Réfléchir et dire… un peu

Un site utilisant unblog.fr

14 juin 2017

Investir dans la jeunesse pour donner une chance à l’avenir

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 11 h 41 min

Enfance, jeunesse c’est un tout qui se subdivise en étapes de croissance psychologiques et physiques et qui se différencient selon l’environnement familial, social, géographique et culturel. A la base ce ne sont pas les individus qui créent leurs diversités mais les réponses que leurs conditions de vie les conduisent à donner à leurs besoins de vie et de reconnaissance.

Toutes ces réponses ne sont pas socialement heureuses mais que proposons-nous pour changer cela ? Des réussites individuelles nous abusent et font croire que la seule bonne volonté et la seule ténacité suffiraient…

Alors quoi ? Ma petite expérience, éclairage de ce qui marche : EMMAUS, les ATELIERS DES RESTOS, les ORPHELINS d’AUTEUIL… et toutes les œuvres discrètes et actives me persuadent que c’est ce tissu social, adapté à son environnement qui est la véritable chance pour nos jeunes, donc pour notre avenir. Il est certain que les collectivités locales largement soutenues par l’Etat sont à privilégier.

Le bénévolat reste l’essentiel de cette trame si des encadrements, des soutiens pros lui garantissent la stabilité. Combien d’associations formidables ont disparu car le propre du bénévolat est l’usure, le vieillissement de ses membres.

Pour achever ce message, je tiens à vous redire que rien n’est possible sans prendre en compte l’école dès la maternelle. Que de confiance donnée aux familles en difficulté, que d’élans donnés et que de suivis avortés ! Une équipe solide à l’école et dans l’agglomération, village, secteurs, quartiers, villes… seule chance pour exploiter les ressources ouvertes dans notre pays.

 

Bon courage aux hommes et femmes de bonne volonté pour que naisse un véritable Cahier de Propositions

 

13 juin 2017

Progrès ?

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 20 h 04 min

Question primordiale : «  Si on quitte notre arbre que va-t-il- nous arriver ? »

Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible. » Antoine de Saint-Exupérydescendre ou pas...

Lassitude… inquiétude…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 10 h 29 min

Lassitude… inquiétude…

Que nous, base, les petits, les sans grade… nous inquiétons de l’avenir proche, c’est compréhensible et les infos que nous traduisons comme nous le pouvons vont dans ce sens… Cette inquiétude est visible dans les sondages, dans les rassemblements de rue… aussi agités soient-ils, ils restent peu représentatifs de l’ensemble de notre population,  mais guère visibles dans notre quotidien… Par contre ce que je ne comprends pas ce sont les vitupérations, les cris de ceux qui pendant plus de dix ans furent aux commandes ! Quelle peut être leur crédibilité ? Le jeu de chaises musicales « pousse-toi que je prenne la place » alimente, c’est certain notre colère.

Le raz bol est beaucoup, beaucoup plus contre nos politiques, tous nos politiques qui vont de la véhémence hargneuse des postulants à la trop grande tranquillité des tenants… Le problème de fond, c’est à mon avis, notre trop grande passivité et le trop grand nombre de frileux qui, hors le téléthon, sont incapable de se mouiller pour au moins faire preuve de solidarité active…

Le règne de la critique et du non engagement est hélas bien ancré. A croire que nous n’attendons qu’une chose : le sacre d’un Tuteur qui nous dirige sans trop nous solliciter, qui commande… et auquel nous obéirons, surtout s’il désigne des minorités boucs émissaires… et auquel nous finirons par couper les ailes puis la tête… Même De Gaulle fut chassé… Vive ceux qui agissent autour d’eux pour ceux qui ont besoin de  soutien et de confiance… hélas, M.BRASSENS, il y a plus de croquants que d’Auvergnats !

8 juin 2017

Moment du conte, jour fabuleux…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 10 h 09 min

Ça, ce n’est pas pour moi, dirait l’homme d’affaires du Petit Prince, pas assez sérieux… et pourtant…
21 paires d’oreilles, 21 paires d’yeux et 21 attentions enfantines auxquelles vous ajoutez celles éveillées pour les grands présents
Croyez-moi, de quoi nous intimider, un peu, nous les « diseurs » de
la Joie de Lire. Le trac, oui parce que, à chaque fois, c’est aussi important, que le public soit réduit ou dense, il ne faut pas décevoir.
Pas sérieux le conte ? Allons, allons… Connaissez-vous beaucoup de situations pas sérieuse où un problème grave se pose et où la crainte de ne pas en trouver la solution fait frissonner ?
Dans un conte, nous côtoyons, la méchanceté subie par Michka, la pauvreté et le froid marquant la petite marchande d’allumettes, sa solitude, la cruauté de la marâtre de Blanche-Neige, le bannissement raciste du vilain petit canard… Toutes, toutes les misères peuvent ouvrir un conte et, en quelques phrases, en moins de temps qu’un roman, qu’une nouvelle, qu’un film, il faut de la voix, de la mimique, avec des mots lourds d’évocation, d’émotion, progresser pour que le courage, l’ingéniosité, l’amitié, l’amour, triomphent en puisant dans le merveilleux souvent, dans le possible, dans la chance et l’espérance aussi
Pas sérieux un conte ! Savez-vous que dans mon métier, sérieux, j’enseignais, tout était conte !
Un problème était une histoire embêtante et ne pouvait trouver une fin heureuse que si son personnage principal trouvait la bonne voie, les bons outils, voire les trucs, les formules, pour se résoudre. L’élève était le magicien capable d’intervenir pour que le train arrive à la bonne heure, pour que les achats ne dépassent pas l’avoir, pour que le triangle se dessine harmonieusement… Il en était de même avec la transformation d’un texte selon le temps et les sujets, pour qu’un document d’histoire, de géographie, de sciences, ne reste plus un grimoire obscur mais un réservoir de renseignements à analyser, mémoriser, réutiliser… Même le saut en longueur était une gageure dont l’anticipation, les essais puis les conseils permettaient une fin heureuse…
Il n’y a pas que la grammaire à être « une chanson douce »…
En conclusion, provisoire toujours, je voudrais vous faire partager le bonheur d’un « diseur de contes » et d’un « maître d’école » : Quelle jouissance de provoquer la curiosité, l’inquiétude, la perplexité en début d’histoire et de leçon, « Comment se tirer de cette situation épineuse » et puis, chemin faisant, de voir s’éclairer les étapes de la compréhension, les lueurs d’optimisme, pour, à la fin, obtenir le soupir de soulagement, le rire ou pour l’élève, le haussement d’épaule « Ben, c’était fastoche ! »
Bon, il faudra sans doute raconter d’autres fois l’histoire, renouveler différemment l’apprentissage, l’adapter à ceux qui ont moins fixé toutes les péripéties. Si la compréhension est la reine de la pédagogie, la répétition est sa suivante fidèle et la mémorisation leur disciple.
N’empêche que ce moment de Happy-End vaut tous les comptes des calculateurs d’étoiles qui ont les yeux fixés sur leur machine et délaissent la beauté des astres.

6 juin 2017

Ne pas aimer…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 19 h 25 min

Ne pas aimer quelqu’un, le détester même, surtout quand on l’a estimé voire aimé, je peux le comprendre, autant que, estimé et aimé, un vécu l’explique !

Entre voisins, collègues… l’envie, la jalousie peuvent être des feux sournois vite ravivés !

La répulsion devant le handicap, la pauvreté, la vieillesse parfois…. peuvent s’expliquer par la crainte de devenir comme cela…

Mais ne pas aimer l’inconnu : « ces gens-là », détester en groupe ceux qui nous sont différents, ceux que la rumeur, parfois savante, a classés, déclassés même, ceux qui ne sont pas comme nous, pardon comme moi, quelle logique peut l’expliquer : sinon la peur indéfinie de l’AUTRE, l’Alien ? Je sais, leurs marginalités, leurs saleté, leur mendicité, pour ceux qui ont osé nous approcher devraient nous éclairer non ?

Le pire ce sont les degrés dans la haine : Il y a ceux qui ne vivent pas (plus) comme nous mais qui nous sont proches, qui, le comble, sont des déviants dans notre société, et qui ne mérite que nos manifestations, nos guerres internes politiques ou religieuses…

Il y à ceux qui ont des cultures, des croyances différentes, même si elles sont de mêmes racines que la nôtre, qui sont de peau, d’aspects différents, même si nos origines humaines sont identiques, parfois même sources de notre civilisation, ceux là méritent-ils notre haine ? Méritons-nous la leur ?

Dominer chez nous, créer des fanatiques obéissants, pour ensuite aller dominer (convertir disaient-ils – s’emparer, pensaient d’autres) est-ce vraiment un mouvement éternel seulement freiné par des barrières sans cesse à reconstruire par des, oh les gros mots, des idéalistes humanistes ?

D’accord, la lutte pour la vie est le lot de l’individu comme celui de l’humanité en marche, mais doit-on élever nos enfants dans la maxime de Spinoza. « L’homme est un loup pour l’homme » donc, mes enfants, vous devrez mordre pour faire votre place, vous imposer ? Leur tracer une existence au bulldozer ?  Mordre ou être mordu, si c’est la devise fondamentale de l’éducation implicite, alors jamais la Haine ne s’éteindra !

Il ya les gens de bonté, encore un gros mot ?

1 juin 2017

CHAQUE MATIN…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 22 h 41 min

Nous ne savons pas si le Bonheur existe, et, peut-être, cela vaut-il mieux car comme le savetier de la fable, nous aurions souvent peur de le perdre

Par contre, nous savons que les bonheurs, eux, abondent. Petits, grands, ils sont attendus ou imprévus ; ils apparaissent dans les circonstances les plus diverses, insolites parfois mais ils sont fortement calorifiques

La chaleur d’un coup de main, que l’on donne ou que l’on reçoit, le sourire d’un inconnu croisé, la gentillesse, la sincérité, la bonne volonté… même fugaces ces signes sont des cadeaux qui ne résolvent pas les soucis mais font de mesquinerie et égoïsme des mots périssables.

Chaque aube est le début d’une nouvelle vie disent les optimistes, sans oublier celles qui les ont forgées, à chacun, il faut souhaiter de belles journées éclairées de rencontres vivifiantes et vraies. Acceptez ces brefs rayonnements. A votre tour, vous rayonnerez et l’espérance, cachée par les misères, émergera de son tonneau.

Ce n’est pas toujours facile mais c’est tellement agréable à retrouver, après dans un coin de son esprit.

30 mai 2017

DELIRES PHILOSOPHIQUES avant le bac

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 25 min

 

Tout ce qui ne tue pas rend plus fort. Friedrich Nietzsche ? Pas pour moi ! Tout ce qui fait souffrir, affaiblit au moins notre humanité. Ce qui nous construit n’est pas la recherche d’une armure mais des moyens de comprendre de s’adapter. Alain Valeau

Tout ce qui est simple, tout ce qui est fort en nous, tout ce qui est durable même, est le don d’un instant. - Bachelard Vrai, dans la plénitude du moment, drôlement restrictif si nous ne pouvions envisager de le retrouver dans notre futur… L’espoir reste toujours le dernier trésor de la boîte de Pandore. AV

La justice sans amour nous rend durs. La foi sans amour nous rend fanatiques. Le pouvoir sans amour nous rend brutaux. Le sens du devoir sans amour nous rend grincheux. L’ordre sans amour nous rend maniaques. - Anonyme Et l’amour qui n’a que la passion comme raison peut conduire à la dureté, au fanatisme, à la violence, à l’oubli des devoirs, au repli puis au désespoir lorsqu’il n’est plus partagé. AV

…il ne faut jamais désespérer son ennemi. Cela le rend fort. La douceur est une meilleure politique. Elle dévirilise. Une bonne occupation ne doit pas briser, elle doit pourrir. - Jean Anouilh Quelle belle leçon pour les envahisseurs, des territoires comme des esprits !! L’intelligence qui conduit à la convivialité semble moins tyrannique, mais plus épanouissante que le « pourrissement » espéré… AV

Tout comprendre rend très indulgent. - Baronne (Germaine de Necker) de Staàl Pourquoi ? Comprendre n’est pas admettre, encore moins tolérer, mais sans doute ouvrir la voie à la discussion et à la vie ensemble dans les limites du respect mutuel,AV

Tout pouvoir sans contrôle rend fou. - Alain Qui confie des pouvoirs à quiconque, sans en établir les limites et les contrôles est fou ; la pire des folies étant celle de certains groupe. Elle ira même jusqu’à retirer le pouvoir à  celui qui modérerait sa folie pour la donner à un plus fou. AV

Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. - Jean-Jacques Rousseau Moi je préfère penser que le plus fort doit savoir traduire sa force en devoirs et conduire les plus faibles, de l’obéissance aux droits bien compris, sinon que la dictature « éclairée » serait belle ! AV  Quand la parole atteint son point de perfection, elle cesse de paraître. C’est la réalité elle-même qu’elle nous rend tout à coup présente. - Lavelle Problème, la parole est circonstancielle, aussi affinée soit-elle elle ne traduit qu’une vérité bien subjective (le beau temps ne l’est qu’en fonction de notre humeur du jour) AV  Le combat est le père et le roi de tout. Les uns, il les produit comme des dieux, et les autres comme des hommes. Il rend les uns esclaves, les autres libres. - Héraclite  Diable ! Faut-il vaincre pour être libre, dominer toujours… Alors, nous serons toujours en guerre ?AV L’humilité rend invulnérable. - Marie von Ebner-Eschenbach Et le silence grandit, peut-être quelle ânerie ! Dire et agir restent encore les meilleurs moyens de se faire comprendre et d’exister auprès des autres. Se taire n’offre que la permission d’interpréter… peut-être même de laisser croire que le modeste, le taiseux… n’a rien à dire, à penser. AV

L’amour rend congelé. - Wezo Quand il a disparu ! Car autrement, quel iceberg pourrait résister à sa flamme AV

Ce n’est pas le doute qui rend fou : c’est la certitude. - Friedrich Nietzsche  t rès circonstanciel… La certitude peut briser mais le doute ne peut que miner. Si le doute scientifique est un moteur puissant de découverte, le doute psychologique est une vrille qui est alimentée par un peut-être rarement satisfait. AV

Dès qu’il s’agit des hommes, le mot « connaitre » me rend rêveur. - André (Georges) MalrauxMoi aussi, l’interprétation, la fouille, subjectives de la nature de l’autre empêchent souvent d’apprécier ses actes… AV

Le plus beau lendemain ne nous rend pas la veille. - Proverbe Chinois Les petits bonheurs au présent n’effacent pas les ravins d’hier mais bâtissent un pont pour les franchir vers d’autres demain en devenir, chacun, d’une suite d’aujourd’hui ! AV  La plus raisonnable des passions, l’avarice, est celle qui rend le plus fou. - Les frères (Edmond et Jules ) Goncourt La générosité appauvrit les poches et enrichit l’esprit AV La vanité nous rend aussi dupes que sots. - Jean-Pierre Claris de Florian et l’amour-propre nous oblige à nous accomplir AV

Rien ne vous rend si grands qu’une grande douleur. - Alfred de Musset

Non mon cher Alfred, l’homme n’est pas un éternel apprenti soumis à la douleur… La recherche du plaisir peut conduire à bien des réflexions pour les reproduire et les amplifier… Il est évident que douleurs comme plaisirs s’entendent hors des déviances qui ne conduisent elles qu’à la dépendance, à l’over dose en tous domaines.AV C’est une fois le puits asséché qu’on se rend compte de la valeur de l’eau. - Taine

Alors il faudrait apprendre à l’homme à modérer ses soifs… Ce n’est pas toujours facile lorsque la pénurie est là, que la survie se conjugue dans l’instant… La sécheresse, comme la solitude affective peuvent conduire à des boulimies désespérées ignorantes des réserves pour l’avenir. AV

   Le silence est une vertu qui nous rend agréables à  nos semblables. - Samuel Butler

Pour ceux qui ont la chance de vivre dans des milieux où l’on communique, où la nature bruisse, existe, le silence est sans doute un bel oasis… Pour ceux qui ne vivent que dans la solitude, voire la méconnaissance des autres, la crainte d’un environnement mal perçu… le silence peut-être plein de menaces.AV

27 mai 2017

Mamans, que chaque jour vous soit une fête!

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 15 h 16 min

 

 maman-et-enfant-assis-sur-un-lit

Je ne peux pas dire que ce jour, pour moi, soit symbolique…

Etre mère, comme un titre que l’on reçoit automatiquement plus qu’une fonction véritable.

Etre mère représente un telle étendue de possibilités, d’images, depuis la mère indifférente, la mère rejetante, la mère Folcoche…. jusqu’à la mère fusionnelle castratrice, dévoreuse… qu’il est difficile d’honorer un titre.

Il est des mamans qui ne sont pas les génitrices, les mères biologiques dit-on, il est des mères qui sont des secondes mamans, par le jeu de circonstances, y compris l’adoption, des mères qui n’ont pas porté et senti croître la vie d’un bébé en elles et qui, pourtant, comme la majorité des mamans, répondent bien à ce qui est l’essentiel : l’affection, la confiance, l’éducation, l’ouverture aux autres, la conduite à chaque étape vers la maturité de l’enfant.

Le plus souvent, l’intelligence et les sentiments du couple donnent une harmonie à ce qui est le plus beau de notre histoire humaine, se continuer. J’ai appris, pas seulement dans mes lectures, pas seulement à travers des émissions, des articles… mais dans ma vie professionnelle, associative et amicale, combien il existe de mises en œuvres formidables de cette réalité : aimer et assumer un enfant même au-delà des décès, divorces, choix de couples, tant dans les familles aisées que dans les familles en précarité…

J’ai appris aussi combien l’image d’une mère, d’un couple pouvait être trompeuse et été confronté à bien des envers d’apparences affligeants… De ces situations pour lesquelles, malheureusement, je souhaitais qu’elles se délitent.

Aussi, aujourd’hui, je veux simplement dire mon émotion permanente, mon bonheur, lorsque je rencontre ces mamans qui font de leur foyer un nid solide, douillet, vigilant, ouvert vers la vie en général et qui arment vraiment leurs enfants vers l’avenir avec et non contre les autres

Huguette et moi avons une pensée particulière pour nos mamans qui demeurent profondément dans nos pensées, notre cœur parce qu’elles ont illustrées et illustrent au quotidien à travers bien des moments de joie mais aussi de douleurs cette admiration : D’abord nos Mamans, Colette et Laure, qui ont traversé la tête haute, tant et tant de tempêtes et de belles journées, Mireille, et nos filles, les mamans de nos merveilleux petits enfants.

Nous y associons toutes ces mamans qui ont accompagné ou accompagnent encore notre chemin, liés par des attaches familiales ou amicales ; affection et estime mutuelle sont précieuses !

Une pensée très émue pour tous ces enfants qui eux, en cachette, parfois avec impatience, ont fait, font de cette journée celle de leur maman, maman de tous les jours et Maman Reine d’un jour. Bien des souvenirs chauds en revoyant nos préparatifs et en retrouvant ceux de nos élèves Maladroits souvent, tant pour les boites décorées que les poèmes écornés mais tendres, si tendres…

mere et enfant

 

 

 

 

22 mai 2017

Vin et eau, deux éléments révélés du patrimoine de nos villages…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 38 min

Vivre, c’est se situer et se construire au présent… Pour s’approprier le lieu où on implante sa vie, même temporairement, il faut le connaître, le respecter, le pratiquer. « On ne comprend bien un espace qu’avec ses pieds ! » disait une dame ce samedi de cheminement dans le village.

Le pratiquer se conjugue au présent : en identifier les rues, les paysages, les apprécier dans leurs charmes et dans leurs défauts, en goûter les ressources naturelles ou sociales, trouver son loisir, son épanouissement dans les offres des associations, des services divers, partager les moments conviviaux…

Le respecter, c’est savoir combien chaque pierre travaillée, chaque lopin retourné, chaque embellissement ajouté à valu de sueur, d’initiatives, de temps, de découragement, de remises sur le chantier, de fierté, à ceux qui, pour eux ou pour la collectivité ont œuvré sur notre territoire.

Cette randonnée sur ce parcours œnologique de Saint Christol, c’est un grand salut de respect consacré d’abord à ces vignerons, petits ou plus grands propriétaires, ouvriers, pour lesquels la terre est d’abord un potentiel de ressources, une incertitude, un chantier à vaincre avant d’espérer.

Le vin, comme tout ce qui peut tenter l’homme, la femme, comme tout ce qu’ils produisent, pêche par ses excès. Une belle légende grecque fait acheminer le buveur, de la gaîté, à la bravoure téméraire puis à la sottise profonde… Le meilleur et le pire.

Pour bien des travailleurs de nos vastes régions viticoles, il fut, il est, le « sel de la terre », le moyen de vivre, puis souvent, tant la tâche était prenante, incertaine,  source de fierté.

J’ai parcouru dans un village une exposition consacrée aux grandes colères de 1907, «  Cette saison des gueux » était émouvante, comme l’étaient les lettres de cette mère à son fils émigré pour lui conter les luttes…

Parmi nous, un viticulteur évoquait son aïeul, soldat du 17ème, refusant de tirer sur les hommes, les femmes les enfants désespérés de Béziers… Ce « camp d’épreuves » auquel ce « rebelle » et ses camarades furent expédiés, il pouvait nous le montrer sur les photos exposées…

Les paroles du chanteur et poète, ce soir-là, ponctuèrent l’épopée du vin à travers les siècles mais aussi traduisirent ce désespoir d’une région qui perdait la confiance, la foi dans le pouvoir de ses mains devenues improductives.

Revivre, tâche après tâche, de la terre dure jusqu’à la vendange, la ténacité des vignerons qui écrivirent l’histoire de bien des villages fut un grand moment. Nous faire partager leur colère en fut un autre.

Le lendemain fut essentiel car l’eau, vitale, était à l’honneur. Cette eau qu’il fallait aller chercher dans la gangue de son sous-sol pour l’exhumer jusqu’au jour. Cette eau qu’il fallait s’ingénier à drainer, à conserver, à ménager aussi… Cette eau, qu’il fallait offrir, partager en des puits communaux puis en des fontaines pour tous, ce village en multiplie les possibilités de découverte… Que de puits, droits ou avec grottes, aux mécanismes les plus ingénieux, nous a-t-on révélés, à l’air libre ou bien à l’abri dans un jardin clos, une cave voutée…

Merci à tous ceux qui ont permis cette chasse aux trésors de l’eau.

Pas anecdotique, si leur animal totémique est né, a été découvert par les porteuses d’eau…

 

Il paraît, selon le philosophe antique que « L’homme est intelligent parce qu’il a une main… » Comment ne pas le croire en voyant tant de témoignages de constructions diverses, ingénieuses pour que l’eau, «  la vie » selon Saint-Exupéry, justifie que là où elle jaillit, une communauté se fixe !

 

En ces deux journées j’ai, aussi, rodé dans un jardin à travers les âges, entendu conter la lente construction puis destruction puis reconstruction d’une abbaye, applaudi des comédiens de rue…

J’aime les écrits, j’aime les productions exposées dans les lieux de culture mais souvent plus pour la passion qui a guidé leurs auteurs que pour l’œuvre… J’aime sans doute plus les lieux de travail, tous, le champ, l’atelier, la classe, le cabinet de praticien, le bureau de secrétaire, le stade, tous vraiment lorsque leurs pratiquants sont sincères et généreux, donc j’ai aimé partagé, une nouvelle fois, ces occasions, dans notre village et ses environs, d’entendre, de voir, des gens d’aujourd’hui dire l’existence des gens d‘hier. J’ai éprouvé avec émotion, leur force, pour, à travers,  espoirs, colères, rires et amertumes, avec persévérance, intelligence, courage, générosité brillent la vie.

Ces témoignages le prouvent. Ils seraient bien surpris ces puisatiers de nous voir admirer leur création. Chaque jour, nous laissons une empreinte. Le quotidien de notre village est riche de l’inventivité de chacun ; même créatrice d’un embellissement, d’un mur, d’un jardin, d’une poterie, d’une peinture « pour soi » ou d’un spectacle, d’une fête, d’une belle salle de classe pour tous… l’ingéniosité est un trésor qui deviendra une page que liront plus tard les futurs découvreurs des journées du Patrimoine.

 

 

20 mai 2017

LE SUICIDE DES JEUNES

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 30 min

                Comme la violence, comme la dépression, il peut toucher tous les âges et nous avons tous appris de tels décès d’enfant… il est difficile de savoir s’il s’agissait de véritables envies de ne plus être, de provocation, de chantage même, mais quel que soit ce qui se passait dans la tête de l’enfant,  que le geste soit voulu comme une volonté de disparaître ou comme un simulacre, qu’il aboutisse à la mort ou non, il est avant tout un cri que l’entourage n‘a pu ou pas su entendre, comprendre.

                      Peut-on empêcher le geste de s’accomplir ? C’est vraiment difficile, voire culpabilisant de chercher une réponse après les faits, car il y a tant de circonstances qui interfèrent : le moment, le lieu choisi, la proximité ou non d‘autres personnes… que l’on tombe vite dans la ronde des si…

Alors rien à faire ? Et bien justement, il agir sur ces si, pour que le hasard ne soit pas l’élément dominant de la sauvegarde, de la survie.

Bien sûr il faudrait agir sur les préalables du geste, mais parfois il est le résultat d’un instant, d’un désespoir très fort mais ponctuel, d’un sentiment de rejet, d’un parent, d’un ou d’une amie, d’un groupe, d’un prof, de quelqu’un d’important qui donne un sentiment d’exclusion tellement important qu’il conduit à la négation de l’envie de vivre, à la violence envers les autres ou envers soi. J’ai connu le cas d’un enfant de CM2 qui avait affolé ses parents et moi-même en envoyant un courrier où il annonçait sa décision de se tuer. Joint immédiatement l’instituteur responsable tombait des nues, le gamin lui-même au téléphone, nous disait ne pas savoir de quoi on parlait…  La querelle avec ses copains qui avait conduit à ce sentiment de rejet, était dépassée et même oubliée, heureusement sans doute que les activités soutenues de la classe transplantée, la présence constante d’animateurs, ne l’avait jamais laissé seul avec sa peine…

D’autres cas remontent plus loin et sont l’aboutissement d’un cheminement psychologique que ni la famille, ni l’école, ni parfois des éducateurs sportifs, cultures n’ont su identifier, parfois parce que les symptômes n’avaient rien d’évidents : trop sage, peut-être, un peu renfermé aussi…

Il n’y pas de solution pour assurer aux enfants des conditions d’éducation, d’affection, de compensation des troubles, idéales… Mais i y a au moins un rôle, un devoir que l’Ecole, peut et doit assurer, c’est celui de la vigilance…

Dès le plus jeune âge, tous ceux qui accompagnent des enfants parce qu’ils ont choisi cette fonction, professionnelle ou associative doivent être attentifs à ceux qui leur sont confiés. Cela nécessite une formation autant psychologique que pédagogique, cela nécessite que l’enfant, l’adolescent, dans les établissements notamment soit au centre d’l’attention non pas du maître de la classe mais de toute l’équipe de l’établissement, enseignants, surveillants, personnel des interclasse…  cela nécessite une belle cohérence et confiance au sein de toute la communauté qui est impliqué par la scolarité dans cet établissement. C’est la seule façon de combattre cet isolement, cette montée du rejet et du désespoir dans l’esprit d’un jeune. Qu’ensuite se mettent en place des actions de retour vers l’apaisement, c’est utile, nécessaire mais possible que si l’alarme a été déclenchée à temps…

 

 

12345...8
 

Victor Coudesabot |
Savoirses |
P4corneille |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | the blonde box
| Shareprof
| Cgt56chba