Réfléchir et dire… un peu

Un site utilisant unblog.fr

13 juillet 2018

QUAND….

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 39 min

Référence au Texte de Martin NIEMULLER (1892-1984)
Un homme dont la famille faisait partie de l’aristocratie allemande, avant la Seconde
Guerre mondiale, possédait un certain nombre de grandes usines et de propriétés.
Quand on lui demandait combien d’Allemands étaient de véritables nazis, il faisait une réponse qui peut guider notre attitude au regard du fanatisme.
Peu de gens sont de vrais nazis, disait-il, mais nombreux sont ceux qui se réjouissent du retour de la fierté allemande, et encore plus nombreux ceux qui sont trop occupés pour y faire attention.
J’étais l’un de ceux qui pensaient simplement que les nazis étaient une bande de cinglés.
Aussi la majorité se contenta-t-elle de regarder et de laisser faire. Soudain, avant que nous ayons pu réaliser, ils nous possédaient, nous avions perdu toute liberté de manœuvre et la fin du monde était arrivée.
Ma famille perdit tout, je terminai dans un camp de concentration et les alliés détruisirent mes usines.
La Russie communiste était composée de Russes qui voulaient tout simplement vivre en paix, bien que les communistes russes aient été responsables du meurtre d’environ vingt millions de personnes.  La majorité pacifique n’était pas concernée.
L’immense population chinoise était, elle aussi, pacifique, mais les communistes chinois réussirent a tuer le nombre stupéfiant de soixante-dix millions de personnes.
Le japonais moyen, avant la Deuxième Guerre mondiale, n’était pas un belliciste sadique.
Le Japon, cependant, jalonna sa route, a travers l’Asie du S d-est, de meurtres et de carnages dans une orgie de tueries incluant l’abattage systématique de douze millions de civils chinois, tués, pour la plupart, a coups d’épée, de pelle ou de baïonnette.
Et qui peut oublier le Rwanda qui s’effondra dans une boucherie.
N’aurait-on pu dire que la majorité des Rwandais était pour la Paix et l’Amour ?
Les leçons de l’Histoire sont souvent incroyablement simples et brutales, cependant, malgré toutes nos facultés de raisonnement, nous passons souvent a côté des choses les plus élémentaires et les moins compliquées : les musulmans pacifiques sont devenus inconséquents par leur silence.
Aujourd’hui, des experts et des têtes bien pensantes, ne cessent de nous répéter que l’Islam est la religion de la paix, et que la vaste majorité des musulmans ne désire que vivre en paix.
Bien que cette affirmation gratuite puisse être vraie, elle est totalement infondée.
C’est une baudruche dénuée de sens, destinée a nous réconforter, et, en quelque sorte, a diminuer le spectre du fanatisme qui envahit la Terre au nom de l’Islam.
Le fait est que les fanatiques gouvernent l’Islam, actuellement.
Ce sont les fanatiques qui paradent. Ce sont les fanatiques qui financent chacun des cinquante conflits armés de par le monde.
Ce sont des fanatiques qui assassinent systématiquement les chrétiens ou des tribaux a travers toute l’Afrique et mettent peu a peu la main sur le continent entier, a travers une vague islamique.
Ce sont les fanatiques qui posent des bombes, décapitent, massacrent ou commettent les crimes d’honneur.
Ce sont les fanatiques qui prennent le contrôle des mosquées, l’une après l’autre.
Ce sont les fanatiques qui prêchent avec zèle la lapidation et la pendaison des victimes de viol et des homosexuels.
La réalité, brutale et quantifiable, est que la majorité  pacifique, la majorité silencieuse y est étrangère et se terre.
Les musulmans pacifiques deviendront nos ennemis s’ils ne réagissent pas, parce que, comme mon ami allemand, ils s’éveilleront un jour pour constater qu’ils sont la proie des fanatiques et que la fin de leur monde aura commencé.
Les Allemands, les Japonais, les Chinois, les Russes, les Rwandais, les Serbes, les Albanais, les Afghans, les Irakiens, les Palestiniens, les Nigériens, les Algériens, tous amoureux de la Paix, et beaucoup d’autres peuples, sont  morts parce que la majorité pacifique n’a pas réagi avant qu’il ne soit trop tard.
Quant a nous, qui contemplons tout cela, nous devons observer le seul groupe important pour notre mode de vie : les fanatiques.
Enfin, au risque de choquer ceux qui doutent que le sujet soit sérieux et détruiront  simplement ce message, sans le faire suivre, qu’ils sachent qu’ils contribueront a la  passivité qui permettra l’expansion du problème.
Aussi, détendez-vous un peu et propagez largement ce message. Espérons que des milliers de personnes, de par le monde, le liront, y réfléchiront et le  feront suivre…
Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai pas protesté  parce que je ne suis pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.
Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester.
Texte de Martin NIEMOLLER (1892-1984), pasteur protestant arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen.  Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau …  Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945.
On ne peut s’empêcher de repenser a cette phrase de l’ un de nos congénères les plus éclairés, lui aussi allemand d’ origine :
«   Le monde est dangereux a vivre non pas tant a cause de ceux qui font le mal, mais a cause de ceux qui regardent et laissent faire.  »
Albert Einstein

14 juin 2018

La loi du plus faible…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 00 min

asservir          Aussi loin que remonte l’histoire de l’humanité, les témoignages d’engagements pour préserver notre planète, pour donner une chance aux plus faibles de tous les êtres vivants : végétaux, animaux, humains abondent…

S’impose aussi la loi du pouvoir, du profit, du plus fort… De pire en pire car l’homme « conquistador » après avoir rongé la terre, asservi les faibles autour de lui, a cherché de plus en plus loin, ce qu’il nomme ressources, minerais, forêts, esclaves… et loin de ses yeux, près du portefeuille, il porte beau et peut détruire en toute « ignorance » !

Souvent même, pour justifier ses conquêtes, ses ravages, ses massacres, il s’est donné, se donne de beaux prétextes, religieux, éducatifs, culturels… Il se protège même en attaquant ; il fait de ses territoires envahis, des « contrées sauvages », des indigènes, des « barbares »…. Sa civilisation n’hésite pas à dégénérer d’autres « civilisations » plus anciennes, parfois plus élaborées… La loi du plus faible devient toujours une faute lorsque le plus fort impose la sienne. La « bonne morale » fait écrire, parfois filmer mais fait surtout sourire autour des tables des Conseils d’Administration et aux corbeilles des Bourses…

J’oubliais, ce sont souvent, hors des immenses exploitations policées, ces affreux pauvres qui cherchent l’or en cachette, qui braconnent, sabotent… comme à l’époque des nobles, les serfs qui ramassaient du bois, tendaient des collets et pour survivre risquaient la mort. Normal, ils dérangeaient, comme d’autres aujourd’hui qui polluent nos rues, nos mers…

Tant que des documents comme celui-ci pourront toucher, il faut les multiplier mais surtout, il faut conseiller l’usage du miroir, ne pas attendre la dernière heure pour peser ses actes… Je ne crois pas que l’Ecologie et l’Humanisme s’imposent, au risque à leur tour de devenir de dictatures, mais qu’elles s’enseignent oui! Malheureusement, souvent, trop souvent, éduquer se traduit par non pas le « Si tu peux… »  de Kipling mais par « le loup que doit être l’homme pour l’homme… » de Spinoza.

 

9 juin 2018

La maraude de Gavroche

Classé dans : lire,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 15 h 30 min

Les Misérables Victor Hugo.

                    Pendant que Gavroche examinait la vitrine, deux enfants de taille inégale, assez proprement vêtus, et encore plus petits que lui, paraissant l’un sept ans, l’autre cinq, tournèrent timidement le bec-de-cane et entrèrent dans la boutique en demandant on ne sait quoi, la charité peut-être, dans un murmure plaintif et qui ressemblait plutôt à un gémissement qu’à une prière. Ils parlaient tous deux à la fois, et leurs paroles étaient inintelligibles parce que les sanglots coupaient la voix du plus jeune et que le froid faisait claquer les dents de l’aîné. Le barbier se tourna avec un visage furieux, et sans quitter son rasoir, refoulant l’aîné de la main gauche et le petit du genou, les poussa tous deux dans la rue, et referma sa porte en disant :

– Venir refroidir le monde pour rien !

Les deux enfants se remirent en marche en pleurant. Cependant une nuée était venue ; il commençait à pleuvoir.

Le petit Gavroche courut après eux et les aborda :

– Qu’est-ce que vous avez donc, moutards ?

– Nous ne savons pas où coucher, répondit l’aîné.

– C’est ça ? dit Gavroche. Voilà grand’chose. Est-ce qu’on pleure pour ça ? Sont-ils serins donc !

Et prenant, à travers sa supériorité un peu goguenarde, un accent d’autorité attendrie et de protection douce :

– Momacques, venez avec moi.

– Oui, monsieur, fit l’aîné.

Et les deux enfants le suivirent comme ils auraient suivi un archevêque. Ils avaient cessé de pleurer.

Gavroche leur fit monter la rue Saint-Antoine dans la direction de la Bastille.           L’averse, redoublant d’humeur, fit rage.

– Ah çà ! s’écria Gavroche, qu’est-ce que cela signifie ? Il repleut ! Bon Dieu, si cela continue, je me désabonne.

Et il se remit en marche.

Comme ils passaient devant un de ces épais treillis grillés qui indiquent la boutique d’un boulanger, car on met le pain comme l’or derrière des grillages de fer, Gavroche se tourna : – Ah çà, mômes, avons-nous dîné ?

–Monsieur, répondit l’aîné, nous n’avons pas mangé depuis tantôt ce matin. –Vous êtes donc sans père ni mère ? reprit majestueusement Gavroche. – Faites excuse, monsieur, nous avons papa et maman, mais nous ne savons pas où ils sont. – Des fois, cela vaut mieux que de le savoir, dit Gavroche, qui était un penseur. Ah ! Nous avons perdu nos auteurs. Nous ne savons plus ce que nous en avons fait. Ça ne se doit pas, gamins. C’est bête d’égarer comme ça des gens d’âge. Ah çà ! Il faut licher pourtant.

Du reste, il ne leur fit pas de questions. Être sans domicile, quoi de plus simple ? Cependant Gavroche s’était arrêté, et depuis quelques minutes, il tâtait et fouillait toutes sortes de recoins qu’il avait dans ses haillons.

Enfin il releva la tête d’un air qui ne voulait qu’être satisfait, mais qui était en réalité triomphant. –Calmons-nous, les momignards. Voici de quoi souper pour trois. Et il tira d’une de ses poches, un sou.

Sans laisser aux deux petits le temps de s’ébahir, il les poussa tous deux devant lui dans la boutique du boulanger, et mit son sou sur le comptoir en criant : – Garçon ! Cinque centimes de pain.

Le boulanger, qui était le maître en personne, prit un pain et un couteau. – En trois morceaux, garçon ! reprit Gavroche, et il ajouta avec dignité : – Nous sommes trois.

Et voyant que le boulanger, après avoir examiné les trois soupeurs, avait pris un pain bis, il plongea profondément son doigt dans son nez avec une aspiration aussi impérieuse que s’il eût eu au bout du pouce la prise de tabac du grand Frédéric, et jeta au boulanger en plein visage cette apostrophe indignée :

– Keksekça ?

– Eh mais ! C’est du pain, du très bon pain de deuxième qualité. – Vous voulez dire du larton brutal, reprit Gavroche, calme et froidement dédaigneux. Du pain blanc, garçon ! Du larton savonné ! Je régale.

Le boulanger ne put s’empêcher de sourire, et tout en coupant le pain blanc, il les considérait d’une façon compatissante qui choqua Gavroche.

-Ah çà, mitron ! dit-il, qu’est-ce que vous avez donc à nous toiser comme ça ? Mis tous trois bout à bout, ils auraient fait à peine une toise.

Quand le pain fut coupé, le boulanger encaissa le sou, et Gavroche dit aux deux enfants :

– Morfilez.

Les petits garçons le regardèrent interdits.

Gavroche se mit à rire :

– Ah ! Tiens, c’est vrai, ça ne sait pas encore, c’est si petit. Et il reprit :

– Mangez.

En même temps, il leur tendait à chacun un morceau de pain.

Et, pensant que l’aîné, qui lui paraissait plus digne de sa conversation, méritait quelque encouragement spécial et devait être débarrassé de toute hésitation à satisfaire son appétit, il ajouta en lui donnant la plus grosse part :

– Colle-toi ça dans le fusil.

Il y avait un morceau plus petit que les deux autres ; il le prit pour lui. Les pauvres enfants étaient affamés, y compris Gavroche. Tout en arrachant leur pain à belles dents, ils encombraient la boutique du boulanger qui, maintenant qu’il était payé, les regardait avec humeur.

– Rentrons dans la rue, dit Gavroche.

Puis, pensif, il grommelait entre ses dents :

– C’est égal, si j’avais des mômes, je les serrerais mieux que ça. Gavroche montra ses deux protégés et dit : – Je vas coucher ces enfants-là.

…Dans l’éléphant de plâtre, les heures de la nuit s’écoulèrent. L’ombre couvrait l’immense place de la Bastille, un vent d’hiver qui se mêlait à la pluie soufflait par bouffées, les patrouilles furetaient les portes, les allées, les enclos, les coins obscurs, et, cherchant les vagabonds nocturnes, passaient silencieusement devant l’éléphant ; le monstre, debout, immobile, les yeux ouverts dans les ténèbres, avait l’air de rêver comme satisfait de sa bonne action, et abritait du ciel et des hommes les trois pauvres enfants endormis.

7 juin 2018

La vie n’a pas d’âge.

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 10 h 21 min

La vie n’a pas d’âge. La vraie jeunesse ne s’use pas. Citation de Jacques Prévert

Les enfants martyrs sont ceux qu’on embrasse trop. Les grands-mères sont particulièrement

recherchées pour cette tâche de tortionnaire. Citation d’Henry de Montherlant

Vieillir, c’est organiser sa jeunesse au cours des ans. Citation de Paul Eluard

La main qui berce l’enfant est la main qui domine le monde. Citation de Curtis Hanson

Les oncles, les tantes et les cousins, c’est bien. Les parents, c’est à ne pas négliger. Mais une grand-mère les vaut tous ! Citation de Fanny Fern

Une mère devient une véritable grand-mère le jour où elle ne remarque plus les erreurs de ses enfants, étant émerveillée par ses petits-enfants. Citation de Lois Wyse

Les petits enfants mûrissent les grands-parents. Citation d’Henry de Montherlant

Mon grand-père et ma grand-mère étaient tous les deux sourds. Mais ils s’entendaient très bien. Citation de Michel Galabru

Le conte de Peau d’Ane est difficile à croire, – Mais tant que dans le monde on aura des enfants, – Des mères et des mères-grands, – On en gardera la mémoire. Citation de Charles Perrault

Les grands-mères font exprès d’être sourdes pour que leurs petits-enfants se souviennent de l’odeur de leurs cheveux quand ils leur parlaient à l’oreille. Citation de Patrick Sébastien

j’aime bien ces deux-là aussi:

Henry de Montherlant

Les grands-parents sont là pour aider les enfants à faire les bêtises auxquelles ils n’ont pas encore pensé.
Gene Perret

 Les petits enfants remplissent l’espace vide dans votre cœur que vous ne saviez même pas que vous aviez.
Anonyme

1 juin 2018

Les bons contes font les bons amis….

Classé dans : contes et légendes,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 18 h 45 min

thSoirée contes, il y avait longtemps, que je m’étais pas plongé dans un bain de rêves éveillés… La coïncidence voulait que dans la journée, j’avais, au hasard d’un poste de voiture, entendu un moment d’émission où l’on parlait de la nécessité, quasi vitale du rêve, du rêve possible même si improbable au rêve carrément fantastique… Rêve pour se projeter, rêve pour s’évader, rêve pour dépasser un blocage, une peur… Alors que nous parlions projets d’écriture non aboutis, de nouvelles, de contes, Sonia, me livra ses trésors de réflexion,  d’auto exploration ou de rencontres avec des personnalités de son chemin de vie retrouvés dans et avec les contes de Jacques Salomé.

Bruno Bettelheim, j’ai fréquenté par besoin professionnel presque, Jacques Salomé, un peu aussi, sans trop d’envie et pas pour les contes… Pourquoi pas ? Je retiens deux livres à la médiathèque : « Contes à guérir » et « Contes à grandir et Contes pour grandir de l’intérieur ». Je reçois bientôt le message me disant que le premier est à ma disposition… En allant le chercher, je suis attiré par une affiche ! Vendredi, «   La médiathèque vous invite à assister à une soirée conte exceptionnelle…. Petits et grands pourront voyager dans l’univers magique d’un grand monsieur du conte, Didier Kowarski dont la présence dans notre région est rare et précieuse… »

J’étais libre, il était bientôt l’heure, la coïncidence est trop séduisante alors pourquoi non ?

J’ai entendu des contes, des légendes en veillée, près d‘une cheminée, d’un feu de camp et surtout auprès de mon Pépé, blotti près de lui ou sur des sentes des forêts agésinates… J’ai conté auprès d’enfants, en colo, à l’école, en classes de découvertes, en autres activités avec la bibliothèque de Saussan… parmi des adultes parfois, rarement. Ah si, je me souviens d’une balade sur la longue plage de LA PANNE en Belgique, à reculons et sous un ciel à la Brel…

J’ai écrit des contes, des adaptations ou des inventions, comme on invente un trésor, pas forcément précieux, mais surgi entre nos mains… J’ai pratiqué la « littérature orale » avant d’écrire avec des enfants ; nous avons même illustrés des contes.  Je conserve précieusement ceux récemment élaborés puis montés avec Romane et Lucas, les plus jeunes de mes petits-enfants…

Mais, me caler dans un siège, dans cette pénombre au silence bruissant, parfois plus sonore d’exclamations, de frémissements, de soupirs d’attente, de rires libérateurs… Libre d’entendre, de flotter sans avoir l’envie de dire… il y avait longtemps. La salle était bien remplie, une belle centaine d’adultes, une trentaine d’enfants. 1 h ½ à suivre le courant d’une rivière au lit changeant au rythme changeant… Nous suivions un diseur, c’est mon ressenti, un ouvreur de pistes, un poseur de questions, des questions pour lesquelles nous devions chercher en nous les réponses, ou les extraire des contes, des poésies, des galéjades, des anecdotes, voire des énigmes, dans l’immédiat ou différés… Oui, un cours, parfois calme, presque muet, parfois tumultueux, agité, clownesque…. plein de vaguelettes irisées à suivre en surface et de sens profond à pécher en profondeur… A chacun de retenir sa provende et jouer avec les plus frétillants ou les plus étranges.

Le conteur de ce soir, Didier Kowarski, fut un magicien sans trucage, un manipulateur de l’imagination avec une seule astuce sa voix, une seule technique, l’ordre des portes ouvertes.

Comme pour le rêve, le conte mène forcément au réveil, un réveil qui nous laisse autre, un peu… C’est bien. Je crois que pour vivre notre réalité, pour oser plonger dans nos rêves, qui n’en a pas ? nous avons besoin de contes… Parfois, ils ont écrits, filmés, chantés… quand ils suivent une voix, des mots, des gestes parmi nous, c’est mieux, je crois…

Un soir, il y a longtemps, j’avais 8 ans, plus jeune que Romane et de Lucas, mon Pépé, m’a conté, intrigué avec une certaine petite bête envahissante dans une maison mystérieuse, à en troubler toutes nos nuits… Depuis, j’ai raconté cette histoire en de très nombreuses occasions, en l’adaptant aux circonstances, avec toujours autant d’émotion et de plaisir, un conte qui dépasse les âges  et qui m’est souvent demandée transformée, mieux c’est devenue un conte à deux, trois voix, parfois, dans la voiture, monte une proposition : « Papou je vais te dire une histoire de la petite bête… » et vogue le voyage avec la création de la Xème version

31 mai 2018

Mélodies de la vie: sons et silences

Classé dans : être,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 21 min

la mélodie de la vie, sons et silences

Le silence est une vertu qui nous rend agréables à  nos semblables. - Samuel Butler

Ça se discute :

Pour ceux qui ont la chance de vivre dans des milieux où l’on communique, où la nature bruisse, existe, le silence est sans doute un bel oasis, plein de peut-être à venir… Pour ceux qui vivent dans la solitude, voire la méconnaissance des autres, la crainte d’un environnement mal perçu… le silence peut-être plein de menaces…

Certains silences de contemplation, d’admiration, de compassion aussi sont riches de communion. certains bruits sont aussi des partages formidables, exaltants…

Parfois, rompre le silence est mal venu, mais parfois aussi son poids devient-il trop lourd.

Souvent notre portée de vie alternent sons et pauses…

29 mai 2018

CON OU PAS CON ?

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 15 h 13 min

 

                          Des cons, il y en a… mais sans la connerie qui pourrait vivre ? COMMENT ne pas puiser dans sa réserve de lieux-communs, d’assertions impératives, de certitudes fabriquées au fil de la  routes des déceptions, des non-dits, des occasions ratées… pour parfois  se protéger de l’agression d’une réalité immédiate ou trop insistante.

Oui la connerie ne résiste pas à la simplicité du bonheur et la multiplication  des sourires d’enfants, des rencontres paisibles, des coups de mains donnés ou reçus, des simples réchauffements au soleil du ciel ou de l’amitié, « des premières gorgées de bière »  chassent brièvement la connerie.

A nous peut-être de les occasionner, de les cueillir sans les laisser passer…

Je ne peux détester les cons pour ce qu’ils sont mais bien pour ce qu’ils font.

« Quel con ! ». C’est parfois le cri du cœur que l’on s’adresse aussi à soi-même, parfois pour une vraie bévue en actes ou en paroles, parfois aussi pour se blâmer d’un attendrissement, d’une émotion d’une faiblesse quoi !… et c’est alors encore plus con de ne pas savoir/pouvoir l’accepter. En général ça passe ; souvent parce que je/nous essayons de réparer, d’expliquer et aussi d’admettre que les pleurs,  même s’ils ne valent pas un solide réconfort, ont quand même, sinon aidé mais au moins partagé. Pour l’inexprimé au moment opportun on peut toujours y revenir… .

J’ai eu un ami, un vrai, qui est parti voir si les cons d’ici restaient des cons de l’au-delà… lorsque je l’étonnais, d’une blague, d’une tirade, d’une émotion, me lançait « Mais qu’il est con ! », avec toute son affection de méridional. Lui le littéraire taiseux me disait m’envier mes déconnades… lui le fidèle, détenteur de la foi en Brassens, Lapointe, Coluche  et Brel a continue sans aucun doute la quête de l’impossible étoile, mais que de cons il a su désarmer par son sourire et la fumée de sa pipe !

On est un con, je l’ai souvent et encore ces jours-ci proclamé. L’anonymat de cet ON me révolte, non quand il recouvre une généralité facile, quasi proverbiale, mais bien quand derrière se cachent des malfaisants pour qui la destruction des autres est un moyen de se mettre à un niveau supérieur. Comme les pygmées sciant les jambes des grands de taille pour enfin les dominer. Et encore pour eux était-ce avec un résultat de comparaison visible. Le « qu’on m’a dit… » anonyme se réjouit seul ou en groupe restreint. Je vis, plutôt je rencontre car je ne suis qu’observateur, cette situation de corbeau(x) acharnés à la sape d’une jeune femme. Tous ceux qui la connaissent et constatent impuissants cette destruction, s’emploient à l’étayer, la protéger, enquêter même par voie policière mais rien ne désarme le con persévérant…

Excusez-moi cette anecdote mais qui illustre bien la connerie suprême. Mal faire ou faire mal aveugle-t-il tant l’imagination que le con-tortionnaire ne voit ni les conséquences pour la victime (dépression, folie, suicide, violence…) ni pour eux les volatiles noirs ? Je crois (vous aussi je l’ai lu) dans le hasard circonstanciel de la punition à terme. Piètre consolation car le mal fait ne sera jamais réparé par le supplice du bourreau, de l’infirme bousculé par bêtise au génocide organisé…

Non la connerie n’est pas universelle, ni l’intelligence d’ailleurs. L’une comme l’autre est possible mais on ne naît pas con,  on le devient de façon mosaïque par le truchement des circonstances enchaînées.

Oui les impulsions d’intelligence et de connerie sont des déclencheurs universels et peuvent drainer des actions admirables ou de puissantes vilenies  aux inconséquences dramatiques

J’ai pris beaucoup de leçon de cette intelligence multiforme avec mes élèves dits inadaptés à mes débuts puis en difficulté globale ensuite. Chez eux ,comme chez les plus prompts à apprendre, j’ai croisé des cons.  Chez les premiers souvent par inquiétude et replis sur des certitudes protectrices, chez les seconds parfois par trop d’analyse et de certitudes dominatrices, pour tous une armure pour se blottir et où se battre. Mais jamais, en mes plus de quarante années auprès des jeunes de tout poil, dans, hors de l’école, aujourd’hui encore, je n’ai rencontré de jeunes conneries qui ne soit surmontables avec de l’écoute, de la rigueur, de la morale (ça fait peur) et du « faire-ensemble » ! Jamais je n’ai rencontré de ces actes de connerie juvénile qui ne s’estompent devant la fierté trouvée, retrouvée pour avoir accompli un acte utile et reconnu…

Des blousons noirs, de mes rejetés de banlieue parisienne, de mes petits bourges à la recherche d’eux-mêmes… jusqu’à l’hétérogénéité de mes petits villageois, jamais je n’ai rencontré de murailles de jeune connerie sans faille pour y pénétrer… et j’en ai vu pourtant, subi parfois, durement… Certains sont quand même devenus hélas des cons adultes patentés.  Espérons qu’émergent parfois des souvenirs, des engueulos, des regrets lorsqu’une grosse connerie se prépare.

Je crois à l’éducation, lorsque je n’y croirai plus je disparaîtrai, devenu inutile  mais c’est une autre question et à travers médias et courriers, j’essaie souvent de pousser mon coup de gueule. Aurai-je un jour assez de courage pour l’écrire ou pour me brûler en place publique ???

En attendant, je décolle avec la force de la résistance aux repas où certains étripent la société et envoient ces jeunes  casse-tout (les enfants des autres évidemment), ces fainéants tricheurs de chômeurs ( pas dans nos familles car si nous n’avons pas de boulot, c’est  honorablement)… ah! qu’une « bonne guerre » ou au moins un bon camp de discipline remettrait tout cela en ordre… sans parler des autres, étrangers comme nos grands-parents mais mauvais Français c’est sûr…

Dans ces cas là, je déconne, raconte des histoires lestes, fait le pitre, coupe les discussions… attire par-devant des sourires et sans doute par-derrière des flèches.. Quel con !

Il m’arrive d’éclater, fatigue, boisson… et crie assez fort pour que chacun se replie ou que moi je parte. On m’excuse, (avec ce qu’il a connu vous savez, avec ceux qu’il fréquente, vous savez, avec ce qu’il lit aussi : que des pernicieux, des qui donneraient leur chemise à un qui en pas monsieur…  je l’ai même vu devant la gare discuter avec des clodos (pardon SDF).

Et moi j’enrage d’être excusé mais je m’écrase pour ceux que j’estime et pour la lâche petite paix de mon atmosphère.

Vive la connerie bouclier, vive le con du connil et celui de la bergère si doux,,, Pitié pour les cons qui ne savent même plus qu’ils sont cons parfois et sus à ceux qui en abusent et ne sont que de méchants cons dangereux.

Un con, sans doute, n’a-t-il point écrit, à peu près:

« Qui ne veut point voir un con, doit rentrer chez lui et briser son miroir ». J’y vais…

26 mai 2018

MAMANS BONNE FÊTE !

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 17 h 11 min

maman-et-enfant-assis-sur-un-lit

Je ne peux pas dire que ce jour, pour moi, soit symbolique…

Etre mère, comme un titre que l’on reçoit automatiquement plus qu’une fonction véritable.

Etre mère représente un telle étendue de possibilités, d’images, depuis la mère indifférente, la mère rejetante, la mère Folcoche…. jusqu’à la mère fusionnelle castratrice, dévoreuse… qu’il est difficile d’honorer un titre.

Il est des mamans qui ne sont pas les génitrices, les mères biologiques dit-on, il est des mères qui sont des secondes mamans, par le jeu de circonstances, y compris l’adoption, des mères qui n’ont pas porté et senti croître la vie d’un bébé en elles et qui, pourtant, comme la majorité des mamans, répondent bien à ce qui est l’essentiel : l’affection, la confiance, l’éducation, l’ouverture aux autres, la conduite à chaque étape vers la maturité de l’enfant.

Le plus souvent, l’intelligence et les sentiments du couple donnent une harmonie à ce qui est le plus beau de notre histoire humaine, se continuer. J’ai appris, pas seulement dans mes lectures, pas seulement à travers des émissions, des articles… mais dans ma vie professionnelle, associative et amicale, combien il existe de mises en œuvres formidables de cette réalité : aimer et assumer un enfant même au-delà des décès, divorces, choix de couples, tant dans les familles aisées que dans les familles en précarité…

J’ai appris aussi combien l’image d’une mère, d’un couple pouvait être trompeuse et été confronté à bien des envers d’apparences affligeants… De ces situations pour lesquelles, malheureusement, je souhaitais qu’elles se délitent.

Aussi, aujourd’hui, je veux simplement dire mon émotion permanente, mon bonheur, lorsque je rencontre ces mamans qui font de leur foyer un nid solide, douillet, vigilant, ouvert vers la vie en général et qui arment vraiment leurs enfants vers l’avenir avec et non contre les autres

Huguette et moi avons une pensée particulière pour nos mamans qui demeurent profondément dans nos pensées, notre cœur parce qu’elles ont illustrées et illustrent au quotidien à travers bien des moments de joie mais aussi de douleurs cette admiration : D’abord nos Mamans, Colette et Laure, qui ont traversé la tête haute, tant et tant de tempêtes et de belles journées, Mireille, et nos filles, les mamans de nos merveilleux petits enfants.

Nous y associons toutes ces mamans qui ont accompagné ou accompagnent encore notre chemin, liés par des attaches familiales ou amicales ; affection et estime mutuelle sont précieuses !

Une pensée très émue pour tous ces enfants qui eux, en cachette, parfois avec impatience, ont fait, font de cette journée celle de leur maman, maman de tous les jours et Maman Reine d’un jour. Bien des souvenirs chauds en revoyant nos préparatifs et en retrouvant ceux de nos élèves Maladroits souvent, tant pour les boites décorées que les poèmes écornés mais tendres, si tendres…

 

 

mere et enfant

22 mai 2018

Beau jour !

Classé dans : être,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 11 h 00 min

montpellier_peyrou_2

 

 Il s‘assied sur mon banc, au Peyrou le 18 mai 2018.

«Mir et droujba ! me lance-t-il, c’est mon anniversaire, je viens souffler mes vingt bougies près de vous.»

Que me raconte-t-il celui-là?

«Quand j’étais enfant, je rêvais : « On dirait que »… Plus âgé, j’ai adopté le « si » de la chance « Si je rencontre Magali… ». Etudiant, je m’attache le futur avec des « lorsque » suivis de réussites futures»

Je douche sa flamme; il en rie:

«Vous plaignez mes 20 ans inconséquents… ?

Les désillusions détricoteront mes espoirs… ?

Demain est un illusionniste… ?»

Il se rapproche de moi.

«Justement, voyez dans ma paume, l’un de ces euros qui vous chagrinent. Hop… il disparaît. Tenez ! Il file vers le ciel.

Mais non… Vous le retenez derrière votre oreille!»

Je grimace, je me plisse et je souris.

Maintenant, il philosophe… !

« Ce qui est escamoté n’est pas envolé. Vos joies sont enfouies mais pas enfuies.

Pensez à la chance qui nous accompagne depuis que des êtres animent notre Terre. Combien de « si » ont permis de traverser guerres, maladies, accidents … pour que naissent les bébés qui furent nous? Que de 20 ans fêtés! Et nous voilà, ensemble, au soleil du Peyrou. Quels veinards!

Ma pause se termine, je vais retrouver mon p’tit boulot.»

Il se lève.

«Peut-être à demain, si le banc est libre… Belles journées!

Au fait ! « Mir et droujba », en russe c’est « paix et amitié », un reste de lecture.»

Il part en courant.

Bel anniversaire, mon garçon ! « ANNUM NOVUM FESTUM »: une bouffée de parfums scolaires…

Mes journées seront belles!

18 mai 2018

La cruche fêlée

Classé dans : contes et légendes,mon livre,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 13 h 16 min

 

Un beau conte, connu, répété et même utilisé dans mon livre : croire en son utilité envers et contre tous les vents contraires :

 

Dans le train qui me remontait vers Paris, une voisine de siège, de hasard m’a fait retrouver un conte que j’avais entendu ou lu avec des circonstances, des personnages différents, mais qui en tous ses avatars portait toujours la même force.

Pour ce jour, c’est en Chine qu’elle m’a transportée, près d’une vieille paysanne dont la fonction depuis très longtemps était d’alimenter le hameau en eau.

Plusieurs fois par jour, son balancier en équilibre sur ses épaules, elle portait ses cruches vides jusqu’à la source éloignée et les rapportait pleines et fraîches.

Seulement, l’une des cruches, récente, solide, rapportait toute son eau, sans en perdre une goutte alors que l’autre plus âgée, usée, fêlée suintait tout le long du chemin et arrivait à moitié vide au village.

Évidemment la belle grosse cruche se moquait de la pauvre cruche fissurée qui en souffrait  beaucoup.

Un jour, elle n’y tint plus et osa parler à la vieille Chinoise :

- Tu dois me jeter ! Je suis usée, je perds de l’eau et ne rapporte presque plus rien au village. Je suis lourde et tu te fatigues pour peu de résultats… Abandonne-moi ce sera beaucoup mieux !

- Pas question ! s’exclama la porteuse d’eau. As-tu déjà fait attention au chemin que nous parcourons depuis tant de jours ?

- Oui, il est long pour toi !

- Mais non, bécasse ! Regarde bien sur ton côté, lorsque nous allons à la fontaine tout est sec, caillouteux triste… De l’autre côté, celui que tu suis, lorsque je t’ai bien remplie, poussent des fleurs splendides, toutes espèces de fleurs, de toutes formes, toutes tailles, toutes couleurs, tous parfums. Elles sont là grâce à toi.

Sur ce bord de notre chemin habituel, j’ai semé des graines, il y a longtemps, et toi tu les arroses, doucement plusieurs fois dans une journée à chaque retour… Si je peux embellir ma maison, celle de mes amis du village, nos fêtes c’est grâce à toi. Tu es usée, tu fuis, la belle affaire ! Ce que tu appelles tes défauts pour moi, pour nous, ce sont des richesses et nous y tenons…

La jeune cruche avait bien compris le beau travail de sa compagne et demanda à la vieille dame de la remplir encore plus pour remplacer un peu la cruche fêlée…

 

12345...8
 

Victor Coudesabot |
Savoirses |
P4corneille |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | the blonde box
| Shareprof
| Cgt56chba