Réfléchir et dire… un peu

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10 juin 2018

Chaque matin

Classé dans : être — linouunblogfr @ 21 h 15 min

Nous ne savons pas si le Bonheur existe, et, peut-être, cela vaut-il mieux car comme le savetier de la fable, nous aurions souvent peur de le perdre

Par contre, nous savons que les bonheurs, eux, abondent. Petits, grands, ils sont attendus ou imprévus ; ils apparaissent dans les circonstances les plus diverses, insolites parfois mais ils sont fortement calorifiques

La chaleur d’un coup de main, que l’on donne ou que l’on reçoit, le sourire d’un inconnu croisé, la gentillesse, la sincérité, la bonne volonté… même fugaces ces signes sont des cadeaux qui ne résolvent pas les soucis mais font de mesquinerie et égoïsme des mots périssables.

Chaque aube est le début d’une nouvelle vie disent les optimistes, sans oublier celles qui les ont forgées, à chacun, il faut souhaiter de belles journées éclairées de rencontres vivifiantes et vraies. Acceptez ces brefs rayonnements. A votre tour, vous rayonnerez et l’espérance, cachée par les misères, émergera de son tonneau.

Ce n’est pas toujours facile mais c’est tellement agréable à retrouver, après dans un coin de son esprit.

Reprendre un coup de Desproges

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 12 h 26 min

Je ne bois jamais à outrance,

je ne sais même pas où c’est.

L’ ouverture d’esprit

n’est pas une fracture du crâne.

Je n’ai jamais abusé de l’alcool,

il a toujours été consentant.

Si vous parlez à Dieu, vous êtes croyant …

S’il vous répond, vous êtes schizophrène.

5 fruits et légumes par jour, ils me font marrer …

Moi, à la troisième pastèque , je cale.

L’alcool tue, mais combien sont nés grâce à lui ?

Un jour j’irai vivre en Théorie,

car en Théorie tout se passe bien.

La médecine du travail est la preuve

que le travail est bien une maladie !

Le Lundi, je suis comme Robinson Crusoé,

j’attends Vendredi.

IKEA est le meilleur prénom pour une femme :

suédoise, bon marché, à emmener aussitôt chez soi et facile à monter.

Dieu a donné un cerveau et un sexe à l’homme

mais pas assez de sang pour irriguer les deux à la fois.

La pression, il vaut mieux la boire que la subir.

Jésus changeait l’eau en vin …

et tu t’étonnes que 12 mecs le suivaient partout !

Si la violence ne résout pas ton problème,

c’est que tu ne frappes pas assez fort.

Travailler n’a jamais tué personne mais pourquoi prendre le risque ?

9 juin 2018

La maraude de Gavroche

Classé dans : lire,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 15 h 30 min

Les Misérables Victor Hugo.

                    Pendant que Gavroche examinait la vitrine, deux enfants de taille inégale, assez proprement vêtus, et encore plus petits que lui, paraissant l’un sept ans, l’autre cinq, tournèrent timidement le bec-de-cane et entrèrent dans la boutique en demandant on ne sait quoi, la charité peut-être, dans un murmure plaintif et qui ressemblait plutôt à un gémissement qu’à une prière. Ils parlaient tous deux à la fois, et leurs paroles étaient inintelligibles parce que les sanglots coupaient la voix du plus jeune et que le froid faisait claquer les dents de l’aîné. Le barbier se tourna avec un visage furieux, et sans quitter son rasoir, refoulant l’aîné de la main gauche et le petit du genou, les poussa tous deux dans la rue, et referma sa porte en disant :

– Venir refroidir le monde pour rien !

Les deux enfants se remirent en marche en pleurant. Cependant une nuée était venue ; il commençait à pleuvoir.

Le petit Gavroche courut après eux et les aborda :

– Qu’est-ce que vous avez donc, moutards ?

– Nous ne savons pas où coucher, répondit l’aîné.

– C’est ça ? dit Gavroche. Voilà grand’chose. Est-ce qu’on pleure pour ça ? Sont-ils serins donc !

Et prenant, à travers sa supériorité un peu goguenarde, un accent d’autorité attendrie et de protection douce :

– Momacques, venez avec moi.

– Oui, monsieur, fit l’aîné.

Et les deux enfants le suivirent comme ils auraient suivi un archevêque. Ils avaient cessé de pleurer.

Gavroche leur fit monter la rue Saint-Antoine dans la direction de la Bastille.           L’averse, redoublant d’humeur, fit rage.

– Ah çà ! s’écria Gavroche, qu’est-ce que cela signifie ? Il repleut ! Bon Dieu, si cela continue, je me désabonne.

Et il se remit en marche.

Comme ils passaient devant un de ces épais treillis grillés qui indiquent la boutique d’un boulanger, car on met le pain comme l’or derrière des grillages de fer, Gavroche se tourna : – Ah çà, mômes, avons-nous dîné ?

–Monsieur, répondit l’aîné, nous n’avons pas mangé depuis tantôt ce matin. –Vous êtes donc sans père ni mère ? reprit majestueusement Gavroche. – Faites excuse, monsieur, nous avons papa et maman, mais nous ne savons pas où ils sont. – Des fois, cela vaut mieux que de le savoir, dit Gavroche, qui était un penseur. Ah ! Nous avons perdu nos auteurs. Nous ne savons plus ce que nous en avons fait. Ça ne se doit pas, gamins. C’est bête d’égarer comme ça des gens d’âge. Ah çà ! Il faut licher pourtant.

Du reste, il ne leur fit pas de questions. Être sans domicile, quoi de plus simple ? Cependant Gavroche s’était arrêté, et depuis quelques minutes, il tâtait et fouillait toutes sortes de recoins qu’il avait dans ses haillons.

Enfin il releva la tête d’un air qui ne voulait qu’être satisfait, mais qui était en réalité triomphant. –Calmons-nous, les momignards. Voici de quoi souper pour trois. Et il tira d’une de ses poches, un sou.

Sans laisser aux deux petits le temps de s’ébahir, il les poussa tous deux devant lui dans la boutique du boulanger, et mit son sou sur le comptoir en criant : – Garçon ! Cinque centimes de pain.

Le boulanger, qui était le maître en personne, prit un pain et un couteau. – En trois morceaux, garçon ! reprit Gavroche, et il ajouta avec dignité : – Nous sommes trois.

Et voyant que le boulanger, après avoir examiné les trois soupeurs, avait pris un pain bis, il plongea profondément son doigt dans son nez avec une aspiration aussi impérieuse que s’il eût eu au bout du pouce la prise de tabac du grand Frédéric, et jeta au boulanger en plein visage cette apostrophe indignée :

– Keksekça ?

– Eh mais ! C’est du pain, du très bon pain de deuxième qualité. – Vous voulez dire du larton brutal, reprit Gavroche, calme et froidement dédaigneux. Du pain blanc, garçon ! Du larton savonné ! Je régale.

Le boulanger ne put s’empêcher de sourire, et tout en coupant le pain blanc, il les considérait d’une façon compatissante qui choqua Gavroche.

-Ah çà, mitron ! dit-il, qu’est-ce que vous avez donc à nous toiser comme ça ? Mis tous trois bout à bout, ils auraient fait à peine une toise.

Quand le pain fut coupé, le boulanger encaissa le sou, et Gavroche dit aux deux enfants :

– Morfilez.

Les petits garçons le regardèrent interdits.

Gavroche se mit à rire :

– Ah ! Tiens, c’est vrai, ça ne sait pas encore, c’est si petit. Et il reprit :

– Mangez.

En même temps, il leur tendait à chacun un morceau de pain.

Et, pensant que l’aîné, qui lui paraissait plus digne de sa conversation, méritait quelque encouragement spécial et devait être débarrassé de toute hésitation à satisfaire son appétit, il ajouta en lui donnant la plus grosse part :

– Colle-toi ça dans le fusil.

Il y avait un morceau plus petit que les deux autres ; il le prit pour lui. Les pauvres enfants étaient affamés, y compris Gavroche. Tout en arrachant leur pain à belles dents, ils encombraient la boutique du boulanger qui, maintenant qu’il était payé, les regardait avec humeur.

– Rentrons dans la rue, dit Gavroche.

Puis, pensif, il grommelait entre ses dents :

– C’est égal, si j’avais des mômes, je les serrerais mieux que ça. Gavroche montra ses deux protégés et dit : – Je vas coucher ces enfants-là.

…Dans l’éléphant de plâtre, les heures de la nuit s’écoulèrent. L’ombre couvrait l’immense place de la Bastille, un vent d’hiver qui se mêlait à la pluie soufflait par bouffées, les patrouilles furetaient les portes, les allées, les enclos, les coins obscurs, et, cherchant les vagabonds nocturnes, passaient silencieusement devant l’éléphant ; le monstre, debout, immobile, les yeux ouverts dans les ténèbres, avait l’air de rêver comme satisfait de sa bonne action, et abritait du ciel et des hommes les trois pauvres enfants endormis.

8 juin 2018

Aimer le faire….

Classé dans : lire — linouunblogfr @ 11 h 19 min

Emprunt, mais je ne sais plus à qui…

Souhaitant vous faire partager ces quelques conseils, je me suis permis de vous les envoyer !

Selon des études récentes : Le faire debout fortifie la colonne…

Sur le ventre améliore la circulation du sang…

Sur le dos est plus agréable…

Tout seul c’est bon, mais égoïste…

En groupe peut être amusant…

Dans les toilettes c’est très digestif…

Le faire fréquemment développe l’imagination…

À deux, enrichit la connaissance…

À genoux, peut faire mal…

À la fin, sur la table ou sur le bureau…

Avant de manger ou après le souper,

Dans le lit ou le hamac,

À poil ou habillés,

Sur le gazon ou le tapis…

Avec fond musical ou en silence…

Dans des draps ou dans le placard :

Le faire, est toujours un acte d’amour et d’enrichissement.

Peu importe la race, les croyances, le sexe

Ou la position économique…

A tout âge :

Lire est un plaisir !!!

DÉCIDÉMENT, COMME IL EST BON DE LIRE  ET LAISSER ALLER L’IMAGINATION, COMME VOUS VENEZ DE LE FAIRE……

7 juin 2018

Le Canal du Midi merci Jean-Claude

Classé dans : poésies* — linouunblogfr @ 21 h 05 min

 

 La lumière s’éclaire sur son  miroir couché

Où le ciel se penchant peut y voir son reflet

 Des rives verdoyantes viennent border son lit

Le protégeant des vents qui s’y sont endormis

 

Sur les chemins ancestraux qui servaient de halage

 Des platanes noueux les couvrent de leurs ombrages

Sur les rives opposées les voilà qui s’enlacent

Faisant une haie d’honneur aux navires qui passent

 

Combien de chalands naviguent sous ses ponts

Où les ombres sont profondes quand la clarté se fond

Pour remonter le temps vers d’autres destinées

Leurs coques s’alourdissent d’un ventre trop chargé

 

Plus loin le long d’un quai leur temps s’immobilise

Profitant d’une pose qui leur était requise

Dans un silence absolu sans le bruit des moteurs

A l’ombre des platanes pour un peu de fraicheur

 

On entend tout au loin des cascades qui grondent

 Ce sont les écluses qui peu à peu s’inondent

Entre ponts et écluses il fait bon naviguer

En suivant le tracé de monsieur Paul  RIQUET

 

La vie n’a pas d’âge.

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 10 h 21 min

La vie n’a pas d’âge. La vraie jeunesse ne s’use pas. Citation de Jacques Prévert

Les enfants martyrs sont ceux qu’on embrasse trop. Les grands-mères sont particulièrement

recherchées pour cette tâche de tortionnaire. Citation d’Henry de Montherlant

Vieillir, c’est organiser sa jeunesse au cours des ans. Citation de Paul Eluard

La main qui berce l’enfant est la main qui domine le monde. Citation de Curtis Hanson

Les oncles, les tantes et les cousins, c’est bien. Les parents, c’est à ne pas négliger. Mais une grand-mère les vaut tous ! Citation de Fanny Fern

Une mère devient une véritable grand-mère le jour où elle ne remarque plus les erreurs de ses enfants, étant émerveillée par ses petits-enfants. Citation de Lois Wyse

Les petits enfants mûrissent les grands-parents. Citation d’Henry de Montherlant

Mon grand-père et ma grand-mère étaient tous les deux sourds. Mais ils s’entendaient très bien. Citation de Michel Galabru

Le conte de Peau d’Ane est difficile à croire, – Mais tant que dans le monde on aura des enfants, – Des mères et des mères-grands, – On en gardera la mémoire. Citation de Charles Perrault

Les grands-mères font exprès d’être sourdes pour que leurs petits-enfants se souviennent de l’odeur de leurs cheveux quand ils leur parlaient à l’oreille. Citation de Patrick Sébastien

j’aime bien ces deux-là aussi:

Henry de Montherlant

Les grands-parents sont là pour aider les enfants à faire les bêtises auxquelles ils n’ont pas encore pensé.
Gene Perret

 Les petits enfants remplissent l’espace vide dans votre cœur que vous ne saviez même pas que vous aviez.
Anonyme

4 juin 2018

TOUS EN UNIFORME…

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 22 h 48 min

l'écolier

                     

VOUS AVEZ DIT UNIFORME…?

 C’est une évidence : l’Ecole ne réduit pas les inégalités sociales, elle n’en a ni la vocation, ni les moyens MAIS en son contexte voué à l’instruction et l‘éducation, elle a la possibilité de donner à chaque enfant, le même accueil. Elle doit tenir compte des handicaps comme des précocités et se donner les moyens de mener l’élève vers son plus haut niveau possible… Son microcosme doit être à l’abri des crises extérieures certes mais aussi devenir le fruit d’une interaction intelligente avec les familles, les intervenants… Il ne s’agit nullement de raboter les différences, de les camoufler sous un uniforme mais bien de les reconnaître et de travailler ensemble à les rendre positives pour les apprentissages et la vie sociale.

Et pourtant, à nouveau le port d’une tenue uniforme, déjà je préfèrerais semblable, est en pointe d’actualité.

Les idées émises chez ceux qui sont soucieux de scolarité efficace  concourent à l’égalisation des chances, l’égalisation des moyens pour les établissements, leur adaptation à leur population, à leur environnement, pas, surtout pas à l’uniformisation ! Ce que nous pouvons déduire de tous ces échanges, ces écrits… c’est que notre Ecole doit être celle de l’identité des finalités et de prise en compte des diversités d’initiatives pour les atteindre.

Imposer un uniforme, c’est imposer notre vision d’adultes de l’enfance. Sous prétexte de camoufler les inégalités de ressources, de cultures, de motivations, des familles, nous raboterions les angles de notre jeunesse, nous la polisserions… ?

Souvent, lorsque vient dans la conversation l’uniforme des élèves, les adultes, même ceux pour qui les diktats de la mode importent, sourient en remarquant que nos jeunes se copient, adoptent le même style, la même démarche, le même vocabulaire, les mêmes musiques… mais sans reconnaître que c’est leur choix identitaire de génération.

En 1956, mon cours complémentaire de garçons, côtoyait, une institution religieuse où la tenue des demoiselles était très stricte. Semblable, oui, mais pas dans les détails, ni dans la marque… Nous, nous portions des blouses ou des dessus de manche, plus pour protéger nos vêtements que par obligation… Nous retrouvions ces jeunes collégiennes sur le quai du métro, mais dans d’autres vêtements que leur tailleur et jupe plissée.

Dès leur arrivée à la station, elles s’empressaient de se changer, de se maquiller. Elles se ressemblaient encore plus, mais c’était leur choix et leur liberté. J’ajouterais que leur stricte discipline fondait avec les changements de look. Pour nous, les garçons, même bien encadrés dans notre établissement, leurs excentricités arrivaient à nous intimider, presque ! Leurs plaisanteries, portraits, anecdotes peut-être exagérées, n’épargnaient guère certaines de leurs profs, même les religieuses…

            Non, voyez-vous, le respect, encore lui, ne passe pas par l’obéissance de fait et l’uniforme !

 

 

 

2 juin 2018

NOTRE LANGUE ET SES NUANCES…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 18 h 16 min
Que c’est beau… toutes les subtilités et les richesses de la langue française !

Que c’est beau… toutes les subtilités et les richesses de la langue française !

Ne dit-on pas que cette langue est très difficile à apprendre ?

Même pour le bon droit !

 En voici un exemple :

               Une vieille demoiselle se présente chez un notaire pour enregistrer l’acte d’achat de sa maison récemment acquise.

              Le notaire l’invite à s’installer, appelle son clerc et lui demande textuellement :

           « Veuillez, s’il vous plait, ouvrir la chemise de mademoiselle, examiner son affaire, et si les règles ne s’y opposent pas, faites une décharge pour qu’elle entre en jouissance immédiate ! »

             On n’a toujours pas rattrapé la vieille fille !

1 juin 2018

Les bons contes font les bons amis….

Classé dans : contes et légendes,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 18 h 45 min

thSoirée contes, il y avait longtemps, que je m’étais pas plongé dans un bain de rêves éveillés… La coïncidence voulait que dans la journée, j’avais, au hasard d’un poste de voiture, entendu un moment d’émission où l’on parlait de la nécessité, quasi vitale du rêve, du rêve possible même si improbable au rêve carrément fantastique… Rêve pour se projeter, rêve pour s’évader, rêve pour dépasser un blocage, une peur… Alors que nous parlions projets d’écriture non aboutis, de nouvelles, de contes, Sonia, me livra ses trésors de réflexion,  d’auto exploration ou de rencontres avec des personnalités de son chemin de vie retrouvés dans et avec les contes de Jacques Salomé.

Bruno Bettelheim, j’ai fréquenté par besoin professionnel presque, Jacques Salomé, un peu aussi, sans trop d’envie et pas pour les contes… Pourquoi pas ? Je retiens deux livres à la médiathèque : « Contes à guérir » et « Contes à grandir et Contes pour grandir de l’intérieur ». Je reçois bientôt le message me disant que le premier est à ma disposition… En allant le chercher, je suis attiré par une affiche ! Vendredi, «   La médiathèque vous invite à assister à une soirée conte exceptionnelle…. Petits et grands pourront voyager dans l’univers magique d’un grand monsieur du conte, Didier Kowarski dont la présence dans notre région est rare et précieuse… »

J’étais libre, il était bientôt l’heure, la coïncidence est trop séduisante alors pourquoi non ?

J’ai entendu des contes, des légendes en veillée, près d‘une cheminée, d’un feu de camp et surtout auprès de mon Pépé, blotti près de lui ou sur des sentes des forêts agésinates… J’ai conté auprès d’enfants, en colo, à l’école, en classes de découvertes, en autres activités avec la bibliothèque de Saussan… parmi des adultes parfois, rarement. Ah si, je me souviens d’une balade sur la longue plage de LA PANNE en Belgique, à reculons et sous un ciel à la Brel…

J’ai écrit des contes, des adaptations ou des inventions, comme on invente un trésor, pas forcément précieux, mais surgi entre nos mains… J’ai pratiqué la « littérature orale » avant d’écrire avec des enfants ; nous avons même illustrés des contes.  Je conserve précieusement ceux récemment élaborés puis montés avec Romane et Lucas, les plus jeunes de mes petits-enfants…

Mais, me caler dans un siège, dans cette pénombre au silence bruissant, parfois plus sonore d’exclamations, de frémissements, de soupirs d’attente, de rires libérateurs… Libre d’entendre, de flotter sans avoir l’envie de dire… il y avait longtemps. La salle était bien remplie, une belle centaine d’adultes, une trentaine d’enfants. 1 h ½ à suivre le courant d’une rivière au lit changeant au rythme changeant… Nous suivions un diseur, c’est mon ressenti, un ouvreur de pistes, un poseur de questions, des questions pour lesquelles nous devions chercher en nous les réponses, ou les extraire des contes, des poésies, des galéjades, des anecdotes, voire des énigmes, dans l’immédiat ou différés… Oui, un cours, parfois calme, presque muet, parfois tumultueux, agité, clownesque…. plein de vaguelettes irisées à suivre en surface et de sens profond à pécher en profondeur… A chacun de retenir sa provende et jouer avec les plus frétillants ou les plus étranges.

Le conteur de ce soir, Didier Kowarski, fut un magicien sans trucage, un manipulateur de l’imagination avec une seule astuce sa voix, une seule technique, l’ordre des portes ouvertes.

Comme pour le rêve, le conte mène forcément au réveil, un réveil qui nous laisse autre, un peu… C’est bien. Je crois que pour vivre notre réalité, pour oser plonger dans nos rêves, qui n’en a pas ? nous avons besoin de contes… Parfois, ils ont écrits, filmés, chantés… quand ils suivent une voix, des mots, des gestes parmi nous, c’est mieux, je crois…

Un soir, il y a longtemps, j’avais 8 ans, plus jeune que Romane et de Lucas, mon Pépé, m’a conté, intrigué avec une certaine petite bête envahissante dans une maison mystérieuse, à en troubler toutes nos nuits… Depuis, j’ai raconté cette histoire en de très nombreuses occasions, en l’adaptant aux circonstances, avec toujours autant d’émotion et de plaisir, un conte qui dépasse les âges  et qui m’est souvent demandée transformée, mieux c’est devenue un conte à deux, trois voix, parfois, dans la voiture, monte une proposition : « Papou je vais te dire une histoire de la petite bête… » et vogue le voyage avec la création de la Xème version

31 mai 2018

Mélodies de la vie: sons et silences

Classé dans : être,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 21 min

la mélodie de la vie, sons et silences

Le silence est une vertu qui nous rend agréables à  nos semblables. - Samuel Butler

Ça se discute :

Pour ceux qui ont la chance de vivre dans des milieux où l’on communique, où la nature bruisse, existe, le silence est sans doute un bel oasis, plein de peut-être à venir… Pour ceux qui vivent dans la solitude, voire la méconnaissance des autres, la crainte d’un environnement mal perçu… le silence peut-être plein de menaces…

Certains silences de contemplation, d’admiration, de compassion aussi sont riches de communion. certains bruits sont aussi des partages formidables, exaltants…

Parfois, rompre le silence est mal venu, mais parfois aussi son poids devient-il trop lourd.

Souvent notre portée de vie alternent sons et pauses…

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Victor Coudesabot |
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