Réfléchir et dire… un peu

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10 août 2019

Vacances d’été Merci Gilbert

Classé dans : Non classé,poésies* — linouunblogfr @ 21 h 34 min

  VACANCES D’ÉTÉ

  

Quand la muse s’endort la plume est orpheline,

Elle pleure ses mots délaissant le papier,

Rature, supprime en voulant améliorer

Un texte qui échappe à son humeur badine.

 

La muse et ses idées ont pris la clé des champs,

Parties sous d’autres cieux, emportant mot et verbe

Le poète affligé a perdu sa superbe,

Sans soutien il n’est rien, ses vers sont chancelants.

 

  La tête dans les poings face à la page blanche

Il laisse s’envoler des milliers de pensées,

Aucune n’atterrit se sentant offensées

D’être les invitées d’un auteur du dimanche.

 

Leur unique maîtresse a gagné un repos,

Elle a bien mérité d’une pause salutaire,

Souvent sollicitée, pas toujours volontaire

Pour inventer des vers sur un pauvre propos.

 

Ce brave écrivaillon n’obtiendra pas leur aide,

Qu’il livre son combat, il est perdu d’avance !

Dites-lui gentiment : La muse est en vacances,

Et qu’il profite aussi de ce bref intermède.

 

Recette (d’été) Merci Gilbert

Classé dans : Non classé,poésies* — linouunblogfr @ 21 h 30 min
RECETTE
 
    Procurez-vous
    Une parcelle d’azur vierge
    Deux rayons de soleil ardents
    Trois gouttes d’eau salée
    Quatre grammes de sable fin
    Cinq coquillages blanchis
    Six litres de brise marine rafraîchissante
    Sept millilitres d’huile bronzante
   Disposez l’ensemble à votre convenance
    Autour d’une serviette de bain
    A déguster sans modération
    Pour tout terrien
    En mal de mer

Le Navire se meurt Merci Jean-Claude

Classé dans : Non classé,poésies* — linouunblogfr @ 21 h 23 min

 

LE  NAVIRE  SE  MEURT

 

Il se dresse fièrement comme une cathédrale

Sur le sable d’une mer, qui se trouve asséchée.

Par ses arcs-boutants qui lui servent de cale,

Il attend son retour qui ne viendra jamais.

 

Il n’entend plus l’écho de cette eau furibonde

 Quand les vagues d’étraves venaient pour le border,

Ou que les déferlantes qui  paraissaient profondes,

Octroyaient à sa coque le devoir de sonder.

 

Il était ce bateau déjouant la tempête

Qui se moquait du temps, se riait du danger.

Plus jamais il ne verra sa silhouette abstraite

Dans le miroir de l’onde, venir s’y refléter.

 

Là; sur son lit d’écume, échoué sur la rive,

Où les vagues mourantes s’y couchaient quelquefois,

 Sont noyés ses espoirs, mais ses pensées dérivent

Et boutent vers le large, ses rêves d’autrefois.

 

Il pense à cette mer qui était belle à voir,

Mais qui a disparu, à son grand désespoir.

Le Chemin des mots Merci Jean-Claude

Classé dans : Non classé,poésies* — linouunblogfr @ 21 h 17 min

LE  CHEMIN  DES  MOTS

  

Le poète joue souvent l’apprenti funambule

A vouloir sur la feuille suivre le fil des mots…

Et par manque d’ennui, il aligne à-propos,

Ses maux qui se parsèment et souvent déambulent.

 

De parler avec eux décuple leur puissance.

 Il trace le chemin à ceux qui sont perdus.

Les rimes embrassées au devoir assidu,

Leur donnent dans ce texte, une grande importance.

 

C’est dans cette alchimie qu’il campe le décor.

Les pieds dans ce sonnet lui résonnent encore.

Alors, les mots cheminent, en poursuivant leur voie.

 

Je compte tous mes vers et ma joie est extrême.

Sans m’en apercevoir j’en arrive au treizième.

Mais ce n’est pas facile, cela je le conçois,

 

 De redonner au mots, leurs sens auquel je crois.

 

 

Jean-Claude   FAGES

 

 

( Pour écrire un sonnet avec des vers à soi . )

22 mars 2019

L’ILE SOUS-LE-VENT merci Jean-Claude

Classé dans : poésies* — linouunblogfr @ 21 h 02 min

L’ILE   SOUS-LE-VENT

Elle dégage en elle cette odeur des Antilles

Quand la brise du vent chahute les halliers.

  Leur parfum s’exhale avec ceux de vanille,

Dans les anses sauvages, où  sommeillent  les voiliers.

L’ombre des filaos rend plus vive la lumière

Des plages de sable blanc bordées de cocotiers.

Le diamant dresse sa silhouette altière

Sur l’écume des eaux  que bercent les alizés…

Au loin, les brisants dessinent de vagues barrières

Lorsqu’ils viennent affleurer la surface de l’eau

Comme des chevaux blancs, dont notre imaginaire,

Fait surgir des embruns l’éclat de leurs sabots.

Puis, la mer s’étale immobile et nue.

On peut voir tout au loin, sous un soleil couchant,

La montagne Pelée qui transperce les nues

Et supplante du Carbet, sa chaîne de volcans.

On la découvre enfin comme une perle unique,

Au cœur des eaux turquoise des îles sous le vent,

Elle porte un nom: celui de Martinique,

A l’ouest les caraïbes et à l’est l’océan.

 

8 mars 2019

As-tu le goût des autres ? de Dana LANG

Classé dans : poésies*,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 23 h 39 min

amitié

 

As-tu le goût des autres, le soir quand tu t’endors ?

Sont-ils près de ton cœur, ces amis de hasard ?

Tous ceux que tu rencontres, à bâbord, à tribord

De ton « bateau » de vie qui porte ton histoire ?

As-tu ce goût intense, du parfum d’amitié

Où chaque confidence, qui sait se partager

Vient t’offrir  chaque instant, un bonbon goût de miel

Et  éclairer ta vie de couleurs arc-en-ciel ?

As-tu cet autre goût, parfum « d’humanité »

Dans ton pays en paix, accueilles-tu « l’étranger »

Qui vient de son histoire, où la guerre, la misère

L’ont fait fuir ce soir, vers toi qui es son frère ?

As-tu ce goût d’enfance, la larme au bord des yeux

Qui est là pour te dire, qu’un enfant est un gueux

L’amour ou la tendresse, n’étaient pas là pour lui

Et son cœur en détresse, fait qu’il pleure aujourd’hui.

As-tu le « goût » des autres ?

Sur ton large océan

Chaque enfant est le nôtre

Sur les vagues du temps.

As-tu ce goût suprême

Qui sait offrir «  Je t’aime, »

Et qui t’offre en retour

Aussi beaucoup d’amour ?

 

 

4 mars 2019

La ballade Nord-Irlandaise de Renaud

Classé dans : poésies*,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 42 min

La ballade Nord-Irlandaise de Renaud

J’ai voulu planter un oranger

Là où la chanson n’en verra jamais

Là où les arbres n’ont jamais donné

Que des grenades dégoupillées

 

Jusqu’à Derry ma bien aimée

Sur mon bateau j’ai navigué

J’ai dit aux hommes qui se battaient

Je viens planter un oranger

 

Buvons un verre, allons pêcher

Pas une guerre ne pourra durer

Lorsque la bière et l’amitié

Et la musique nous ferons chanter

 

Tuez vos dieux à tout jamais

Sous aucune croix l’amour ne se plaît

Ce sont les hommes pas les curés

Qui font pousser les orangers

 

Je voulais planter un oranger

Là où la chanson n’en verra jamais

Il a fleuri et il a donné

Les fruits sucrés de la liberté

1 mars 2019

LA PLUIE de Pierre MORHANGE

Classé dans : poésies* — linouunblogfr @ 21 h 20 min

 

La pluie et moi marchions

Bons camarades

Elle courait devant et derrière moi

Et je serrais notre trésor dans mon cœur

Et elle chantait pour nous cacher

 

Elle chantait pour endormir mon cœur

Elle passait sur mon front sa peau mouillée

Et humaine ma chère pluie

Elle tendait l’oreille

Pour savoir si mon chant silencieux était anéanti

 

Elle me met les mains sur les épaules

Et court tant haut dans la plaine du ciel

Et tant me montre les diamants du soleil

Et tant toujours me caresse la peau

Et tant toujours me chante dans les os

Que je deviens un bon camarade

J’entonne une grande chanson

Qu’on entend et les cabarets et les oiseaux

Disent à notre passage Maintenant

Ils chantent tous les deux

 

 

26 janvier 2019

Il PLEUT SUR MA VILLE merci Jean-Claude

Classé dans : poésies* — linouunblogfr @ 21 h 33 min

La buée aux carreaux des fenêtres s’évapore,

On peut voir l’horizon s’émailler de lumière.

Les arbres se dessinent et comme des sémaphores,

Agitent dans le vent leurs branches singulières.

 

La pluie vient lentement noircir le paysage

Et les toits de la ville se mettent à pleurer.

Leurs larmes qui s’écoulent, reflètent sur mon visage,

Puis pénètrent dans mes yeux, sans oser les mouiller.

 

Des éclairs saccadés comme un feu d’artifice,

Par ce jeu de lumière, animent les rochers,

Me donnent l’impression que de froid ils frémissent.

L’automne est bientôt là, l’été est terminé.

 

Lorsque le jour se fond, que le temps décline,

Où l’ombre s’agrandit quand la lumière décroit,

Alors, au fond de moi, je crois ou j’imagine

Que la ville s’endort, bien au chaud sous ses toits. 

11 janvier 2019

LA TÂCHE DU POÈTE merci Gilbert

Classé dans : poésies* — linouunblogfr @ 21 h 18 min

Dans les vers du poète

La langue est à la fête,

Il a, ce beau parleur,

Langue de rémouleur.

Il cisèle le mot

Avec meule et rabot,

De sa forme sauvage

Le travaille avec rage,

D’un sommaire caillou

Accouche d’un bijou.

Un sens des plus banals

Devient original

Entre ses mains habiles,

Les riens sont volubiles,

Et même le néant

Devient signifiant.

Respectons son labeur,

Il y met tant d’ardeur,

Devant une Licence,

Conservons le silence,

Car il a tant à faire

Pour ne pas vous déplaire.

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Victor Coudesabot |
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