Réfléchir et dire… un peu

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9 novembre 2018

Regard et regard

Classé dans : Non classé,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 23 min

 

L’essentiel est invisible pour les yeux (Saint Exupéry » et les filtres de l’esprit ont besoin d’être souvent nettoyés pour rester ceux du cœur……

Un jeune couple venait de s’installer dans un nouveau quartier. Le lendemain matin, au moment où le couple prenait le petit déjeuner, la femme aperçut leur voisine qui étendait son linge. « Quel linge sale! dit-elle. Elle ne sait pas laver. Peut-être a-t-elle besoin d’un nouveau savon pour mieux faire sa lessive ». Son mari regarda la scène mais garda le silence.

C’était le même commentaire chaque fois que la voisine séchait son linge.

Après un mois, la femme fut surprise de voir un matin que le linge de sa voisine était bien propre et elle dit à son mari :

« Regarde! Elle a enfin appris à laver son linge maintenant. Qui le lui a enseigné ?

« Le mari répondit : « Personne, je me suis levé tôt ce matin et j’ai lavé les vitres de notre maison ! »

Moralité : Parfois tout dépend de la propreté de la fenêtre à travers laquelle nous observons les faits. Avant de critiquer, il faudrait peut-être vérifier d’abord la qualité de notre regard. Alors, nous pourrions voir avec clarté, la limpidité du cœur des autres.

18 octobre 2018

La soif

Classé dans : je pense donc...,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 25 min

« C’est une fois le puits asséché qu’on se rend compte de la valeur de l’eau. » - Taine

PUITS

Il faudrait apprendre à l’homme à modérer ses soifs… Ce n’est pas toujours facile lorsque la pénurie est là, que la survie se conjugue dans l’instant… La sécheresse, comme le manque affectif peuvent conduire à des boulimies désespérées ignorantes des réserves pour l’avenir.

7 octobre 2018

Bonne fête Papy!

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 01 min

Aujourd’hui, c’est la fête des grands-pères et c’est bien de l’apprendre à son réveil par ses petits-enfants… il y a encore plus de soleil dehors et dedans…

Je n’ai connu que l’un de mes grands-pères, l’autre a succombé aux miasmes de la guerre… Louis fut mon Pépé, mon parrain au sens le plus plein du mot et mon initiateur à la vie…

Aujourd’hui encore, je le raconte à mes petits enfants, plus peut-être que je ne l’ai raconté à mes enfants… Ses récits, ses contes ont été entendus par des générations d’élèves, de colons… Mes petites-filles, mes petits-fils me les redemandent et les disent à leur tour… Grand-père, c’est une chaîne de dire et de faire, pas toujours raisonnables selon les grands-mères et les parents mais tellement libérée du sérieux que chaque demande : « T’es en forme ? On peut faire des bêtises ? » « On a le droit ? » se poursuit en chut ! et en rires…. Grand-père, c’est un regard constant, pas toujours tranquille mais si porteur d’espoir qu’au fond la route suivie avec ses petits enfants longtemps se continuera, après lui.

Je ne sais s’il y a un art d’être Grand-Père, mais il y a un bonheur.

A tous ceux qui l’éprouvent, et j’en connais beaucoup, à tous ceux qui vont l’éprouver « Belle fête ! »

3 octobre 2018

Je suis la somme de tous mes âges…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 34 min

 

Je retrouve une lettre bouleversante trouvée après le décès d’une pensionnaire de maison de retraite : A sa question « Que voyez-vous en moi ? », elle répond âge après âge par toutes les étapes de sa vie avec leurs joies, leurs peines, leurs attentes, leurs responsabilités et avec tous ceux qui les ont ponctuées.  Elle concluait ainsi :

« Je me souviens des bons et des mauvais jours. Dans ma tête, je refais le voyage de l’amour et revis mes expériences passées. Et j’accepte que rien ne dure toujours…

Alors ouvrez les yeux et regardez de plus près ! Ce n’est pas une vielle femme fragile et rigide, c’est MOI ! »

Oh tellement vrai! Hier, comme d’autres fois, nous étions près d’un ami qui répondait surtout à nos pressions de mains, nos mots brefs pour le faire sourire… Un homme dont nous connaissons toutes les étapes de vie, sinon les détails, et dont nous savons l’intensité de cette vie. Et nous ne pouvions croire inactif esprit endormi alors nous lui parlions d’hier mais aussi d’aujourd’hui, des vignes justes vendangées, de la tempête qui s’annonçait, des enfants et petits enfants, de leurs blagues et leurs jeux… De nous et nos journées… Et, peu à peu, d’autres autour de nous se rapprochaient… C’est la vie qui était là avec ses rides et ses marques de joie… Comme nous savons que chaque jour d’autres alternent ces visites et ces partages, que des assistantes ne ménagent ni les mots, ni les sourires ni les câlins parfois, alors, nous sommes heureux, pour eux, pour nous qui sommes maintenant des n’âgés comme disent nos petits enfants.. Comme cette dame, chacun est lui, chacune est elle avec tant et tant de j’ai été en eux… La somme de tous nos âges.

19 septembre 2018

Je suis la somme de tous mes âges…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 24 min

Je suis la somme de tous mes âges…

Je retrouve une lettre bouleversante trouvée après le décès d’une pensionnaire de maison de retraite : A sa question « Que voyez-vous en moi ? », elle répond âge après âge par toutes les étapes de sa vie avec leurs joies, leurs peines, leurs attentes, leurs responsabilités et avec tous ceux qui les ont ponctuées.  Elle concluait ainsi :

« Je me souviens des bons et des mauvais jours. Dans ma tête, je refais le voyage de l’amour et revis mes expériences passées. Et j’accepte que rien ne dure toujours…

Alors ouvrez les yeux et regardez de plus près ! Ce n’est pas une vielle femme fragile et rigide, c’est MOI ! »

Oh tellement vrai! Hier, comme d’autres fois, nous étions près d’un ami qui répondait surtout à nos pressions de mains, nos mots brefs pour le faire sourire… Un homme dont nous connaissons toutes les étapes de vie, sinon les détails, et dont nous savons l’intensité de cette vie. Et nous ne pouvions croire inactif esprit endormi alors nous lui parlions d’hier mais aussi d’aujourd’hui, des vignes justes vendangées, de la tempête qui s’annonçait, des enfants et petits enfants, de leurs blagues et leurs jeux… De nous et nos journées… Et, peu à peu, d’autres autour de nous se rapprochaient… C’est la vie qui était là avec ses rides et ses marques de joie… Comme nous savons que chaque jour d’autres alternent ces visites et ces partages, que des assistantes ne ménagent ni les mots, ni les sourires ni les câlins parfois, alors, nous sommes heureux, pour eux, pour nous qui sommes maintenant des n’âgés comme disent nos petits enfants.. Comme cette dame, chacun est lui, chacune est elle avec tant et tant de j’ai été en eux… La somme de tous nos âges.

15 septembre 2018

LE TABLIER

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 13 min

Histoire du tablier

 

Quand j’avais 7 ans, je vivais dans un port vendéen, à Croix de Vie, mes parents tenaient un café… Je me souviens d’un jeune matelot que l’on surnommait « Donne ta dorme » … J’ai fini par avoir l’explication. La dorme, c’est le creux du tablier que les femmes à la poissonnerie ou à un autre travail pouvaient remonter pour faire une poche où dormait le bébé. Quand le mousse revenait de pêche avec crustacés ou poissons données par le patron du bateau, il disait fièrement à sa mère : «  Donne ta dorme la mè, te vas voir ce que j’vas t’y bayer.. » et il remplissait le creux du tablier avec sa part de pêche…

J’ai retrouvé dans un mail, un texte qui m’a ramené vers ce tablier à tout faire… (A Frontignan, il semble que le surnom des habitants « les ventres bleus » provienne de ce tissu protecteur qui servait à écailler les poisson… Pourquoi, pas.. J’ai découvert depuis qu’il existe d’autres versions évoquant ce tablier de nos grandes mères, alors fouillez aussi, toutes sont passionnantes voire émouvantes.

Et toi, te souviens-tu du tablier de ta Grand’Mère ?

Le principal usage du tablier de Grand’Mère était de protéger la robe en dessous, mais en plus de cela :

- Il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau.

- Il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants, et, à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.

- Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les œufs, et de temps en temps les poussins. !

- Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d’abri à des enfants timides.
- Quand le temps était frais, Grand’ Mère s’en emmitouflait les bras.

- Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois.

- C’est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la cuisine.

- Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes ; après que les petits pois aient été récoltés, venait le tour des choux.

- En fin de saison, il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l’arbre.

- Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c’était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.

- A l’heure de servir le repas, Grand’ Mère allait sur le perron agiter son tablier, et les hommes aux champs savaient aussitôt qu’ils devaient passer à table.

- Grand’ Mère l’utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu’elle refroidisse ; de nos jours, sa petite fille la pose là pour la décongeler.

Il faudra de bien longues années avant que quelqu’un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de choses.

En souvenir de nos Grand-Mères, envoyez cette histoire à ceux qui savent, et à ceux qui pourront apprécier :  l’histoire du tablier de Grand’mère.

d’après Francine ANDREOLETTI, L’Echo d’Oranie

 

31 août 2018

C’est la rentrée…

Classé dans : EDUQUER,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 11 h 05 min

 

C’est la rentrée…..

A tous les enseignants, nous souhaitons, une belle année scolaire 2018/2019
Nous savons tout ce que notre métier peut offrir de bonheurs et de difficultés lorsqu’il est accompli avec sincérité et profondeur… Un jour, il y a longtemps, en classe échange avec une école portugaise, nous avons cueilli cette affirmation que nous avons conservée en encouragement lorsque parfois les journées étaient un peu lourdes. Nous vous la proposons en français :
« Nous donnons une chance au futur, nous sommes professeurs ! »
« Les petits miroirs  » de Michel BUTOR restera le texte d’accueil qui, rentrée après rentrée, m’offrait l’occasion avant toutes autres actions d’emmener mes élèves de l’autre côté des pages vers l’école de la découverte et du plaisir d’apprendre…
Simpliste mais une belle porte de Rentrée… Chacun a ses trucs, le principal, c’est de rentrer ensemble enseignés et enseignants…
A vous tous qui travaillez chaque jour à construire l’avenir de vos élèves, au notre donc, à tous ceux qui bordent votre chemin de près et de loin, je vous assure que nos pensées accompagneront avec chaleur et avec encore et toujours un peu de nostalgie, votre nouvel engagement. Une pensée particulière pour celles et ceux qui débutent ou ouvrent une nouvelle voie…

Un clin d’œil cordial à toutes ces « petites », à tous ces « petits » aujourd’hui parents qui préparent la rentrée de leurs enfants, parfois déjà bien « grands »… En souvenir de nos classes partagées… à Boulogne, Antony, Montgeron…

28 août 2018

Ravauder la société…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 43 min

Dans ma Vendée natale, on dit « tapisser les rets » quand on ravaude les trous des filets. C’est ce que nous proposent nos politiques, tous,  du conjoncturel : ravauder, réparer, colmater… c’est nécessaire et la situation l’impose avant le naufrage mais POUR QUOI ? Rigueur ? Réduction de personnel public ou privé, fermeture de classes, de chambres, d’aides… bon, mais même question POUR QUOI ?

Qui saura nous donner une image claire de notre école, de notre service hospitalier, de notre emploi, de nos logements, de notre solidarité nationale, de notre armée, de notre justice… etc. Personne pour l’instant. Faut-il croire que parler d’idéal, de structures abouties est une hérésie, un gros mot, une utopie digne des contes de fée ?

Non, nous citoyens lambda, savons les effets de la crise, les dysfonctionnements imputables au passé comme au présent, nous savons qu’un malade doit être soigné, mais pour obtenir quelle France, Personne, aucun groupe ne nous persuade de la reconstruction de notre pays… Que du replâtrage… Nous avons besoin de croire à une société revue et corrigée pour accepter les efforts… Considérez-nous comme intelligents, messieurs les décideurs, idéalistes oui, sinon à quoi bon lutter, mais intelligents aussi.

 

27 août 2018

IL ET ELLE, ILS, ELLES, IL seul, ELLE seule, élèvent leur enfant…

Classé dans : EDUQUER,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 50 min

Pour avoir rencontré dans mon bureau, pendant tant d’années, bien des familles différentes, je ne crois plus qu’à un élément de stabilité pour l’enfant : l’affection intelligente. C’est à dire l’attention aimante et l’explication proportionnée à son âge… Ni le silence, ni les interprétations évasives n’empêcheront un enfant de cogiter et de se créer ses défenses, parfois violentes pour lui et/ou pour les autres…

La coresponsabilité de celle, celui, ceux qui assument cette éducation est d’empêcher que l’enfant se culpabilise (décès, séparation… silence ou scènes y sont propices) et perde confiance en ses proches et surtout en lui…

Il existe des institutions d’aide sans doute, mais l’école qui devrait être un monde d’apaisement où l’instruction adaptée devrait placer l’élève dans un milieu de préoccupations éloignées de ses soucis extérieurs, au moins le temps de ses heures scolaires.

Pour ma part, j’ai toujours, surtout avec mes classes d’élèves dits « en difficultés », essayer d’entamer la journée par des activités libératrices. De même dans notre école, nous tenions à l’accueil à l’entrée puis la mise en rang, au calme, avant de rejoindre la salle de classe…

L’écoute, parfois après la sanction, au calme, arrivait à faire s’exprimer puis dépasser ce qui perturbait l’indiscipliné… Mais rien n’était, n’est possible sans l’interactivité des parents et des enseignants, parfois, souvent même l’appartenance à une communauté qui tend la main, sans leçon de morale, à la famille en détresse est importante…

J’y crois et surtout je sais que bien des directeurs, directrices, équipes d’école y sont attentifs… Mais pas tous… C’est dommage parce que la classe, l’école, l’association sportive, culturelle aussi, sont des milieux révélateurs mais aussi réparateurs…

Que de souvenirs marquants, douloureux mais aussi heureux se présentent à ma mémoire en écrivant…

On, qui dit beaucoup d’assertions, proclame qu’à l’Ecole, on s’instruit, qu’au club sportif ou autre on apprend une discipline, oui mais défouler n’est pas oublier, oui mais enseigner sur le sable mouvant de l’affection, la personnalité sapées surtout pour un être en construction, c’est aller au devant de bien des échecs…

Alors famille, quelle que soit ta structure aime ton enfant et accorde-lui ta confiance !

Le hasard fait que je suis en train de lire RIEN NE SE PERD de Cloé MEHDI .

« Moi Mattia ; 11 ans, j’ai vu la haine, la tristesse et la folie ronger ma famille jusqu’à la dislocation… »

Moi Alain, maître d’école, je l’ai vu aussi, en toutes catégories sociales…

 

17 août 2018

le feu d’artifice…

Classé dans : contes et légendes,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 10 h 25 min

Pour repousser démons et fantômes, il y a mille ans, le moine chinois Li Tian mélange de la poudre noire détonante – une mixture de salpêtre, de soufre et de charbon – à de la poudre de minéraux. Le résultat ? Une explosion d’éclairs blancs et jaunes propre à faire déguerpir tous les diables.

De la superstition aux réjouissances

En France, où ils apparaissent au XVIe siècle, point de superstition. Les feux d’artifice servent d’abord à mimer les flammes crachées par les dragons, dans les pièces de théâtre, avant d’accompagner les grandes réjouissances : du mariage royal de Louis XIII à nos très républicaines fêtes du 14 Juillet.gounian

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Victor Coudesabot |
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