, mais qu’elles s’enseignent oui! Malheureusement, souvent, trop souvent, éduquer se traduit par non pas le « Si tu peux… »  de Kipling mais par « le loup que doit être l’homme pour l’homme… » de Spinoza.

 

10 juin 2018

Chaque matin

Classé dans : être — linouunblogfr @ 21 h 15 min

Nous ne savons pas si le Bonheur existe, et, peut-être, cela vaut-il mieux car comme le savetier de la fable, nous aurions souvent peur de le perdre

Par contre, nous savons que les bonheurs, eux, abondent. Petits, grands, ils sont attendus ou imprévus ; ils apparaissent dans les circonstances les plus diverses, insolites parfois mais ils sont fortement calorifiques

La chaleur d’un coup de main, que l’on donne ou que l’on reçoit, le sourire d’un inconnu croisé, la gentillesse, la sincérité, la bonne volonté… même fugaces ces signes sont des cadeaux qui ne résolvent pas les soucis mais font de mesquinerie et égoïsme des mots périssables.

Chaque aube est le début d’une nouvelle vie disent les optimistes, sans oublier celles qui les ont forgées, à chacun, il faut souhaiter de belles journées éclairées de rencontres vivifiantes et vraies. Acceptez ces brefs rayonnements. A votre tour, vous rayonnerez et l’espérance, cachée par les misères, émergera de son tonneau.

Ce n’est pas toujours facile mais c’est tellement agréable à retrouver, après dans un coin de son esprit.

Reprendre un coup de Desproges

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 12 h 26 min

Je ne bois jamais à outrance,

je ne sais même pas où c’est.

L’ ouverture d’esprit

n’est pas une fracture du crâne.

Je n’ai jamais abusé de l’alcool,

il a toujours été consentant.

Si vous parlez à Dieu, vous êtes croyant …

S’il vous répond, vous êtes schizophrène.

5 fruits et légumes par jour, ils me font marrer …

Moi, à la troisième pastèque , je cale.

L’alcool tue, mais combien sont nés grâce à lui ?

Un jour j’irai vivre en Théorie,

car en Théorie tout se passe bien.

La médecine du travail est la preuve

que le travail est bien une maladie !

Le Lundi, je suis comme Robinson Crusoé,

j’attends Vendredi.

IKEA est le meilleur prénom pour une femme :

suédoise, bon marché, à emmener aussitôt chez soi et facile à monter.

Dieu a donné un cerveau et un sexe à l’homme

mais pas assez de sang pour irriguer les deux à la fois.

La pression, il vaut mieux la boire que la subir.

Jésus changeait l’eau en vin …

et tu t’étonnes que 12 mecs le suivaient partout !

Si la violence ne résout pas ton problème,

c’est que tu ne frappes pas assez fort.

Travailler n’a jamais tué personne mais pourquoi prendre le risque ?

9 juin 2018

La maraude de Gavroche

Classé dans : lire,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 15 h 30 min

Les Misérables Victor Hugo.

                    Pendant que Gavroche examinait la vitrine, deux enfants de taille inégale, assez proprement vêtus, et encore plus petits que lui, paraissant l’un sept ans, l’autre cinq, tournèrent timidement le bec-de-cane et entrèrent dans la boutique en demandant on ne sait quoi, la charité peut-être, dans un murmure plaintif et qui ressemblait plutôt à un gémissement qu’à une prière. Ils parlaient tous deux à la fois, et leurs paroles étaient inintelligibles parce que les sanglots coupaient la voix du plus jeune et que le froid faisait claquer les dents de l’aîné. Le barbier se tourna avec un visage furieux, et sans quitter son rasoir, refoulant l’aîné de la main gauche et le petit du genou, les poussa tous deux dans la rue, et referma sa porte en disant :

– Venir refroidir le monde pour rien !

Les deux enfants se remirent en marche en pleurant. Cependant une nuée était venue ; il commençait à pleuvoir.

Le petit Gavroche courut après eux et les aborda :

– Qu’est-ce que vous avez donc, moutards ?

– Nous ne savons pas où coucher, répondit l’aîné.

– C’est ça ? dit Gavroche. Voilà grand’chose. Est-ce qu’on pleure pour ça ? Sont-ils serins donc !

Et prenant, à travers sa supériorité un peu goguenarde, un accent d’autorité attendrie et de protection douce :

– Momacques, venez avec moi.

– Oui, monsieur, fit l’aîné.

Et les deux enfants le suivirent comme ils auraient suivi un archevêque. Ils avaient cessé de pleurer.

Gavroche leur fit monter la rue Saint-Antoine dans la direction de la Bastille.           L’averse, redoublant d’humeur, fit rage.

– Ah çà ! s’écria Gavroche, qu’est-ce que cela signifie ? Il repleut ! Bon Dieu, si cela continue, je me désabonne.

Et il se remit en marche.

Comme ils passaient devant un de ces épais treillis grillés qui indiquent la boutique d’un boulanger, car on met le pain comme l’or derrière des grillages de fer, Gavroche se tourna : – Ah çà, mômes, avons-nous dîné ?

–Monsieur, répondit l’aîné, nous n’avons pas mangé depuis tantôt ce matin. –Vous êtes donc sans père ni mère ? reprit majestueusement Gavroche. – Faites excuse, monsieur, nous avons papa et maman, mais nous ne savons pas où ils sont. – Des fois, cela vaut mieux que de le savoir, dit Gavroche, qui était un penseur. Ah ! Nous avons perdu nos auteurs. Nous ne savons plus ce que nous en avons fait. Ça ne se doit pas, gamins. C’est bête d’égarer comme ça des gens d’âge. Ah çà ! Il faut licher pourtant.

Du reste, il ne leur fit pas de questions. Être sans domicile, quoi de plus simple ? Cependant Gavroche s’était arrêté, et depuis quelques minutes, il tâtait et fouillait toutes sortes de recoins qu’il avait dans ses haillons.

Enfin il releva la tête d’un air qui ne voulait qu’être satisfait, mais qui était en réalité triomphant. –Calmons-nous, les momignards. Voici de quoi souper pour trois. Et il tira d’une de ses poches, un sou.

Sans laisser aux deux petits le temps de s’ébahir, il les poussa tous deux devant lui dans la boutique du boulanger, et mit son sou sur le comptoir en criant : – Garçon ! Cinque centimes de pain.

Le boulanger, qui était le maître en personne, prit un pain et un couteau. – En trois morceaux, garçon ! reprit Gavroche, et il ajouta avec dignité : – Nous sommes trois.

Et voyant que le boulanger, après avoir examiné les trois soupeurs, avait pris un pain bis, il plongea profondément son doigt dans son nez avec une aspiration aussi impérieuse que s’il eût eu au bout du pouce la prise de tabac du grand Frédéric, et jeta au boulanger en plein visage cette apostrophe indignée :

– Keksekça ?

– Eh mais ! C’est du pain, du très bon pain de deuxième qualité. – Vous voulez dire du larton brutal, reprit Gavroche, calme et froidement dédaigneux. Du pain blanc, garçon ! Du larton savonné ! Je régale.

Le boulanger ne put s’empêcher de sourire, et tout en coupant le pain blanc, il les considérait d’une façon compatissante qui choqua Gavroche.

-Ah çà, mitron ! dit-il, qu’est-ce que vous avez donc à nous toiser comme ça ? Mis tous trois bout à bout, ils auraient fait à peine une toise.

Quand le pain fut coupé, le boulanger encaissa le sou, et Gavroche dit aux deux enfants :

– Morfilez.

Les petits garçons le regardèrent interdits.

Gavroche se mit à rire :

– Ah ! Tiens, c’est vrai, ça ne sait pas encore, c’est si petit. Et il reprit :

– Mangez.

En même temps, il leur tendait à chacun un morceau de pain.

Et, pensant que l’aîné, qui lui paraissait plus digne de sa conversation, méritait quelque encouragement spécial et devait être débarrassé de toute hésitation à satisfaire son appétit, il ajouta en lui donnant la plus grosse part :

– Colle-toi ça dans le fusil.

Il y avait un morceau plus petit que les deux autres ; il le prit pour lui. Les pauvres enfants étaient affamés, y compris Gavroche. Tout en arrachant leur pain à belles dents, ils encombraient la boutique du boulanger qui, maintenant qu’il était payé, les regardait avec humeur.

– Rentrons dans la rue, dit Gavroche.

Puis, pensif, il grommelait entre ses dents :

– C’est égal, si j’avais des mômes, je les serrerais mieux que ça. Gavroche montra ses deux protégés et dit : – Je vas coucher ces enfants-là.

…Dans l’éléphant de plâtre, les heures de la nuit s’écoulèrent. L’ombre couvrait l’immense place de la Bastille, un vent d’hiver qui se mêlait à la pluie soufflait par bouffées, les patrouilles furetaient les portes, les allées, les enclos, les coins obscurs, et, cherchant les vagabonds nocturnes, passaient silencieusement devant l’éléphant ; le monstre, debout, immobile, les yeux ouverts dans les ténèbres, avait l’air de rêver comme satisfait de sa bonne action, et abritait du ciel et des hommes les trois pauvres enfants endormis.

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