Réfléchir et dire… un peu

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17 mars 2019

Histoire du tablier

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 27 min

Te souviens-tu du tablier de ta Grand’Mère ?  Le principal usage du tablier de Grand’Mère était de protéger la robe en dessous, mais en plus de cela :

- Il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau.

- Il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants, et, à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.

- Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les oeufs, et de temps en temps les poussins. !

- Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d’abri à des enfants timides.

- Quand le temps était frais, Grand’ Mère s’en emmitouflait les bras.

- Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois.

- C’est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans  la cuisine.
- Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes; après que les petits pois aient été récoltés, venait le tour des choux.

- En fin de saison, il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l’arbre.
- Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c’était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.

- A l’heure de servir le repas, Grand’ Mère allait sur le perron agiter son tablier, et les hommes aux champs savaient aussitôt qu’ils devaient passer à table.

- Grand’ Mère l’utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu’elle refroidisse; de nos jours, sa petite fille la pose là pour la décongeler.
Il faudra de bien longues années avant que quelqu’un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de choses.

Moi,  je l’ai connu aussi pour un emploi formidable ; remonté en poche et accroché de chaque côté,  il formait une couchette pour le bébé. On l’appelait LA DORME, un beau nom !

12 mars 2019

Je suis la somme de tous mes âges…

Classé dans : je pense donc...,spectacles,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 48 min

Je viens de lire une lettre bouleversante trouvée après le décès d’une pensionnaire de maison de retraite : A sa question « Que voyez-vous en moi ? », elle répond âge après âge par toutes les étapes de sa vie avec leurs joies, leurs peines, leurs attentes, leurs responsabilités et avec tous ceux qui les ont ponctuées.  Elle concluait ainsi :

« Je me souviens des bons et des mauvais jours. Dans ma tête, je refais le voyage de l’amour et revis mes expériences passées. Et j’accepte que rien ne dure toujours…

Alors ouvrez les yeux et regardez de plus près ! Ce n’est pas une vieille femme fragile et rigide, c’est MOI ! »

Oh tellement vrai! Hier, comme d’autres fois, nous étions près d’un ami qui répondait surtout à nos pressions de mains, nos mots brefs pour le faire sourire… Un homme dont nous connaissons toutes les étapes de vie, sinon les détails, et dont nous savons l’intensité de cette vie. Et nous ne pouvions croire inactif esprit endormi alors nous lui parlions d’hier mais aussi d’aujourd’hui, des vignes justes vendangées, de la tempête qui s’annonçait, des enfants et petits enfants, de leurs blagues et leurs jeux… De nous et nos journées… Et, peu à peu, d’autres autour de nous se rapprochaient… C’est la vie qui était là avec ses rides et ses marques de joie… Comme nous savons que chaque jour d’autres alternent ces visites et ces partages, que des assistantes ne ménagent ni les mots, ni les sourires ni les câlins parfois, alors, nous sommes heureux, pour eux, pour nous qui sommes maintenant des n’âgés comme disent nos petits enfants.. Comme cette dame, chacun est lui, chacune est elle avec tant et tant de j’ai été en eux… La somme de tous nos âges.

11 mars 2019

Je suis un âne!

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 38 min

 

l'âne

J’ai reçu ce beau texte, bien plus long car il comportait une morale et des encouragements… je le préfère ainsi… libre pour chacun de s’y projeter, rire ou méditer

Je suis né dans un village AIZENAY qui tirerait son nom du latin (je ne m’y lance pas) signifiant « conducteur d’ânes », sans doute en rapport avec les nombreux moulins à vent qui ponctuaient la région.

Plus tard, enseignant spécialisé, je suis devenu l’un de ces conducteurs d’ânes, ce vocable si longtemps attribué aux écoliers mal dans leur scolarité. Aujourd’hui, ils sont parents, grands-parents proches de la retraite pour certains.. et dans l’ensemble mes ânes mal partis sont bien sortis du puits.

Souvent, je me dis que leur simplicité de réponse dans les situations compliquées, (que d’exemples me restent), me fait regretter de n’avoir et de n’être pas plus âne pour éviter les chemins tordus de la réflexion et les remises en question trop intellectuelles (comme celle-ci d’ailleurs PLOUF !) Je regarderai autrement les ânes Philippe et Martin, du village, désormais.

                 L’âne au fond du puits

Un jour, l’âne d’un fermier est tombé dans un puits.
L’animal gémissait pitoyablement pendant des heures, et le fermier se demandait quoi faire. Finalement, il a décidé que l’animal était vieux et le puits devait disparaître de toute façon, ce n’était pas rentable pour lui de récupérer l’âne.
Il a invité tous ses voisins à venir et à l’aider. Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à enterrer l’âne dans le puits.
Au début, l’âne a réalisé ce qui se produisait et se mit à crier terriblement.
Puis à la stupéfaction de chacun, il s’est tu.
Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce qu’il a vu.
Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui, l’âne faisait quelque chose de stupéfiant.
Il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus.
Pendant que les voisins du fermier continuaient à pelleter sur l’animal, il se secouait et montait dessus.
Bientôt, chacun a été stupéfié que l’âne soit hors du puits et se mit à trotter!’

La vie va essayer de t’engloutir de toutes sortes d’ordures.
Le truc pour se sortir du trou est de se secouer pour avancer.
Chacun de tes ennuis est une pierre qui permet de progresser.
Nous pouvons sortir des puits les plus profonds en n’arrêtant jamais.
Il ne faut jamais abandonner!

Secoue-toi et fonce!
Rappelle-toi, les cinq règles simples ! À ne jamais oublier, surtout
dans les moments les plus sombres.
Pour être heureux / heureuse :

-1. Libère ton cœur de la haine.
-2. Libère ton esprit des inquiétudes.
-3. Vis simplement..
-4. Donne plus.
-5. Attends moins.

Merci d’être là…
Ce texte m’a été envoyé, je l’ai trouvé beau,  je n’ai pas pu le garder pour moi et j’ai voulu le partager à mon tour.
J’espère que tu feras pareil.

9 mars 2019

INTERDIRE

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 51 min

                    1968, date à laquelle on revient toujours : « Il est interdit d’interdire ». C’était au départ empêcher d’aller rejoindre les filles dans leur dortoir pour les étudiants de Nanterre… Tout le reste ne fut qu’un amalgame… dans lequel chacun, plus ou moins bien intentionné, fourrait ses idées, ses fantasmes. En faire une fragmentation morale de la société est un énorme non-sens : Jeune enseignant avant 68, comme pour beaucoup de mes collègues ça n’a rien changé après, ni dans le règlement ni dans son application… J’ai connu les rues de Boulogne Billancourt, d’Auteuil, les bals de village et en bleu, en cravate, les rencontres étaient violentes les transgressions hypocrites, réelles dans les familles comme dans les bandes… Quels ados furent ceux qui vilipendent la permissivité actuelle, chez les autres, combien furent, sont ou seront des parents ouverts autant que fermes…

La peur, pas forcément celle de la violence, est un grand moteur ; peur de perdre sa tranquillité, peur de déplaire à ses voisins, peur de ce qu’en dira-t-on que l’on veut bien appliquer aux autres mais pas se voir appliquer…

Interdire, ce verbe que l’on veut voir appliquer aux AUTRES mais pas à nous. Interdire, ce verbe que l’on veut voir ouvrir à sanction par les « autorités » mais pas pour nous…

Comprendre oui, admettre peut-être, selon les circonstances et la nuisance, discuter toujours si possible, sanctionner, oui avec bon sens et à bon escient avec équité.

De nombreux élèves en responsabilité, de tous âges, de toutes origines, confessions, éducation, niveaux de compréhension, de nombreuses familles, bien des associations m’ont appris que fermeté n’est pas dictature, que discuter, (écouter et dire) n’est pas faiblesse et que réagir ( admettre les raisons de l’autre- maintenir les nôtres – sanctionner et corriger) vaudront toujours mieux que hausser les épaules, baisser les bras et laisser à d’autres le soin de décider pour nous… en fait se réfugier dans l’abstention…

 

8 mars 2019

As-tu le goût des autres ? de Dana LANG

Classé dans : poésies*,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 23 h 39 min

amitié

 

As-tu le goût des autres, le soir quand tu t’endors ?

Sont-ils près de ton cœur, ces amis de hasard ?

Tous ceux que tu rencontres, à bâbord, à tribord

De ton « bateau » de vie qui porte ton histoire ?

As-tu ce goût intense, du parfum d’amitié

Où chaque confidence, qui sait se partager

Vient t’offrir  chaque instant, un bonbon goût de miel

Et  éclairer ta vie de couleurs arc-en-ciel ?

As-tu cet autre goût, parfum « d’humanité »

Dans ton pays en paix, accueilles-tu « l’étranger »

Qui vient de son histoire, où la guerre, la misère

L’ont fait fuir ce soir, vers toi qui es son frère ?

As-tu ce goût d’enfance, la larme au bord des yeux

Qui est là pour te dire, qu’un enfant est un gueux

L’amour ou la tendresse, n’étaient pas là pour lui

Et son cœur en détresse, fait qu’il pleure aujourd’hui.

As-tu le « goût » des autres ?

Sur ton large océan

Chaque enfant est le nôtre

Sur les vagues du temps.

As-tu ce goût suprême

Qui sait offrir «  Je t’aime, »

Et qui t’offre en retour

Aussi beaucoup d’amour ?

 

 

4 mars 2019

La ballade Nord-Irlandaise de Renaud

Classé dans : poésies*,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 42 min

La ballade Nord-Irlandaise de Renaud

J’ai voulu planter un oranger

Là où la chanson n’en verra jamais

Là où les arbres n’ont jamais donné

Que des grenades dégoupillées

 

Jusqu’à Derry ma bien aimée

Sur mon bateau j’ai navigué

J’ai dit aux hommes qui se battaient

Je viens planter un oranger

 

Buvons un verre, allons pêcher

Pas une guerre ne pourra durer

Lorsque la bière et l’amitié

Et la musique nous ferons chanter

 

Tuez vos dieux à tout jamais

Sous aucune croix l’amour ne se plaît

Ce sont les hommes pas les curés

Qui font pousser les orangers

 

Je voulais planter un oranger

Là où la chanson n’en verra jamais

Il a fleuri et il a donné

Les fruits sucrés de la liberté

5 février 2019

DÉTESTEZ!

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 04 min

Détestez-vous les uns les autres !

Ce qui m’inquiète énormément, c’est la détestation, pas encore la haine, ça viendra, latente chez tant de nos concitoyens, même dans les villages qui ne connaissent les autres «ceux d’ailleurs » ceux d’autres « races «  d’autres « religions »… Elle n’a pas occulté la jalousie, ni l’envie, banales envers le voisin ou le village d’à coté mais elle la remplace si bien… Et à ceux qui réclament, non pas la tolérance, non pas l’aveuglement mais simplement la compréhension, l’application des lois envers les individus coupables pas contre les communautés, il est trop souvent répandu « Toi, forcément, tu les aimes ! ». Bon sang, le temps des dénonciations, des éliminations inhumaines et lâches n’est donc pas disparu…

Entendu lors d’une enquête dans un village qui avait voté massivement frontiste :

-                     Votre village n’a reçu aucun émigré, n’est pas recherché par les gitans… Vous êtes dans un secteur sans conflit alors pourquoi ce rejet des autres ?

-                     Mais ils sont ailleurs, on le sait !!!   -et cette assertion- Il faut bien détester quelqu’un !

Effectivement, écolier souvent déménagé, j’ai connu parfois violemment cette détestation a priori…

Pourquoi tout cela aujourd’hui ? Parce que j’ai peur que la méchanceté gagne, qu’elle souffle sur les peurs, les attisent et ne laissent plus que le choix de la haine !

J’ai peur que les bons (Bizounours, entend-on pour ne pas dire cons…) trop souvent à la recherche du compromis ne restent dans l’attente d’une accalmie, j’ai peur que les bons ne puissent que soigner les blessures…

Bien sûr, le malheur fait peur, la misère fait peur, bien sûr que comme dans le conte russe de LA MOUFLE, à force de se tenir chaud en accueillant encore et encore, tout éclate !

Mais bon sang, aura-t-on plus chaud lorsque dehors les autres seront morts ?

L’île des  regroupés, souvent proposée, c‘est à dire très vite « l’île des oubliés » ou les camps de concentration, où est la différence ?

Races au pluriel que de bonne consciences tu caches pour ceux qui ne veulent pas comprendre Race au singulier humain !

Sera-t-on plus tranquilles lorsque les « barbares » n’auront-plus d’autres alternatives que de nous envahir ?

31 janvier 2019

Comprendre…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 36 min

amitiéComprendre n’est pas admettre,

encore moins tolérer,

mais sans doute ouvrir la voie à la discussion

et à la vie ensemble

dans les limites du respect mutuel…

22 janvier 2019

Vivre, mourir pour des idées ?!

Classé dans : EDUQUER,mon livre,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 18 h 37 min

Peut-on décider de quitter la vie pour que renaissent ses idées ? Paradoxale, non ! Pas impossible. «Mourir pour des idées », c’est d’abord mourir pour soi, parce qu’un moment de désarroi, ce grand chamboulement dans l’arroi ordonné des convois en marche vers un but, , devient impossible à supporter, que la goutte d’eau de nos convictions et le confort de notre arrangement entre passé et présent se trouve bousculés et que notre force n’est plus que déception… Alors s’abandonner devient la seule perspective mais pas abandonner puisque par notre  acte ultime devient, veut-on croire, un début pour d’autres plus courageux…

Je pense que notre histoire fourmille dans son autrefois, son passé proche et son présent d’actualité de ces circonstances qui font qu’un homme, une femme meurt pour mieux crier.

Pas de mort lente comme le préconisait le sage Brassens…

Ce cri pour moi est celui de Manu…pour que « l’Ecole renaisse de ses cendres » Personnage de roman, peut-être mais pas seulement. Il ouvre la voie à un constat. Les « passants » chers à Henri VINCENOT sont à travers tous les médias, la seule vérité de notre marche d’humanité. Le passant, celui qui marche sans doute mais surtout celui qui transmet, qui passe… Non pas un témoin de relais mais une boule chargée, grossie de toutes les connaissances, les expériences, aussi négatives que constructives.

Parmi ses passants, je privilégie les pédagogues, ceux qui accompagnent, marchent auprès de l’élève pour l’élever…

Aujourd’hui, en dépit de tous les moyens de transmission qui sont venus grossir ceux des sages des bardes il demeure l’Ecole. Elle n’est qu’une institution, qu’un vecteur, mais pour tous, la vraie chance donnée au futur

Enfin, elle devrait l’être et je veux croire, non je crois, que ceux qui choisissent d’enseigner, en sont intimement convaincus, même dans leurs échecs et leurs découragements… Jusqu’à en perdre la foi, non en leur vocation mais en eux.

J’ai vécu, dans la coquille de mes écoles, de mes classes, de mes associations, de mes quelques interventions en me préoccupant plus de cultiver mon jardin, mon lopin pédagogique que de son au-delà. Mes raids hors de mes frontières furent rares, intenses, brefs et décevants. Le sourire de mes élèves, les échanges dans ma communauté m’ont suffisamment empli le temps pour que j’occulte mes regrets …

Puis ce fut la retraite et le recul et l’écoute de ceux qui nient, de ceux qui espèrent et qui construisent …  il en est beaucoup, seuls, en communautés…. Que jamais ils ne renoncent et que leurs foi si possible ne meurt jamais !…

10 janvier 2019

Une solution : le Père Noël

Classé dans : contes et légendes,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 23 min

 

Le Rêve de Noël continue..,

                   Je laisse à tous les experts de la langue, le choix d’une étymologie et d’une définition pour Noël… J’aime bien celle qui nous amène loin dans les mots du passé et évoque l’espoir d’un renouveau de la lumière…

Comme j’aimerais que cette lumière soit celle de la Paix… De la paix non parce que l’on a exterminé des hommes, des femmes, des enfants, mais la paix parce qu’elle admet l’autre et que ne pas nuire devient l’essentiel.

Bon, c’est une utopie, un rêve de fin d’année, bien ridicule au regard des luttes qui brûlent aussi bien notre voisinage, que nos écrans nationaux et internationaux… Alors pourquoi pas recourir à ce bonhomme inventé par des rêveurs et des commerçants mais qui a une hotte pleine de surprises… Vous savez cette hotte où nous les grands, déposons des présents pour que le futur de nos petits ait une chance un jour de se nommer Paix…

Bonne route vers des jours de Noel lumineux

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Victor Coudesabot |
Savoirses |
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