Réfléchir et dire… un peu

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18 juin 2018

LE TEMPS D’UN SILENCE merci Jean-Claude

Classé dans : poésies* — linouunblogfr @ 22 h 31 min

Je voudrais profiter d’un moment de silence,

Sans que rien ni personne ne puisse le troubler.

Pas même le vent jaloux qui avec insistance

Ne vienne par son souffle faire gémir les volets.

 

Mon imagination reste silencieuse,

En respectant en moi cet instant de repos.

Il arrive souvent qu’elle soit capricieuse,

Et que pour l’exprimer, je n’en trouve les mots.

 

Alors je reste là, sans désir, sans pensée

Bercé par la douceur de ce moment sacré,

Qui réchauffe mon cœur sans atteindre les bords,

Ce silence pour moi est bien plus doux encore.

 

Parfois, dans mon esprit il vient semer le doute.

Je voudrais le briser pour ne pas m’enfermer

Et rester  au contact bien que je le redoute,

Des clameurs de ce monde, qu’il voudrait occulter.

7 juin 2018

Le Canal du Midi merci Jean-Claude

Classé dans : poésies* — linouunblogfr @ 21 h 05 min

 

 La lumière s’éclaire sur son  miroir couché

Où le ciel se penchant peut y voir son reflet

 Des rives verdoyantes viennent border son lit

Le protégeant des vents qui s’y sont endormis

 

Sur les chemins ancestraux qui servaient de halage

 Des platanes noueux les couvrent de leurs ombrages

Sur les rives opposées les voilà qui s’enlacent

Faisant une haie d’honneur aux navires qui passent

 

Combien de chalands naviguent sous ses ponts

Où les ombres sont profondes quand la clarté se fond

Pour remonter le temps vers d’autres destinées

Leurs coques s’alourdissent d’un ventre trop chargé

 

Plus loin le long d’un quai leur temps s’immobilise

Profitant d’une pose qui leur était requise

Dans un silence absolu sans le bruit des moteurs

A l’ombre des platanes pour un peu de fraicheur

 

On entend tout au loin des cascades qui grondent

 Ce sont les écluses qui peu à peu s’inondent

Entre ponts et écluses il fait bon naviguer

En suivant le tracé de monsieur Paul  RIQUET

 

17 mai 2018

LE PETIT BOUT DE BOIS merci Jean-Claude

Classé dans : poésies* — linouunblogfr @ 20 h 25 min

paracou1

Le vent s’était levé la tempête faisait rage

Un bout de bois flotté, venait joncher la plage

Plongé dans mes pensées, je le pris dans mes mains

Mes idées vagabondes ressurgirent soudain

Les vagues incessantes venant fouetter la grève

Me firent subitement replonger dans mes rêves

Serait- il malheureux ? Ce qui serait dommage!

L’ultime rescapé, d’un sinistre  naufrage?

Ou bien, d’un long chemin qu’il aurait parcouru

Sur le flot incessant d’une rivière en crue?

Nul ne sait d’où il vient, pour en arriver là

Car la mer insoumise, de bois elle ne veut pas

Moi, à travers lui, je poursuivrai mes rêves

Qui fleurissent mes jours, de pensées bien trop brèves

Au fond de mon délire d’une folie sereine

D’un petit bout de bois, j’en fais tout un poème.

Quand ces pensées subites viennent en moi se noyer

J’en éprouve l’honneur, de les faire rimer.

6 avril 2018

LE JOUR SE LEVE merci Jean-Claude

Classé dans : poésies* — linouunblogfr @ 22 h 59 min

  LE  JOUR  SE LEVE                                     

                                                    

Je sors de mon sommeil les yeux écarquillés

Par la lueur du ciel, d’un beau matin d’été.

Tout au loin, un clocher fait tinter ses cloches!

                 A si grandes volées qu’on les croirait si proches.                          

   

Le silence se brise et du fond de mon lit,

J’entends dans ces arpèges toute une mélodie.

Je me réveille enfin penché à ma fenêtre,

En regardant au loin, les collines apparaître;

                       

Ondulantes de brumes jusqu’à perte de vue

Comme un drap tout froissé, qu’on aurait mal tendu.

Puis je bois mon café, et m’habille de rêves…

Le temps passe si vite, sans me laisser de trêves.

                   

Mais voilà doucement que le soleil décline.

On ne voit plus les champs, ni même les collines,

Que la nuit enveloppe de son manteau de suie.

J’ai peur éperdument, du sommeil de la nuit.

        

                 Rien n’est plus précaire que de vivre                

 

20 mars 2018

Le printemps de l’amandier de Jean-Claude.

Classé dans : poésies* — linouunblogfr @ 9 h 33 min

                  L’AMANDIER

L’amandier va fleurir au fond de mon jardin.

Endormi pour l’hiver, le voilà qui s’éveille!

Pour blanchir de ses fleurs la rosée du matin

Et offrir en parfum, leur nectar aux abeilles.

….

Il est dans le verger le premier à renaître;

Quelques bourgeons dorés, commencent à paraître.

En s’habillant de blanc il se ceint de son aube,

Se parant  fièrement, d’une aussi si belle robe.

….

Ses fleurs sont  fugitives et n’ont que peu de temps

Pour  couvrir de leurs larmes, ses branches dépourvues,

        Qu’effeuillera l’été au printemps finissant,

        Dépouillant ses ramures, de leurs beaux attributs.

….

Comme les marguerites dénudées tour à tour,

Elles ont gardé l’éclat, de ces fleurs du matin.

Attendant avec hâte chaque année leur retour,

Pour habiller de neige, la beauté du jardin.

   Jean – Claude   FAGES

7 mars 2018

AMOUR ET FOLIE selon LA FONTAINE

Classé dans : contes et légendes,poésies* — linouunblogfr @ 11 h 02 min

 

Jean de la Fontaine n’a pas écrit que des fables animalières…… !!!

Invitation de la Folie ! (fable de Jean de la Fontaine)
La Folie décida d’inviter ses amis pour prendre un café chez elle.
Tous les invités y allèrent.
Après le café
la Folie proposa :
- On joue à cache-cache ?
- Cache-cache ? C’est quoi, ça ? demanda
la Curiosité.
- Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu’à cent et vous vous cachez. Quand j’ai fini de compter
je cherche, et le premier que je trouve sera le prochain à compter. 
Tous acceptèrent, sauf
la Peur et la Paresse. 
- 1, 2, 3
La Folie commença à compter.
L’Empressement se cacha le premier, n’importe où.
La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d’arbre.
La Joie courut au milieu du jardin.
La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d’endroit approprié pour se cacher.
L’Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher.
La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient.
Le Désespoir était désespéré en voyant que la Folie était déjà à 99.
CENT ! cria
la Folie, je vais commencer à chercher…
La première à être trouvée fut
la Curiosité, car elle n’avait pu s’empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert. 

 En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d’une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché.
Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité…
Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda :
- Où est l’Amour ?  Personne ne l’avait vu.
La Folie commença à le chercher. Elle chercha au-dessus d’une montagne, dans les rivières au pied des rochers.
Mais elle ne trouvait pas l’Amour.
Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier, prit un bout de bois et commença à chercher parmi les branches, lorsque soudain elle entendit un cri : C’était l’Amour, qui criait parce qu’une épine lui avait crevé un œil.
La Folie ne savait pas quoi faire. Elle s’excusa, implora l’Amour pour avoir son pardon et alla jusqu’à lui promettre de le suivre pour toujours.
L’Amour accepta les excuses.
Aujourd’hui, l’Amour est aveugle et la Folie l’accompagne toujours…

25 février 2018

LE MENDIANT merci Pierre-Marie

Classé dans : Non classé,poésies* — linouunblogfr @ 16 h 28 min

LE MENDIANT

 

Il interpelle les passants

Qui pressent le pas,

Il n’est qu’un mendiant

Qui quémande son repas.

Il fixe le regard

De ceux qui évitent le sien,

Ce n’est pas un bavard,

Il ne dit presque rien.

Il veut un peu de pain

Car il n’a rien à manger

Et pour calmer sa faim

Une fois encore, il doit mendier.

 

15 février 2018

« Les Mots » par Renaud

Classé dans : poésies*,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 11 h 43 min

Les larmes, les rires, ces émotions que je ressens ne seraient pas partagées, s’il n’y avait pas les mots…

Je rencontre des personnes qui ne peuvent dire, et il faut s’inventer un autre langage parfois expressif, certains le font formidablement, pas tous… Nous les encourageons, les « traduisons » mais eux qui n’ont que leur regard, leurs gestes, savent combien est profond, souvent, le fossé du non-dit…

La chanson de Renaud est un cri que j’aime…

 

C’est pas donné aux animaux, pas non plus au premier blaireau
Mais quand ça vous colle à la peau, putain qu’est-ce que ça vous tient chaud
Écrire et faire vivre les mots, sur la feuille et son blanc manteau
Ça vous rend libre comme l’oiseau, ça vous libère de tout les mots,
Ça vous libère de tout les maux

C’est un don du ciel, une grâce, qui rend la vie moins dégueulasse
Qui vous assigne une place, plus près des anges, que des angoisses.

Poèmes, chansons, brûlots, vous ouvrent des mondes plus beaux
Des horizons toujours nouveaux, qui vous éloignent des troupeaux
Et il suffit de quelques mots, pour toucher le cœur des marmots,
Pour apaiser les longs sanglots, quand votre vie part à vau-l’eau
Quand votre vie part à vau-l’eau.

C’est un don du ciel une grâce, qui rend la vie moins dégueulasse
Qui vous assigne une place, plus près des anges, que des angoisses.

Les poèmes d’un Léautaud, ceux d’un Brassens d’un Nougaro
La plume d’un Victor Hugo éclairent ma vie comme un flambeau
Alors gloire à ces héros, qui par la magie d’un stylo
Et parce qu’ils font vivre les mots, emmènent mon esprit vers le haut,
Emmènent mon esprit vers le haut.

C’est un don du ciel, une grâce, qui rend la vie moins dégueulasse
Qui vous assigne une place, plus près des anges, que des angoisses
Qui vous assigne une place, plus près des anges, que des angoisses.

11 février 2018

LA VIE merci Pierre-Marie

Classé dans : poésies* — linouunblogfr @ 21 h 44 min

 Où que la vie te mène
Il  y a des échecs, il y a de la veine
Où que la vie te mène
Espère  ou partage car cela en vaut la peine.

Où que la vie te mène
Il y a de l’amour, il y a de la haine,
Où que la vie te mène
Aime ou pardonne car cela en vaut la peine.

Où que la vie te mène
Il y a de la joie, il y a de la peine,
Où que la vie te mène
Donne ou souffre car cela en vaut la peine.

« Destin quotidien »

 

8 février 2018

Papa, Ô Papa »Jean Claude DARNAL

Classé dans : EDUQUER,poésies* — linouunblogfr @ 20 h 46 min

Y avait dans le désert qui conduit tout là-bas

Un homme rude et fort qui marchait à grands pas

Derrière un petit gars lui emboîtait le pas

Mais n’y arrivait pas

Papa, ô Papa, attends-moi je ne peux pas
Papa si tu vas à grands pas faire ton pas
Un pas c’est un pas mais ton pas je ne l’ai pas
Papa, ô Papa, je ne peux pas

Parfois le bonhomme s’arrêtait pour laisser
Laisser au gamin le temps d’le rattraper
Sitôt qu’ils étaient à nouveau rassemblés
Alors il repartait

Papa, ô Papa, attends-moi, je ne peux pas
Viens là mon p’tit gars, t’en fais pas, prends mon pas
Un pas c’est un pas mais ton pas je ne l’ai pas
Viens là mon gars ne t’en fais pas

La marche avançait mais le temps défilait
Notre homme vieillissait, le gamin grandissait
Son pas s’allongea et maintenant pas à pas
Ils s’en allaient là-bas

Papa, ô Papa, regardes moi, faire mon pas
Papa si tu vas à grands pas j’fais comme toi
Un pas c’est un pas et ton pas c’est mon pas
Papa, papa, je fais ton pas

Y avait dans le désert qui conduit tout là-bas
Un homme rude et fort qui marchait à grands pas
Laissant derrière lui un vieillard qui a dit
Adieu, j’arrête ici

Vas, vas, mon p’tit gars d’un bon pas n’attends pas
Mon pas est trop las, vas tout seul vers là-bas
Un jour tu verras un gamin qui suivra
Ton pas et le rattrapera
Un jour tu verras un gamin qui suivra
Ton pas et le dépassera !

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Victor Coudesabot |
Savoirses |
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