Réfléchir et dire… un peu

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21 mars 2017

La fête du Printemps chinois.

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 10 h 07 min

 

 

La fête du Printemps s’appelle aussi guonian. Qu’est-ce que le Nian ou Nianshou 年兽 ? C’est un animal imaginaire qui porte malheur. Quand le nian arrive, les arbres se fanent, les feuilles s’éparpillent et l’herbe ne pousse plus. Dès qu’il est parti, tout ce qui vit se développe et les fleurs s’épanouissent. Comment faire pour que l’animal s’en aille ? On eut l’idée de le chasser par le moyen de pétards, d’où l’usage de tirer des pétards.

LEGENDE DU NIANgounian

Selon une légende, il y avait dans l’antiquité, un animal étrange et particulièrement féroce avec des cornes sur la tête, nommé nian. L’animal vivait au fond de la mer et mettait pied à terre à la veille du Nouvel An pour dévorer le bétail et les gens. Chaque année, par conséquent, les villageois emmenaient les vieillards et les enfants dans les montagnes désertes pour y fuir la férocité de l’animal.

Une veille du Nouvel An, un mendiant âgé arrive au village de Taohua, une canne à la main, un sac à l’épaule, à la barbe blanche et aux yeux brillants. Une vieille dame de l’est du village l’a persuadé de fuir le nian dans les montagnes. Le vieux monsieur éclate de rire, la main à la barbe : « Si Madame me permet de rester une nuit chez vous, je chasserai

A minuit, le nian entre dans le village. S’apercevant que dans la famille de la vieille dame à l’est du village, des papiers rouges ont été collés à la porte et que la maison est particulièrement éclairée, l’animal se jette sur la maison en poussant un cri sauvage. Près de la porte, tout d’un coup s’élèvent des sons pif ! paf ! dans la cour. Pris de frissons des pieds à la tête, l’animal se sauve à toutes jambes. En effet, le nian a peur du rouge, des flammes et des détonations.

Le lendemain, le 1er janvier, les réfugiés sont rentrés au village. Voyant que tout est intact, ils se ruent vers la famille de la vieille dame et ils voient des papiers rouges à la porte, des bouts de bambous qui émettent encore des sons pif ! paf ! dans la cour et quelques bouts de bougies encore en train de brûler dans la maison…

Fous de joie, les villageois changent d’habit et de chapeau pour célébrer l’avènement du bon augure et vont présenter leurs félicitations à leurs parents et amis. L’affaire est rapidement connue dans les villages voisins. On connaît ainsi la façon de chasser le nian.

Désormais, une fois à la veille du Nouvel An, toutes les familles collent des papiers rouges parallèles à la porte, tirent des pétards, allument des bougies toute la nuit et restent éveillées jusqu’au lever du soleil. Au petit matin du 1er janvier, on va se souhaiter la bonne année dans les familles.

Avec sa diffusion, l’usage a évolué pour devenir la plus grande fête traditionnelle du peuple chinois.

 

19 mars 2017

La vie n’a pas d’âge.

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 11 h 39 min

Un poème de Jacques Prévert

La vie n’a pas d’âge.

La vraie jeunesse ne s’use pas.

  On a beau l’appeler souvenir,

  On a beau dire qu’elle disparaît,

On a beau dire et vouloir dire que tout s’en va

Tout ce qui est vrai reste là

Quand la vérité est laide, c’est une bien fâcheuse histoire

Quand la vérité est belle, rien ne ternit son miroir.

Les gens très âgés remontent en enfance

Et leur cœur bat là ou il n’y a pas d’autrefois.

 

18 mars 2017

Investir, s’investir…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 11 h 46 min

Je ne comprends pas : il semble… que le bas de laine des Français soit un des plus élevés du monde, les profits boursiers énormes, les indemnités les retraites au plus haut niveau fantastiques… l’écart entre pauvreté, précarité même et richesse s’accroît sans cesse et… la faute en serait à ces gens qui se contentent des minimums sociaux en bullant… ! Pourquoi, expliquez-moi, tout cet argent n’est pas investi pour relancer les entreprises ? Sont-elles si peu attirantes ?

La solidarité existe heureusement, l’état y participe, pas assez disent les uns, trop disent les autres, mais les élans et même les engagements durables de la solidarité (argent – temps bénévole – dons matériels…) viennent souvent, très souvent des moins riches, et sans médiatisation… Assistanat alors, non soutien compensé, et les coups de mains les plus divers sont à demander, pas comme un dû mais comme un échange de service… Je l’ai vécu avec des jeunes, des assos comme Emmaüs, les restos… y poussent, alors est-ce si difficile ?

17 mars 2017

Harcelement, mal-être et violence

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 18 h 47 min

Harcèlement à l’école : dire que ce n’est pas nouveau est un truisme, pourtant lorsque la vigilance de tous les adultes, enseignants, surveillants, intervenants… est possible, programmée, institutionnalisée, les limites : éducation, intervention, punition, existent et sont bien perceptibles.

Lorsque le code de vie de l’établissement n’est pas qu’un règlement formel, mais une réalité créée avec tous, population et partenaires de l’établissement, alors il est possible d’offrir aux élèves, et aux enseignants parfois fragilisés, un contexte où les souffrances sont perceptibles et où les aides sont envisageables.

Bien sûr, peut-on entendre, lire, la famille est la grande responsable… Pas certain, d’abord les parents furent des enfants, et leur propre éducation serait aussi à mettre en cause… Où remonte-t-on ? La Société est bien incriminée aussi, pourtant que de conseils, que de livres, de revues, d’œuvres d’entraide aussi chaque jour s’offrent aux inquiétudes des parents ! Alors quoi, l’instabilité professionnelle, la peur du lendemain, la fièvre de la « gagne » plus néfaste encore que les course aux trésors, le sentiment qu’assurer la « matérielle », le confort et le surconfort sera toujours une façon d’être vraiment acteur dans l’éducation des enfants : prévoir pour demain sans s’arrêter sur aujourd’hui…

L’Ecole, n’a pas varié dans ses missions ; elle devrait offrir à tous les enfants qui lui sint confiés l’égalité des apprentissages en citoyenneté, savoir-faire et connaissances, en toute sérénité. Elle devrait avoir les moyens de compenser les handicaps pour donner à chacun le meilleur départ vers la maturité…

L’Ecole est-elle conçue pour y parvenir ?   Chaque établissement peut-il garantir qu’il est doté des outils nécessaires à sa vocation ? Non, pas dans notre système ! Il ne pourra jamais empêcher les crises mais au moins pourrait-il, souvent, alerter…

Une condition, que je rabâche auprès de tous ceux qui ont une responsabilité, élus, médias, associations… ! L’établissement n’est viable dans sa mission, d’éducation, d’instruction et de sérénité qu’avec une équipe formée, animée par une direction compétente, autour d’un projet établi avec les partenaires, adapté au secteur dans sa spécificité et à la diversité des élèves… Cette équipe n’existe actuellement qu’avec la bonne volonté de certains établissements, elle n’a aucune structure universelle réellement appliquée…  La scolarité devient une loterie !

15 mars 2017

Eternelle justification du moi…

Classé dans : je pense donc... — linouunblogfr @ 15 h 46 min

Histoire de  moutons, pas évident, à moins d’être Saint Exupéry… et encore il avait des problèmes de  dessin…  Bien sûr, il y a La Fontaine et son pauvre petit agneau. Il paye pour les siens dont les bêlements sarcastiques ne sont que prétextes pour justifier sa voracité.

Faut-il qu’il soit  complexé ce carnassier pour éprouver le besoin de justifier son naturel de prédateur derrière une vendetta factice !

Ainsi en est-il, mon cher Jean de nos actes qui ne trouvent grâce, à nos yeux, qu’enrobés d’une couche ce « bons motifs ».

Les autres, les « mauvais motifs », ceux listés dans les péchés capitaux, en partie, car certains anticipent des faits (tu ne  tueras point – tu ne voleras point – d’autres des intentions  – tu ne convoiteras pas – …)

Pire quand c’est mieux : nous sommes souvent capables de trouver des excuses… à nos B.A. et de mauvaises en plus ! « Je ne me suis pas détourné pour faire traverser cette personne par solidarité mais parce que ça se fait, parce que je suis en colère contre  ceux qui regardent sans bouger, parce que ma mémoire de donnerait des cours de honte… »

Impulsion, que d’explications nous cherchons en ton nom ! En allant très haut, nous mettons au sommet des motivations, le besoin, l’impérieux besoin de plaire… à un dieu omniprésent, omnivoyeur et comptable de nos pulsions plus que de nos actions. D’ailleurs, ne suffit-il pas, bon jésuite, de croire que, les doigts croisés derrière le dos et un acte de contrition, suffiront pour annuler l’acte réalisé ou la parole prononcé…. (J’ai même lu très récemment que dans l’échelle des « horreurs » , puisqu’il en existerait une, le viol est préférable à l’avortement, je n’ai pas vu où se situent la pédophilie, le crime pour vol et les meurtres pour convertir… derrière la mendicité peut-être ?) Par contre, la pensée a besoin d’être blanchie par une bonne motivation.

Se justifier devant la Société par le profit « Regardez ce que ça m’a rapporté pas comment je l’ai obtenu ! », à l’aune de l’échelle de réussite :         argent – autorité – pouvoir – notoriété.

Passer pour « bon » est laissé  à ceux qui en ont les moyens. Dame patronnesse, mécène… Oui, mais nantis

Bon m’embête, aujourd’hui, dire « c’est un bon ! » peut recouvrir bien des compliments qui n’ont rien à voir avec la générosité…

Dans tous les autres cas, hors fortune, célébrité, puissance ; vocation à la sainteté, laïque ou religieuse… C’est l’inutile (ce qui ne rapporte pas) le plus souvent dernier nommé : utiliser son temps, ses talents, des ressources au profit des autres, d’abord, relève du déséquilibre : « charité bien ordonnée ne commence-t-elle pas  par soi-même ? »

Autre moteur d’engagement vers les autres: l’amitié, l’amour, plus polarisé vers un autrui bien connu. Ce besoin de plaire est exprimé, au début, par les figures du jeu de la séduction puis par celui plus affirmé, plus posé de l’affection et enfin par celui de la crainte de perdre cette relation privilégiée. Lucidement, cette étape peut être vécue comme celle de la lassitude, voire du rejet, autres formes de sentiments malgré tout !… Cela entraîne à la multiplication des B.A., ou des M.A. Aussi car l’échelle n’est plus celle de la société, mais celle de l’Autre.

Les exemples de l’Histoire comme ceux plus triviaux de notre quotidien abondent. Un seul jugement prévaut, celui de l’être recherché : « Je brûle de tous mes feux possibles pour allumer les yeux, les envies de moi chez l’Autre ! Tant pis si je dois éteindre mes besoins, mes aspirations, mes talents, devenus inutiles puisque dérisoires pour satisfaire l’Autre »

Si fracture il y a, le naturel reviendra-t-il au galop ? Pas  certain… La déformation expérimentée, la déception, peuvent avoir fabriqué une autre personnalité…

Tout n’est pas forcément négatif,  au contraire… Car selon la muse, l’égérie, (désolé que des féminins), l’altruisme a pu aussi s’installer, se renforcer !

Reste la motivation ultime, celle du miroir « Connais-toi, toi-même ! » On dirait une apostrophe de banlieue avec l’intonation adéquate…

Avec son corollaire : « Plais-toi à toi-même !’

Peut-on se mentir durablement ? Sans doute, en permanence, jusqu’au bout ? J’en doute fortement, sauf si la brutalité du « bout » efface toute introspection, pas de « Il paraît que toute notre vie défile au dernier moment… » éventuel.

C’est sûr que le miroir perso est un juge sans appel, seulement, il existe des miroirs déformants, concaves, convexes, tournicotés par l’usage. Notre image revient bien biaisée ; sa lecture aussi.

Ça, c’est le plus beau, c’est que sous la couche de trucage du miroir et des critères d’interprétations faussés, demeure le fondamental de notre vérité : celle que devine notre « valet », que perçoivent nos frères, nos sœurs , la fratrie témoin , plus que les parents , de notre construction primitive ; plus que celle d’un ami, d’un conjoint, d’un confesseur, d’un psy… tous  ces témoins mosaïques de notre être, de notre devenir, qui tous recèlent une part plus ou moins profonde de notre vérité… plus que tous ces témoins est l’ego. Périssable uniquement avec la mort… et encore doutent les croyants.

12 mars 2017

l’autre, c’est nous pour l’autre…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 12 h 25 min

L’Autre, le, vilain !

Ce qui m’inquiète énormément, c’est la détestation, pas encore la haine, ça viendra, latente chez tant de nos concitoyens, (sans doute dans d’autres pays aussi), même dans les villages qui ne connaissent les autres, «  ceux d’ailleurs », ceux d’autres « races, «  d’autres « religions »… qu’elle ne connaît que par ouï-dire médiatique. Elle n’a pas occulté la jalousie, ni l’envie, banales envers le voisin ou la commune d’à coté mais elle la remplace si bien…

A ceux qui réclament, non pas la tolérance, non pas l’aveuglement, mais simplement la compréhension, l’application des lois envers les individus coupables pas contre les communautés, il est trop souvent répondu : « Toi, forcément, tu les aimes ! ».

Bon sang, le temps des dénonciations, des éliminations inhumaines et lâches n’est donc pas disparu…

Pire, il pourrait redevenir officiel !

Avec un seul oubli, c’est que l’autre, c’est nous pour l’autre!

11 mars 2017

Agir déjà autour de nous…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 9 h 17 min

                    Quel que soit le gouvernement en place, il semble que le plus intéressant soit, non pas de constater l’état des lieux et les solutions envisagées, bonnes ou mauvaises, l’avenir le dira, comme  le passé nous l’a dit à chaque fin de mandature, mais de compter les « couacs », relever les saynètes les plus tonitruantes, au besoin les susciter… Les « Y-a- qu’à » et les «  Il faut qu’on » sont plus aisés que les « mouillons-nous !  Utopie que de croire l’intelligence comme la chose la mieux partagée… A quand le retour d’un monarque auquel confié toute l’Autorité, que l’on puisse guillotiner s’il ne nous convient plus ?

Indignons – nous mais surtout agissons déjà autour de nous…. Plus facile à dire qu’à faire, je sais!

10 mars 2017

LA MARSEILLAISE

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 11 h 38 min

Notre chant, la MARSEILLAISE, si porteur de foi en notre pays menacé, en connaissez-vous le dernier couplet ?

Enfants, que l’Honneur, la Patrie
Fassent l’objet de tous nos vœux !
Ayons toujours l’âme nourrie
Des feux qu’ils inspirent tous deux. (Bis)
Soyons unis ! Tout est possible ;
Nos vils ennemis tomberont,
Alors les Français cesseront
De chanter ce refrain terrible :
Aux armes, citoyens !

 

Nous, ce refrain terrible, nous le chantons pour des victoires sportives, culturelles !

Alors que l’Histoire est peau de chagrin dans nos programmes scolaires, alors que notre devise est chaque jour torturée, nous nous rattacherions à des symboles !

La Morale, je l’ai contée, le matin en rentrant en classe, je l’ai vécue en de vrais codes de convivialité, vigilants dans leurs formulations et leurs applications. Je l’ai vécue dans des actes de solidarité, de connaissance mutuelle et de respect… Je l’ai vécu dans nos associations de jeunes, âprement parfois, mais avec bien des bonheurs…

Rien n’est implicite, tout s’explique et se construit.

Notre pays est beau par ses habitants, d’hier et d’aujourd’hui ; la fierté se tisse chaque jour, hélas l’amertume et la déception aussi.

Les exigences de salut à des symboles honorables mais platoniques risquent d’être bien stériles sur notre route sociale chaotique.

8 mars 2017

Mon programme pour l’Ecole

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 11 h 32 min

 

Notre école publique est composite, c’est à la fois sa richesse et sa faiblesse

Sa richesse parce qu’elle repose pour l’essentiel non sur des textes, aussi bien pensés et intentionnés soient-ils, mais sur une réalité incontournable : l’enseignant dans sa classe. Parfois il est face à sa classe, souvent il est avec sa classe. Alors sa personnalité, sa formation, son expérience et son engagement sont ces ressources premières.

-                  Donc premier impératif : assurer ces bases : recrutement – formation de départ et formation continue

Ensuite l’enseignant s’intègre, ou au moins appartient à une équipe, le plus souvent celle de l’établissement, celle d’un regroupement en zones rurales, dont l’objectif est d’abord le suivi des élèves durant toute la scolarité passée dans l’école. Son objectif est l’harmonisation de ce suivi dans les programmes, bien sûr, mais aussi dans la réalité des acquis. Les conseils de cycle assurent cette fonction mais les conseils de maitres aussi. Dans  chaque circonscription les échanges, les concertations, les questions comme les réponses de chacun sont essentiels.

Chaque regroupement, celui de l’établissement en premier ; devrait (et peut souvent) aider le collègue débutant ou affaibli pour des raisons diverses, à surmonter ses difficultés

Par expérience, je sais que le rôle du responsable (directeur, inspecteur…)  est important pour la bonne animation de ces groupes.

Donc second impératif : assurer ces structures, les rendre optimales

Vous parlez d’autonomie des établissements : à mon avis c’est une erreur. Elle ne fera que renforcer la concurrence, voire la rivalité  entre eux. J’ai connu des établissements très « débrouillards » pour trouver des ressources, très séduisants pour attirer des enseignants, très habiles pour encourager les familles soit à inscrire leurs enfants soit au contraire à les décourager (la carte scolaire a ses failles)

La seule autonomie valable c’est la gestion de la réalité : un projet de fonctionnement appuyé sur un état de lieux précis et évolutif selon les circonstances. Que l’équipe ensuite fasse la liste des ses moyens en personnel, en installation et matériel propre à l’établissement. Qu’elle fasse ensuite la liste des besoins pour répondre aux nécessités collectives et individuelles de leur population scolaire.

Donc troisième impératif : doter les établissement des ressources de bases identiques à toutes les écoles de même catégorie. Répondre aux demandes pour fournir les moyens complémentaires selon les besoins, tant en personnes de soutien qu’en aide à l’organisation matérielle.

Autonomie non mais originalité oui : chaque équipe a son projet pour répondre aux finalités des programmes, mais chaque équipe peut utiliser des vecteurs d’enseignement différents, par le biais de projets thématiques divers. Rares sont ceux qui ne réclament pas des aides, souvent fournies par les familles, les municipalités, les associations mais pas que…Si nous ne voulons pas que nos enseignants soient trop pris par ces recherches ou soient confrontés à des inégalités, il faut leur offrir des portes auxquelles frapper. J’ai connu le rôle formidable d’APE, de Caisses des Ecoles, de Sou de l’Enfant dans certaines communes, des Pupille de l’Education Publique aussi, il en est d’autres..

Donc quatrième objectif : encourager et faciliter la réalisation des projets d’accompagnement pédagogique et éducatif.

La grande inégalité des écoles, notamment maternelles et élémentaires résident dans leur appartenance à une commune. Certaines sont formidables dans leur prise en compte de leurs responsabilités  envers la communauté scolaire et se révèlent des soutiens conséquents pour les équipes enseignantes. D’autres sont plus négligentes, voire inexistantes.

Donc, les règles minimales d’obligation scolaire pour les municipalités ont besoin sans doute d’être relues et respectées. Des mise en évidence médiatiques des réussites ne seraient pas inutiles non plus.

A mon avis, c’est commettre une erreur importante que de remettre en cause la réforme de Rythmes scolaires et en la resituant au niveau communal. D’abord vous accentuez une inégalité déjà existante depuis que l’on a laissé chaque commune libre de s’organiser, ce qui produit là aussi des réalisations très valables et des échecs organisés

Que la réforme soit nécessaire est indubitable, et ce n’est ni les spécialistes qui le nieront pas, même s’ils s’opposent sur la forme. J’ai participé à bien des colloques, des concertations vite abandonnées au fond de tiroirs. Quid de ce pauvre temps de l’enfant si malmené et si oublié pour ne proposer que des aménagements scolaires et laisser celui qui reste à la famille, à la collectivité, à des associations… en un grand fourre-tout inégalitaire.

Le temps scolaire est une question de méthode pédagogique, le 1/3 temps en approchait, et c’est l’organisation des apprentissages qui le représente : le contenu mais aussi les éveils, les découvertes, les savoirs nouveaux, les renforcements, les pauses, les répétitions… Donc une formation spécifique de l’enseignant (pour ma part je ne l’ai connue qu’avec mes profs pour l’éducation spéciale) ; Ce n’est certainement pas en réduisant la journée se classe qu’on l’obtient mais en aménageant ses « moments »

-                  Quant au temps de l’enfant, quand s’en est-t-on soucié ? Lors des divers modulations de vacances depuis les travaux agricoles jusqu’aux motivations commerciale ? Quand a-t-on consulté ou hésité pour passer du jeudi au mercredi, supprimer samedi après-midi puis samedi matin ? (une erreur qui a encore plus coupé les familles de l’école,(le prétexte des familles divorcées est bien faible, puisque je me souviens que c’était justement le seul moment souvent de rencontrer « l’autre parent » . C’était aussi l’un des seuls moments pour se rencontrer parents-enseignants, de façon non officielle…

-

-                  Donc : et je n’ai pas de proposition, il est certain que par le jeu d’accueils généralisés et bien organisés, si l’on pouvait faire que la journée d’un enfant ne soit pas trop éclatée, ce serait déjà un mieux tenant compte des besoins des parents soumis à leurs propres horaires.

-                   

-                  Enfin, un enfin provisoire, tant il ya à dire, RIEN RIEN ne pourra améliorer notre Système Educatif sans l’existence de communautés scolaires pour chaque établissement. Elle n’a pas besoin d’être envahissante, mais éclairée, au fait des projets, des réalités, pas complice, ni ennemie mais aide lucide…  Je crois aux échanges collectifs où les faits sont dits devant tous, les discussions menées ensemble dès le début de l’année. Ensemble, c’est tous équipe et familles avant sans doute d’être classe par classe. Je ne pense pas que sans cette symbiose des idées, l’école puisse progresser. J’ai connu en 40 ans bien des moments heureux mais aussi des moments de tension le plus souvent, ils ont été atténués voire résolus par l’intervention d’autres parents, élus ou non, qui ont pu dédramatiser et assurer que la discussion était possible entre nous…

 

Mon credo, ce n’est pas la refondation car elle existe bien notre Ecole avec ses bosses et ses cimes, mais réflexion générale et remobilisation de tous. Ce n’est pas nouveau, mais ce serait bien que cette fois ce soit réalisé.

7 mars 2017

RÊVER L’ECOLE ENSEMBLE

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 10 h 45 min

ECOLE HIER AUJOURD'HUI

                          Rêveur mais têtu, je voudrais donner, sinon ma force, inexistante, mais surtout ma conviction qu’un vrai réveil pour l’Ecole est  possible…

                      Je m’affirme rêveur et avoir rêvé mes engagements, dans et autour de l’école… mais de les avoir vécus aussi avec une communauté construite peu à peu, et bien éelle. Parfois, ce vécu a mal tourné, ensemble nous l’avons corrigé. Nul enseignant n’y a perdu son originalité mais tous ont pu réaliser leurs projets sans ignorer les autres et sans rompre la cohérence, amont, présent et aval des suivis.  10ans d’enseignement spécialisé, 30 de direction avec classe et un seul regret «  trop vite passé, insuffisamment accompli… », mais  pas de remords..

« Qu’est-ce qu’un vrai rêve ? C’est un rêve qui dure. Et, s’il dure, c’est qu’il s’est marié. Marié avec la volonté. » Eric ORSENNA.

L’essentiel est l’enfant ! Aussi curieux, aussi éveillé soit-il, il aura toujours besoin d’être motivé, guidé, exercé… pour que les outils de la connaissance, du savoir-faire, du savoir vivre avec les autres ne soient pas les seuls fruits de sa spontanéité.

L’Ecole, seule, est capable d’accompagner l’éducation de la famille et de l’environnement pour procéder, en toute cohérence, à la progression harmonieuse des apprentissages autant qu’à la compensation des divers handicaps.

L’Ecole ne sera véritablement ce service efficace qu’avec, pour chaque établissement, un projet adapté autant aux objectifs  éducatifs de notre société qu’à la réalité de la population scolaire qu’elle prend en charge.

L’Ecole ne sera véritablement cet outil d’excellence, capable de faire vivre ce projet, que si elle est dotée d’une équipe compétente dans ses individualités et cohérente dans le suivi total des élèves depuis son arrivée dans l’établissement jusqu’à sa sortie. Une équipe capable d’aider ses membres les plus fragiles, de remédier aux erreurs de mise en place du projet de fonctionnement… Une équipe solidaire et lucide.

L’Ecole ne sera performante que si un animateur responsable, formé aux tâches de gestion, de relations, d’orientation est le vrai directeur de cette équipe.

Il est terrible de constater que ces évidences, incontestables pour toute institution, reste, dans notre système éducatif, indéterminées, uniquement laissées à l’initiative, la bonne volonté, de ceux qui essaient de les mettre en œuvre… Avec tout ce que cela représente d’aléatoire. La chance scolaire d’un enfant relève de la loterie : la « bonne école » – la « bonne classe », sans cohérence assurée dans le même établissement, sans suivi de similitude lors des déménagements. Oui la carte scolaire au choix devient alors un privilège.

            Structurer les établissements est un préalable sur lequel, ensuite, on peut greffer des moyens. Le contraire n’est que construction sur du sable…

            Le discours final, de mon cri : « …et l’Ecole renaîtra de mes cendres ! », « l’Essentiel. » se veut la véritable base d’une école dans laquelle tous les artisans de belle volonté ont une chance de s’épanouir et d’épanouir le présent de nos enfants. Leur donner, à tous, une chance pour un futur à la hauteur de leurs possibilités, toutes différences prises en compte, est-ce vraiment impossible ?

Chacun d’entre nous est un prolétaire fondamental dont la seule vraie richesse, étymologique et de fait, reste au moment du grand dépouillement, nos enfants et leur devenir.

Je sais, on n’est pas sérieux quand on a 74 ans ; je sais qu’il faut laisser Saint Ex., son Petit Prince, rêver et laisser les gens sérieux compter les étoiles et allumer, éteindre les réverbères, mais comme la vie serait mieux possible, si la belle politique mettait un peu d’utopie dans ses projets et écoutait ceux qui ont vécu avec passion leur quotidien avec et pour les autres.

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Victor Coudesabot |
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