Réfléchir et dire… un peu

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12 novembre 2017

Chœurs de vie un 11 novembre.

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 11 h 05 min

Hier soir, nous avons vu et entendu la comédie musicale LES CHORISTES. Nous connaissions le film et l’avions bien aimé. Pourtant ce spectacle « live » nous a séduits…

Bien sûr la trame, le fond de l’histoire sont identiques, mais pour notre sentiment, notre ressenti, plus épurés. L’esprit moins guidé par la richesse des détails, des techniques du film reste plus perméable aux émotions et s’y projeter, ouvrir son imagination a plus de densité. Sans doute la réalité, la vitalité concrète des acteurs, y sont elles pour beaucoup. « Ils sont en vrai… », disait une voisine.

Un autre voisin, à l’entracte, nous a confié, quelle chance!, avec émotion, que, orphelin il avait vécu 17 ans dans un tel internat…Ses propos rendaient encore plus percutantes les scènes. Pour ma part, je ne pouvais que revoir, ces enfants que j’avais suivis pendant 2 ans dans un centre d’observation lors de la réalisation de ma « monographie » d’Ecole Normale. Moins dramatiques quant aux conditions matérielles, ces placements étaient toujours d’une diversité formidable, enfant par enfant.

Voilà, ce n’est pas une pub pour le spectacle, simplement un ressenti. A la pureté des voix des enfants, nous avons ajouté dans notre appréciation heureuse, l’histoire chantée des adultes, pas toujours facile à comprendre mais pourtant bien évocatrice.

Dans la journée, nous étions sur un marché cévenol; une autre tranche de vies et de personnalités, en plusieurs scènes mosaïques. Le récit très imagé, très humoristique et pourtant très évocateur des journées des « faiseurs de soie » dans les villages fut formidable..

Deux moments d’être, cueillis parmi tant d’autres…

Bon week-end !

11 novembre 2017

En allant au Monument aux morts…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 9 h 30 min

 

En costume, je n’en porte que pour les mariages, les enterrements et les moments de respect… je me hâtais vers le rassemblement commémoratif du 11 novembre 1918… J’ai rencontré un garçon d’une dizaine d’année, peu habitué à ma vêture de cérémonie mais beaucoup plus à mes histoires lues ou contées :

- Où tu vas, à une fête ?

- Non, pas vraiment, je vais rejoindre des gens au Monument aux morts pour l’anniversaire de la fin de la guerre.

Visiblement, la guerre, les morts… ça, il comprenait, réalité ou virtuel, pas de problème pour ses projections internes !

  • C’est important d’y aller ?
  • Pour moi, oui !
  • C’est grave, si j’y vais pas ?

Que lui répondre sauf non, bien sûr… Mais pas sans un regret…

Oui, mon garçon, c’est grave ! Parce que tu es l’avenir et que tu émanes du passé…

Mon grand-père écrivait, après la boucherie de 14/18, qu’il espérait, lui le non violent, qu’il s’était battu, avait été blessé, avait vu mourir bien de ses compagnons, avait tué, pour que, plus jamais la guerre ne domine notre monde… Pourtant, en 1942, il résistait, reprenait une arme clandestine, bandits pour certains, héros pour d’autres, pour non plus sauver son pays d’un envahisseur, non plus « reprendre l’Alsace et la Lorraine » mais refuser l’hégémonie d’un totalitarisme effroyable, d’une doctrine d’extermination. Beaucoup d’hommes, de femmes de toutes origines, de toutes confessions, de toutes idéologies, y laissèrent leurs biens, leur famille, leur santé, leur vie. Pour mon grand père ce fut l’épreuve sans nom de deux années de camp de concentration…

Des centaines d’œuvres, livres, toiles, sculptures, photos, films, des musées ; des mémoriaux tissent la mémoire de ces invisibles… Mais cette somme d’expressions est-elle suffisante ?

Alors que s’est posée la question du « coûts » des jours chômés de mai, je peux comprendre le doute qu’elle soulève lorsqu’il s’agit de fêtes religieuses, que la laïcité et la liberté fondamentale de culte devrait laisser à la seule appréciation des pratiquants, en ce qui concerne les commémorations des fins de conflits, notre pays ne saurait s »en dispenser.

Plutôt qu’un jour chômé pourquoi pas un jour de « sacrifice » travaillé au bénéfice de la mémoire ?

Contre toutes les guerres et les dictatures ? le pacifiste doit parfois se battre et parfois tuer… un paradoxe que nos aînés ont dû assumer, durement et que nous oublions, facilement, à moins que quelque part, ça nous gène…

L’homme de paix doit aussi l’assurer dans les conflits du quotidien et… ça ce fut Pépé avec ses enthousiasmes, ses outrances mais aussi ses peurs et ses découragements…

 

Ecrit par Louis BUTON, soldat dans les tranchées de Verdun, résistant en 1943, déporté jusqu’en mai 1945. Souvent lue par des élèves lors de cérémonies.

 

« Sur les bancs de mon école, j’avais appris à aimer la France on m’avait dit que la vie était un bien précieux auquel on ne doit pas attenter, que tuer était une lâcheté, un crime qu’il ne fallait pas commettre.

«La vie d’un homme est sacrée, nous devons la respecter » me disait mon bon vieil instituteur. Je m’étais donc engagé dans cette existence avec Ces principes acquis en classe.

 

Je haïssais les querelles et parfois m’interposais en conciliateur dans bien des heurts… en un mot j’étais pacifiste.

 

Aussi, quel ne fut pas mon émoi lorsqu’éclata la guerre de 1914 ! Quel désarroi et quelle lutte je dus livrer ! J’aimais la paix mais j’aimais la France. Cette dernière attaquée, il fallait la défendre. Comment concilier les deux ?

 

La deuxième voix l’emporta. Je partis ! Je fis mon devoir ! J’ai combattu, j’ai souffert. J’ai tué pour que vive mon beau pays

 

Quelle ne fut pas ma joie de pouvoir après la tourmente dès 1919, reprendre la route que je m’étais tracée vers la liberté pacifique. J’ai lutté dans la mesure de mes faibles moyens pour le rapprochement des peuples et la suppression des armées ; je voulais croire, après cette tuerie, que tous les hommes pouvaient être frères… »

 

22 ans après, toujours en colère contre toutes les violences, il prenait le chemin de la Résistance … et des camps de concentration !

Il m’a appris à douter des circonstances, mais pas de l’espoir, de l’étincelle d’Humanité qui sommeille, trop parfois, en chaque homme et femme, surtout en chaque enfant…

 

 

26 octobre 2017

Quels débouchés pour demain ?

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 14 min

 

Dans quel monde du travail vont déboucher les élèves formés dans une nouvelle Education Nationale ? Donner sa chance au Futur, mais n’est-ce pas utopique ?

Permettez-moi de choquer en exprimant un constat. Notre pays a perdu la bataille industrielle et agricole. Nous ne pouvons aujourd’hui, tant mieux si demain me contredit, concurrencer les grandes nations qui se sont dotées de nos techniques dans de très nombreux domaines, mais les exploitent avec un  fort rendement et un coût très inférieur au nôtre.  Bien sûr, nous suivons avec espoir les luttes des altermondialistes, du commerce équitable, nous essayons de contrecarrer les délocalisations, de moraliser le travail à bas salaires, l’emploi des enfants dans des grands pays émergents, mais le placement des capitaux internationaux, les conséquences de crises chez les actionnaires lointains ne garantissent aucune stabilité à nos pôles d’emploi. Seuls nos artisans, nos petites entreprises locales demeurent indépendants de ces fonds fluctuants. A quel prix ? Avec quelle laisse, tenue serrée par les banques ? Avec quelle incertitude des lendemains ? Soyons lucides, la France possède deux grandes richesses fondamentales et notre ambition peut servir l’une et l’autre. D’abord, notre pays est un énorme réservoir de connaissances, d’ingéniosité, de recherches, de découvertes.    Je ne parle pas seulement de nos chercheurs si malmenés, de nos savants, de toutes nos technopoles où s’échafaude le Progrès au niveau le plus pointu…  Je parle aussi de tous nos concitoyens ingénieux qui créent, inventent des ‘’trucs’’ pour mieux vivre. Le Concours Lépine n’est que la crête occasionnellement éclairée de la vague d’inventivité, de cette recherche permanente qui mobilise nombre de nos petits inventeurs.

Notre pays n’a pas de pétrole, mais a des idées, paraît-il ! Ces idées sont des richesses qu’il nous faut cultiver, proposer, développer, vendre… Nos brevets sont parfois, souvent, bradés sous prétexte de cessions d’installations, exploités ensuite à l’étranger. C’est un fait, et nous ne pouvons concurrencer les bas salaires étrangers, mais nous pouvons développer nos laboratoires, nos ateliers, nos groupes expérimentaux pour devenir une pépinière de découvertes. Encourager, investir dans la recherche dans tous les domaines, pour améliorer la technique la plus élémentaire ou la technologie la plus futuriste est une mine de ressources qui doit garder, sur notre territoire, notre potentiel de découvreurs.

- La seconde richesse inaliénable de notre pays, c’est son patrimoine.
La France par son Histoire, la diversité de ses régions, ses spécialités, possède des trésors d’artisanat, de végétations originales, de gastronomie, d’architecture, d’art, de littérature, de traditions inépuisables.  Le tourisme est en passe de devenir la plus grande source de revenus de notre commerce. Nos hôtels, nos villages sont la cible d’investisseurs qui ne se trompent pas dans leurs placements… Faudrait-il en avoir honte ? Faudrait-il considérer comme mineure cette attractivité ?  – Rien que nous, Français, représentons un vaste vivier de chalands pour notre propre pays… Reconnaître cette opportunité, c’est ouvrir bien des chantiers, revaloriser bien des professions où la main est essentielle, promouvoir bien des arts de l’embellissement, de la restauration… C’est aussi prolonger les trésors de notre civilisation passée pour mettre en valeur ceux de nos contemporains, de nos visionnaires…  Maître d’Ecole, maîtres d’ateliers, maîtres des villes et des champs, compagnons, que de revalorisation de toutes nos disciplines, de toutes nos langues, de tous nos métiers sont possibles et pas simplement à titre associatif, comme par exemple pour la merveilleuse reconstruction médiévale de Guénelon dans l’Yonne… Ce n’est pas condamner nos usines, notre élevage, notre agriculture, ni nos pêches, mais c’est ouvrir, élargir les perspectives d’emplois, ne pas attendre que la peau de chagrin du travail ait perdu de sa surface, dramatiquement…

Autour de ces deux mines, il faut vivre : services aux personnes, commerces, environnement et évidemment sn,té, éducation, logement, loisirs… seront toujours des pourvoyeurs d’emplois encore faudra-t-il que nos ayons les moyens d’en bénéficier, tous…

Si nous ne préparons pas ces débouchés, nous aurons failli et rendu stériles les beaux outils que nous voulons mettre au point: l’Instruction, le Savoir-Faire, les Apprentissages, sous toutes leurs formes !

 

24 octobre 2017

Homme et femme

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 03 min

Je ne crois pas, désolé Aragon, que la femme soit l’avenir de l’homme mais son alter ego indissociable en une profonde complémentarité pour donner une chance à l’avenir, ça oui !!!

Bravo à vous qui évoquer de ces femmes admirables qui bien que « nanties » ont donné et donnent toujours d’elles-mêmes pour que la vie soit toujours la gagnante, célèbres ou modestes, inscrites dans l’Histoire ou dans le quotidien, militantes bénévoles ou professionnelles de toute nature, elles cimentent chaque jour notre fragile humanité et colmatent nos fissures…

J’aimerais aussi que de tels documents, il est certainement des auteurs de talent qui l’on fait, illustrent au même titre les actes des hommes… Le tout serait non pas fondu dans le creuset de la vie mais additionné, imbriqué, mis en évidence…

Contre-point de la seule infection nuisible : la méchanceté et de la seule attitude qui lui donne des forces, l’indifférence!

12 octobre 2017

LE BERGER PHILOSOPHE

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 56 min

En 1961, à Valloire, pendant un séjour à la neige, notre classe d’Elèves-Maîtres de l’Ecole Normale a rencontré un berger, âgé le bonhomme, lustré par les années, la langue des moutons et la météo… Notre prof l’a invité à une réunion, comme ça, pour nous étonner.

Nous l’avons été. Je ne me risquerai pas à garantir la fidélité de ce qu’il nous a conté de sa voix cassée, aux rocailles savoyardes, car c’est comme ça que nous l’avons entendu. Il avait trouvé, hérité… Je ne sais plus, pendant la guerre d’une valise pleine de bouquins, essentiellement des livres de philo.. Du lourd, Platon, Aristote, Spinoza, Descartes, Nietzche, Kant, Kierkegaard, Voltaire, Rousseau, Diderot …

Je ne pense pas qu’il avait accru sa provende initiale… Par contre il avait lu, relu encore et encore… Lui qui était passé devant l’école plus souvent que dedans.

Lu et absorbé, digéré, critiqué… Malins, du haut de notre bac tout neuf, de nos discussions de café, de nos exposés chers à notre prof… Nous avons embrayé sur Sartre, Marx qu’il connaissait à peine… Mais lui, nous ramenait sans cesse au fil de la pensée mouvante, évolutive, contradictoire puis émergente de ses maîtres, tous, quelle que soit leur doctrine fondamentale..

Je me souviens de sa placide rhétorique, gymnastique, plus que de ses assertions, indiscutables parce que déjà discutées, là haut à l’alpage ou au coin de son âtre, avec lui-même et avec toutes oreilles de passage. Il n’attendait pas de réplique ; son monologue, souriant nous était servi réchauffé, à nous de consommer, ou pas…

Ce dont je me souviens c’est qu’il affirmait en parlant de ses livres, mais cela aurait pu être de son cerveau : « Il y a tout là-dedans ! Il y a des questions, beaucoup de questions et c’est en essayant de les comprendre, de comprendre les réponses qu’il a trouvé que les siennes valaient le coup d’y penser, encore et encore… Sa vie, justifiée pas son quotidien, se trouvait cautionnée par les amoureux patentés de la Sagesse…

56 ans  plus tard, c’est ce qui me reste de cette rencontre, arrangé à ma sauce sans doute…

10 octobre 2017

Une éducation au Vivre ensemble et à l’altruisme.

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 13 min

Oui à l’Education à l’altruisme par le pragmatisme !

Par l’interaction dans les apprentissages, dans les projets établis ensemble, mis en œuvre ensemble…

Par les réflexions, les soutiens mutualisés…

Par la réalité de groupes d’action, classes, écoles qui fonctionnent en symbiose et en complémentarité,…

Par la mise en place de réflexes pour faire appel en cas de besoin autant que de répondre à cet appel…

Alors vivre ensemble devient une force qui construit chacun non par les dits, mais par le vécu… Ce qui n’exclut ni les débats, ni les affirmations individuelles mais simplement les intègre dans la convivialité. Cela conduit, durant tout un cycle, durant toute la scolarité dans l’établissement qui vit ainsi vers une éducation de chacun à être vigilant pour les autres ; tant pour en recevoir, chaque moi en a besoin, que pour donner, chaque toi, chaque vous, chaque tous en ont besoin.

Utopie ? Je ne crois pas et je suis même certain que nombre d’enseignants, d’animateurs s’emploient à en faire une réalité…

Difficile ? Oh oui, car même une société en danger refuse d’en faire un besoin de l’immédiat.

Nous sommes dans un monde où accumuler des connaissances, des biens, paraît plus nécessaire que s’assurer des savoir être, des savoir mettre ensemble…Un monde où le bénévole, l’altruiste est taxé de naïveté quand il n’est pas soupçonné de tromperie…

L’éducation à l’altruisme pour s’épanouir ensemble est vitale, et elle ne dépend pas de programmes, d’instructions, qui ne peuvent qu’en bénéficie, mais bien de la qualité de ses équipes pédagogiques…

Il ne s’agit pas de vivre en essaim ou de préparer le Meilleur des Mondes mais de donner à chaque individu la capacité de développer ses talents en ne niant pas ceux des autres mais au contraire en s’y ajustant.

Alors, peut-être que cette attention à tous deviendra une attention fraternelle à celle qui nous porte, nous supporte, notre Terre.

 

1 octobre 2017

Vous avez dit Fête des Grands-pères ?

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 17 h 16 min

 

Ce premier dimanche d’octobre fête les Grands-pères et je l’avais oublié…  Décidément octobre en sa jeunesse est une période bien chargée en grands jours personnels !

Bonne fête à mon pépé disparu depuis 1981 mais d’une telle importance pour ma jeunesse, enfance, adolescence et âge adulte à peine murissant.  Les circonstances cahotantes de mes premières années en ont fait mon maître à penser, mon maitre à réfléchir, mon maître es-contes de ces récits que j’ai souvent utilisés auprès de mes élèves, dans mes veillées de colo, que je redis et adapte avec mes petits-enfants après les avoir dits à mes filles… Mon maître es-découvertes, mon Rousseau de la nature et des gens… Avec lui, j’ai appris à comprendre le pire, la  méchanceté, avec cette affirmation : « Ils sont malheureux ! » sans pourtant l’admettre. Il faisait tout, jusqu’aux engagements les plus durs pour combattre les effets de cette méchanceté, celle de l’individu et celle de collectivités…  Capable, o combien ! d’humour, d’ironie incisive, d’éclats de colère, de mon coin, je l’ai souvent vu, entendu discuter, disputer même avec ceux qui affichaient d’autres « idées » publiques que lui, sociales, religieuses, politiques, mais qui, dans leur fond possédaient les mêmes qualités d’humanité. De quoi surprendre puis réjouir puis éduquer mon esprit en formation.

 

Témoin de mes inquiétudes familiales, de mes rejets scolaires, de mes timidités, il le fut aussi en premier de mes curiosités, de mes lectures, (Pergaud lu ensemble, un bonheur, les Drames des bois et des champs, restent gravés avec sa voix en moi), témoin de mes premiers émois, (O dile tot sul mon fiou ?) Mon fiou car j’étais aussi son filleul, il le reste en référence instinctive !

Pour moi, il ne fut jamais celui de ses photos de retour de déportation, mais celui que j’attendais caché dans les placards de la boulangerie de mes parents et qui, de peur qu’il ne me trouve pas couinait de plus en plus fort « Dadé Pépé » (pour regarder bien sûr)…

Je lui dois sans doute beaucoup de naïveté, une méconnaissance du pouvoir de l’argent, une trop grande émotivité, un trop grand élan à aller vers ceux qui semblent avoir besoin d’un mot, d’un sourire, d’une poignée de main… Une crédulité certaine et la contre partie de tout cela, la profonde déception quand amitié et affection se transforment en méchanceté.

Sans doute que je sublime mon grand-père, peut-être même que je le rêve, mais pas mon ressenti profond. J’embellis nos anecdotes, je retisse celles que maman me brodait, déjà bien étoffées. Très rarement, il n’a raconté ses jours de guerre, de Résistance, de captivité… je les ai lus mais difficilement, et en garde surtout les moments doux, les moments de solidarité… Par contre, j’ai aimé avec force, ces récits de maréchal expert rural; même si sa santé lui interdisait à son retour les soins aux animaux, nos visites dans une ferme, ces échanges vivants, voire truculents avec les éleveurs, leur famille ; en ce patois vendéen qu’il ponctuait si bien d’exclamations, d’accents toniques, étaient un régal, un spectacle sans pareil où se complaisait ce grand comédien !

J’avais la chance d’être son voisin d’école, ma première école maternelle, donc mes temps d’interclasse et mes sorties étaient pour son Nid, chaque jour scolaire. Mon Pépé Louis était un fervent défenseur de l’école laïque,  ce qui n’était pas une simple affirmation en cette petite ville hautement cléricalisée en un département déjà fort soumis à « la calotte ». Il allait exercer ses fonctions de Délégué cantonal du Préfet, bénévole bien sûr, auprès des enseignants, une prédilection pour les maîtresses, avec ardeur pour assurer que les conditions d’enseignement, moyens matériel, hygiène… soient bien assurées par les municipalités… Mon premier jeteur de sort (de dons aussi j’espère) pédagogiques fut certainement ce sorcier !

Je fourmille d’anecdotes le concernant, certaines authentiques, d’autres transformées par la saga familiale, plusieurs carrément supposées ou même inventées.. Mais on ne prête qu’aux riches !

Mon Pépé, je pense beaucoup à toi, ton regard profond si malicieux ne s’oublie pas ! Je pense aussi à tous ces papys, qui portent fièrement et heureusement  leur belle fonction ! Bonne fête à vous tous !

(Mamys ne soyez pas jalouses, vous aurez votre tour !)

« Dadé pépé ! »

 

Alain

30 septembre 2017

tu dis…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 20 h 29 min

2016 TU DIS

25 septembre 2017

Une éducation au Vivre ensemble et à l’altruisme

Classé dans : EDUQUER,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 16 h 07 min

asservir

 

            Oui à l’Education à l’altruisme par le pragmatisme !

Par l’interaction dans les apprentissages, dans les projets établis ensemble, mis en œuvre ensemble…

Par les réflexions, les soutiens mutualisés…

Par la réalité de groupes d’action, classes, écoles qui fonctionnent en symbiose et en complémentarité,…

Par la mise en place de réflexes pour faire appel en cas de besoin autant que de répondre à cet appel…

Alors vivre ensemble devient une force qui construit chacun non par les dits, mais par le vécu… Ce qui n’exclut ni les débats, ni les affirmations individuelles mais simplement les intègre dans la convivialité. Cela conduit, durant tout un cycle, durant toute la scolarité dans l’établissement qui vit ainsi vers une éducation de chacun à être vigilant pour les autres ; tant pour en recevoir, chaque moi en a besoin, que pour donner, chaque toi, chaque vous, chaque tous en ont besoin.

Utopie ? Je ne crois pas et je suis même certain que nombre d’enseignants, d’animateurs s’emploient à en faire une réalité…

Difficile ? Oh oui, car même une société en danger refuse d’en faire un besoin de l’immédiat.

Nous sommes dans un monde où accumuler des connaissances, des biens, paraît plus nécessaire que s’assurer des savoir être, des savoir mettre ensemble…Un monde où le bénévole, l’altruiste est taxé de naïveté quand il n’est pas soupçonné de tromperie…

L’éducation à l’altruisme pour s’épanouir ensemble est vitale, et elle ne dépend pas de programmes, d’instructions, qui ne peuvent qu’en bénéficie, mais bien de la qualité de ses équipes pédagogiques…

Il ne s’agit pas de vivre en essaim ou de préparer le Meilleur des Mondes mais de donner à chaque individu la capacité de développer ses talents en ne niant pas ceux des autres , en ne les écrasant pas pour mieux rouler, avant d’être écrasés à notre tour… mais au contraire en s’y ajustant pour rouler ensemble.

Alors, peut-être que cette attention à tous deviendra une attention fraternelle à celle qui nous porte, nous supporte, notre Terre.

 

 

23 septembre 2017

REGARD…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 31 min

L’essentiel est invisible pour les yeux (Saint Exupéry » et les filtres de l’esprit ont besoin d’être souvent nettoyés pour rester ceux du cœur……

Un jeune couple venait de s’installer dans un nouveau quartier. Le lendemain matin, au moment où le couple prenait le petit déjeuner, la femme aperçut leur voisine qui étendait son linge. « Quel linge sale! dit-elle. Elle ne sait pas laver. Peut-être a-t-elle besoin d’un nouveau savon pour mieux faire sa lessive ». Son mari regarda la scène mais garda le silence.

C’était le même commentaire chaque fois que la voisine séchait son linge.

Après un mois, la femme fut surprise de voir un matin que le linge de sa voisine était bien propre et elle dit à son mari :

« Regarde! Elle a enfin appris à laver son linge maintenant. Qui le lui a enseigné ?

» Le mari répondit: « Personne, je me suis levé tôt ce matin et j’ai lavé les vitres de notre maison ! »

Moralité : Parfois tout dépend de la propreté de la fenêtre à travers laquelle nous observons les faits. Avant de critiquer, il faudrait peut-être vérifier d’abord la qualité de notre regard. Alors, nous pourrions voir avec clarté, la limpidité du cœur des autres.

 

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Victor Coudesabot |
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