Réfléchir et dire… un peu

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21 mai 2019

DIFFERENTS

Classé dans : philosophie,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 18 h 37 min

LA DIFFERENCE

Où n’est elle pas ?

Art. 1er. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Pour Rousseau, la liberté est le fondement de la condition humaine.

Puisque tous les humains sont libres et égaux par nature, ils devraient également l’être au sein de l’État. Rousseau différencie alors liberté naturelle, civile et morale :

• Dans l’état de liberté naturelle illimitée, tout être vivant, en fait, ne peut pas vraiment être libre, car il est esclave de ses impulsions et de ses besoins vitaux propres.

• L‘être humain n’est vraiment libre qu’à partir du moment où il décide directement, de se conformer à des lois qu’il s’impose lui-même, des rites de vie.

Dans l’état de collectivité, il vit en interaction avec les autres, soit en égoïste, soit en accord relationnel.

Dans le premier cas il est en confrontation, dans le second en adaptation.

Alors, il renonce consciemment à la liberté naturelle en faveur des libertés civiles et morales. Il s’organise dans un État et se conforme aux lois qu’il se dicte à lui-même.

Sa liberté s’arrête lorsqu’il nuit à autrui!

Tous les individus possèdent le droit de participer à la vie politique sur un pied d’égalité. C’est ainsi, d’après Rousseau, que naît un État qui prend des décisions en fonction du bien commun. Le droit à la liberté est la base de l’État, sans lui, il ne serait pas envisageable.

Texte de réflexion :

«Il est aisé de voir qu’entre les différences qui distinguent les hommes, plusieurs passent pour naturelles qui sont uniquement l’ouvrage de l’habitude et de divers genres de vie que les hommes adoptent dans la société.

Ainsi, un tempérament robuste ou délicat, la force ou la faiblesse qui en dépend, viennent souvent plus de la manière douce ou efféminée dont on a été élevé, que de la constitution primitive des corps. Il en est de même des forces de l’esprit, et non seulement l’éducation met de la différence entre les esprits cultivés et ceux qui ne le sont pas, mais elle augmente celle qui se trouve entre les premiers à proportion de la culture ; car qu’un géant et un nain marchent sur la même route, chaque pas qu’ils feront l’un et l’autre donnera un nouvel avantage au géant. Or, si l’on compare la diversité prodigieuse d’éducations et de genres de vie qui règnent dans les différents ordres de l’état civil avec la simplicité et l’uniformité de la vie animale et sauvage, où tous se nourrissent des mêmes aliments, vivent de la même manière et font exactement les mêmes choses, on comprendra combien la différence d’homme à homme doit être moindre dans l’état de nature que dans celui de la société, et combien l’inégalité naturelle doit augmenter dans l’espèce humaine par l’inégalité d’institution.»

Rousseau, Discours sur l’origine de l’inégalité parmi les hommes.

 

J’ai pris connaissance, par curiosité du concours de nouvelles lancé cette année par le Loir littéraire… Coïncidence, j’avais participé, peu de temps avant, à un Philocafé dans une médiathèque sur le thème « Différents mais égaux. Pourquoi les êtres humains, tous différents, sont-ils égaux ? »

Je l’avais trouvé formidable par la diversité des intervenants et par la richesse des échanges. Les arguments, parfois même les convictions opposés ne voulaient pas convaincre mais exposer, libérer aussi sans doute.

Bien sûr le thème n’avait rien de nouveau et c’est une discussion avec mes petites filles étudiantes post bac qui m’a ramené à la juste mesure :

Tu es tenté d’écrire sur le sujet (la preuve), moi aussi, plein d’autres certainement, d’ailleurs mes étagères plient sous les bouquins de philo et rares sont ceux qui ne traitent pas de nos différences… Vrai de même que depuis les premiers signes expressifs gravés sur les murs des grottes jusqu’au dernier roman à sortir demain, tout n’est que mise en évidence de différences.

 

La seule évidence est que chacun de nous, roseau pensant, quel que soit son degré de pensée, est un être unique : « Je pense donc je suis moi. ».

J’en étais là de mon renoncement lorsque je fus reboosté par deux événements ; à titre individuel, nos rebonds sont toujours des événements.

 

Le premier date d’il y a un peu plus d’un mois ; l’installation sous nos fenêtres, le long du quai du canal de deux bateaux abritant de jeunes marginaux sous le pavillon flottant des pirates.

Puis, décidément la médiathèque joue bien son rôle de malle aux trésors, l’emprunt d’un livre exposé. Pas récent, déjà beaucoup lu et loué, depuis 1960, mais inconnu pour moi : «  Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » de Harper Lee. Je ne vous en parlerai pas plus, ce n’est pas le lieu mais sachez qu’il deviendra mon second roman « à portée de main ». Il m’a ramené vers la Différence en une phrase : « La différence naît du regard que l’on porte sur les autres », avec pour référence le regard que l’on porte sur soi. Simpliste dans la verbalisation, complexe dans la réalité.

Après vient le jugement, voire la condamnation.

 

J’en étais là de mes cogitations quand, un matin, de bonne heure, légale sans doute, des policiers embrassardés ont embarqué sur les bateaux. L’arrivée des forces de l’ordre, la scène violente qui s’en suivit lorsque les deux jeunes voulurent se débattre, ne dura pas longtemps. Les chiens enfermés dans une cabine, les jeunes menottés poussés dans les voitures, le quai reprit son calme…

J’avais déjà eu l’occasion de discuter avec le jeune homme et la jeune femme. Ils me rappelaient bien des séquences de ma jeunesse et surtout bien des moments de notre MJC, de mes classes de grands ados dits inadaptés… Bien des étapes de leur entrée en société avec souvent des suites apaisées mais aussi des épisodes tumultueux voire brutaux.

… Les nautoniers se disaient « libres », voire rebelles et les juges riverains se disaient atteints dans leurs droits au calme, à la sécurité…

Jugements sur des modes de vie, de générations, de peurs : « Diable, si des migrants colorés avaient choisi cette base de campement, où en serions nous ?… » Pétitions, démarches en mairie, auprès des journaux… L’eau des colères non dites, sait-on jamais, frissonne longtemps avant de bouillir chez un impétueux meneur…

 

Avec eux ces jeunes différents de vie,  j’ai évoqué les regards de chaque fenêtre tournés vers eux, indulgents ou faussement indifférents, mais aussi condamnatoires. Inquiets, nous l’étions tous, au moins pour deux raisons : leurs 4 chiens vagabonds, hostiles aux nombreux promeneurs des rives puis les regroupements nocturnes peu discrets et enfin la perspective de l’agrandissement de leur communauté. Ils m’ont rassuré, sans doute pour que je transmette : les chiens seront maintenus, les rassemblements se feraient ailleurs… Pas question de communauté, des copains seulement…

Depuis le voisinage allait cahincaha mais sans écueils…

Sauf entre nous, les observateurs établis ou de passage.

« Enfin quand même, vous ne direz pas le contraire : ils sont différents de nous, non ?

-                  Vous n’avez pas eu leur âge et envie de vous extraire de la société parfois ?

-                  Envie de vivre à nos crochets, vous voulez dire, en faisant des pieds de nez !

-                  Ils vous dérangent vraiment ?

-                  Par tous les sens, oui ! Et par leur paresse et par leurs regards moqueurs…

-                  La paresse, c’est discutable, moi je les vois souvent trimballer de l’eau, nettoyer les chiens, leurs traces. D’accord, on les croise sur le marché accroupis ou donnant un coup de main pour une cagette de fruits par exemple ; d’accord, ils palabrent beaucoup, comme nous d’ailleurs…. Puis c’est leur choix, ils ne volent rien.

-                  Deux expressions à retenir, une très grosse : leurs regards et l’autre, vite démentie – ils ne volent rien.

La seconde affirmation se fissura lorsque la BAC les emporta : drogue, consommée, dealée ; pas de précision mais un jugement rapide pour le garçon. 8 mois de prison, me dit la fille à son retour. « Pour bagarre, précisa-telle »

-                  Je n’ai pas essayé d’en savoir plus, mais tout cela me paraissait bien rapide et conséquent pour de simples rixes ou rébellion.

Par contre le regard ressenti lancé, goguenard, par mes interlocuteurs me ramenèrent vers l’oiseau moqueur. Oui, notre regard vers eux affirme leur différence mais surtout leur regard les inscrits dans nos jugements sans circonstances atténuantes : ils sont autres

19 mai 2019

Chaque matin…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 53 min

Nous ne savons pas si le Bonheur existe, et, peut-être, cela vaut-il mieux car comme le savetier de la fable, nous aurions souvent peur de le perdre

 

Par contre, nous savons que les bonheurs, eux, abondent. Petits, grands, ils sont attendus ou imprévus ; ils apparaissent dans les circonstances les plus diverses, insolites parfois mais ils sont fortement calorifiques

La chaleur d’un coup de main, que l’on donne ou que l’on reçoit, le sourire d’un inconnu croisé, la gentillesse, la sincérité, la bonne volonté… même fugaces ces signes sont des cadeaux qui ne résolvent pas les soucis mais font de mesquinerie et égoïsme des mots périssables.

Chaque aube est le début d’une nouvelle vie disent les optimistes, sans oublier celles qui les ont forgées, à chacun, il faut souhaiter de belles journées éclairées de rencontres vivifiantes et vraies. Acceptez ces brefs rayonnements. A votre tour, vous rayonnerez et l’espérance, cachée par les misères, émergera de son tonneau.

Ce n’est pas toujours facile mais c’est tellement agréable à retrouver, après dans un coin de son esprit.

27 avril 2019

Pas de Belle Époque mais de belles personnes !

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 56 min

Non l’époque des blousons noirs n’était pas la « belle époque »,  c’était pour certains jeunes déboussolés par les premiers grands ensembles, déboussolés par les transferts arbitraires des « quartiers insalubres » des grandes villes vers les tours de banlieue, opération bien rentables pour les constructions urbaines, révoltés aussi car à l’époque le passage en 6ème n’était pas automatique et le conflit apprentis/étudiants pesait dans les rencontres… Tout cela je l’ai connu, partagé et assumé avec des gens responsables de collectivité acceptant de faire confiance et de valoriser ces jeunes « paumés. La bande était le refuge des ados, il fallait leur offrir plus attractif, nous l’avons fait…

Différence avec aujourd’hui, l’espoir réaliste d’avoir du travail, avec lui et les premier émois amoureux s’atténuaient les révoltes.  Il ne restait plus qu’à recommencer avec les plus jeunes, l’école, les centres aérés (à l’époque) aidaient à cette prise en mains.

Aujourd’hui, les plus jeunes sont tout aussi hargneux que leurs aînés et les copient ; rien ne vient les réconforter, ni le chômage, ni la situation des parents ni le luxe étalé des mieux lotis…

Alors oui, il faut aider tous ceux qui essaient d’améliorer sur le terrain la situation : grands-frères, associations, travailleurs sociaux, enseignants, policiers même s’ils ne sont pas encouragés à pratiquer les liens de proximité. La sanction est nécessaire mais la prévention auprès des enfants, le suivi pour ceux qui ont payé, la revalorisation en bref le goût de vivre, de revivre sont indispensable pour que se rééquilibre notre société.

Qui saura faire ?

17 mars 2019

Histoire du tablier

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 27 min

Te souviens-tu du tablier de ta Grand’Mère ?  Le principal usage du tablier de Grand’Mère était de protéger la robe en dessous, mais en plus de cela :

- Il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau.

- Il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants, et, à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.

- Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les oeufs, et de temps en temps les poussins. !

- Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d’abri à des enfants timides.

- Quand le temps était frais, Grand’ Mère s’en emmitouflait les bras.

- Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois.

- C’est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans  la cuisine.
- Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes; après que les petits pois aient été récoltés, venait le tour des choux.

- En fin de saison, il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l’arbre.
- Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c’était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.

- A l’heure de servir le repas, Grand’ Mère allait sur le perron agiter son tablier, et les hommes aux champs savaient aussitôt qu’ils devaient passer à table.

- Grand’ Mère l’utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu’elle refroidisse; de nos jours, sa petite fille la pose là pour la décongeler.
Il faudra de bien longues années avant que quelqu’un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de choses.

Moi,  je l’ai connu aussi pour un emploi formidable ; remonté en poche et accroché de chaque côté,  il formait une couchette pour le bébé. On l’appelait LA DORME, un beau nom !

12 mars 2019

Je suis la somme de tous mes âges…

Classé dans : je pense donc...,spectacles,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 48 min

Je viens de lire une lettre bouleversante trouvée après le décès d’une pensionnaire de maison de retraite : A sa question « Que voyez-vous en moi ? », elle répond âge après âge par toutes les étapes de sa vie avec leurs joies, leurs peines, leurs attentes, leurs responsabilités et avec tous ceux qui les ont ponctuées.  Elle concluait ainsi :

« Je me souviens des bons et des mauvais jours. Dans ma tête, je refais le voyage de l’amour et revis mes expériences passées. Et j’accepte que rien ne dure toujours…

Alors ouvrez les yeux et regardez de plus près ! Ce n’est pas une vieille femme fragile et rigide, c’est MOI ! »

Oh tellement vrai! Hier, comme d’autres fois, nous étions près d’un ami qui répondait surtout à nos pressions de mains, nos mots brefs pour le faire sourire… Un homme dont nous connaissons toutes les étapes de vie, sinon les détails, et dont nous savons l’intensité de cette vie. Et nous ne pouvions croire inactif esprit endormi alors nous lui parlions d’hier mais aussi d’aujourd’hui, des vignes justes vendangées, de la tempête qui s’annonçait, des enfants et petits enfants, de leurs blagues et leurs jeux… De nous et nos journées… Et, peu à peu, d’autres autour de nous se rapprochaient… C’est la vie qui était là avec ses rides et ses marques de joie… Comme nous savons que chaque jour d’autres alternent ces visites et ces partages, que des assistantes ne ménagent ni les mots, ni les sourires ni les câlins parfois, alors, nous sommes heureux, pour eux, pour nous qui sommes maintenant des n’âgés comme disent nos petits enfants.. Comme cette dame, chacun est lui, chacune est elle avec tant et tant de j’ai été en eux… La somme de tous nos âges.

11 mars 2019

Je suis un âne!

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 38 min

 

l'âne

J’ai reçu ce beau texte, bien plus long car il comportait une morale et des encouragements… je le préfère ainsi… libre pour chacun de s’y projeter, rire ou méditer

Je suis né dans un village AIZENAY qui tirerait son nom du latin (je ne m’y lance pas) signifiant « conducteur d’ânes », sans doute en rapport avec les nombreux moulins à vent qui ponctuaient la région.

Plus tard, enseignant spécialisé, je suis devenu l’un de ces conducteurs d’ânes, ce vocable si longtemps attribué aux écoliers mal dans leur scolarité. Aujourd’hui, ils sont parents, grands-parents proches de la retraite pour certains.. et dans l’ensemble mes ânes mal partis sont bien sortis du puits.

Souvent, je me dis que leur simplicité de réponse dans les situations compliquées, (que d’exemples me restent), me fait regretter de n’avoir et de n’être pas plus âne pour éviter les chemins tordus de la réflexion et les remises en question trop intellectuelles (comme celle-ci d’ailleurs PLOUF !) Je regarderai autrement les ânes Philippe et Martin, du village, désormais.

                 L’âne au fond du puits

Un jour, l’âne d’un fermier est tombé dans un puits.
L’animal gémissait pitoyablement pendant des heures, et le fermier se demandait quoi faire. Finalement, il a décidé que l’animal était vieux et le puits devait disparaître de toute façon, ce n’était pas rentable pour lui de récupérer l’âne.
Il a invité tous ses voisins à venir et à l’aider. Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à enterrer l’âne dans le puits.
Au début, l’âne a réalisé ce qui se produisait et se mit à crier terriblement.
Puis à la stupéfaction de chacun, il s’est tu.
Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce qu’il a vu.
Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui, l’âne faisait quelque chose de stupéfiant.
Il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus.
Pendant que les voisins du fermier continuaient à pelleter sur l’animal, il se secouait et montait dessus.
Bientôt, chacun a été stupéfié que l’âne soit hors du puits et se mit à trotter!’

La vie va essayer de t’engloutir de toutes sortes d’ordures.
Le truc pour se sortir du trou est de se secouer pour avancer.
Chacun de tes ennuis est une pierre qui permet de progresser.
Nous pouvons sortir des puits les plus profonds en n’arrêtant jamais.
Il ne faut jamais abandonner!

Secoue-toi et fonce!
Rappelle-toi, les cinq règles simples ! À ne jamais oublier, surtout
dans les moments les plus sombres.
Pour être heureux / heureuse :

-1. Libère ton cœur de la haine.
-2. Libère ton esprit des inquiétudes.
-3. Vis simplement..
-4. Donne plus.
-5. Attends moins.

Merci d’être là…
Ce texte m’a été envoyé, je l’ai trouvé beau,  je n’ai pas pu le garder pour moi et j’ai voulu le partager à mon tour.
J’espère que tu feras pareil.

9 mars 2019

INTERDIRE

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 51 min

                    1968, date à laquelle on revient toujours : « Il est interdit d’interdire ». C’était au départ empêcher d’aller rejoindre les filles dans leur dortoir pour les étudiants de Nanterre… Tout le reste ne fut qu’un amalgame… dans lequel chacun, plus ou moins bien intentionné, fourrait ses idées, ses fantasmes. En faire une fragmentation morale de la société est un énorme non-sens : Jeune enseignant avant 68, comme pour beaucoup de mes collègues ça n’a rien changé après, ni dans le règlement ni dans son application… J’ai connu les rues de Boulogne Billancourt, d’Auteuil, les bals de village et en bleu, en cravate, les rencontres étaient violentes les transgressions hypocrites, réelles dans les familles comme dans les bandes… Quels ados furent ceux qui vilipendent la permissivité actuelle, chez les autres, combien furent, sont ou seront des parents ouverts autant que fermes…

La peur, pas forcément celle de la violence, est un grand moteur ; peur de perdre sa tranquillité, peur de déplaire à ses voisins, peur de ce qu’en dira-t-on que l’on veut bien appliquer aux autres mais pas se voir appliquer…

Interdire, ce verbe que l’on veut voir appliquer aux AUTRES mais pas à nous. Interdire, ce verbe que l’on veut voir ouvrir à sanction par les « autorités » mais pas pour nous…

Comprendre oui, admettre peut-être, selon les circonstances et la nuisance, discuter toujours si possible, sanctionner, oui avec bon sens et à bon escient avec équité.

De nombreux élèves en responsabilité, de tous âges, de toutes origines, confessions, éducation, niveaux de compréhension, de nombreuses familles, bien des associations m’ont appris que fermeté n’est pas dictature, que discuter, (écouter et dire) n’est pas faiblesse et que réagir ( admettre les raisons de l’autre- maintenir les nôtres – sanctionner et corriger) vaudront toujours mieux que hausser les épaules, baisser les bras et laisser à d’autres le soin de décider pour nous… en fait se réfugier dans l’abstention…

 

8 mars 2019

As-tu le goût des autres ? de Dana LANG

Classé dans : poésies*,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 23 h 39 min

amitié

 

As-tu le goût des autres, le soir quand tu t’endors ?

Sont-ils près de ton cœur, ces amis de hasard ?

Tous ceux que tu rencontres, à bâbord, à tribord

De ton « bateau » de vie qui porte ton histoire ?

As-tu ce goût intense, du parfum d’amitié

Où chaque confidence, qui sait se partager

Vient t’offrir  chaque instant, un bonbon goût de miel

Et  éclairer ta vie de couleurs arc-en-ciel ?

As-tu cet autre goût, parfum « d’humanité »

Dans ton pays en paix, accueilles-tu « l’étranger »

Qui vient de son histoire, où la guerre, la misère

L’ont fait fuir ce soir, vers toi qui es son frère ?

As-tu ce goût d’enfance, la larme au bord des yeux

Qui est là pour te dire, qu’un enfant est un gueux

L’amour ou la tendresse, n’étaient pas là pour lui

Et son cœur en détresse, fait qu’il pleure aujourd’hui.

As-tu le « goût » des autres ?

Sur ton large océan

Chaque enfant est le nôtre

Sur les vagues du temps.

As-tu ce goût suprême

Qui sait offrir «  Je t’aime, »

Et qui t’offre en retour

Aussi beaucoup d’amour ?

 

 

4 mars 2019

La ballade Nord-Irlandaise de Renaud

Classé dans : poésies*,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 42 min

La ballade Nord-Irlandaise de Renaud

J’ai voulu planter un oranger

Là où la chanson n’en verra jamais

Là où les arbres n’ont jamais donné

Que des grenades dégoupillées

 

Jusqu’à Derry ma bien aimée

Sur mon bateau j’ai navigué

J’ai dit aux hommes qui se battaient

Je viens planter un oranger

 

Buvons un verre, allons pêcher

Pas une guerre ne pourra durer

Lorsque la bière et l’amitié

Et la musique nous ferons chanter

 

Tuez vos dieux à tout jamais

Sous aucune croix l’amour ne se plaît

Ce sont les hommes pas les curés

Qui font pousser les orangers

 

Je voulais planter un oranger

Là où la chanson n’en verra jamais

Il a fleuri et il a donné

Les fruits sucrés de la liberté

5 février 2019

DÉTESTEZ!

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 04 min

Détestez-vous les uns les autres !

Ce qui m’inquiète énormément, c’est la détestation, pas encore la haine, ça viendra, latente chez tant de nos concitoyens, même dans les villages qui ne connaissent les autres «ceux d’ailleurs » ceux d’autres « races «  d’autres « religions »… Elle n’a pas occulté la jalousie, ni l’envie, banales envers le voisin ou le village d’à coté mais elle la remplace si bien… Et à ceux qui réclament, non pas la tolérance, non pas l’aveuglement mais simplement la compréhension, l’application des lois envers les individus coupables pas contre les communautés, il est trop souvent répandu « Toi, forcément, tu les aimes ! ». Bon sang, le temps des dénonciations, des éliminations inhumaines et lâches n’est donc pas disparu…

Entendu lors d’une enquête dans un village qui avait voté massivement frontiste :

-                     Votre village n’a reçu aucun émigré, n’est pas recherché par les gitans… Vous êtes dans un secteur sans conflit alors pourquoi ce rejet des autres ?

-                     Mais ils sont ailleurs, on le sait !!!   -et cette assertion- Il faut bien détester quelqu’un !

Effectivement, écolier souvent déménagé, j’ai connu parfois violemment cette détestation a priori…

Pourquoi tout cela aujourd’hui ? Parce que j’ai peur que la méchanceté gagne, qu’elle souffle sur les peurs, les attisent et ne laissent plus que le choix de la haine !

J’ai peur que les bons (Bizounours, entend-on pour ne pas dire cons…) trop souvent à la recherche du compromis ne restent dans l’attente d’une accalmie, j’ai peur que les bons ne puissent que soigner les blessures…

Bien sûr, le malheur fait peur, la misère fait peur, bien sûr que comme dans le conte russe de LA MOUFLE, à force de se tenir chaud en accueillant encore et encore, tout éclate !

Mais bon sang, aura-t-on plus chaud lorsque dehors les autres seront morts ?

L’île des  regroupés, souvent proposée, c‘est à dire très vite « l’île des oubliés » ou les camps de concentration, où est la différence ?

Races au pluriel que de bonne consciences tu caches pour ceux qui ne veulent pas comprendre Race au singulier humain !

Sera-t-on plus tranquilles lorsque les « barbares » n’auront-plus d’autres alternatives que de nous envahir ?

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Victor Coudesabot |
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