Réfléchir et dire… un peu

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12 mai 2017

CONQUERIR, ENVAHIR, APPAUVRIR

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 23 h 28 min

                           Aussi loin que remonte l’histoire de l’humanité, les témoignages d’engagements pour préserver notre planète, pour donner une chance aux plus faibles de tous les êtres vivants : végétaux, animaux, humains abondent… S’impose aussi la loi du pouvoir, du profit, du plus fort… De pire en pire car l’homme « conquistador » après avoir rongé la terre, asservi les faibles autour de lui, a cherché de plus en plus loin, ce qu’il nomme ressources, minerais, forêts, esclaves… et loin de ses yeux, près du portefeuille, il porte beau et peut détruire en toute « ignorance » !

                 Souvent même, pour justifier ses conquêtes, ses ravages, ses massacres, il s’est donné, se donne de beaux prétextes, religieux, éducatifs, culturels… Il se protège même en attaquant ; il fait de ses territoires envahis, des « contrées sauvages », des indigènes, des « barbares »…. Sa civilisation n’hésite pas à dégénérer d’autres « civilisations » plus anciennes, parfois plus élaborées… La loi du plus faible devient toujours une faute lorsque le plus fort impose la sienne. La « bonne morale » fait écrire, parfois filmer mais fait surtout sourire autour des tables des Conseils d’Administration et aux corbeilles des Bourses…

J’oubliais ce sont souvent, hors des immenses exploitations policées, ces affreux pauvres qui cherchent l’or en cachette, qui braconnent, sabotent… comme à l’époque des nobles, les serfs qui ramassaient du bois, tendaient des collets et pour survivre risquaient la mort. Normal, ils dérangeaient, comme d’autres aujourd’hui qui polluent nos rues, nos mers…

Tant que des documents comme celui-ci pourront toucher, il faut les multiplier mais surtout, il faut conseiller l’usage du miroir, ne pas attendre la dernière heure pour peser ses actes… Je ne crois pas que l’Ecologie et l’Humanisme s’imposent, au risque à leur tour de devenir de dictatures, mais qu’elles s’enseignent oui! Malheureusement, souvent, trop souvent, éduquer se traduit par non pas le « Si tu peux… »  de Kipling mais par « le loup que doit être l’homme pour l’homme… » de Spinoza.

 

11 mai 2017

La saga éternelle des on…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 47 min

 

On est un faux-jeton secret capable d’empoisonner la mer d’une seule goutte de rumeur.

Il ne lui manque qu’un C pour appartenir à la grande famille des Cons dangereux…

On m’a dit…  ainsi commence la plus ancienne et la plus pérenne des histoires à histoires…

On, le plus célèbre roi de la dynastie des anonymes.

Un jour, on m’a glissé un doute dans l’oreille, depuis la mer des rumeurs emplit ma coquille d’un incessant ressac insaisissable.

On se boucane à la fumée des feux de « peut-être » et de « il paraît que ».

Qui vit par le On périra par le On !

Du petit on qui conduit le prof au suicide jusqu’au on qui mène à l’holocauste, on est l’ennemi du droit à la vérité… pourtant, on s’affirme comme son véhicule implacable.

On n’a pas de pluriel mais parle de mille bouches…

Hélas, On, une fois sur des milliers d’assertions se voit confirmé : ce hasard devient, preuve, a posteriori, et gangrène tous les défenseurs du fait avéré.

 

 

 

 

8 mai 2017

DETESTEZ !

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 27 min

Détestez-vous les uns les autres !

Ce qui m’inquiète énormément, c’est la détestation, pas encore la haine, ça viendra, latente chez tant de nos concitoyens, même dans les villages qui ne connaissent les autres «  ceux d’ailleurs » ceux d’autres « races «  d’autres « religions »… Elle n’a pas occulté la jalousie, ni l’envie, banales envers le voisin ou le village d’à coté mais elle la remplace si bien… Et à ceux qui réclament, non pas la tolérance, non pas l’aveuglement mais simplement la compréhension, l’application des lois envers les individus coupables pas contre les communautés, il est trop souvent répandu « Toi, forcément, tu les aimes ! ». Bon sang, le temps des dénonciations, des éliminations inhumaines et lâches n’est donc pas disparu…

Entendu lors d’une enquête dans un village qui avait voté massivement frontiste :

-                  Votre village n’a reçu aucun émigré, n’et pas recherché par les gitans… Vous êtes dans un secteur sans conflit alors pourquoi ce rejet des autres ?

-                  Mais ils sont ailleurs, on le sait !!!   -et cette assertion- Il faut bien détester quelqu’un !

Effectivement, écolier souvent déménagé, j’ai connu parfois violemment cette détestation a priori…

Pourquoi tout cela aujourd’hui ? Parce que j’ai peur que la méchanceté gagne, qu’elle souffle sur les peurs, les attisent et ne laissent plus que le choix de la haine !

J’ai peur que les bons (Bizounours, entend-on pour ne pas dire cons…) trop souvent à la recherche du compromis ne restent dans l’attente d’une accalmie, j’ai peur que les bons ne puissent que soigner les blessures…

Bien sûr, le malheur fait peur, la misère fait peur, bien sûr que comme dans le conte russe de LA MOUFLE, à force de se tenir chaud en accueillant encore et encore, tout éclate !

Mais bon sang, aura-t-on plus chaud lorsque dehors les autres seront morts ?

L’île des  regroupés, souvent proposée, c‘est à dire très vite « l’île des oubliés » ou les camps de concentration, où est la différence ?

Races au pluriel que de bonne consciences tu caches pour ceux qui ne veulent pas comprendre Race au singulier humain !

Sera-t-on plus tranquilles lorsque les « barbares » n’auront-plus d’autres alternatives que de nous envahir ?

 

6 mai 2017

Ensemble avec Brassens !

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 11 h 43 min

 

                   J’entends «  Ensemble », et c’est Brassens qui me saute à l’esprit…, avec tous ses excès, ses contradictions mais aussi sa générosité à fleur de notes… n’importe qui ; ou presque, peut encore être interpellé en chantant « Hécatombe », mais, mais qui sera interpellé parce qu’il chante, à belle voix, avec émotion, la « chanson pour l’Auvergnat », tout en vivant comme un croquant ?  Brassens  était, peut-être, un rebelle de cœur,  de faits, je ne sais pas vraiment, de mots certainement… J’aime penser, qu’il s’adressait, s’adresse toujours, à ceux qui, à tous les niveaux de la solidarité, chaque jour, sont des hôtesses – des étrangers – des Auvergnats et se plaisent, les innocents, à servir plutôt qu’à se servir… Je ne chante pas juste, mais le miel des messages de Brassens me chauffe l’âme depuis si longtemps que, en mon automne, je me les fredonne lorsque ça tangue trop dans notre société, pour être ENSEMBLE en pleine « FRATERNITE ».

COMMEMORER POUR MIEUX SE REDRESSER…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 11 h 42 min

Le 8 mai, le souvenir d’une victoire sur la haine, venue du fascisme d’ailleurs mais aussi d’idéologies d’inhumanité implantées en notre société, ce souvenir sera ravivé et rappellera que la lutte n’est jamais achevée…. 

            Avec tant d’autres, foncièrement altruistes et amoureux de la vie, notre grand-père a combattu, sur les fronts de la 1ère guerre mondiale, puis parmi les gens de belle volonté une fois la paix revenue. Il s’est engagé pour résister à la déferlante des envahisseurs lr de la seconde guerre.

                     Voici ce qu’a écrit Louis Buton… soldat dans les tranchées de Verdun, résistant en 1943, déporté jusqu’en mai 1945

                     « Sur les bancs de mon école, j’avais appris à aimer la France on m’avait dit que la vie était un bien précieux auquel on ne doit pas attenter, que tuer était une lâcheté, un crime qu’il ne fallait pas commettre.

            «La vie d’un homme est sacrée, nous devons la respecter » me disait mon bon vieil instituteur. Je m’étais donc engagé dans cette existence avec ces principes acquis en classe.

                  Je haïssais les querelles et parfois m’interposais en conciliateur dans bien des heurts… en un mot j’étais pacifiste.

                      Aussi, quel ne fut pas mon émoi lorsqu’éclata la guerre de 1914 ! Quel désarroi et quelle lutte je dus livrer ! J’aimais la paix mais j’aimais la France. Cette dernière attaquée, il fallait la défendre. Comment concilier les deux ?

                 La deuxième voix l’emporta. Je partis ! Je fis mon devoir ! J’ai combattu, j’ai souffert. J’ai tué pour que vive mon beau pays

                Quelle ne fut pas ma joie de pouvoir après la tourmente dès 1919, reprendre la route que je m’étais tracée vers la liberté pacifique. J’ai lutté dans la mesure de mes faibles moyens pour le rapprochement des peuples et la suppression des armées ; je voulais croire, après cette tuerie, que tous les hommes pouvaient être frères… »

                  22 ans après, toujours en colère contre toutes les violences, il prenait le chemin de la Résistance … et des camps de concentration !

                   A ses descendants, il a appris à douter des circonstances, mais pas de l’espoir, de l’étincelle d’Humanité qui sommeille, trop parfois, en chaque homme et femme, surtout en chaque enfant…

                  Pour ma part, j’ai souvent utilisé son exemple auprès de mes élèves et je suis très fier de voir ses enfants, petits-enfants continuer à faire s’épanouir les graines qu’il a semées…

2 mai 2017

La vie n’a pas d’âge.

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 31 min

 

Un poème de Jacques Prévert

La vie n’a pas d’âge.

La vraie jeunesse ne s’use pas.

  On a beau l’appeler souvenir,

  On a beau dire qu’elle disparaît,

On a beau dire et vouloir dire que tout s’en va,

Tout ce qui est vrai reste là.

Quand la vérité est laide, c’est une bien fâcheuse histoire,

Quand la vérité est belle, rien ne ternit son miroir.

Les gens très âgés remontent en enfance

Et leur cœur bat  là ou il n’y a pas d’autrefois.

COMPRENDRE…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 25 min

COMPRENDRE

23 avril 2017

Ravauder…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 09 min

Dans ma Vendée natale, on dit « tapisser les rets » quand on ravaude les trous des filets. C’est ce que nous proposent nos politiques, tous,  du conjoncturel : ravauder, réparer, colmater… c’est nécessaire et la situation l’impose avant le naufrage mais POUR QUOI ? Rigueur ? Réduction de personnel public ou privé, fermeture de classes, de chambres, d’aides… bon, mais même question POUR QUOI ?

Qui saura nous donner une image claire de notre école, de notre service hospitalier, de notre emploi, de nos logements, de notre solidarité nationale, de notre armée, de notre justice… etc. Personne pour l’instant. Faut-il croire que parler d’idéal, de structures abouties est une hérésie, un gros mot, une utopie digne des contes de fée ?

Non, nous citoyens lambda, savons les effets de la crise, les dysfonctionnements imputables au passé comme au présent, nous savons qu’un malade doit être soigné, mais pour obtenir quelle France, Personne, aucun groupe ne nous persuade de la reconstruction de notre pays… Que du replâtrage… Nous avons besoin de croire à une société revue et corrigée pour accepter les efforts… Considérez-nous comme intelligents, messieurs les décideurs, idéalistes oui, sinon à quoi bon lutter, mais intelligents aussi.ravauder

22 avril 2017

FONCTIONNAIRES.

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 13 min

J’ai été fonctionnaire et je le reste en esprit, avec fierté

Je connais beaucoup d’employés publics qui sont dans ces dispositions : être fonctionnaire c’est s’engager dans le service envers les habitants de notre pays, cela comporte des avantages, discutables en ces temps de précarisation, mais aussi des devoirs… Faire des fonctionnaires des caricatures est facile, et parfois justifié malheureusement, mais ce ne sont pas les fumistes qui doivent faire oublier la grande majorité des fonctionnaires vraiment utiles, en tous domaines… Les conditions d’exercice des tâches étant de plus en plus difficiles, les ratés se multiplient ; ce n’est pas le fonctionnaire compétent et concerné qui est en cause, c’est le système… Nos jeunes candidats doivent savoir que le service public a des épines parfois bien acérées… Courage quand même, l’engagement sincère est à soutenir !

19 avril 2017

Pas mieux hier…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 20 h 51 min

Non l’époque des blousons noirs n’était pas la « belle époque » ; c’était pour certains jeunes déboussolés par les premiers grands ensembles, déboussolés par les transferts arbitraires des « quartiers insalubres » des grandes villes vers les tours de banlieue, opération bien rentables pour les constructions urbaines, révoltés aussi car à l’époque le passage en 6ème n’était pas automatique et le conflit apprentis/étudiants pesait dans les rencontres…

Tout cela je l’ai connu, partagé et assumé avec des gens responsables de collectivités acceptant de faire confiance et de valoriser ces jeunes « paumés. La bande était le refuge des ados ; il fallait leur offrir plus attractif, nous l’avons fait… Différence avec aujourd’hui ; l’espoir réaliste d’avoir du travail, avec lui et les premier émois amoureux s’atténuaient les révoltes. Il ne restait plus qu’à recommencer avec les plus jeunes, l’école, les centres aérés (à l’époque) aidaient à cette prise en mains.

Aujourd’hui les plus jeunes sont tout aussi hargneux que leurs aînés et les copient. Rien ne vient les réconforter, ni le chômage, ni la situation des parents ni le luxe étalé des mieux lotis… Alors oui, il faut aider tous ceux qui essaient d’améliorer sur le terrain la situation : grands-frères, associations, travailleurs sociaux, enseignants, policiers, même s’ils ne sont pas encouragés à pratiquer les liens de proximité.

La sanction est nécessaire mais la prévention auprès des enfants, le suivi pour ceux qui ont payé, la revalorisation en bref le goût de vivre, de revivre sont indispensable pour que se rééquilibre notre société.

Qui saura faire ?

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Victor Coudesabot |
Savoirses |
P4corneille |
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