Réfléchir et dire… un peu

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13 juillet 2018

QUAND….

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 39 min

Référence au Texte de Martin NIEMULLER (1892-1984)
Un homme dont la famille faisait partie de l’aristocratie allemande, avant la Seconde
Guerre mondiale, possédait un certain nombre de grandes usines et de propriétés.
Quand on lui demandait combien d’Allemands étaient de véritables nazis, il faisait une réponse qui peut guider notre attitude au regard du fanatisme.
Peu de gens sont de vrais nazis, disait-il, mais nombreux sont ceux qui se réjouissent du retour de la fierté allemande, et encore plus nombreux ceux qui sont trop occupés pour y faire attention.
J’étais l’un de ceux qui pensaient simplement que les nazis étaient une bande de cinglés.
Aussi la majorité se contenta-t-elle de regarder et de laisser faire. Soudain, avant que nous ayons pu réaliser, ils nous possédaient, nous avions perdu toute liberté de manœuvre et la fin du monde était arrivée.
Ma famille perdit tout, je terminai dans un camp de concentration et les alliés détruisirent mes usines.
La Russie communiste était composée de Russes qui voulaient tout simplement vivre en paix, bien que les communistes russes aient été responsables du meurtre d’environ vingt millions de personnes.  La majorité pacifique n’était pas concernée.
L’immense population chinoise était, elle aussi, pacifique, mais les communistes chinois réussirent a tuer le nombre stupéfiant de soixante-dix millions de personnes.
Le japonais moyen, avant la Deuxième Guerre mondiale, n’était pas un belliciste sadique.
Le Japon, cependant, jalonna sa route, a travers l’Asie du S d-est, de meurtres et de carnages dans une orgie de tueries incluant l’abattage systématique de douze millions de civils chinois, tués, pour la plupart, a coups d’épée, de pelle ou de baïonnette.
Et qui peut oublier le Rwanda qui s’effondra dans une boucherie.
N’aurait-on pu dire que la majorité des Rwandais était pour la Paix et l’Amour ?
Les leçons de l’Histoire sont souvent incroyablement simples et brutales, cependant, malgré toutes nos facultés de raisonnement, nous passons souvent a côté des choses les plus élémentaires et les moins compliquées : les musulmans pacifiques sont devenus inconséquents par leur silence.
Aujourd’hui, des experts et des têtes bien pensantes, ne cessent de nous répéter que l’Islam est la religion de la paix, et que la vaste majorité des musulmans ne désire que vivre en paix.
Bien que cette affirmation gratuite puisse être vraie, elle est totalement infondée.
C’est une baudruche dénuée de sens, destinée a nous réconforter, et, en quelque sorte, a diminuer le spectre du fanatisme qui envahit la Terre au nom de l’Islam.
Le fait est que les fanatiques gouvernent l’Islam, actuellement.
Ce sont les fanatiques qui paradent. Ce sont les fanatiques qui financent chacun des cinquante conflits armés de par le monde.
Ce sont des fanatiques qui assassinent systématiquement les chrétiens ou des tribaux a travers toute l’Afrique et mettent peu a peu la main sur le continent entier, a travers une vague islamique.
Ce sont les fanatiques qui posent des bombes, décapitent, massacrent ou commettent les crimes d’honneur.
Ce sont les fanatiques qui prennent le contrôle des mosquées, l’une après l’autre.
Ce sont les fanatiques qui prêchent avec zèle la lapidation et la pendaison des victimes de viol et des homosexuels.
La réalité, brutale et quantifiable, est que la majorité  pacifique, la majorité silencieuse y est étrangère et se terre.
Les musulmans pacifiques deviendront nos ennemis s’ils ne réagissent pas, parce que, comme mon ami allemand, ils s’éveilleront un jour pour constater qu’ils sont la proie des fanatiques et que la fin de leur monde aura commencé.
Les Allemands, les Japonais, les Chinois, les Russes, les Rwandais, les Serbes, les Albanais, les Afghans, les Irakiens, les Palestiniens, les Nigériens, les Algériens, tous amoureux de la Paix, et beaucoup d’autres peuples, sont  morts parce que la majorité pacifique n’a pas réagi avant qu’il ne soit trop tard.
Quant a nous, qui contemplons tout cela, nous devons observer le seul groupe important pour notre mode de vie : les fanatiques.
Enfin, au risque de choquer ceux qui doutent que le sujet soit sérieux et détruiront  simplement ce message, sans le faire suivre, qu’ils sachent qu’ils contribueront a la  passivité qui permettra l’expansion du problème.
Aussi, détendez-vous un peu et propagez largement ce message. Espérons que des milliers de personnes, de par le monde, le liront, y réfléchiront et le  feront suivre…
Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai pas protesté  parce que je ne suis pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.
Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester.
Texte de Martin NIEMOLLER (1892-1984), pasteur protestant arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen.  Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau …  Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945.
On ne peut s’empêcher de repenser a cette phrase de l’ un de nos congénères les plus éclairés, lui aussi allemand d’ origine :
«   Le monde est dangereux a vivre non pas tant a cause de ceux qui font le mal, mais a cause de ceux qui regardent et laissent faire.  »
Albert Einstein

12 juillet 2018

MOMOTARO ET LES BRIGANDS

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 21 h 41 min

Il était une fois un grand-père et une grand-mère qui vivaient dans la montagne. Tous les jours, le grand-père allait ramasser du petit bois, tandis que la grand-mère allait à la rivière laver le linge.

Un jour, alors qu’elle faisait la lessive, une grosse pêche, descendant la rivière, flotta jusqu’à elle. Voyant ce beau fruit, la grand-mère pensa que son mari serait content de le manger, ramassa la pêche et l’emporta chez elle. Quand le grand-père rentra déjeuner et vit la pêche si appétissante, il fut très content. La grand-mère coupa la pêche en deux avec un grand couteau et, quelle surprise ! Un joli petit garçon se trouvait à l’intérieur.  Le grand-père et la grand-mère n’avaient pas d’enfant, et ils remercièrent la providence de leur avoir envoyé ce petit garçon. Comme il était né dans une pêche, ils décidèrent de l’appeler Momotaro, ce qui signifie « l’enfant né dans une pêche ». La grand-mère prépara un repas et fit manger l’enfant. Il mangeait voracement et grandissait à vue d’œil. Le grand-père et la grand-mère étaient bien surpris ! Momotaro devint bien vite grand et fort.

Cependant, aussi grand et fort qu’il fût, Momotaro était paresseux. Il passait ses journées à dormir et à manger. Les autres jeunes gens du village allaient à la montagne ramasser des fagots, et seul Momotaro ne faisait rien. Le grand-père et la grand-mère se faisaient bien du souci, et ils demandèrent aux jeunes gens d’inviter Momotaro à aller avec eux travailler. Ils vinrent donc inviter Momotaro :

 » Momotaro, si tu venais avec nous ramasser des fagots dans la montagne ? « , mais celui-ci répondit :  » Je n’ai pas de hotte pour porter le bois, je ne peux pas aller avec vous. »

Le jour suivant, ils revinrent inviter Momotaro :

« Momotaro, si tu venais avec nous ramasser des fagots dans la montagne ? « , mais celui-ci répondit :

 » Je n’ai pas de sandales, je ne peux pas aller avec vous. »

La grand-mère se fâcha devant tant de paresse, et le jour suivant Momotaro alla avec les jeunes gens du village ramasser des fagots dans la montagne.

Pendant que tous ramassaient des fagots, Momotaro fit la sieste. Quand ils eurent fini leur travail, les jeunes gens décidèrent de rentrer au village ; Momotaro s’éveillant leur dit : :

« Je ramasse un peu de bois et je rentre avec vous. »

Mais ils lui rétorquèrent :

 » Si tu commences maintenant, nous allons rentrer trop tard. »

Faisant la sourde oreille, Momotaro se dirigea vers un arbre énorme, et le prenant par le tronc, le déracina. Les garçons n’en croyaient pas leurs yeux ! Le grand et fort Momotaro chargea l’arbre sur son épaule, les jeunes gens leurs fagots sur leur dos, et tous rentrèrent au village. Quand ils arrivèrent, le grand-père et la grand-mère furent bien étonnés de voir Momotaro porter un arbre aussi lourd comme s’il n’était qu’une simple brindille.

Cet exploit parvint aux oreilles du seigneur, qui désira rencontrer Momotaro. Il lui parla ainsi :

 » Depuis fort longtemps, une bande de vilains brigands maltraite mes paysans et rançonne les villages. Si tu es si fort qu’on le dit, punis-les et reviens. »

Momotaro partit donc pour l’île des brigands.

Le grand-père et la grand-mère confectionnèrent des gâteaux de millet et les donnèrent à Momotaro pour le voyage. Chemin faisant, celui-ci rencontra un chien.

 » Momotaro, où vas-tu ainsi ?  » lui demanda le chien.

 » A l’île des brigands, les punir. »

 » Et qu’y a-t-il dans ton baluchon ? »

 » Les meilleurs gâteaux de millet du Japon. »

 » Donne-m’ en un, et j’irai avec toi. » lui proposa le chien.

Momotaro lui donna un gâteau et ils continuèrent le voyage ensemble. Ils rencontrèrent ensuite un singe.

 » Momotaro, où vas-tu ainsi ?  » lui demanda le singe.

 » A l’île des brigands, les punir. »

 » Et qu’y a-t-il dans ton baluchon ? »

 » Les meilleurs gâteaux de millet du Japon. »

 » Donne-m’en un, et j’irai avec toi. » lui proposa le singe.

Momotaro lui donna un gâteau et tous trois continuèrent leur voyage ensemble. Un faisan vint en volant à leur rencontre.

 » Momotaro, où vas-tu ainsi ?  » lui demanda le faisan.

 » A l’île des brigands, les punir. »

 » Et qu’y a-t-il dans ton baluchon ? »

 » Les meilleurs gâteaux de millet du Japon. »

 » Donne-m’en un et j’irai avec toi. » lui proposa le faisan.

Momotaro lui donna un gâteau.

Momotaro, le chien, le singe et le faisan partirent ensemble en bateau pour l’île des brigands, mais ils avaient beau naviguer toutes voiles dehors, ils n’apercevaient rien à     l’horizon. Le faisan s’élança alors dans le ciel, et ayant repéré l’île, leur indiqua la direction. Ils accostèrent enfin.

Sur l’île se trouvait un grand château dont la porte était fermée. Le singe grimpa lestement par-dessus et ouvrit de l’intérieur. Momotaro entra alors, et s’adressa aux vilains  brigands qui ripaillaient :

 » Je suis Momotaro, et je suis venu vous punir de vos mauvaises actions. »

Les brigands se moquèrent de lui, mais le chien s’élança et les mordit. Momotaro dégainant son sabre les combattit. Momotaro et ses compagnons, qui avaient mangé les meilleurs gâteaux de millet du Japon, étaient invincibles et n’avaient peur de rien.

Aussi les brigands demandèrent-ils grâce :

 » Nous ne serons plus jamais méchants, épargne-nous. »

Les brigands vaincus par Momotaro lui remirent les trésors qu’ils possédaient, et Momotaro et ses compagnons, qui grâce aux meilleurs gâteaux de millet du Japon avaient vaincu et puni les bandits, rentrèrent chez eux avec ces trésors. Le grand-père et la grand-mère, qui se faisaient bien du souci pour Momotaro, l’accueillirent avec une grande joie.

Ils vécurent ensemble longtemps et furent très heureux.

11 juillet 2018

vacances

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 22 h 27 min

vacances

7 juillet 2018

Écrire selon Juliette.

Classé dans : être — linouunblogfr @ 21 h 42 min

écrire             Écrire… Écrire pour s’envoler, écrire pour oublier, écrire pour dénoncer, écrire pour vivre. S’exprimer, laisser libre court à son imagination, frotter doucement sa plume sur son papier, faire glisser passionnément son stylo sur son cahier, taper machinalement sur les touches de son clavier. Ne pas revenir en arrière, ne jamais regretter ni même appréhender. S’identifier à ses personnages, se reconnaître dans chaque tâche d’encre, suffoquer, rire, pleurer… Puis souffler. Souffler de bonheur, se sentir rassuré, perdu, amoureux. Voilà ce à quoi s’engage un écrivain, voilà ce dont il doit être capable. Voyager et faire voyager, détester et faire détester, apprécier et faire apprécier. Et ce uniquement grâce à la magie des mots. Puis finalement écrire pour laisser des traces, des idées, des souvenirs. Écrire pour ne jamais être oublié et pour que l’on n’oublie jamais. Une différence subtile, certes, mais ne valait-elle pas la coup d’être écrite ?

6 juillet 2018

L’ENFANCE merci Jean-Claude

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 22 h 52 min

L’enfance

On garde au fond du cœur un peu de notre enfance

D’un côté le souvenir de l’autre l’espérance

Je me souviens encore de vieilles inquiétudes

Aux mourantes lueurs de ces fins de journées

Où les soirées pour moi devenaient habitude

D’essuyer sur mes joues les larmes qui perlaient

J’attendais le matin ma haine contenue

Qu’un rayon de soleil illumine les nues

Et de ce noir profond un appel au secours

D’en dérober l’ardeur à la clarté du jour

Je passais mes journées à jouer dans la rue

En rêvant d’horizons qui m’étaient  inconnus

Et je priais très fort pour exaucer mes vœux

De forcer le ciel à rester toujours bleu

Mon esprit vagabond n’était qu’une chimère

Rêver d’un paradis  trop souvent éphémère

Mais lorsque l’ennuie me chatouillait un peu

Je dessinais ma vie et là j’étais heureux

Il restera dans ma mémoire lorsque j’aurai tout oublié

Peut être un peu de désespoir de n’avoir vu le temps passer

5 juillet 2018

Réflexion sur la taille d’une école….

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 20 h 39 min

J’ai commencé par 32 classes dans un cours complémentaire près des usines Renault), du CP à la 3ème. J’avais la classe de perf et je me sentais bien isolé, des groupes mais pas de vrais échanges… Puis école de 16 classes, dans un grand ensemble dont 3 spéciales. J’avais celle des ados et nous étions bien seuls. Les collègues fonctionnaient par niveau surtout (ni cycles ni conseil d’école, des maîtres parfois). Puis direction sans décharge de 6 classes dont une CLIN (primo arrivants et enfants du voyage… Beaucoup mieux pour les concertations mais classes mixtes souvent pour équilibrer les effectifs… Enfin 12 classes, plus une Clin, plus un poste adaptation, 1/2 décharge et ce fut formidable pendant 20 ans. De vrais cycles, un Conseil des maîtres actif, des regroupements possibles pour les soutiens ; un solide Conseil d’Ecole avec un vrai projet pour des actions et des suivis personnalisés… Peu à peu, autour, une communauté bien présente sans être envahissante… Des crises parfois dures comme partout mais plus facile à dépasser dans ces conditions.

Je dois ajouter que l’école maternelle travaillait en belle collaboration avec nous, pour les projets, les suivis pédagogiques et les connaissances du travail de chacun, à tous les niveaux… Nous avions la chance de pouvoir compter aussi sur les rencontres avec les profs de 6ème.

Je me suis toujours opposé à la fusion maternelle élémentaire, même quand on me l’a proposée. Je connais des villages qui ont opté pour poursuivre la séparation même si cela entraîne des transports et les résultats sont probants… Tant que cela est possible, il faut ménager ces deux espaces scolaires en multipliant les échanges…

Ce n’est pas tant la taille de l’école qui compte mais bien son équipe, son organisation et j’ose le dire sa direction ! On peut faire sans, c’est mieux avec…

4 juillet 2018

VIEILLIR

Classé dans : être — linouunblogfr @ 22 h 44 min

Vieillir

Extrait de son livre paru en avril 2011 : Les mots de ma vie de Bernard Pivot         

            Vieillir, c’est chiant. J’aurais pu dire : vieillir, c’est désolant, c’est insupportable, c’est douloureux, c’est horrible, c’est déprimant, c’est mortel. Mais j’ai préféré « chiant » parce que c’est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste. Vieillir, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait encore moins quand ça finira. Non, ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre naissance. On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant. On était bien dans sa peau. On se sentait conquérant. Invulnérable. La vie devant soi. Même à cinquante ans, c’était encore très bien. Même à soixante. Si, si, je vous assure, j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme.

Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps – mais quand – j’ai vu le regard des jeunes, des hommes et des femmes dans la force de l’âge qu’ils ne me considéraient plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge. J’ai lu dans leurs yeux qu’ils n’auraient plus jamais d’indulgence à mon égard. Qu’ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables. Sans m’en rendre compte, j’étais entré dans l’apartheid de l’âge. Le plus terrible est venu des dédicaces des écrivains, surtout des débutants. « Avec respect », « En hommage respectueux », Avec mes sentiments très respectueux ». Les salauds! Ils croyaient probablement me faire plaisir en décapuchonnant leur stylo plein de respect? Les cons! Et du « cher Monsieur Pivot » long et solennel comme une citation à l’ordre des Arts et Lettres qui vous fiche dix ans de plus

Un jour, dans le métro, c’était l

Vieillir

Extrait de son livre paru en avril 2011 : Les mots de ma vie de Bernard Pivot         

            Vieillir, c’est chiant. J’aurais pu dire : vieillir, c’est désolant, c’est insupportable, c’est douloureux, c’est horrible, c’est déprimant, c’est mortel. Mais j’ai préféré « chiant » parce que c’est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste. Vieillir, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait encore moins quand ça finira. Non, ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre naissance. On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant. On était bien dans sa peau. On se sentait conquérant. Invulnérable. La vie devant soi. Même à cinquante ans, c’était encore très bien. Même à soixante. Si, si, je vous assure, j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme.

Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps – mais quand – j’ai vu le regard des jeunes, des hommes et des femmes dans la force de l’âge qu’ils ne me considéraient plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge. J’ai lu dans leurs yeux qu’ils n’auraient plus jamais d’indulgence à mon égard. Qu’ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables. Sans m’en rendre compte, j’étais entré dans l’apartheid de l’âge. Le plus terrible est venu des dédicaces des écrivains, surtout des débutants. « Avec respect », « En hommage respectueux », Avec mes sentiments très respectueux ». Les salauds! Ils croyaient probablement me faire plaisir en décapuchonnant leur stylo plein de respect? Les cons! Et du « cher Monsieur Pivot » long et solennel comme une citation à l’ordre des Arts et Lettres qui vous fiche dix ans de plus

Un jour, dans le métro, c’était la première fois, une jeune fille s’est levée pour me donner sa place. J’ai failli la gifler. Puis la priant de se rasseoir, je lui ai demandé si je faisais vraiment vieux, si je lui étais apparu fatigué. « Non, non, pas du tout, a-t-elle répondu, embarrassée. J’ai pensé que… » Moi aussitôt : «Vous pensiez que…? — Je pensais, je ne sais pas, je ne sais plus, que ça vous ferait plaisir de vous asseoir. – Parce que j’ai les cheveux blancs? – Non, c’est pas ça, je vous ai vu debout et comme vous êtes plus âgé que moi, ç’a été un réflexe, je me suis levée…– Je parais beaucoup beaucoup plus âgé que vous? –Non, oui, enfin un peu, mais ce n’est pas une question d’âge… –Une question de quoi, alors? – Je ne sais pas, une question de politesse, enfin je crois…» J’ai arrêté de la taquiner, je l’ai remerciée de son geste généreux et l’ai accompagnée à la station où elle descendait pour lui offrir un verre.
        Lutter contre le vieillissement c’est, dans la mesure du possible, ne renoncer à rien. Ni au travail, ni aux voyages, ni aux spectacles, ni aux livres, ni à la gourmandise, ni à l’amour, ni à la sexualité, ni au rêve. Rêver, c’est se souvenir tant qu’à faire, des heures exquises. C’est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent. C’est laisser son esprit vagabonder entre le désir et l’utopie. La musique est un puissant excitant du rêve. La musique est une drogue douce. J’aimerais mourir, rêveur, dans un fauteuil en écoutant soit l’adagio du Concerto no 23 en la majeur de Mozart, soit, du même, l’andante de son Concerto no 21 en ut majeur, musiques au bout desquelles se révéleront à mes yeux pas même étonnés les paysages sublimes de l’au-delà. Mais Mozart et moi ne sommes pas pressés. Nous allons prendre notre temps. Avec l’âge le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement. Nous ignorons à combien se monte encore notre capital. En années? En mois? En jours? Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital. Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, il faut jouir sans modération. Après nous, le déluge? Non, Mozart

compagnée à la station où elle descendait pour lui offrir un verre.
        Lutter contre le vieillissement c’est, dans la mesure du possible, ne renoncer à rien. Ni au travail, ni aux voyages, ni aux spectacles, ni aux livres, ni à la gourmandise, ni à l’amour, ni à la sexualité, ni au rêve. Rêver, c’est se souvenir tant qu’à faire, des heures exquises. C’est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent. C’est laisser son esprit vagabonder entre le désir et l’utopie. La musique est un puissant excitant du rêve. La musique est une drogue douce. J’aimerais mourir, rêveur, dans un fauteuil en écoutant soit l’adagio du Concerto no 23 en la majeur de Mozart, soit, du même, l’andante de son Concerto no 21 en ut majeur, musiques au bout desquelles se révéleront à mes yeux pas même étonnés les paysages sublimes de l’au-delà. Mais Mozart et moi ne sommes pas pressés. Nous allons prendre notre temps. Avec l’âge le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement. Nous ignorons à combien se monte encore notre capital. En années? En mois? En jours? Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital. Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, il faut jouir sans modération. Après nous, le déluge? Non, Mozart

 

3 juillet 2018

Invitation de la folie…

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 22 h 11 min

Jean de la Fontaine n’a pas écrit que des fables animalières…… !!!

Invitation de la Folie ! (fable de Jean de la Fontaine)
La Folie décida d’inviter ses amis pour prendre un café chez elle.
Tous les invités y allèrent.
Après le café
la Folie proposa :
- On joue à cache-cache ?
- Cache-cache ? C’est quoi, ça ? demanda
la Curiosité.
- Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu’à cent et vous vous cachez. Quand j’ai fini de compter
je cherche, et le premier que je trouve sera le prochain à compter. 
Tous acceptèrent, sauf
la Peur et la Paresse. 
- 1, 2, 3
La Folie commença à compter.
L’Empressement se cacha le premier, n’importe où.
La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d’arbre.
La Joie courut au milieu du jardin.
La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d’endroit approprié pour se cacher.
L’Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher.
La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient.
Le Désespoir était désespéré en voyant que la Folie était déjà à 99.
CENT ! cria
la Folie, je vais commencer à chercher…
La première à être trouvée fut
la Curiosité, car elle n’avait pu s’empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert. 

 En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d’une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché.
Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité…
Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda :
- Où est l’Amour ?  Personne ne l’avait vu.
La Folie commença à le chercher. Elle chercha au-dessus d’une montagne, dans les rivières au pied des rochers.
Mais elle ne trouvait pas l’Amour.
Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier, prit un bout de bois et commença à chercher parmi les branches,
lorsque soudain elle entendit un cri : C’était l’Amour, qui criait parce qu’une épine lui avait crevé un œil.
La Folie ne savait pas quoi faire. Elle s’excusa, implora l’Amour pour avoir son pardon et alla jusqu’à lui promettre de le suivre pour toujours.
L’Amour accepta les excuses.
Aujourd’hui, l’Amour est aveugle et la Folie l’accompagne toujours…

1 juillet 2018

Avant de naître déjà…

Classé dans : lire — linouunblogfr @ 21 h 48 min

Nous naissons mais déjà nos pré acquis sont lancés : je ne parle pas des conditions familiales, sociales ni même physiologique qui auront une influence plus que certaine sur le potentiel global du futur né.

Je parle du ressenti du fœtus et de ce qu’il va imprimer dans sa mémoire inconsciente. Un ressenti qu’il va imprégner et qui déjà vont le marquer… Je me souviens d’un très beau document présenté lors de ma formation au CAEI (simplification pour  l’examen du certificat d’aptitude à l’éducation des enfants et adolescents déficients ou inadaptés  devenu CATSAIS Certificat d’aptitude professionnelle pour les aides spécialisées puis CAPA-SH (certificat d’aptitude professionnelle pour les aides spécialisées, les enseignements adaptés et la scolarisation des élèves en situation de handicap),. On y découvrait un bébé très agité auquel le médecin faisait écouter la voix de sa maman, une voix apaisée, à travers de l’eau… reconstituant ainsi son contexte prénatal… Peu à peu, l’enfant se calmait, devenait attentif, son agitation disparaissait… Je n’ai plus en mémoire ni les détails de l’installation, ni les consignes ni le nombre de séances… je sais seulement que  cette mère à la grossesse tourmentée et son bébé avaient retrouvé leur harmonie…

Bien sûr, mon souvenir n’a pas de valeur scientifique ; bien d’autres pourraient le compléter ou le discuter, mais il m’a conforté dans l’influence de la tension de la mère, pourquoi pas du père, de la fratrie, de l’environnement quotidien avant même la naissance…grossesse_civ

30 juin 2018

avoir, être et faire…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 45 min

Deux mots vitaux : avoir envie et faire

Pas envier mais se projeter vers et sinon lorsque l’envie ne motive plus le vivre faire pour occuper le cerveau et le plus souvent se donner la nécessité de finir pour continuer primaire certes mais occupationnel.

Le pire : procrastiner, remettre à plus tard par connaissance de ce que l’on imagine mais aussi par manque d’énergie, c’est-à-dire manque d’envie.

Idéal : avoir envie, se projeter vers le but, se donner les étapes pour réaliser les moyens puis les éléments de bilan : se satisfaire à toutes les étapes….

Supérieur : viser au-delà de ses possibilités (handicap par ex) puis sublimer ses moyens et souvent même les surpasser et aller au-delà de ses objectifs : du handicap au championnat…

Sublime : amener d’autres à croire en eux…

après se greffe tout le ressenti aimer : Pascal aimer ce que l’on fait si on ne fait pas ce que l’on aime.

ENVIER le pire car c’est vouloir ce qu’à l’autre sans passer par la case égaler.

 

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