Réfléchir et dire… un peu

Un site utilisant unblog.fr

12 juillet 2019

LE CHEMIN DES MOTS merci Jean-Claude

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 52 min

 

Le poète joue souvent l’apprenti funambule

A vouloir sur la feuille suivre le fil des mots

Et, par manque d’ennui il aligne à-propos,

Ses maux qui se parsèment et souvent, déambulent.

 

De parler avec eux décuple leur puissance.

 Il trace le chemin à ceux qui sont perdus.

Les rimes embrassées au devoir assidu,

Leur donnent dans ce texte, une grande importance.

 

 

C’est dans cette alchimie qu’il campe le décor.

Les pieds dans ce sonnet lui résonnent encore.

Les mots alors, cheminent, en poursuivant leur voie

 

Il compte tous ses vers et sa joie est extrême.

Sans s’en  apercevoir, arrive le treizième.

Rien n’est jamais facile, cela je le conçois.

 

(D’absorber son poème avec des vers à moi)

13 juin 2019

CHAGRIN D »ENFANT merci Jean-Claude

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 21 min

 

Pourquoi  pleurer ainsi ? Souris à ta jeunesse !

Je vois dans ton regard le reflet du chagrin.

De ce profond mystère je noierai ta tristesse,

La vie est devant toi, savoure tes lendemains.

 

Pour que brille ton visage, je vendrais bien mon âme.

Et dans l’immensité de tes yeux assombris,

Je te tendrais les bras et sécherais tes larmes,

En délogeant ces rêves, qui viennent troubler tes nuits.

 

D’apercevoir enfin un rayon de lumière

 Qui viendra congédier, tes peines et tes soucis.

De te combler d’espoir sera ma cause première,

Que de voir sur tes lèvres, un sourire qui luit.

 

J’effacerai de tes yeux ce rideau de vermeil,

Évinçant tes angoisses, en berçant ton sommeil.

Et les jours ne seront que le reflet des nuits,

Pour couvrir à jamais, ton chagrin endormi.

 

6 juin 2019

ÉTÉ merci Gilbert

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 11 h 51 min

eté         

 

C’est un coin de verdure où chantent les grillons,

Quatre pins ancestraux étalent leur ombrage,

Leurs aiguilles au sol couvent la saxifrage

Et protègent du froid les pieds des morillons.

 

La nature sauvage, écrasée de chaleur,

Tremblote faiblement sous le poids des rayons,

Le troupeau prisonnier derrière ses clayons

Recherche vainement un semblant de fraîcheur.

 

Dans les pierres du mur paresse le lézard,

Tandis que la fourmi, en constante vadrouille,

Avec empressement dissèque la dépouille

D’une vieille cigale aperçue par hasard.

 

L’olivier rachitique expose sa fatigue,

Les branches biscornues ne portent plus de fruit,

Un mémorable hiver a déposé sans bruit

Son manteau verglacé sur ce coin de garrigue.

 

La source, au pied du chêne, avalée par le vent,

Dessine son empreinte aux travers des herbages,

La trace de son lit fuit dans les pâturages :

Un serpent ondoyant à l’aspect d’un torrent.

 

La bruyère brûlée dresse vers les nuages

Ses tiges craquelées dépourvues de couleur,

Quand la salsepareille asphyxie en douceur

Le frêle genévrier jusqu’aux derniers outrages.

 

Le gibier endormi, dans la moiteur qui fuit,

Somnole exténué, à l’ombre salutaire

Du chêne souverain plusieurs fois centenaire :

Il attend calmement le retour de la nuit.

25 mai 2019

Mamans, bonne fête!

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 27 min

Mamans, que chaque jour vous soit une fête!

 bonne-fete-maman-sur-le-sable

Je ne peux pas dire que ce jour, pour moi, soit symbolique…

Etre mère, comme un titre que l’on reçoit automatiquement plus qu’une fonction véritable.

Etre mère représente un telle étendue de possibilités, d’images, depuis la mère indifférente, la mère rejetante, la mère Folcoche…. jusqu’à la mère fusionnelle castratrice, dévoreuse… qu’il est difficile d’honorer un titre.

Il est des mamans qui ne sont pas les génitrices, les mères biologiques dit-on, il est des mères qui sont des secondes mamans, par le jeu de circonstances, y compris l’adoption, des mères qui n’ont pas porté et senti croître la vie d’un bébé en elles et qui, pourtant, comme la majorité des mamans, répondent bien à ce qui est l’essentiel : l’affection, la confiance, l’éducation, l’ouverture aux autres, la conduite à chaque étape vers la maturité de l’enfant.

Le plus souvent, l’intelligence et les sentiments du couple donnent une harmonie à ce qui est le plus beau de notre histoire humaine, se continuer. J’ai appris, pas seulement dans mes lectures, pas seulement à travers des émissions, des articles… mais dans ma vie professionnelle, associative et amicale, combien il existe de mises en œuvres formidables de cette réalité : aimer et assumer un enfant même au-delà des décès, divorces, choix de couples, tant dans les familles aisées que dans les familles en précarité…

J’ai appris aussi combien l’image d’une mère, d’un couple pouvait être trompeuse et été confronté à bien des envers d’apparences affligeants… De ces situations pour lesquelles, malheureusement, je souhaitais qu’elles se délitent.

Aussi, aujourd’hui, je veux simplement dire mon émotion permanente, mon bonheur, lorsque je rencontre ces mamans qui font de leur foyer un nid solide, douillet, vigilant, ouvert vers la vie en général et qui arment vraiment leurs enfants vers l’avenir avec et non contre les autres

Huguette et moi avons une pensée particulière pour nos mamans qui demeurent profondément dans nos pensées, notre cœur parce qu’elles ont illustrées et illustrent au quotidien à travers bien des moments de joie mais aussi de douleurs cette admiration : D’abord nos Mamans, Colette et Laure, qui ont traversé la tête haute, tant et tant de tempêtes et de belles journées, Mireille, et nos filles, les mamans de nos merveilleux petits enfants.

Nous y associons toutes ces mamans qui ont accompagné ou accompagnent encore notre chemin, liés par des attaches familiales ou amicales ; affection et estime mutuelle sont précieuses !

Une pensée très émue pour tous ces enfants qui eux, en cachette, parfois avec impatience, ont fait, font de cette journée celle de leur maman, maman de tous les jours et Maman Reine d’un jour. Bien des souvenirs chauds en revoyant nos préparatifs et en retrouvant ceux de nos élèves Maladroits souvent, tant pour les boites décorées que les poèmes écornés mais tendres, si tendres…

maman-et-enfant-assis-sur-un-lit

14 mai 2019

Anniversaire

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 02 min

 

Anniversaire, fête, chacun son avis exprimés par j’aime… je n’aime pas, parfois en accusant ces marques du calendrier d’être fautives du temps passé, du vieillissement présent, parfois aussi d’être des empreintes douloureuses… Voire hypocrite. D’autres aiment parce qu’elles sont au contraire significatives de durée de vie, de joies autour d’un prénom, des peintures persistantes, même si pâlies, de temps heureux, éphémères.

Pour moi, en souhaitant un « Bel anniversaire ! » Une « Bonne belle fête », ce sont des portes, que l’on rouvre successivement dans le couloir de l’existence, ces portes nombreuses, très nombreuses… Nous n’en ouvrons que quelques unes, les autres resteront un mystère, mais celles franchies tissent notre passé et marquent durablement notre mémoire de route… Notre journal de vie s’écrit avec ces dates et les saluer non seulement le ponctue, mais surtout leur donne un renouveau, plein de continuité et parfois de souhait en un mieux… Si l’oubli est impossible, demain peut au moins le compenser par d’autres actions, d’autres sentiments…J’ai un profond respect des dates d’anniversaires,
Ces portes que le temps dispose autour de nous,
Pour ouvrir un instant nos cœurs à ses mystères,
Et permettre au passé de voyager vers nous.

1 mai 2019

petite histoire du Muguet.

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 12 h 28 min
  • Une fête du muguet…

                Depuis le Moyen-âge. Il semble que le muguet aussi appelé lys des vallées, une plante originaire du Japon, soit présente en Europe depuis le Moyen-âge. La plante à clochettes a toujours symbolisé le printemps et les Celtes qui lui accordaient des vertus porte-bonheur.

    Le 1er mai 1561, le roi Charles IX officialisa les choses : ayant reçu à cette date un brin de muguet en guise de porte-bonheur, il décida d’en offrir chaque année aux dames de la cour. La tradition était née.
    La fleur est aussi celle des rencontres amoureuses. Longtemps, furent organisés en Europe des « bals du muguet ». C’était d’ailleurs l’un des seuls bals de l’année où les parents n’avaient pas le droit de cité. Ce jour-là, les jeunes filles s’habillaient de blanc et les garçons ornaient leur boutonnière d’un brin de muguet.

    … et une fête du Travail

    1er mai 1886. Ce samedi à Chicago, un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures est lancé par les syndicats américain. Une grève, suivie par 400 000 salariés paralyse de nombreuses usines.

    20 juin 1889 : le congrès de la IIème Internationale socialiste réuni à Paris pour le centenaire de la Révolution française, décide de faire du 1er mai un jour de lutte à travers le monde avec pour objectif la journée de huit heures. Cette date fut choisie en mémoire du mouvement du 1er mai 1886 de Chicago.
    Dès 1890, les manifestants arborent un triangle rouge symbolisant leur triple revendication : 8 heures de travail, 8 heures de sommeil, 8 heures de loisirs. Cette marque est progressivement remplacée par une fleur d’églantine, puis en 1907 par un brin de muguet. Le muguet fait son grand retour…

    24 avril 1941 : en pleine occupation allemande, le 1er mai est officiellement désigné comme la fête du Travail par le gouvernement de Vichy. Le jour devient chômé.

    Avril 1947 : la mesure est reprise par le gouvernement issu de la Libération. Celui-ci fait du 1er mai un jour férié et payé.

    Aujourd’hui, la Fête du Travail est commémorée par un jour chômé dans la plupart des pays d’Europe à l’exception notamment de la Suisse et des Pays-Bas. Au Royaume-Uni, c’est le premier lundi de mai qui est férié.

     

               DU MUGUET, DE LA CHANCE POUR VOUS…

    Fait authentique ou amélioré, pour moi il est avéré puisqu’inclus dans ma mémoire affective : mon grand-père me racontait qu’il devait sa blessure de Verdun à un brin de muguet téméraire, qu’il s’était penché pour  le cueillir en pensant à sa fiancée ; debout la balle lui aurait été fatale, disait-il, dans l’’épaule elle l’éloigna un temps du front… et peu à peu , nous sommes nés de cette chance !

    Beaucoup d’évènements, parfois heureux pour symboliser le renouveau, un départ avec les beaux jours, parfois des luttes âpres pour un meilleur lendemain, pour croire en la liberté, l’égalité, le muguet,  lys des vallées,  clochette de mai, larmes de sainte Marie, est traditionnellement fleur de la chance pour tous donc celle des amoureux, le printemps de la vie à construire ; celle des amis qui nous ont accompagné ou nous accompagnent, celle de tous ceux qui croient en la paix et rejettent la méchanceté…

    Un vieux symbole tintinnabulant, parfumé pour une éternelle jeunesse des cœurs, pour une flamme d’espérance toujours à ranimer!

    Pour tous, deux photos du muguet qui poussent sous nos fenêtres vendéennes :

    Le jardin porte-bonheur et la vie doucement en marche sur les clochettes du muguet !

    a tradition du premier mai remonte à l’Antiquité : c’était la date à laqauelle les navigateurs reprenaient la mer.
    Mais depuis la fin du XIXème siècle, le premier mai est un jour férié commémorant ce jour de 1886 où les syndicats américains demandèrent à plus de 400 000 travailleurs de descendre dans les rues pour l’obtention de la journée de 8 heures de travail.
    Depuis ce jour, le premier mai est traditionnellement la journée des revendications sociales.

    Dès la Renaissance, le muguet est une fleur porte-bonheur et son utilisation comme symbole du premier mai remonte à deux faits : le premier mai 1895, le chansonnier Mayol (auteur du célèbre  »Viens poupoule ! ») rencontre son amie Jenny Cook avec du muguet à sa boutonnière. De plus, dans les années 1900, les couturiers offraient, le premier mai, des brins de muguet aux clientes.
    Depuis, le muguet est omniprésent lors de la fête du travai

     

  • Mais nous sommes nombreux à garder de petites histoire de 1er mai, de clochettes de la chance!
  • Le muguet est à l’honneur le 1er mai ! Aussi appelée la Convallaria Majalis, le lys des vallées, la clochette de mai, les larmes de sainte Marie, voici les clés de cette fleur symbole de bonheur..
  • Pourquoi le 1er mai est la fête du muguet?

    Il semble que le muguet aussi appelé lys des vallées, une plante originaire du Japon, soit présente en Europe depuis le Moyen-Age. La plante à clochettes a toujours symbolisé le printemps et les Celtes lui accordaient des vertus porte-bonheur. Le 1er mai 1561, le roi Charles IX officialisa les choses : ayant reçu à cette date un brin de muguet en guise de porte-bonheur, il décida d’en offrir chaque année aux dames de la cour. La tradition était née.
    La fleur est aussi celle des rencontres amoureuses. Longtemps, furent organisés en Europe des « bals du muguet« . C’était d’ailleurs l’un des seuls bals de l’année où les parents n’avaient pas le droit de cité. Ce jour-là, les jeunes filles s’habillaient de blanc et les garçons ornaient leur boutonnière d’un brin de muguet. A Paris, au début du siècle, les couturiers en offrent trois brins aux ouvrières et petites mains. Mais il faut attendre 1976 pour qu’il soit associé à la fête du 1er mai. Sur la boutonnière des manifestants, il remplace alors l’églantine et le triangle rouge qui symbolisait la division de la journée en trois parties égales : travail, sommeil, loisirs.

    CHANCE ET BONHEUR MUGUET

26 avril 2019

LE CIEL EST TRISTE…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 38 min

 

 Le ciel était si triste qu’il ne cessait de pleurer. Les grosses larmes qu’il versait finissaient par inquiéter les animaux qui vivaient sur terre.

Afin de stopper ce déluge qui les menaçait, le roi des animaux chargea le plus beau d’entre eux, l’oiseau de Paradis, d’aller voir le ciel pour tenter de le consoler.

Celui-ci ne voulut pas lui rendre visite sans un cadeau et demanda à ses sept plus fidèles compagnons de lui donner leur plus belle plume :

Le perroquet lui donna sa plus belle plume violette, la perruche une plume indigo; le paon une plume bleue, le pivert une plume verte, la mésange une plume jaune, le martin-pêcheur une plume orange et le rouge-gorge une plume rouge, bien sûr.

L’oiseau de Paradis en fit un éventail qu’il emporta avec lui.

Après un long voyage, il atteignit enfin le ciel et lui demanda pourquoi il était si triste.

« Je me sens tellement seul. », répondit ce dernier.

Alors l’oiseau de Paradis offrit l’éventail au ciel qui tout heureux essuya enfin ses larmes. Il lui promit aussi de venir souvent le voir avec tous les autres oiseaux de la terre.

« Quel beau cadeau ! », remercia le ciel, je le garderai toujours avec moi, et je le sortirai quand je me sentirai seul et triste. »

Depuis, quand par hasard, le ciel a du chagrin; il sort son éventail, ce qui lui rend son sourire.

De la terre, on voit alors un bel arc se déployer dans le ciel.Rainbow

 

 

 

25 avril 2019

Le devoir de vote !

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 18 h 01 min

Le devoir de vote !
Je comprends le mécontentement, je comprends l’indécision et, mal, je peux comprendre l’oubli de l’histoire sociale et la méconnaissance des risques pour que le FN devienne un choix…. mais je ne comprends pas l’abstention : pourquoi ne pas se rendre aux urnes ?
Cent hypothèses, cent flous et donc cent interprétations des politiques : un vote blanc ou nul, même non reconnu, est comptabilisé et je ne pense pas que cet acte réel ne soit pas relevé et commenté si son ampleur est importante.
Voter sans s’exprimer est un geste au moins de reconnaissance de ce droit de vote si durement gagné, notamment par les femmes…
Que restera-t-il ensuite la rue, les conflits médiatisés, le chaos, pour dira-t-on sauver la République, dont on aura boudé l’expression principale, le vote !

16 avril 2019

Le marchand de sable

Classé dans : contes et légendes,Non classé — linouunblogfr @ 21 h 53 min

 

Grand-père, je me tournais et me retournais dans mon lit, sans pouvoir trouver le sommeil.

À minuit passé, j’avais encore les yeux grands ouverts. « Si seulement je pouvais dormir, si seulement le marchand de sable de mon enfance existait. »

J’avais à peine prononcé ces mots que je vis surgir devant moi un homme très grand, vêtu magnifiquement. Il portait des bottes de cuir qui lui montaient jusqu’aux cuisses, un pantalon d’un superbe velours bleu qui brillait doucement dans la nuit, une chemise d’un blanc éclatant finement brodée et un chapeau aux larges bords qui laissait flotter des rubans multicolores.

« Alors comme ça, tu ne crois plus au marchand de sable, Alain, et pourtant me voici. »

En effet, il portait un grand sac de soie rouge avec, à l’intérieur, du sable qui ressemblait à de la poudre d’or.

« Si tu veux me suivre, mets cette poignée de sable dans ta poche. »

Très intrigué, je fis ce que l’homme me demandait et je me mis tout à coup à voler dans les airs. Nous sommes passés alors par la fenêtre et j’ai fait le plus beau voyage de toute mon existence.

Nous avons survolé tous les continents et j’ai vu des choses merveilleuses : j’ai vu des bêtes sauvages d’Afrique s’abreuver la nuit tombée au bord des grands lacs.

J’ai vu, dans le désert, un petit Bédouin écouter les histoires fantastiques que lui racontait sa petite-fille à l’ombre de la grande tente familiale.

Parvenu jusqu’au ciel, j’ai glissé sur le toboggan de l’arc-en-ciel… J’ai joué à cache-cache derrière les planètes… J’ai jonglé avec les étoiles et j’ai tourné sur le manège des rayons du soleil !

J’étais épuisé à la fin et c’est à peine si je me suis rendu compte que le marchand de sable me prenait par la main en me disant :

« Viens, je vais te ramener dans ta chambre. »

Le lendemain matin, je me suis éveillé en m’étirant :

« Comme j’ai bien dormi, et quel beau rêve j’ai fait. Dommage que ce ne soit pas la réalité. »

C’est alors qu’en glissant la main dans la poche de mon pyjama… j’en ai retiré, une poignée de sable qui scintillait comme de la poudre d’or.

Je n’avais même plus mal au dos…

14 avril 2019

Marginal…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 16 min

Bonjour à vous qui avez choisi de vivre libres et à côté…

Comme de bien des fenêtres, je vous vois, comment faire autrement, je pourrais compter toutes ces bouteilles d’eau que vous transportez, vos chiens et vos « A quoi bon…? ».

J’ai 76 ans, un peu plus, cet un peu plus, un rien pour vous  est dense à mon âge et vous me rajeunissez au moins mon vécu.

Par contre votre revendication « marginaux » me heurte. Chacun l’est à sa façon, je l’ai été tout de suite ; 10 déménagements avant d’avoir 12 ans… Bien des rejets dans les nouvelles cours de récré… Des groupes scouts dits « foulards noirs » puis des provocs pour être… A votre âge, avant sans doute, j’ai connu avec d’autres la chambre de bonnes au 7ème étage dans Paris, les tentes dans les bois environnants, le drapeau noir aussi, puis la MJC et les plus jeunes à occuper, à emmener prendre des risques ailleurs… Elève récalcitrant, j’ai rencontré des « gens » enseignants, curés, qui m’ont dit « Fonce.. » Je suis devenu enseignant spécialisé dans des quartiers chauds, pour des ados de 18 ans en colère… A mon tour, j’allais les chercher dans leurs refuges ; j’ai rencontré des « enfants du voyage » dans leurs camps mouvants, d’autres venus de plus loin, sans la langue pour les aider… Puis je suis devenu responsable d’école, et j’ai avec d’autres, réalisé que sans la communauté et la solidarité rien n’était joué… Pas question de gommer les différences, mais de compenser les manques, répondre au moins aux questions… Alors ce fut en 40 ans beaucoup de moments de vie chargés, certes j’ai essayé de donner mais j’ai reçu aussi car les coups durs ne sont pas que pour les autres…

Plus précisément, j’ai beaucoup attaché d’importance à la famille, à celles de mes jeunes (un possessif inévitable), sans doute parce que la mienne m’a raté…

A part pour participer à un groupe de clowns, je ne suis plus membre d’associations, et ne réponds qu’à des besoins de coups de mains occasionnels, mais  si divers que je me sens Tintin, de 7 à 97 ans…

Vous savez, accompagner quelqu’un qui s’oublie dans une maison de retraite, une maison finale, même en chantant avec lui, avec elle, c’est dense, chaud, froid aussi… Peut-être rêve-t-il ce balbutiant, à son drapeau noir qui flottait en ses jeunes années…

Le drapeau noir a flotté dans notre jardin, sur notre marmite parfois, même celui de nos enfants et de leurs copains…Ces enfants qui aujourd’hui maraudent dans les rues de Paris…

Je corresponds avec beaucoup de mes anciens, certains se sont « rangés » d’autres restent « ouverts »… Certains ont sombré, pas dans l’oubli mais dans la vie…

Tous nous avons vieilli, hélas non pas tous, peut-être vieux cons, mais au moins pas aveugles… Ni moralisateurs, inquiets seulement… Vous, sous nos yeux vers quoi allez-vous ? Mais au moins vous aurez dit oui à vos envies et certainement que plus tard, vous aurez comme moi, comme nous, ça dans votre conscient…

Sincèrement, jeunes nomades de la vie qui commence belle suite de vie à vous…

12345...18
 

Victor Coudesabot |
Savoirses |
P4corneille |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | the blonde box
| Shareprof
| Cgt56chba