Réfléchir et dire… un peu

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13 juin 2017

Anniversaire…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 58 min

Anniversaire… Que d’avis exprimés qui se résument par j’aime et je n’aime pas, parfois en accusant ces marques du calendrier d’être fautives du temps passé, du vieillissement présent, parfois aussi d’être des empreintes douloureuses… d’autres aiment parce qu’elles sont au contraire significatives de durée de vie, des peintures persistantes, même si pâlies, de temps éphémères heureux…

Les anniversaires, ce sont des portes, que l’on découvre successivement dans le couloir de l’existence, ces portes nombreuses, très nombreuses… Nous n’en ouvrons que quelques unes, les autres resteront un mystère, mais celles franchies tissent notre passé et marquent durablement notre mémoire de route… Notre journal de vie s’écrit avec ces dates d’anniversaires et les saluer non seulement le ponctue, mais surtout leur donne un renouveau, plein de continuité et parfois de souhait en un mieux…

Si l’oubli est impossible, demain peut au moins le compenser par d’autres actions, d’autres sentiments…

7 juin 2017

IL ET ELLE, ILS, ELLES, IL seul, ELLE seule, élèvent leur enfant…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 11 h 21 min

Pour avoir rencontré dans mon bureau, pendant tant d’années, bien des familles différentes, je ne crois plus qu’à un élément de stabilité pour l’enfant: l’affection intelligente. C’est à dire l’attention aimante et l’explication proportionnée à son âge… Ni le silence, ni les interprétations évasives n’empêcheront un enfant de cogiter et de se créer ses défenses, parfois violentes pour lui et/ou pour les autres…

La coresponsabilité de celle, celui, ceux qui assument cette éducation est d’empêcher que l’enfant se culpabilise (décès, séparation… silence ou scènes y sont propices) et perde confiance en ses proches et surtout en lui…

Il existe des institutions d’aide sans doute, mais l’école qui devrait être un monde d’apaisement où l’instruction adaptée devrait placer l’élève dans un milieu de préoccupations éloignées de ses soucis extérieurs, au moins le temps de ses heures scolaires.

Pour ma part, j’ai toujours, surtout avec mes classes d’élèves dits « en difficultés », essayer d’entamer la journée par des activités libératrices. De même dans notre école, nous tenions à l’accueil à l’entrée puis la mise en rang, au calme, avant de rejoindre la salle de classe…

L’écoute, parfois après la sanction, au calme, arrivait à faire s’exprimer puis dépasser ce qui perturbait l’indiscipliné… Mais rien n’était, n’est possible sans l’interactivité des parents et des enseignants, parfois, souvent même l’appartenance à une communauté qui tend la main, sans leçon de morale, à la famille en détresse est importante…

J’y crois et surtout je sais que bien des directeurs, directrices, équipes d’école y sont attentifs… Mais pas tous… C’est dommage parce que la classe, l’école, l’association sportive, culturelle aussi, sont des milieux révélateurs mais aussi réparateurs…

Que de souvenirs marquants, douloureux mais aussi heureux se présentent à ma mémoire en écrivant…

On, qui dit beaucoup d’assertions, proclame qu’à l’Ecole, on s’instruit, qu’au club sportif ou autre on apprend une discipline, oui mais défouler n’est pas oublier, oui mais enseigner sur le sable mouvant de l’affection, la personnalité sapées surtout pour un être en construction, c’est aller au devant de bien des échecs…

Alors famille, quelle que soit ta structure aime ton enfant et accorde lui ta confiance !

Le hasard fait que je suis en train de lire RIEN NE SE PERD de Cloé MEHDI .

« Moi Mattia ; 11 ans, j’ai vu la haine, la tristesse et la folie ronger ma famille jusqu’à la dislocation… »

Moi Alain, maître d’école, je l’ai vu aussi, en toutes catégories sociales…

 

REGARD…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 10 h 01 min

L’essentiel est invisible pour les yeux (Saint Exupéry » et les filtres de l’esprit ont besoin d’être souvent nettoyés pour rester ceux du cœur……

Un jeune couple venait de s’installer dans un nouveau quartier. Le lendemain matin, au moment où le couple prenait le petit déjeuner, la femme aperçut leur voisine qui étendait son linge. « Quel linge sale! dit-elle. Elle ne sait pas laver. Peut-être a-t-elle besoin d’un nouveau savon pour mieux faire sa lessive ». Son mari regarda la scène mais garda le silence.

C’était le même commentaire chaque fois que la voisine séchait son linge.

Après un mois, la femme fut surprise de voir un matin que le linge de sa voisine était bien propre et elle dit à son mari :

« Regarde! Elle a enfin appris à laver son linge maintenant. Qui le lui a enseigné ?

» Le mari répondit: « Personne, je me suis levé tôt ce matin et j’ai lavé les vitres de notre maison ! »

Moralité : Parfois tout dépend de la propreté de la fenêtre à travers laquelle nous observons les faits. Avant de critiquer, il faudrait peut-être vérifier d’abord la qualité de notre regard. Alors, nous pourrions voir avec clarté, la limpidité du cœur des autres.

 

5 juin 2017

FONCTIONNAIRE…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 10 h 44 min

J’ai été fonctionnaire et je le reste en esprit, avec fierté.

Je connais beaucoup d’employés publics qui sont dans ces dispositions : être fonctionnaire c’est s’engager dans le service envers les habitants de notre pays, cela comporte des avantages, discutables en ces temps de précarisation, mais aussi des devoirs… Faire des fonctionnaires des caricatures est facile, et parfois justifié malheureusement, mais ce ne sont pas les fumistes qui doivent faire oublier la grande majorité des fonctionnaires vraiment utiles, en tous domaines… Les conditions d’exercice des tâches étant de plus en plus difficiles, les ratés se multiplient ; ce n’est pas le fonctionnaire compétent et concerné qui est en cause, c’est le système… Nos jeunes candidats doivent savoir que le service public a des épines parfois bien acérées… Courage quand même, l’engagement sincère est à soutenir !

1 juin 2017

Anniversaire, un pont jeté vers l’avenir…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 15 h 28 min

 

J’ai un profond respect des dates d’anniversaires,
Ces portes que le temps dispose autour de nous,
Pour ouvrir un instant nos cœurs à ses mystères,
Et permettre au passé de voyager vers nous.

Vieille chanson du jeune temps

Je ne songeais pas à Rose ;
Rose au bois vint avec moi ;
Nous parlions de quelque chose,
Mais je ne sais plus de quoi.

J’étais froid comme les marbres ;
Je marchais à pas distraits ;
Je parlais des fleurs, des arbres
Son œil semblait dire:  » Après ?  »

La rosée offrait ses perles,
Le taillis ses parasols ;
J’allais ; j’écoutais les merles,
Et Rose les rossignols.

Moi, seize ans, et l’air morose ;
Elle, vingt ; ses yeux brillaient.
Les rossignols chantaient Rose
Et les merles me sifflaient.

Rose, droite sur ses hanches,
Leva son beau bras tremblant
Pour prendre une mûre aux branches
Je ne vis pas son bras blanc.

Une eau courait, fraîche et creuse,
Sur les mousses de velours ;
Et la nature amoureuse
Dormait dans les grands bois sourds.

Rose défit sa chaussure,
Et mit, d’un air ingénu,
Son petit pied dans l’eau pure
Je ne vis pas son pied nu.

Je ne savais que lui dire ;
Je la suivais dans le bois,
La voyant parfois sourire
Et soupirer quelquefois.

Je ne vis qu’elle était belle
Qu’en sortant des grands bois sourds.
 » Soit ; n’y pensons plus !  » dit-elle.
Depuis, j’y pense toujours.

[ Yves Duteil ]

31 mai 2017

Histoire de tablier

Classé dans : BONNE PIOCHE,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 10 h 06 min

tablierHistoire de tablier

J’ai retrouvé, dans les trésors de vos messages, car si les réseaux peuvent transporter de l’affreux, ils peuvent aussi nous offrir du beau, ce document qui m’a fait ressurgir un souvenir :

 

Mes parents tenaient un café sur le port de Croix de Vie, aujourd’hui Saint-Gilles-Croix de Vie et moi je badais au milieu des marins pêcheurs qui y venaient en débarquant de leur bateau. J’ai gardé l’image d’un jeune matelot, peut-être moussaillon qui criait fièrement à sa mère «  Donne ta dorme, la mère te vas voir ce que vas t’y bailler !» en versant sa part de pêche dans le creux du tablier de sa maman. Ce creux qui entre autres fonctions avait aussi celle de servir de couchette au bébé pendant que la mère travaillait. D’ailleurs le surnom lui est resté : « Donne ta dorme »

Enfant de la campagne, avant d’être au bord de mer, je retrouve bien des gestes dans l’évocation suivante. Merci à son auteur.

 

Te souviens-tu du tablier de ta Grand’mère (de ta mère peut-être)?  Le principal usage du tablier était de protéger la robe en dessous, mais en plus de cela :

- Il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau.

- Il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants, et, à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.

- Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les oeufs, et de temps en temps les poussins. !

- Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d’abri à des enfants timides.

- Quand le temps était frais, Grand’ Mère s’en emmitouflait les bras.

- Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois.

- C’est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans  la cuisine.

- Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes; après que les petits pois aient été récoltés, venait le tour des choux.

- En fin de saison, il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l’arbre.

- Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c’était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.

- A l’heure de servir le repas, Grand’ Mère allait sur le perron agiter son tablier, et les hommes aux champs savaient aussitôt qu’ils devaient passer à table.

- Grand’ Mère l’utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu’elle refroidisse; de nos jours, sa petite fille la pose là pour la décongeler.

Il faudra de bien longues années avant que quelqu’un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de choses.

d’après Francine ANDREOLETTI, L’Echo d’Oranie

8 mai 2017

DETESTEZ !

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 27 min

Détestez-vous les uns les autres !

Ce qui m’inquiète énormément, c’est la détestation, pas encore la haine, ça viendra, latente chez tant de nos concitoyens, même dans les villages qui ne connaissent les autres «  ceux d’ailleurs » ceux d’autres « races «  d’autres « religions »… Elle n’a pas occulté la jalousie, ni l’envie, banales envers le voisin ou le village d’à coté mais elle la remplace si bien… Et à ceux qui réclament, non pas la tolérance, non pas l’aveuglement mais simplement la compréhension, l’application des lois envers les individus coupables pas contre les communautés, il est trop souvent répandu « Toi, forcément, tu les aimes ! ». Bon sang, le temps des dénonciations, des éliminations inhumaines et lâches n’est donc pas disparu…

Entendu lors d’une enquête dans un village qui avait voté massivement frontiste :

-                  Votre village n’a reçu aucun émigré, n’et pas recherché par les gitans… Vous êtes dans un secteur sans conflit alors pourquoi ce rejet des autres ?

-                  Mais ils sont ailleurs, on le sait !!!   -et cette assertion- Il faut bien détester quelqu’un !

Effectivement, écolier souvent déménagé, j’ai connu parfois violemment cette détestation a priori…

Pourquoi tout cela aujourd’hui ? Parce que j’ai peur que la méchanceté gagne, qu’elle souffle sur les peurs, les attisent et ne laissent plus que le choix de la haine !

J’ai peur que les bons (Bizounours, entend-on pour ne pas dire cons…) trop souvent à la recherche du compromis ne restent dans l’attente d’une accalmie, j’ai peur que les bons ne puissent que soigner les blessures…

Bien sûr, le malheur fait peur, la misère fait peur, bien sûr que comme dans le conte russe de LA MOUFLE, à force de se tenir chaud en accueillant encore et encore, tout éclate !

Mais bon sang, aura-t-on plus chaud lorsque dehors les autres seront morts ?

L’île des  regroupés, souvent proposée, c‘est à dire très vite « l’île des oubliés » ou les camps de concentration, où est la différence ?

Races au pluriel que de bonne consciences tu caches pour ceux qui ne veulent pas comprendre Race au singulier humain !

Sera-t-on plus tranquilles lorsque les « barbares » n’auront-plus d’autres alternatives que de nous envahir ?

 

6 mai 2017

COMMEMORER POUR MIEUX SE REDRESSER…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 11 h 42 min

Le 8 mai, le souvenir d’une victoire sur la haine, venue du fascisme d’ailleurs mais aussi d’idéologies d’inhumanité implantées en notre société, ce souvenir sera ravivé et rappellera que la lutte n’est jamais achevée…. 

            Avec tant d’autres, foncièrement altruistes et amoureux de la vie, notre grand-père a combattu, sur les fronts de la 1ère guerre mondiale, puis parmi les gens de belle volonté une fois la paix revenue. Il s’est engagé pour résister à la déferlante des envahisseurs lr de la seconde guerre.

                     Voici ce qu’a écrit Louis Buton… soldat dans les tranchées de Verdun, résistant en 1943, déporté jusqu’en mai 1945

                     « Sur les bancs de mon école, j’avais appris à aimer la France on m’avait dit que la vie était un bien précieux auquel on ne doit pas attenter, que tuer était une lâcheté, un crime qu’il ne fallait pas commettre.

            «La vie d’un homme est sacrée, nous devons la respecter » me disait mon bon vieil instituteur. Je m’étais donc engagé dans cette existence avec ces principes acquis en classe.

                  Je haïssais les querelles et parfois m’interposais en conciliateur dans bien des heurts… en un mot j’étais pacifiste.

                      Aussi, quel ne fut pas mon émoi lorsqu’éclata la guerre de 1914 ! Quel désarroi et quelle lutte je dus livrer ! J’aimais la paix mais j’aimais la France. Cette dernière attaquée, il fallait la défendre. Comment concilier les deux ?

                 La deuxième voix l’emporta. Je partis ! Je fis mon devoir ! J’ai combattu, j’ai souffert. J’ai tué pour que vive mon beau pays

                Quelle ne fut pas ma joie de pouvoir après la tourmente dès 1919, reprendre la route que je m’étais tracée vers la liberté pacifique. J’ai lutté dans la mesure de mes faibles moyens pour le rapprochement des peuples et la suppression des armées ; je voulais croire, après cette tuerie, que tous les hommes pouvaient être frères… »

                  22 ans après, toujours en colère contre toutes les violences, il prenait le chemin de la Résistance … et des camps de concentration !

                   A ses descendants, il a appris à douter des circonstances, mais pas de l’espoir, de l’étincelle d’Humanité qui sommeille, trop parfois, en chaque homme et femme, surtout en chaque enfant…

                  Pour ma part, j’ai souvent utilisé son exemple auprès de mes élèves et je suis très fier de voir ses enfants, petits-enfants continuer à faire s’épanouir les graines qu’il a semées…

23 avril 2017

Ravauder…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 09 min

Dans ma Vendée natale, on dit « tapisser les rets » quand on ravaude les trous des filets. C’est ce que nous proposent nos politiques, tous,  du conjoncturel : ravauder, réparer, colmater… c’est nécessaire et la situation l’impose avant le naufrage mais POUR QUOI ? Rigueur ? Réduction de personnel public ou privé, fermeture de classes, de chambres, d’aides… bon, mais même question POUR QUOI ?

Qui saura nous donner une image claire de notre école, de notre service hospitalier, de notre emploi, de nos logements, de notre solidarité nationale, de notre armée, de notre justice… etc. Personne pour l’instant. Faut-il croire que parler d’idéal, de structures abouties est une hérésie, un gros mot, une utopie digne des contes de fée ?

Non, nous citoyens lambda, savons les effets de la crise, les dysfonctionnements imputables au passé comme au présent, nous savons qu’un malade doit être soigné, mais pour obtenir quelle France, Personne, aucun groupe ne nous persuade de la reconstruction de notre pays… Que du replâtrage… Nous avons besoin de croire à une société revue et corrigée pour accepter les efforts… Considérez-nous comme intelligents, messieurs les décideurs, idéalistes oui, sinon à quoi bon lutter, mais intelligents aussi.ravauder

15 avril 2017

Patrimoine : les œufs de Pâques

Classé dans : BONNE PIOCHE,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 16 h 11 min

lapin oeufs pâquesD’après un article d’Europe1.

En ce week-end pascal, les œufs en chocolat vont fleurir dans les jardins. Cette tradition a été largement détournée depuis ses origines millénaires.

Si Pâques est une fête religieuse incontournable dans le christianisme et le judaïsme, elle est tout aussi attendue par les enfants pour la traditionnelle chasse aux œufs en chocolat.

Mais pourquoi consomme-t-on des œufs à Pâques, et pourquoi sont-ils désormais faits en chocolat ? À quand remonte cette tradition des œufs de Pâques ?

La coutume d’offrir des œufs existait déjà à l’Antiquité, dans les traditions païennes. Les Perses, les Romains et les Égyptiens célébraient le retour du printemps, saison de l’éclosion de la nature, en offrant des œufs peints et décorés, explique Sciences et Avenir. Les œufs symbolisent la fécondité, le renouveau et la création. La tradition a ensuite été reprise par l’Église, pour fêter la renaissance de Jésus-Christ, ressuscité le dimanche de Pâques.

Pourquoi mange-t-on des œufs à Pâques ?

La consommation des œufs, tout comme celle des laitages et de la viande, a été interdite par l’Église au 3ème siècle, lors de l’institution du jeûne du Carême. Si cette mesure a été levée au 16ème siècle par le Vatican, elle est restée largement suivie par la population. Et comme les poules continuaient de pondre pendant le Carême, comme tout le reste de l’année, les œufs étaient conservés jusqu’à la fin de la période du jeûne de 40 jours.

Ainsi, au jour du dimanche de Pâques, les œufs abondaient sur les tables. D’autres étaient offerts, parfois intégrés dans des recettes créées pour l’occasion et devenues typiquement pascales, comme les pâtés garnis d’œufs du Berry, la fouesse bretonne (une pâtisserie en forme d’étoile) ou encore l’alise vendéenne (une galette briochée). Manger des œufs à Pâques symbolise donc la fin des privations.

D’où vient la chasse aux œufs dans les jardins ?

Depuis le Moyen-âge, la tradition chrétienne interdit de faire sonner les cloches des églises entre le Jeudi saint et le dimanche de Pâques, en signe de deuil. On racontait aux enfants que les cloches étaient parties se faire bénir à Rome par le pape. À leur « retour » le dimanche matin, les cloches carillonnent et déposent sur leur passage les fameux œufs dans les jardins, détaille Sciences et Avenir. Les parents ont alors commencé à organiser les fameuses chasses aux œufs pour les enfants dans les jardins.

Pourquoi les œufs sont-ils désormais en chocolat ?

C’est au 18ème siècle que l’idée de vider les œufs pour les remplir de chocolat s’est imposée. L’œuf entièrement au chocolat apparaît au siècle

suivant : alors que le cacao se démocratise, des chocolatiers inventent un mélange de sucre, de beurre de cacao et de chocolat en poudre pour créer une pâte malléable que l’on peut facilement verser dans des moules.

L’œuf en chocolat est alors né, et d’autres sculptures en chocolat seront par la suite créées par les confiseurs, comme la poule, le lapin ou encore les cloches. « La coutume d’offrir des œufs ou des lapins en chocolat est d’origine commerciale…

et le lapin de Pâques ?

L’origine du lapin viendrait d’une légende allemande dans laquelle une femme pauvre, ne pouvant offrir de douceurs à ses enfants, décora des œufs qu’elle cacha dans le jardin. Les enfants, apercevant un lapin, crurent que celui-ci avait pondu les œufs.

Une autre origine du lapin de Pâques vient de Saxe où l’on honorait au printemps la déesseEostre (Eastre), qui a d’ailleurs donné son nom à Easter (Pâques en anglais). Le lièvre étant l’animal emblématique de la déesse, il est resté associé aux fêtes de Pâques. De manière similaire, dans les traditions celtiques et scandinaves, le lièvre était le symbole de la déesse mère.

 

 

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Victor Coudesabot |
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