Réfléchir et dire… un peu

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23 octobre 2018

École maternelle

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 22 h 12 min

Nous avons cette richesse, en France, d’avoir des écoles maternelles de qualité, souvent menacées hélas. Pour ma part, j’ai une énorme admiration pour ce qui s’y accomplit et parmi mes références d’excellence éducative autant que pédagogique, je compte bien des enseignants pré-élémentaires… Mon expérience d’instit spécialisé m’a confirmé dans le rôle essentiel de ces premières années scolaires ! Plus que toutes autres, elles ouvrent la chance aux enfants, notamment ceux mal servis par leur contexte social ou familial (ce qui ne veut pas dire pauvres ou peu cultivés, les ratés d’éducation éclosent chez toutes les classes sociales… L’excès peut être pire que les manques.)

Pour ma prise en charge de mes élèves en difficulté (de 6 à 18 ans) j’ai mixé mes connaissances MONTESSORI, FREINET, DECROLY, SUMMERHILL… avec mes acquis auprès de collègues expérimentés puis j’ai adapté, encore et toujours à la mouvance de mes diverses classes….

Avant tout je crois à la force des collectivités autour de l’enfant : équipe scolaire – parents – associations – … et à la force des projets aussi bien collectifs qu’individuels… J’ai essayé de vivre ainsi mes 40 ans professionnels et mes 55 de bénévolat au service de l’enfant… Tout ne fut pas réussi, mais quand je retrouve mes anciens jeunes devenus des adultes responsables je me dis que ça valait le coup !

Et nous sommes nombreux à éprouver cette fierté, heureusement…

22 octobre 2018

LE TEMPS D’UN SILENCE merci Jean-Claude

Classé dans : poésies* — linouunblogfr @ 22 h 03 min

Je voudrais profiter d’un moment de silence,

Sans que rien ni personne ne puisse le troubler.

Pas même le vent jaloux qui avec insistance

Ne vienne par son souffle faire gémir les volets.

Mon imagination reste silencieuse,

En respectant en moi cet instant de repos.

Il arrive souvent qu’elle soit capricieuse,

Et que pour l’exprimer, je n’en trouve les mots.

Alors je reste là, sans désir, sans pensée

Bercé par la douceur de ce moment sacré,

Qui réchauffe mon cœur sans atteindre les bords,

Ce silence pour moi est bien plus doux encore.

Parfois, dans mon esprit il vient semer le doute.

Je voudrais le briser pour ne pas m’enfermer

Et rester  au contact bien que je le redoute,

Des clameurs de ce monde, qu’il voudrait occulter.

21 octobre 2018

L’école, ça ne date pas d’aujourd’hui…

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 21 h 44 min

     PETITE ECOLE       Apprendre, ce beau verbe incontournable, sans doute avant même que l’Homme descende de son arbre…

Apprendre par soi-même, tirer la leçon de ses expériences d’échaudé où de «bien aise »…

            Apprendre à autrui, par hasard, mieux par intention à agrandir ses connaissances et ses savoir-faire… L’enseignant et l’apprenant !

Survivre pour une société, c’est progresser dans la grande osmose des échanges et des complémentarités individuelles. Progresser même dans les catastrophes régressives auxquelles il faut échapper avec pour seule arme, non pas la force, destructrice, toujours éphémère au bout du compte, mais l’intelligence…. Cette interaction sans cesse renouvelée, perfectionnée de  ontogenèse vers la phylogenèse qui se développe même dans le marasme.

Apprendre est donc la ressource vitale de toute société !

L’un de mes profs en 3ème, s’élevait contre les nostalgiques d’hier, « Avec vous, jamais l’homme ne serait descendu de son arbre ! »

Mais enseigner est-ce si évident ? Il faut la rencontre entre deux volontés, l’une qui montre, démontre parfois, l’autre qui écoute, réagit et assimile.

Il faut, pour l’un et l’autre, y consacrer du temps, tous les experts ne sont pas disposés à « perdre du temps » auprès des arpètes.

Le premier sens originel de la racine d’école, le « skholê » grec signifiait « loisir » parce que consacrer du temps à écouter un maître, hors du temps de travail, «  le tripalum » latin, la torture tout simplement, c’était « fareniente »  pas farniente mais fainéanter…

            Donc ne pouvait se donner le temps d’apprendre en écoutant les sages, druides, philosophes, moines, écolâtres ?  maîstrescholes  régents… que ceux qui en avaient le loisir.

            De schola à escole, la dualité maître/disciples s’est construite longtemps essentiellement  avec ceux des classes sociales qui en avait le temps et qui en laissait le temps à leurs rejetons. Le cadet, pour les nobles, futurs religieux, magistrats, s’ils n’étaient pas militaires en compensation de l’héritage accaparé par l’aîné pouvait prendre le temps d’étudier…

            Peu scolaire jusqu’à Charlemagne, plus de regroupement, pourtant existants avec les écoles communales gallo-romaines vouées à l’imprégnation de la culture, de la langue des vainqueurs chez les celtes vaincus. Peste noire et invasions barbares rendirent moins évidentes les priorités d’instruction.

            Heureusement l’Eglise chère à Clovis, ménagea, dans les monastères pour les novices, à leur porte pour les autres, parfois même dans le maison du curé de village, des lieux d’enseignement… Lire mais pas tout, les psaumes sans les mystères des textes sacrés…

            Alors Charlemagne, pas père de l’Ecole ? Mais pourquoi on le chante alors ? Pourquoi l’afficher dans nos classes la main sur la tête des bons élèves, le courroux aux yeux pour les cancres ?

              Ce « sacré Charlemagne » nous lui devons au moins les prémices des Ecoles Normales, des IUFM, bientôt des centres de formation, ou je ne sais quelle appellation…  S’il essaimait les petites écoles, il promenait surtout avec lui, de palais en palais, son groupe de  maîstreschole, de maîtres es écoles, capables de penser pédagogie, de parler pédagogies et de former des « régents ».

Bon, bien qu’ouverte à tous, la porte n’était franchie que par les enfants de famille qui pouvaient se permettre de se passer des bras de leurs enfants… Le maître, pour compenser la gratuité décrétée par l’empereur, recevait une rétribution, le premier salaire d’enseignement reconnu comme fonction publique. Pas de quoi mener grand train et les cadeaux en nature des familles aidaient bien un quotidien difficile. Il fallait bien être dans l’impossibilité de faire autre chose pour se résoudre à tenir école… D’ailleurs, en dehors laïcs dûment agréés par l’Eglise, la plupart des enseignants étaient des religieux, moines ou curés officiant à leur domicile.

Lire, un peu écrire, compter surtout pour devenir de bons commis et apprendre les « bonnes manières » remplissaient l’essentiel de cette scolarité de base. Les bonnes manières, cette façon de se conduire imitée sur celle des nobles, si séduisante pour les « bourgeois » bien nantis  des villes, au point de vouloir montrer leur urbanité et oublier leur ascendance de « vilains ». Se différencier de la lourdeur et de la rusticité des rustauds des champs…

Ma foi, l’instruction à l’école, existait, certes plus frustre que celle dispensée par les précepteurs dans les familles de bon lignage mais entrait dans les possibilités sociales, dans les esprits… Sans doute dans les espoirs.

Sauf que, la construction balbutiante, perdit beaucoup de son intérêt lorsque les ravages de la Guerre de Cent Ans autant que de la Peste Noire plaça la survie bien avant les études…

Mais nous l’avons posé en truisme dès le début, pas de grande marche de l’humanité sans enrichissement des connaissances et des savoir-faire, même puisé dans les catastrophes…Plus les acquis s’additionnent, se multiplient, plus ils ont besoin d’être organisés, entendus, compris, enseignés donc…classe

20 octobre 2018

Beau jour !

Classé dans : NOUVELLES — linouunblogfr @ 21 h 26 min

 Il s‘assied sur mon banc, au Peyrou le 5 janvier 2010.

« Mir et droujba ! me lance-t-il, c’est mon anniversaire, je viens souffler mes vingt bougies près de vous.»

Que me raconte-t-il celui-là?

« Quand j’étais enfant, je rêvais : « On dirait que »… Plus âgé, j’ai adopté le « si » de la chance « Si je rencontre Magali… ». Étudiant, je m’attache le futur avec des « lorsque » suivis de réussites futures »

Je douche sa flamme ; il en rie :

« Vous plaignez mes 20 ans inconséquents !

Les désillusions détricoteront mes espoirs !

Demain est un illusionniste !»

Il se rapproche de moi.

« Justement, voyez dans ma paume, l’un de ces euros qui vous chagrinent. Hop… il disparaît. Tenez ! Il file vers le ciel.

Mais non… Vous le retenez derrière votre oreille !»

Je grimace, je me plisse et je souris.

Maintenant, il philosophe… !

« Ce qui est escamoté n’est pas envolé. Vos joies sont enfouies mais pas enfuies.

Pensez à la chance qui nous accompagne depuis que des êtres animent notre Terre. Combien de « si » ont permis de traverser guerres, maladies, accidents … pour que naissent les bébés qui furent nous ? Que de 20 ans fêtés ! Et nous voilà, ensemble, au soleil du Peyrou. Quels veinards !

Ma pause se termine, je vais retrouver mon p’tit boulot. »

Il se lève.

« Peut-être à demain, si le banc est libre… Bonne année!

Au fait ! « Mir et droujba », en russe c’est « Paix et amitié », un reste de lecture.»

Il part en courant.

 

Bel anniversaire, mon garçon ! « ANNUM NOVUM FESTUM» : une bouffée de parfums scolaires…

 

Mon année sera belle !

18 octobre 2018

La soif

Classé dans : je pense donc...,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 25 min

« C’est une fois le puits asséché qu’on se rend compte de la valeur de l’eau. » - Taine

PUITS

Il faudrait apprendre à l’homme à modérer ses soifs… Ce n’est pas toujours facile lorsque la pénurie est là, que la survie se conjugue dans l’instant… La sécheresse, comme le manque affectif peuvent conduire à des boulimies désespérées ignorantes des réserves pour l’avenir.

13 octobre 2018

Le tram de 14 h 03…

Classé dans : NOUVELLES — linouunblogfr @ 21 h 28 min

L’esprit encombré de tristesse, je pénètre dans le tram à St ELOI en quittant l’hôpital.

Une place est libre, les trois autres sont occupées par un grand-père et ses deux petits-enfants. Nœud papillon bleu, feutre gris sur les genoux, mains posées sur le pommeau doré d’une canne, il occupe la place près de la vitre. La fillette, le pouce dans la bouche, un lutin pressé contre elle, se serre contre lui. Mon voisin, petit brunet, perd ses yeux dans ceux du conteur. Car c’est un conte qui  les isole du reste des passagers. Le grand-père m’accueille d’un sourire.

Il évoque, un combat entre un jeune homme et le Seigneur du Désert, une pomme magique, un fougueux cheval de sable… Peu avant  HÔTEL de VILLE, le héros enfin délivre la fille du Seigneur des Sources…

Je me suis laissé apaiser, bercer, hypnotiser par la voix. L’histoire terminée, je m’attends à un « encore » mais c’est un « Maman ! » qui sort de la bouche de la fillette.

Une dame bien chargée, bien souriante aussi, vient les rejoindre. Je lui laisse ma place. Elle s’adresse au conteur en le nommant Monsieur Louis. Malgré le voussoiement, on devine une grande familiarité. Les enfants, eux, disent Louis : « Louis nous a raconté une histoire d’esquimaux, de châteaux enchantés, de dragons…».

Quand a-t-il narré tout cela ?

A ODYSSEUM, surprise, la dame serre la main du mystérieux bonhomme ; les enfants l’embrassent en lui disant : « A mercredi Louis…». Tous trois descendent. Louis et moi sommes les derniers passagers. Ma perplexité doit être visible.

Il le comprend : « Si vous avez un peu de temps, suivez-moi… ».

Nous changeons de quai pendant que le tram manœuvre pour repartir.

Depuis deux ans, Louis passe ses après-midi sur les rails. Souvent, il se contente d’observer, de sourire et faire sourire. Parfois, il lie connaissance, déride un voisin soucieux, conseille, aide… Je veux en savoir plus. Je vais acheter un billet et je reprends la rame avec lui.

Il vit seul, est curieux des autres et aime l’ambiance du tram. Il me relate avec humour ou émotion bien des rencontres fastes…

Un mercredi, les deux enfants se sont posés près de lui avec leur mère au départ d’ODYSSEUM. Un sourire, deux ou trois échanges. Il a vite compris que les courses du mercredi à trois  n’étaient pas une partie de plaisir. Il a proposé aux petits de rester avec lui, dans le même tramway, aux mêmes places, jusqu’à ce que Maman vienne les retrouver.

Ainsi, chaque mercredi après 14 h, il fait surgir contes et légendes, en invente et conduit les enfants à en créer. Quelquefois d’autres auditeurs, s’accrochent à eux le temps d’un trajet. Ce coin de tram est devenu l’âtre du mercredi. Un jour, il le sait, un mal imparable le fera renoncer à ses sorties, renoncer aux sourires de ses habitués. Sa place sera vide.

Moi, je sais que, un jour, à 14 h 03, je reprendrai ce tram…

 

Moi, je sais qu’un jour, à 14 h 03, je reprendrai ce tram…

11 octobre 2018

Une éducation au Vivre ensemble et à l’altruisme.

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 21 h 57 min

 

 

Oui à l’Education à l’altruisme par le pragmatisme !

Par l’interaction dans les apprentissages, dans les projets établis ensemble, mis en œuvre ensemble…

Par les réflexions, les soutiens mutualisés…

Par la réalité de groupes d’action, classes, écoles qui fonctionnent en symbiose et en complémentarité,…

Par la mise en place de réflexes pour faire appel en cas de besoin autant que de répondre à cet appel…

Alors vivre ensemble devient une force qui construit chacun non par les dits, mais par le vécu… Ce qui n’exclut ni les débats, ni les affirmations individuelles mais simplement les intègre dans la convivialité. Cela conduit, durant tout un cycle, durant toute la scolarité dans l’établissement qui vit ainsi vers une éducation de chacun à être vigilant pour les autres ; tant pour en recevoir, chaque moi en a besoin, que pour donner, chaque toi, chaque vous, chaque tous en ont besoin.

Utopie ? Je ne crois pas et je suis même certain que nombre d’enseignants, d’animateurs s’emploient à en faire une réalité…

Difficile ? Oh oui, car même une société en danger refuse d’en faire un besoin de l’immédiat.

Nous sommes dans un monde où accumuler des connaissances, des biens, paraît plus nécessaire que s’assurer des savoir être, des savoir mettre ensemble…Un monde où le bénévole, l’altruiste est taxé de naïveté quand il n’est pas soupçonné de tromperie…

L’éducation à l’altruisme pour s’épanouir ensemble est vitale, et elle ne dépend pas de programmes, d’instructions, qui ne peuvent qu’en bénéficie, mais bien de la qualité de ses équipes pédagogiques…

Il ne s’agit pas de vivre en essaim ou de préparer le Meilleur des Mondes mais de donner à chaque individu la capacité de développer ses talents en ne niant pas ceux des autres , en ne les écrasant pas pour mieux rouler, avant d’être écrasés à notre tour… mais au contraire en s’y ajustant pour rouler ensemble.

Alors, peut-être que cette attention à tous deviendra une attention fraternelle à celle qui nous porte, nous supporte, notre Terre.

 

7 octobre 2018

Bonne fête Papy!

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 01 min

Aujourd’hui, c’est la fête des grands-pères et c’est bien de l’apprendre à son réveil par ses petits-enfants… il y a encore plus de soleil dehors et dedans…

Je n’ai connu que l’un de mes grands-pères, l’autre a succombé aux miasmes de la guerre… Louis fut mon Pépé, mon parrain au sens le plus plein du mot et mon initiateur à la vie…

Aujourd’hui encore, je le raconte à mes petits enfants, plus peut-être que je ne l’ai raconté à mes enfants… Ses récits, ses contes ont été entendus par des générations d’élèves, de colons… Mes petites-filles, mes petits-fils me les redemandent et les disent à leur tour… Grand-père, c’est une chaîne de dire et de faire, pas toujours raisonnables selon les grands-mères et les parents mais tellement libérée du sérieux que chaque demande : « T’es en forme ? On peut faire des bêtises ? » « On a le droit ? » se poursuit en chut ! et en rires…. Grand-père, c’est un regard constant, pas toujours tranquille mais si porteur d’espoir qu’au fond la route suivie avec ses petits enfants longtemps se continuera, après lui.

Je ne sais s’il y a un art d’être Grand-Père, mais il y a un bonheur.

A tous ceux qui l’éprouvent, et j’en connais beaucoup, à tous ceux qui vont l’éprouver « Belle fête ! »

3 octobre 2018

Je suis la somme de tous mes âges…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 34 min

 

Je retrouve une lettre bouleversante trouvée après le décès d’une pensionnaire de maison de retraite : A sa question « Que voyez-vous en moi ? », elle répond âge après âge par toutes les étapes de sa vie avec leurs joies, leurs peines, leurs attentes, leurs responsabilités et avec tous ceux qui les ont ponctuées.  Elle concluait ainsi :

« Je me souviens des bons et des mauvais jours. Dans ma tête, je refais le voyage de l’amour et revis mes expériences passées. Et j’accepte que rien ne dure toujours…

Alors ouvrez les yeux et regardez de plus près ! Ce n’est pas une vielle femme fragile et rigide, c’est MOI ! »

Oh tellement vrai! Hier, comme d’autres fois, nous étions près d’un ami qui répondait surtout à nos pressions de mains, nos mots brefs pour le faire sourire… Un homme dont nous connaissons toutes les étapes de vie, sinon les détails, et dont nous savons l’intensité de cette vie. Et nous ne pouvions croire inactif esprit endormi alors nous lui parlions d’hier mais aussi d’aujourd’hui, des vignes justes vendangées, de la tempête qui s’annonçait, des enfants et petits enfants, de leurs blagues et leurs jeux… De nous et nos journées… Et, peu à peu, d’autres autour de nous se rapprochaient… C’est la vie qui était là avec ses rides et ses marques de joie… Comme nous savons que chaque jour d’autres alternent ces visites et ces partages, que des assistantes ne ménagent ni les mots, ni les sourires ni les câlins parfois, alors, nous sommes heureux, pour eux, pour nous qui sommes maintenant des n’âgés comme disent nos petits enfants.. Comme cette dame, chacun est lui, chacune est elle avec tant et tant de j’ai été en eux… La somme de tous nos âges.

1 octobre 2018

LA PLUIE bonne pioche

Classé dans : BONNE PIOCHE — linouunblogfr @ 20 h 36 min

LA PLUIE

La pluie et moi marchions

Bons camarades

Elle courait devant et derrière moi

Et je serrais notre trésor dans mon cœur

Et elle chantait pour nous cacher

 

Elle chantait pour endormir mon cœur

Elle passait sur mon front sa peau mouillée

Et humaine ma chère pluie

Elle tendait l’oreille

Pour savoir si mon chant silencieux était anéanti

 

Elle me met les mains sur les épaules

Et court tant haut dans la plaine du ciel

Et tant me montre les diamants du soleil

Et tant toujours me caresse la peau

Et tant toujours me chante dans les os

Que je deviens un bon camarade

J’entonne une grande chanson

Qu’on entend et les cabarets et les oiseaux

Disent à notre passage Maintenant

Ils chantent tous les deux

 

 

Pierre MORHANGE

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