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24 novembre 2018

Mes délires philosophiques.

Classé dans : philo.,philosophie — linouunblogfr @ 22 h 31 min

DELIRES PHILOSOPHIQUES

 

Tout ce qui est simple, tout ce qui est fort en nous, tout ce qui est durable même, est le don d’un instant. - Bachelard

-          Vrai, dans la plénitude du moment, drôlement restrictif si nous ne pouvions envisager de le retrouver dans notre futur… L’espoir reste toujours le dernier trésor de la boîte de Pandore.

 

Tout ce qui ne tue pas rend plus fort. Friedrich Nietzsche ?

-          Pas pour moi ! Tout ce qui fait souffrir, affaiblit au moins notre humanité. Ce qui nous construit n’est pas la recherche d’une armure mais des moyens de comprendre de s’adapter.

La justice sans amour nous rend durs. La foi sans amour nous rend fanatiques. Le pouvoir sans amour nous rend brutaux. Le sens du devoir sans amour nous rend grincheux. L’ordre sans amour nous rend maniaques. - Anonyme.

-           Et l’amour qui n’a que la passion comme raison peut conduire à la dureté, au fanatisme, à la violence, à l’oubli des devoirs, au repli puis au désespoir lorsqu’il n’est plus partagé.

 

Il ne faut jamais désespérer son ennemi. Cela le rend fort. La douceur est une meilleure politique. Elle dévirilise. Une bonne occupation ne doit pas briser, elle doit pourrir. - Jean Anouilh.

-           Quelle belle leçon pour les envahisseurs, des territoires comme des esprits !! L’intelligence qui conduit à la convivialité semble moins tyrannique, mais plus épanouissante que le « pourrissement » espéré…

 

Tout comprendre rend très indulgent. - Baronne (Germaine de Necker) de Staël.

-      Pourquoi ? Comprendre n’est pas admettre, encore moins tolérer, mais sans doute ouvrir la voie à la discussion et à la vie ensemble dans les limites du respect mutuel.

 

Tout pouvoir sans contrôle rend fou. - Alain.

-           Qui confie des pouvoirs à quiconque, sans en établir les limites et les contrôles est fou ; la pire des folies étant celle de certains groupe. Elle ira même jusqu’à retirer le pouvoir à celui qui modérerait sa folie pour la donner à un plus fou.

 

Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. - Jean-Jacques Rousseau

- Moi je préfère penser que le plus fort doit savoir traduire sa force en devoirs et conduire les plus faibles, de l’obéissance aux droits bien compris, sinon que la dictature « éclairée » serait belle !
Quand la parole atteint son point de perfection, elle cesse de paraître. C’est la réalité elle-même qu’elle nous rend tout à coup présente. - Lavelle.

- Problème, la parole est circonstancielle, aussi affinée soit-elle elle ne traduit qu’une vérité bien subjective (le beau temps ne l’est qu’en fonction de notre humeur du jour).

 

Le combat est le père et le roi de tout. Les uns, il les produit comme des dieux, et les autres comme des hommes. Il rend les uns esclaves, les autres libres. - Héraclite.

- Diable ! Faut-il vaincre pour être libre, dominer toujours… Alors, nous serons toujours en guerre ?
L’humilité rend invulnérable. - Marie von Ebner-Eschenbach.

-           Et le silence grandit, peut-être ? Quelle ânerie ! Dire et agir restent encore les meilleurs moyens de se faire comprendre et d’exister auprès des autres. Se taire n’offre que la permission d’interpréter… peut-être même de laisser croire que le modeste, le taiseux… n’a rien à dire, à penser.

 

Ce n’est pas le doute qui rend fou : c’est la certitude. - Friedrich Nietzsche.

-          Très circonstanciel… La certitude peut briser mais le doute ne peut que miner. Si le doute scientifique est un moteur puissant de découverte, le doute psychologique est une vrille qui est alimentée par un peut-être rarement satisfait.

 

L’amour rend congelé. - Wezo

-          Quand il a disparu ! Car autrement, quel iceberg pourrait résister à sa flamme ?

 

Dès qu’il s’agit des hommes, le mot « connaitre » me rend rêveur. - André Malraux.

-          Moi aussi, l’interprétation, la fouille, subjectives de la nature de l’autre empêchent souvent d’apprécier ses actes…

 

Le plus beau lendemain ne nous rend pas la veille. - Proverbe Chinois.

- Les petits bonheurs au présent n’effacent pas les ravins d’hier mais bâtissent un pont pour les franchir vers d’autres demain en devenir, chacun, d’une suite d’aujourd’hui !

 

La plus raisonnable des passions, l’avarice, est celle qui rend le plus fou. - Les frères (Edmond et Jules) Goncourt

- La générosité appauvrit les poches et enrichit l’esprit.
La vanité nous rend aussi dupes que sots. - Jean-Pierre Claris de Florian.

-          … et l’amour-propre nous oblige à nous accomplir.

 

Rien ne vous rend si grands qu’une grande douleur. - Alfred de Musset.

-          Non mon cher Alfred, l’homme n’est pas un éternel apprenti soumis à la douleur… La recherche du plaisir peut conduire à bien des réflexions pour les reproduire et les amplifier… Il est évident que douleurs comme plaisirs s’entendent hors des déviances qui ne conduisent elles, qu’à la dépendance, à l’overdose en tous domaines.

C’est une fois le puits asséché qu’on se rend compte de la valeur de l’eau. - Taine.

-          Alors il faudrait apprendre à l’homme à modérer ses soifs… Ce n’est pas toujours facile lorsque la pénurie est là, que la survie se conjugue dans l’instant… La sécheresse, comme la solitude affective peuvent conduire à des boulimies désespérées ignorantes des réserves pour l’avenir.

 

Le silence est une vertu qui nous rend agréables à nos semblables. - Samuel Butler.

-          Pour ceux qui ont la chance de vivre dans des milieux où l’on communique, où la nature bruisse, existe, le silence est sans doute un bel oasis… Pour ceux qui ne vivent que dans la solitude, voire la méconnaissance des autres, la crainte d’un environnement mal perçu… le silence peut-être plein de menaces.

 

 

 

Victor Coudesabot |
Savoirses |
P4corneille |
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