Réfléchir et dire… un peu

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3 octobre 2017

ÊTRE UN ANE…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 9 h 38 min

l'âneJ’ai reçu ce beau texte, bien plus long car il comportait une morale et des encouragements… je le préfère ainsi… libre pour chacun de s’y projeter, rire ou méditer

Je suis né dans un village AIZENAY qui tirerait son nom du latin (je ne m’y lance pas ) signifiant « conducteur d’ânes », sans doute en rapport avec les nombreux moulins à vent qui ponctuaient la région.

Plus tard, enseignant spécialisé, je suis devenu l’un de ces conducteurs d’ânes, ce vocable si longtemps attribué aux écoliers mal dans leur scolarité. Aujourd’hui, ils sont parents, grands-parents proches de la retraite pour certains.. et dans l’ensemble mes ânes mal partis sont bien sortis du puits.

Souvent, je me dis que leur simplicité de réponse dans les situations compliquées, (que d’exemples me restent), me fait regretter de n’avoir et de n’être pas plus âne pour éviter les chemins tordus de la réflexion et les remises en question trop intellectuelles (comme celle-ci d’ailleurs PLOUF !) Je regarderai autrement les ânes Philippe et Martin, de notre village, désormais.

                 L’âne au fond du puits

Un jour, l’âne d’un fermier est tombé dans un puits.
L’animal gémissait pitoyablement pendant des heures, et le fermier se demandait quoi faire. Finalement, il a décidé que l’animal était vieux et le puits devait disparaître de toute façon, ce n’était pas rentable pour lui de récupérer l’âne.
Il a invité tous ses voisins à venir et à l’aider. Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à enterrer l’âne dans le puits.
Au début, l’âne a réalisé ce qui se produisait et se mit à crier terriblement.
Puis à la stupéfaction de chacun, il s’est tu.
Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce qu’il a vu.
Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui, l’âne faisait quelque chose de stupéfiant.
Il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus.
Pendant que les voisins du fermier continuaient à pelleter sur l’animal, il se secouait et montait dessus.
Bientôt, chacun a été stupéfié que l’âne soit hors du puits et se mit à trotter!’

1 octobre 2017

« Allo, bonne fête ¨Papou ! »

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 11 h 17 min

grand père

 

Aujourd’hui, c’est la fête des grands-pères et c’est bien de l’apprendre à son réveil par ses petits-enfants… il y a encore plus de soleil dehors et dedans…

Je n’ai connu que l’un de mes grands-pères, l’autre a succombé aux miasmes de la guerre.. Louis fut mon Pépé, mon parrain au sens le plus plein du mot et mon initiateur à la vie…

Aujourd’hui encore, je le raconte à mes petits enfants, plus peut-être que je ne l’ai raconté à mes enfants… Ses récits, ses contes ont été entendus par des générations d’élèves, de colons… Mes petites-filles, mes petits-fils me les redemandent et les disent à leur tour… Grand-père, c’est une chaîne de dire et de faire, pas toujours raisonnables selon les grands-mères et les parents mais tellement libérée du sérieux que chaque demande : « On a le droit ?3 » se poursuit en chut et en rires »… Grand-père, c’est un regard constant, pas toujours tranquille mais si porteur d’espoir qu’au fond la route suivie avec ses petits enfants longtemps se continuera, après lui.

Je ne sais s’il y a un art d’être grand-père, mais il y a un bonheur.

Y-a-t-il un jour où les petits enfants, ne sont pas dans nos conversations, il y-a-t-il un jour où même éloignés ils ne se promènent pas dans notre affection…

A tous ceux qui éprouvent cela, et j’en connais beaucoup, à tous ceux qui vont l’éprouver… Belle fête ! Pour les autres, quel dommage !

On peut se moquer des fêtes, mais ce sont des repères de route bien souriants…

 

29 septembre 2017

Invitation de la Folie !

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 16 h 20 min
 

Jean de la Fontaine n’a pas écrit       que des fables animalières…… !!!

     Invitation de la Folie ! (fable de Jean de la Fontaine) 


La Folie décida d’inviter       ses amis pour prendre un café chez elle.
Tous les invités y       allèrent.
Après le café la Folie proposa :
- On joue à cache-cache ?
- Cache-cache ? C’est quoi, ça ? demanda la Curiosité.
- Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu’à cent et vous vous       cachez. Quand j’ai fini de compter je cherche, et le       premier que je trouve sera le prochain à compter. 
Tous acceptèrent, sauf la Peur et la Paresse.
- 1, 2, 3 La Folie commença à       compter.
L’Empressement se cacha le       premier, n’importe où.
La Timidité, timide comme       toujours, se cacha dans une touffe d’arbre.
La Joie courut au milieu       du jardin.
La Tristesse commença à       pleurer, car elle ne trouvait pas d’endroit approprié pour se cacher.
L’Envie accompagna le Triomphe et se cacha près       de lui derrière un rocher.
La Folie continuait de       compter tandis que ses amis se cachaient.
Le Désespoir était désespéré en       voyant que la Folie était déjà à 99.
CENT ! cria la Folie, je vais       commencer à chercher…
La première à être trouvée fut la Curiosité, car elle n’avait       pu s’empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier       découvert. 

      En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d’une       clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché.
Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité
Quand ils étaient tous       réunis, la Curiosité demanda :
- Où est l’Amour ?  Personne ne l’avait vu.
La Folie commença à le       chercher. Elle chercha au-dessus d’une montagne, dans les rivières au       pied des rochers.
Mais elle ne trouvait pas l’Amour.
Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier,       prit un bout de bois et commença à chercher parmi les branches,
lorsque soudain elle entendit un cri : C’était l’Amour, qui criait parce       qu’une épine lui avait crevé un œil.
La Folie ne savait pas quoi       faire. Elle s’excusa, implora l’Amour pour avoir son       pardon et alla jusqu’à lui promettre de le suivre pour toujours.
L’Amour accepta les       excuses.
Aujourd’hui, l’Amour est aveugle et la Folie l’accompagne       toujours…

     

   

 

20 septembre 2017

Le MARCHAND DE SABLE.

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 16 h 16 min

Grand-père, je me tournais et me retournais dans mon lit, sans pouvoir trouver le sommeil.

         À minuit passé, j’avais encore les yeux grands ouverts. « Si seulement je pouvais dormir, si seulement le marchand de sable de mon enfance existait. »

J’avais à peine prononcé ces mots que je vis surgir devant moi un très grand homme, vêtu magnifiquement. Il portait des bottes de cuir qui lui montaient jusqu’aux cuisses, un pantalon d’un superbe velours bleu qui brillait doucement dans la nuit, une chemise d’un blanc éclatant finement brodée et un chapeau aux larges bords qui laissait flotter des rubans multicolores.

« Alors comme ça, tu ne crois pas au marchand de sable, Alain, et pourtant me voici. »

En effet, il portait un grand sac de soie rouge avec, à l’intérieur, du sable qui ressemblait à de la poudre d’or.

« Si tu veux me suivre, mets cette poignée de sable dans ta poche. »

Très intrigué, je fis ce que l’homme me demandait et je me mis tout à coup à voler dans les airs. Nous sommes passés alors par la fenêtre et j’ai fait le plus beau voyage de toute mon existence.

Nous avons survolé tous les continents et j’ai vu des choses merveilleuses : j’ai vu des bêtes sauvages d’Afrique s’abreuver la nuit tombée au bord des grands lacs.

J’ai vu, dans le désert, un petit Bédouin écouter les histoires fantastiques que lui racontait sa petite-fille à l’ombre de la grande tente familiale.

Parvenu jusqu’au ciel, j’ai glissé sur le toboggan de l’arc-en-ciel… J’ai joué à cache-cache derrière les planètes… J’ai jonglé avec les étoiles et j’ai tourné sur le manège des rayons du soleil !

J’étais être épuisé à la fin et c’est à peine si je me suis rendu compte que le marchand de sable me prenait par la main en me disant :

« Viens, je vais te ramener dans ta chambre. »

Le lendemain matin, je me suis éveillé en m’étirant :

« Comme j’ai bien dormi, et quel beau rêve j’ai fait. Dommage que ce ne soit pas la réalité. »

C’est alors qu’en glissant la main dans la poche de mon pyjama… j’en ai retiré, une poignée de sable qui scintillait comme de la poudre d’or.

Je n’avais même plus mal au dos…

19 septembre 2017

L’école du bonheur, l’école de la chance…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 18 h 59 min

Je ne sais pas si l’école a pour mission de rendre les enfants heureux, mais je suis convaincu qu’elle a celle leur donner toutes leurs chances d’épanouissement. Bravo à ces enseignants, au-delà de leur compétence, savent transcender leur attention, leur vigilance pour non seulement conduire leurs élèves vers le meilleur de leurs possibilité, quel que soit leur potentiel personnel de départ,  mais également les conduire à le dépasser.

Il est bien des enseignants, mieux des équipes parfois,  qui par la cohérence de leurs projets, par leur suivi attentif, leur capacité à dépasser les difficultés savent  persévérer et ne pas céder au découragement… Ils  sont discrets le plus souvent, et votre article est aussi un hommage envers eux.

Oui, l’école peut être cet accueil intelligent, ingénieux et valorisant dès la première heure de la journée ; oui, elle peut amener familles et partenaires à  œuvrer vraiment pour tous les enfants, au-delà des différences et même tenir compte de ces différences pour enfin vive ensemble, s’éduquer ensemble, s’instruire ensemble…  Je suis fier d’avoir appartenu et œuvré auprès de ces « animateurs d’intelligence », ces « passeurs de savoir » et je suis particulièrement heureux, en mon automne, d’en suivre de semblables dans des rencontres ou des médias…

Vous savez, les réformes catégorielles sont nécessaires mais que seraient elles si des enseignants comme ceux évoqués n’étaient pas prêts à les faire vivre en étant d’abord ; au quotidien au service de l’enfant…

Sur le badge d’un enseignant au Portugal, j’ai lu «  Nous donnons une chance au futur : nous sommes professeurs… ». Belle conviction non ?

18 septembre 2017

Le Coucaïrous de Saussan !

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 10 h 52 min

coucaïrous

 

Regardez comme il est énorme le Coucaïrous ! Regardez comme sa tête est grosse ! Regardez comme ses grandes mâchoires sont puissantes et ses oreilles pointues ! Et ses yeux ! On dirait qu’ils vont envoyer des éclairs….

Figurez vous que j’ai parlé avec des gens qui l’ont bien connu autrefois. Dès sa naissance, il était de cette taille… !

Une petite porteuse d’eau m’a raconté comment elle l’a découvert.

Un beau matin, elle va à la fontaine chercher de l’eau et … et elle assiste à la naissance du Coucaïrous ! Mais oui ! Mais oui !

Voilà comment ça se passe : elle s’approche de la fontaine pour prendre de l’eau, lorsque du trou sort un son terrible qui fait trembler l’air, plier les arbres et tonne dans les oreilles ; une voix, à faire frémir tous ceux qui l’entendent dans le village.

Elle recule et voit un œuf énorme. Il dépasse  de l’ouverture de la fontaine, un œuf qui craque, qui se fend. Le hurlement sort de l’œuf.

Tout le monde ferme portes et fenêtres et se cache dans les maisons, dans les remises, dans les caves… Personne n’ose regarder ce qui se passe…Personne, sauf la petite porteuse d’eau. Curieuse, elle s’approche de la fontaine…

La grosse bête n’est pas sortie mais a poussé son hurlement affreux.

Elle crie plus fort et la petite fille ne dit plus rien, ne bouge plus.

L’animal se glisse hors de sa coquille, hors de son trou. La petite fille aperçoit une patte, deux pattes, une tête toute ronde et un corps tout carré, gigantesque! Comment ce monstre, si effrayant, peut-il sortir d’une coquille d’œuf toute fragile ?

C’est elle qui lui donne son nom.

Souvent, sa mamette dit : «  Oh coucaro ! devant une situation extraordinaire – oh coucaro, le beau coca, le beau gâteau! » Coucaro, c’est aussi un mot qui veut dire pour elle « chenapan, coquin… » Alors vite, il est devenu son Coucaïrous, un coquin extraordinaire.

La porteuse d’eau n’a pas tremblé, elle chante doucement :

« Coucaïrous, Coucaïrous, sors de ton trou toi qui es si douce…. »

Le Coucaïrous sursaute et vite retourne dans la fontaine.

- N’aie pas peur, mon Coucaïrous…

- Je n’ai pas peur, mais c’est toi qui dois trembler ! Maintenant, personne ne me craindra…. Et je ne pourrai pas protéger le village. Je ne pourrai pas crier sans faire rire ; je n’ai plus qu’à partir…

-Ne sois pas en colère ! Ne bouge pas Coucaïrous ; moi, je t’aime beaucoup et je te trouve effrayant mais gentil. Je connais quelqu’un qui va sûrement t’aider. Je reviens, tu me promets de m’attendre?

- Bon, oui mais pas plus d’une heure, après je me sauve loin, loin, loin…

La petite fille part en courant et va rejoindre sa Mamette. Elle lui raconte tout, tout…

- Tu as raison de l’appeler le Coucaïrous, sais-tu qu’à Saussan, il y a un endroit qui se nomme ainsi. Attends, j’ai une d’idée ! .

La Mamette ferme les yeux et creuse son cerveau…

- Vite, vite, dit la petite fille sinon le Coucaïrous va se sauver!

- J’ai trouvé, dit sa grand-mère, je t’expliquerai en chemin.

Toutes  les deux partent en courant vers la Fontaine.

La petite porteuse d’eau appelle :

- « Coucaïrous, Coucaïrous, sors de ton trou toi qui es si douce….»

En entendant la chansonnette, l’animal extraordinaire montre sa tête.

Il gronde : – Que veux-tu maintenant ? Tu crois que tu ne m’as pas assez dérangé ?

- Mais non, au contraire, avec ma mamette, nous allons t’aider, tu vas voir, fais-nous confiance…

Toutes les deux s’approchent du trou de la Fontaine et expliquent au Coucaïrous, leur idée.

Elles vont le garder fort, grand, gros, aussi grand, aussi gros, aussi fort que sa voix… aussi effrayant, mais gentil, très gentil…

 

Et alors que s’est-il passé ?  Et bien, je vais vous confier leur secret.

Elles réunissent des enfants, les plus sages les plus gentils comme vous ; et avec la porteuse d’eau, avec la Mamette, en cachette, sans s’effrayer de sa grosse tête, de son museau, de ses dents pointues, de son gros corps poilu tout vert, de ses yeux malins, de ses longues oreilles, jour après jour, ils le nourrissent de plein de bons légumes, de gros fruits, de raisin surtout…  et des cocas, ces bons gâteaux, bien sûr !

 

Depuis le Coucaïrous ne mange pas de petits enfants, il n’aime pas la viande, non, non! Il n’a même plus de dents.  Notre Coucaïrous, est un gourmand, mais il dévore des salades, des carottes, des navets, des pommes, des poires, des figues, des jujubes, des grenades aussi… et du raisin et des biscuits…

Peu à peu, le terrible Coucaïrous, gros comme un dragon, est devenu l’énorme, l’effrayant monstre que vous voyez, mais si gentil, si gentil pour les petits enfants..

Pour les gens qui sont méchants, qui embêtent les petits enfants de Saussan, le Coucaïrous sort de son trou et chasse le vilain en hurlant puis après il retourne dans sa Fontaine.

Mais nous, à Saussan, nous savons qu’il ne mange pas les gens, que les légumes, les fruits et les gâteaux.

Peut-être que si vous allez près de sa fontaine et que vous chantez doucement :

« Coucaïrous, Coucaïrous, sors de ton trou toi qui es si douce….», et bien, il sortira peut-être pour te faire un coucou…

La petite porteuse d’eau est partie dans toutes les rues du village en dansant et en  chantant :

Depuis tous les ans, Coucaïrous se promène dans les rues de Saussan et chante, danse et tous chantent, dansent avec lui.

Il s’est marié et a même eu un bébé, dans un œuf, bien sûr ! Parfois, avec lui, se promènent sa COUCAÏRETTE et son COUCÏROUSPITCHO…

Moi je connais des gens qui sont des amis du Coucaïrous et, souvent, ils vont lui brosser son poil,  lui frotter les écailles et le nourrir avec des légumes, des fruits, des cocas pour qu’il reste notre terrible copain de la fontaine.

 

16 septembre 2017

Ensemble avec Brassens !

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 15 h 19 min

 

                   J’entends « Différent » et, « Ensemble » et c’est Brassens qui me saute à l’esprit…, avec tous ses excès, ses contradictions mais aussi sa générosité à fleur de notes… n’importe qui ; ou presque, peut encore être interpellé en chantant « Hécatombe », mais, mais qui sera interpellé parce qu’il chante, à belle voix, avec émotion, la « chanson pour l’Auvergnat », tout en vivant comme un croquant ?  Brassens  était, peut-être, un rebelle de cœur,  de faits, je ne sais pas vraiment, de mots certainement… J’aime penser, qu’il s’adressait, s’adresse toujours, à ceux qui, à tous les niveaux de la solidarité, chaque jour, sont des hôtesses – des étrangers – des Auvergnats et se plaisent, les innocents, à servir plutôt qu’à se servir… Ceux qui se reconnaissent dans l’autre

Je ne chante pas juste, mais le miel des messages de Brassens me chauffe l’âme depuis si longtemps que, en mon automne, je me les fredonne lorsque ça tangue trop dans notre société, pour être ENSEMBLE en pleine « FRATERNITE » : Coccinelles de toutes les couleurs…

LA COCCINELLE et le PAPILLON

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 9 h 59 min

Il était une fois une petite coccinelle, très jolie dans sa belle robe rouge, mais très triste aussi

Elle s’agitait beaucoup dans les rosiers du jardin, elle les parcourait de bas en haut, de haut en bas en évitant bien les épines.

Elle chassait les gros pucerons noirs qui voulaient dévorer les pétales des fleurs. Elle avait beaucoup de travail.

Elle devait aussi faire très attention à tous ceux qui voulaient la croquer : la mante religieuse, les araignées noires, les petits oiseaux, et même des espèces de mouches bleues et jaunes..

COCC JAUNEPourquoi était-elle triste ? Et bien voilà… notre Catarinetta, c’était son nom, avait une belle carapace rouge qui protégeait de belles ailes en dentelle mais sur cette carapace, les sept points n’étaient pas noirs mais d’un beau jaune de bouton d’or.

Les autres coccinelles se moquaient d’elle :

-                  Elle a des taches jaunes, elle est pas belle.

Elles lui tiraient la langue, faisaient des grimaces et surtout… ne voulaient pas de Catarinetta avec elles… c’est pour cela que notre petite coccinelle était si triste.

Un jour, alors qu’elle était perchée tout en haut d’une branche de rosier, alors qu’elle balayait les feuilles avec ses pattes pour chasser les pucerons, une grosse ombre est apparue au-dessus d’elle : c’était une énorme mouche qui avait bien vu que notre coccinelle rouge et jaune était toute seule. Elle a tourné en bourdonnant autour de notre pauvre amie ; déjà la trompe de la mouche s’allongeait et ses pattes s’agitaient pour attraper la coccinelle paralysée par la peur…

Mais deux grandes ailes, deux belles ailes dorées, bordées de rouge et de vert se sont glissées entre la mouche et Catarinetta… C’était Parpaillou, un gigantesque papillon qui a remué très fort ses ailes jusqu’à ce que la mouche, toute étourdie, tombe sur l’herbe où un lézard l’a avalée.

Ouf, la coccinelle a dit un grand merci à son sauveur.

-Pourquoi es-tu toute seule lui a demandé le bel insecte ?

Catarinetta lui a expliqué que les autres coccinelles ne voulaient pas d’elle parce qu’elle avait des points jaunes au lieu de points noirs.

-                  Qu’elles sont bêtes, tu es magnifique et tu ne ressembles à aucune autre, ce qui est très bien. Ecoute j’ai un secret que je vais te faire partager… Veux-tu venir avec moi ?

-                  Est-ce que c’est loin ? Tu sais moi je n’ai que de petites ailes…

-                  Non, non c’est dans un beau jardin, nous y serons rapidement…

La coccinelle a soulevé ses ailes toutes fines et s’est élevée juste au-dessous de beau, du grand papillon. Ils se sont dirigés ver une autre allée.

Catarinetta ne reconnaissait pas ce paysage, il faut dire qu’elle n’avait jamais quitté son rosier jusqu’à ce jour…

 Volant et voletant, ils sont arrivés dans un parc extraordinaire : jamais Catarinetta n’avait vu de si belles couleurs, de si belles fleurs, les buissons embaumaient, chaque coup d’ailes lui faisait découvrir d’autres merveilles, un bassin, un petit ruisseau, un parterre de tulipes, des hortensias, des cerisiers, des rosiers de toutes sortes…

Le papillon a annoncé :

-                  Attention, nous allons nous poser

Délicatement, il a replié ses ailes et s’est perché sur une grande herbe, Catarinetta a choisi une feuille de framboisier, juste à côté.

-                  Regarde maintenant, lui a dit son ami

C’était étrange, toutes les herbes remuaient, tout bruissait et brusquement Catarinetta a vu apparaître plein de coccinelles ; pas comme elle, oh non : certaines étaient bleues avec des points noirs, d’autres vertes avec des points jaunes, d’autres dorées avec des points rouges…

-                  Je te présente mes amies les coccinelles multicolores, elles se sont rencontrées grâce à moi et depuis elles vivent dans  ce parc et sont très heureuses.

Catarinetta souriait et remuait ses antennes pour faire connaissances avec ses nouvelles amies.

Désormais, c’est dans  ce grand jardin qu’elle habite et qu’elle chasse les pucerons, entourée de toutes les autres coccinelles de toutes les couleurs.

Un soir où je me promenais, j’ai entendu le papillon raconter à une libellule que Catarinetta s’était mariée avec un monsieur coccinelle d’un beau noir avec des points dorés brillants come des étoiles d’un ciel d’été. Le papillon disait aussi que Catarinetta et son mari avaient donné naissance à beaucoup de petites larves qui étaient devenues beaucoup de petites coccinelles de toutes, toutes les couleurs…

Quand Catarinetta, son mari, ses enfants et toutes leurs amies du parc s’envolent ensemble derrière le grand papillon doré, ceux qui les voient passer dans le ciel disent :

-                  Oh quel étrange et splendide arc-en–ciel !!

-                  Un vrai arc-en ciel porte-bonheur !

12 septembre 2017

Cueillette pour les mamys et les papys aussi

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 17 h 37 min

La vie n’a pas d’âge. La vraie jeunesse ne s’use pas.
Jacques Prévert

Les enfants martyrs sont ceux qu’on embrasse trop. Les grands-mères sont particulièrement recherchées pour cette tâche de tortionnaire.
Montherlant

Vieillir c’est organiser sa jeunesse au cours des ans.
Paul Eluard

La main qui berce l’enfant est la main qui domine le monde.
Citations de Curtis Hanson

Les oncles, les tantes et les cousins, c’est bien. Les parents, c’est à ne pas négliger. Mais une grand-mère les vaut tous !
Fanny Fern

Une mère devient une véritable grand-mère le jour où elle ne remarque plus les erreurs de ses enfants, étant émerveillée par ses petits-enfants.
Citations de Lois Wyse

Les petits enfants mûrissent les grands-parents.
Citations d’Henry de Montherlant

Mon grand-père et ma grand-mère étaient tous les deux sourds. Mais ils s’entendaient très bien.
Citations de Michel Galabru

Le conte de Peau d’Ane est difficile à croire, – Mais tant que dans le monde on aura des enfants, – Des mères et des mères-grands, – On en gardera la mémoire.
Citations de Charles Perrault

Les grands-mères font exprès d’être sourdes pour que leurs petits-enfants se souviennent de l’odeur de leurs cheveux quand ils leur parlaient à l’oreille.
Citations de Patrick Sébastien

10 septembre 2017

UNE SOCIETE CLAIRE

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 22 h 20 min

ravauder                                        Dans ma Vendée natale, on dit « tapisser les rets » quand on ravaude les trous des filets. C’est ce que bous proposent nos politiques, tous,  du conjoncturel : ravauder, réparer, colmater… c’est nécessaire et la situation l’impose avant le naufrage mais POUR QUOI ? Rigueur ? Réduction de personnel public ou privé, fermeture de classes, de chambres, d’aides… bon, mais même question POUR QUOI ?

Qui saura nous donner une image claire de notre école, de notre service hospitalier, de notre emploi, de nos logements, de notre solidarité nationale, de notre armée, de notre justice… etc. Personne pour l’instant. Faut-il croire que parler d’idéal, de structures abouties est une hérésie, un gros mot, une utopie digne des contes de fée ?

Non, nous citoyens lambda, savons les effets de la crise, les dysfonctionnements imputables au passé comme au présent, nous savons qu’un malade doit être soigné, mais pour obtenir quelle France, Personne, aucun groupe ne nous persuade de la reconstruction de notre pays… Que du replâtrage… Nous avons besoin de croire à une société revue et corrigée pour accepter les efforts… Considérez-nous comme intelligents, messieurs les décideurs, idéalistes oui, sinon à quoi bon lutter, mais intelligents aussi.

 

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Victor Coudesabot |
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