Réfléchir et dire… un peu

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12 octobre 2017

LE BERGER PHILOSOPHE

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 56 min

En 1961, à Valloire, pendant un séjour à la neige, notre classe d’Elèves-Maîtres de l’Ecole Normale a rencontré un berger, âgé le bonhomme, lustré par les années, la langue des moutons et la météo… Notre prof l’a invité à une réunion, comme ça, pour nous étonner.

Nous l’avons été. Je ne me risquerai pas à garantir la fidélité de ce qu’il nous a conté de sa voix cassée, aux rocailles savoyardes, car c’est comme ça que nous l’avons entendu. Il avait trouvé, hérité… Je ne sais plus, pendant la guerre d’une valise pleine de bouquins, essentiellement des livres de philo.. Du lourd, Platon, Aristote, Spinoza, Descartes, Nietzche, Kant, Kierkegaard, Voltaire, Rousseau, Diderot …

Je ne pense pas qu’il avait accru sa provende initiale… Par contre il avait lu, relu encore et encore… Lui qui était passé devant l’école plus souvent que dedans.

Lu et absorbé, digéré, critiqué… Malins, du haut de notre bac tout neuf, de nos discussions de café, de nos exposés chers à notre prof… Nous avons embrayé sur Sartre, Marx qu’il connaissait à peine… Mais lui, nous ramenait sans cesse au fil de la pensée mouvante, évolutive, contradictoire puis émergente de ses maîtres, tous, quelle que soit leur doctrine fondamentale..

Je me souviens de sa placide rhétorique, gymnastique, plus que de ses assertions, indiscutables parce que déjà discutées, là haut à l’alpage ou au coin de son âtre, avec lui-même et avec toutes oreilles de passage. Il n’attendait pas de réplique ; son monologue, souriant nous était servi réchauffé, à nous de consommer, ou pas…

Ce dont je me souviens c’est qu’il affirmait en parlant de ses livres, mais cela aurait pu être de son cerveau : « Il y a tout là-dedans ! Il y a des questions, beaucoup de questions et c’est en essayant de les comprendre, de comprendre les réponses qu’il a trouvé que les siennes valaient le coup d’y penser, encore et encore… Sa vie, justifiée pas son quotidien, se trouvait cautionnée par les amoureux patentés de la Sagesse…

56 ans  plus tard, c’est ce qui me reste de cette rencontre, arrangé à ma sauce sans doute…

10 octobre 2017

Une éducation au Vivre ensemble et à l’altruisme.

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 13 min

Oui à l’Education à l’altruisme par le pragmatisme !

Par l’interaction dans les apprentissages, dans les projets établis ensemble, mis en œuvre ensemble…

Par les réflexions, les soutiens mutualisés…

Par la réalité de groupes d’action, classes, écoles qui fonctionnent en symbiose et en complémentarité,…

Par la mise en place de réflexes pour faire appel en cas de besoin autant que de répondre à cet appel…

Alors vivre ensemble devient une force qui construit chacun non par les dits, mais par le vécu… Ce qui n’exclut ni les débats, ni les affirmations individuelles mais simplement les intègre dans la convivialité. Cela conduit, durant tout un cycle, durant toute la scolarité dans l’établissement qui vit ainsi vers une éducation de chacun à être vigilant pour les autres ; tant pour en recevoir, chaque moi en a besoin, que pour donner, chaque toi, chaque vous, chaque tous en ont besoin.

Utopie ? Je ne crois pas et je suis même certain que nombre d’enseignants, d’animateurs s’emploient à en faire une réalité…

Difficile ? Oh oui, car même une société en danger refuse d’en faire un besoin de l’immédiat.

Nous sommes dans un monde où accumuler des connaissances, des biens, paraît plus nécessaire que s’assurer des savoir être, des savoir mettre ensemble…Un monde où le bénévole, l’altruiste est taxé de naïveté quand il n’est pas soupçonné de tromperie…

L’éducation à l’altruisme pour s’épanouir ensemble est vitale, et elle ne dépend pas de programmes, d’instructions, qui ne peuvent qu’en bénéficie, mais bien de la qualité de ses équipes pédagogiques…

Il ne s’agit pas de vivre en essaim ou de préparer le Meilleur des Mondes mais de donner à chaque individu la capacité de développer ses talents en ne niant pas ceux des autres mais au contraire en s’y ajustant.

Alors, peut-être que cette attention à tous deviendra une attention fraternelle à celle qui nous porte, nous supporte, notre Terre.

 

1 octobre 2017

Vous avez dit Fête des Grands-pères ?

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 17 h 16 min

 

Ce premier dimanche d’octobre fête les Grands-pères et je l’avais oublié…  Décidément octobre en sa jeunesse est une période bien chargée en grands jours personnels !

Bonne fête à mon pépé disparu depuis 1981 mais d’une telle importance pour ma jeunesse, enfance, adolescence et âge adulte à peine murissant.  Les circonstances cahotantes de mes premières années en ont fait mon maître à penser, mon maitre à réfléchir, mon maître es-contes de ces récits que j’ai souvent utilisés auprès de mes élèves, dans mes veillées de colo, que je redis et adapte avec mes petits-enfants après les avoir dits à mes filles… Mon maître es-découvertes, mon Rousseau de la nature et des gens… Avec lui, j’ai appris à comprendre le pire, la  méchanceté, avec cette affirmation : « Ils sont malheureux ! » sans pourtant l’admettre. Il faisait tout, jusqu’aux engagements les plus durs pour combattre les effets de cette méchanceté, celle de l’individu et celle de collectivités…  Capable, o combien ! d’humour, d’ironie incisive, d’éclats de colère, de mon coin, je l’ai souvent vu, entendu discuter, disputer même avec ceux qui affichaient d’autres « idées » publiques que lui, sociales, religieuses, politiques, mais qui, dans leur fond possédaient les mêmes qualités d’humanité. De quoi surprendre puis réjouir puis éduquer mon esprit en formation.

 

Témoin de mes inquiétudes familiales, de mes rejets scolaires, de mes timidités, il le fut aussi en premier de mes curiosités, de mes lectures, (Pergaud lu ensemble, un bonheur, les Drames des bois et des champs, restent gravés avec sa voix en moi), témoin de mes premiers émois, (O dile tot sul mon fiou ?) Mon fiou car j’étais aussi son filleul, il le reste en référence instinctive !

Pour moi, il ne fut jamais celui de ses photos de retour de déportation, mais celui que j’attendais caché dans les placards de la boulangerie de mes parents et qui, de peur qu’il ne me trouve pas couinait de plus en plus fort « Dadé Pépé » (pour regarder bien sûr)…

Je lui dois sans doute beaucoup de naïveté, une méconnaissance du pouvoir de l’argent, une trop grande émotivité, un trop grand élan à aller vers ceux qui semblent avoir besoin d’un mot, d’un sourire, d’une poignée de main… Une crédulité certaine et la contre partie de tout cela, la profonde déception quand amitié et affection se transforment en méchanceté.

Sans doute que je sublime mon grand-père, peut-être même que je le rêve, mais pas mon ressenti profond. J’embellis nos anecdotes, je retisse celles que maman me brodait, déjà bien étoffées. Très rarement, il n’a raconté ses jours de guerre, de Résistance, de captivité… je les ai lus mais difficilement, et en garde surtout les moments doux, les moments de solidarité… Par contre, j’ai aimé avec force, ces récits de maréchal expert rural; même si sa santé lui interdisait à son retour les soins aux animaux, nos visites dans une ferme, ces échanges vivants, voire truculents avec les éleveurs, leur famille ; en ce patois vendéen qu’il ponctuait si bien d’exclamations, d’accents toniques, étaient un régal, un spectacle sans pareil où se complaisait ce grand comédien !

J’avais la chance d’être son voisin d’école, ma première école maternelle, donc mes temps d’interclasse et mes sorties étaient pour son Nid, chaque jour scolaire. Mon Pépé Louis était un fervent défenseur de l’école laïque,  ce qui n’était pas une simple affirmation en cette petite ville hautement cléricalisée en un département déjà fort soumis à « la calotte ». Il allait exercer ses fonctions de Délégué cantonal du Préfet, bénévole bien sûr, auprès des enseignants, une prédilection pour les maîtresses, avec ardeur pour assurer que les conditions d’enseignement, moyens matériel, hygiène… soient bien assurées par les municipalités… Mon premier jeteur de sort (de dons aussi j’espère) pédagogiques fut certainement ce sorcier !

Je fourmille d’anecdotes le concernant, certaines authentiques, d’autres transformées par la saga familiale, plusieurs carrément supposées ou même inventées.. Mais on ne prête qu’aux riches !

Mon Pépé, je pense beaucoup à toi, ton regard profond si malicieux ne s’oublie pas ! Je pense aussi à tous ces papys, qui portent fièrement et heureusement  leur belle fonction ! Bonne fête à vous tous !

(Mamys ne soyez pas jalouses, vous aurez votre tour !)

« Dadé pépé ! »

 

Alain

30 septembre 2017

tu dis…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 20 h 29 min

2016 TU DIS

25 septembre 2017

Une éducation au Vivre ensemble et à l’altruisme

Classé dans : EDUQUER,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 16 h 07 min

asservir

 

            Oui à l’Education à l’altruisme par le pragmatisme !

Par l’interaction dans les apprentissages, dans les projets établis ensemble, mis en œuvre ensemble…

Par les réflexions, les soutiens mutualisés…

Par la réalité de groupes d’action, classes, écoles qui fonctionnent en symbiose et en complémentarité,…

Par la mise en place de réflexes pour faire appel en cas de besoin autant que de répondre à cet appel…

Alors vivre ensemble devient une force qui construit chacun non par les dits, mais par le vécu… Ce qui n’exclut ni les débats, ni les affirmations individuelles mais simplement les intègre dans la convivialité. Cela conduit, durant tout un cycle, durant toute la scolarité dans l’établissement qui vit ainsi vers une éducation de chacun à être vigilant pour les autres ; tant pour en recevoir, chaque moi en a besoin, que pour donner, chaque toi, chaque vous, chaque tous en ont besoin.

Utopie ? Je ne crois pas et je suis même certain que nombre d’enseignants, d’animateurs s’emploient à en faire une réalité…

Difficile ? Oh oui, car même une société en danger refuse d’en faire un besoin de l’immédiat.

Nous sommes dans un monde où accumuler des connaissances, des biens, paraît plus nécessaire que s’assurer des savoir être, des savoir mettre ensemble…Un monde où le bénévole, l’altruiste est taxé de naïveté quand il n’est pas soupçonné de tromperie…

L’éducation à l’altruisme pour s’épanouir ensemble est vitale, et elle ne dépend pas de programmes, d’instructions, qui ne peuvent qu’en bénéficie, mais bien de la qualité de ses équipes pédagogiques…

Il ne s’agit pas de vivre en essaim ou de préparer le Meilleur des Mondes mais de donner à chaque individu la capacité de développer ses talents en ne niant pas ceux des autres , en ne les écrasant pas pour mieux rouler, avant d’être écrasés à notre tour… mais au contraire en s’y ajustant pour rouler ensemble.

Alors, peut-être que cette attention à tous deviendra une attention fraternelle à celle qui nous porte, nous supporte, notre Terre.

 

 

23 septembre 2017

REGARD…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 31 min

L’essentiel est invisible pour les yeux (Saint Exupéry » et les filtres de l’esprit ont besoin d’être souvent nettoyés pour rester ceux du cœur……

Un jeune couple venait de s’installer dans un nouveau quartier. Le lendemain matin, au moment où le couple prenait le petit déjeuner, la femme aperçut leur voisine qui étendait son linge. « Quel linge sale! dit-elle. Elle ne sait pas laver. Peut-être a-t-elle besoin d’un nouveau savon pour mieux faire sa lessive ». Son mari regarda la scène mais garda le silence.

C’était le même commentaire chaque fois que la voisine séchait son linge.

Après un mois, la femme fut surprise de voir un matin que le linge de sa voisine était bien propre et elle dit à son mari :

« Regarde! Elle a enfin appris à laver son linge maintenant. Qui le lui a enseigné ?

» Le mari répondit: « Personne, je me suis levé tôt ce matin et j’ai lavé les vitres de notre maison ! »

Moralité : Parfois tout dépend de la propreté de la fenêtre à travers laquelle nous observons les faits. Avant de critiquer, il faudrait peut-être vérifier d’abord la qualité de notre regard. Alors, nous pourrions voir avec clarté, la limpidité du cœur des autres.

 

CHAQUE MATIN…

Classé dans : je pense donc...,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 10 h 15 min

     Nous ne savons pas si le Bonheur existe, et, peut-être, cela vaut-il mieux car comme le savetier de la fable, nous aurions souvent peur de lapin oeufs pâquesle perdre

     Par contre, nous savons que les bonheurs, eux, abondent. Petits, grands, ils sont attendus ou imprévus ; ils apparaissent dans les circonstances les plus diverses, insolites parfois mais ils sont fortement calorifiques

La chaleur d’un coup de main, que l’on donne ou que l’on reçoit, le sourire d’un inconnu croisé, la gentillesse, la sincérité, la bonne volonté… même fugaces ces signes sont des cadeaux qui ne résolvent pas les soucis mais font de mesquinerie et égoïsme des mots périssables.

Chaque aube est le début d’une nouvelle vie disent les optimistes, sans oublier celles qui les ont forgées, à chacun, il faut souhaiter de belles journées éclairées de rencontres vivifiantes et vraies. Acceptez ces brefs rayonnements. A votre tour, vous rayonnerez et l’espérance, cachée par les misères, émergera de son tonneau.

Ce n’est pas toujours facile mais c’est tellement agréable à retrouver, après dans un coin de son esprit.

22 septembre 2017

Histoire du tablier

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 8 h 51 min

tablier
Te souviens-tu du tablier de ta Grand’Mère ?  Le principal usage du tablier de Grand’Mère était de protéger la robe en dessous, mais en plus de cela :

- Il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau.
- Il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants, et, à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.
- Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les oeufs, et de temps en temps les poussins. !
- Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d’abri à des enfants timides.
- Quand le temps était frais, Grand’ Mère s’en emmitouflait les bras.
- Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois.
- C’est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans  la cuisine.
- Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes; après que les petits pois aient été récoltés, venait le tour des choux.
- En fin de saison, il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l’arbre.
- Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c’était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.
- A l’heure de servir le repas, Grand’ Mère allait sur le perron agiter son tablier, et les hommes aux champs savaient aussitôt qu’ils devaient passer à table.
- Grand’ Mère l’utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu’elle refroidisse; de nos jours, sa petite fille la pose là pour la décongeler.
Il faudra de bien longues années avant que quelqu’un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de choses.
En souvenir de nos Grand-Mères, envoyez cette histoire à ceux qui savent, et à ceux qui pourront apprécier : ‘ l’histoire du tablier de Grand’Mère.’

17 septembre 2017

La cruche fêlée…

Classé dans : contes et légendes,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 50 min

 

       Un beau conte, connu, répété et même utilisé dans mon livre : croire en son utilité envers et contre tous les vents contraires :

 

Dans le train qui me remontait vers Paris, une voisine de siège, de hasard m’a fait retrouver un conte que j’avais entendu ou lu avec des circonstances, des personnages différents, mais qui en tous ses avatars portait toujours la même force.

Pour ce jour, c’est en Chine qu’elle m’a transportée, près d’une vieille paysanne dont la fonction depuis très longtemps était d’alimenter le hameau en eau.

Plusieurs fois par jour, son balancier en équilibre sur ses épaules, elle portait ses cruches vides jusqu’à la source éloignée et les rapportait pleines et fraîches.

Seulement, l’une des cruches, récente, solide, rapportait toute son eau, sans en perdre une goutte alors que l’autre plus âgée, usée, fêlée suintait tout le long du chemin et arrivait à moitié vide au village.

Évidemment la belle grosse cruche se moquait de la pauvre cruche fissurée qui en souffrait  beaucoup.

Un jour, elle n’y tint plus et osa parler à la vieille Chinoise :

- Tu dois me jeter ! Je suis usée, je perds de l’eau et ne rapporte presque plus rien au village. Je suis lourde et tu te fatigues pour peu de résultats… Abandonne-moi ce sera beaucoup mieux !

- Pas question ! s’exclama la porteuse d’eau. As-tu déjà fait attention au chemin que nous parcourons depuis tant de jours ?

- Oui, il est long pour toi !

- Mais non, bécasse ! Regarde bien sur ton côté, lorsque nous allons à la fontaine tout est sec, caillouteux triste… De l’autre côté, celui que tu suis, lorsque je t’ai bien remplie, poussent des fleurs splendides, toutes espèces de fleurs, de toutes formes, toutes tailles, toutes couleurs, tous parfums. Elles sont là grâce à toi.

Sur ce bord de notre chemin habituel, j’ai semé des graines, il y a longtemps, et toi tu les arroses, doucement plusieurs fois dans une journée à chaque retour… Si je peux embellir ma maison, celle de mes amis du village, nos fêtes c’est grâce à toi. Tu es usée, tu fuis, la belle affaire ! Ce que tu appelles tes défauts pour moi, pour nous, ce sont des richesses et nous y tenons…

La jeune cruche avait bien compris le beau travail de sa compagne et demanda à la vieille dame de la remplir encore plus pour remplacer un peu la cruche fêlée…

13 septembre 2017

INTERDIRE

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 01 min

1968, date à laquelle on revient toujours : « Il est interdit d’interdire ». C’était au départ empêcher d’aller rejoindre les filles dans leur dortoir pour les étudiants de Nanterre… Tout le reste ne fut qu’un amalgame… dans lequel chacun, plus ou moins bien intentionné, fourrait ses idées, ses fantasmes. En faire une fragmentation morale de la société est un énorme non-sens : Jeune enseignant avant 68, comme pour beaucoup de mes collègues ça n’a rien changé après, ni dans le règlement ni dans son application… J’ai connu les rues de Boulogne Billancourt, d’Auteuil, les bals de village et en bleu, en cravate, les rencontres étaient violentes les transgressions hypocrites, réelles dans les familles comme dans les bandes… Quels ados furent ceux qui vilipendent la permissivité actuelle, chez les autres, combien furent, sont ou seront des parents ouverts autant que fermes…

La peur, pas forcément celle de la violence, est un grand moteur ; peur de perdre sa tranquillité, peur de déplaire à ses voisins, peur de ce qu’en dira-t-on que l’on veut bien appliquer aux autres mais pas se voir appliquer…

Interdire, ce verbe que l’on veut voir appliquer aux AUTRES mais pas à nous. Interdire, ce verbe que l’on veut voir ouvrir à sanction par les « autorités » mais pas pour nous…

Comprendre oui, admettre peut-être, selon les circonstances et la nuisance, discuter toujours si possible, sanctionner, oui avec bon sens et à bon escient avec équité.

De nombreux élèves en responsabilité, de tous âges, de toutes origines, confessions, éducation, niveaux de compréhension, de nombreuses familles, bien des associations m’ont appris que fermeté n’est pas dictature, que discuter, (écouter et dire) n’est pas faiblesse et que réagir ( admettre les raisons de l’autre- maintenir les nôtres – sanctionner et corriger) vaudront toujours mieux que hausser les épaules, baisser les bras et laisser à d’autres le soin de décider pour nous… en fait se réfugier dans l’abstention…

 

 

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Victor Coudesabot |
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