Réfléchir et dire… un peu

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18 septembre 2018

Le siècle des réfugiés

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 23 min

Un homme des médias , évidemment d’intelligence  sinon d’humanité, vient de conspuer tous ceux qui n’avaient pas un prénom péché dans le calendrier… Pas français mais quoi comme ceux qui ont été les  celtes,, les Romains Goths Wisigoths et ces occupants de notre territoire, ceux qui ont donné leur nom de conquérants à notre pays… La liste de leur prénom, de celle des rois, des évêques seraient éloquentes.

 

Quel siècle n’a pas été celui des réfugiés? Ecoutez avec sincérité sans dire « Oui mais lui, il nous ressemblait… » Laissez cela à ceux qui, même enfants d’émigrés, ont besoin de semer la peur de l’autre pour exister, pour ambitionner de diriger…

 Paroles: Leny Escudero
Musique: Julian Escudero
Année: 1982

J’ai vécu
Au siècle des réfugiés
Une musette au pied de mon lit
Avec la peur au ventre
Des humiliés
Des sans logis
Qui tremblent
Les oubliés
Aux mal-partis
Ressemblent

Ils sont toujours les bras ballants
D’un pied sur l’autre mal à l’aise
Le cul posé entre deux chaises
Tout étonné d’être vivant
Ils sont souvent les en-dehors
Ceux qui n’écriront pas l’histoire
Et devant eux c’est la nuit noire
Et derrière eux marche la mort

Ils sont toujours les emmerdants
Les empêcheurs les trouble-fêtes
Qui n’ont pas su baisser la tête
Qui sont venus à contre temps
Dans tel pays c’est mal venu
Venir au monde t’emprisonne
Et chaque jour on te pardonne
Puis on ne te pardonne plus

J’ai vécu
Au siècle des réfugiés
Une musette au pied de mon lit
Avec la peur au ventre
Des humiliés
Des sans logis
Qui tremblent
Les oubliés
Aux mal-partis
Ressemblent

On peut souvent les voir aussi
Sur les photos des magazines
Essayant de faire bonne mine*
Emmenez-moi au loin d’ici
Ils ont des trous à chaque main
C’est ce qui reste du naufrage
Ils n’ont pas l’air d’être en voyage
Les voyageurs du dernier train

Ils sont toujours les séparés
Le cœur perdu dans la pagaille
Les fous d’amour en retrouvailles
Qui les amènent sur les quais
Et puis parfois le fol espoir
Si elle a pu si elle arrive
De train en train à la dérive
Et puis vieillir sans la revoir

J’ai vécu
Au siècle des réfugiés

17 septembre 2018

Sur le chemin de la montagne.

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 59 min

Ecrit sur le chemin de montagne lors d’une promenade ; nous étions tous le deux Eulalie et moi. D’abord nous avons découvert une remise où le Père Noël range ses vieux traîneaux :

Ensuite Eulalie a commencé une histoire ; Papou a suivi avec une autre puis la demoiselle a dit : « Et si nous en inventions une ? »

Et voilà le résultat :

titre : le lutin et le monstre

Papou et moi Eulalie, on regarde les vaches à gauche et il y a un pré à droite…  On y voit un nain tout affolé et une ombre sortir de la forêt. On ne sait toujours pas ce que c’est…

il vient vers nous en criant…

Eulalie demande au nain : « Tu n’as pas de pouvoirs magiques ?

-      Si, mais j’ai fait tomber ma baguette magique là-bas ! »

Eulalie dit à Papou :

« Je dois aller la récupérer ! »

Papou répond :

« Non, c’est trop dangereux ! »

Mais Eulalie va la chercher ; elle sent le vent du monstre derrière elle.

Quand le monstre arrive pour lui sauter dessus, le lutin prend sa baguette et dit : « Hi han ! Hi han !… » Et là, le monstre se transforme en âne et comme l’âne, ça ne mange que de l’herbe !

Pour récompenser Eulalie, le petit bonhomme lui donne une petite baguette magique. Elle ne peut que soigner les bobos et arrêter de faire se disputer les autres…

 

Fait à Faucigny fin juin 2018 et rédigé toute seule par notre héroïne.

 

13 septembre 2018

Une éducation au Vivre ensemble et à l’altruisme.

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 49 min

 

Oui à l’Education à l’altruisme par le pragmatisme !

Par l’interaction dans les apprentissages, dans les projets établis ensemble, mis en œuvre ensemble…

Par les réflexions, les soutiens mutualisés…

Par la réalité de groupes d’action, classes, écoles qui fonctionnent en symbiose et en complémentarité,…

Par la mise en place de réflexes pour faire appel en cas de besoin autant que de répondre à cet appel…

Alors vivre ensemble devient une force qui construit chacun non par les dits, mais par le vécu… Ce qui n’exclut ni les débats, ni les affirmations individuelles mais simplement les intègre dans la convivialité. Cela conduit, durant tout un cycle, durant toute la scolarité dans l’établissement qui vit ainsi vers une éducation de chacun à être vigilant pour les autres ; tant pour en recevoir, chaque moi en a besoin, que pour donner, chaque toi, chaque vous, chaque tous en ont besoin.

Utopie ? Je ne crois pas et je suis même certain que nombre d’enseignants, d’animateurs s’emploient à en faire une réalité…

Difficile ? Oh oui, car même une société en danger refuse d’en faire un besoin de l’immédiat.

Nous sommes dans un monde où accumuler des connaissances, des biens, paraît plus nécessaire que s’assurer des savoir être, des savoir mettre ensemble…Un monde où le bénévole, l’altruiste est taxé de naïveté quand il n’est pas soupçonné de tromperie…

L’éducation à l’altruisme pour s’épanouir ensemble est vitale, et elle ne dépend pas de programmes, d’instructions, qui ne peuvent qu’en bénéficie, mais bien de la qualité de ses équipes pédagogiques…

Il ne s’agit pas de vivre en essaim ou de préparer le Meilleur des Mondes mais de donner à chaque individu la capacité de développer ses talents en ne niant pas ceux des autres , en ne les écrasant pas pour mieux rouler, avant d’être écrasés à notre tour… mais au contraire en s’y ajustant pour rouler ensemble.

Alors, peut-être que cette attention à tous deviendra une attention fraternelle à celle qui nous porte, nous supporte, notre Terre.

4 septembre 2018

L’Arbre de Monsieur Gibs merci Juliette

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 26 min

L’Arbre de Monsieur Gibs un beau conte créé par Juliette

 

« Antonin… Antonin… »

Un instant, le petit garçon crut avoir rêvé. Soit il devenait fou, soit l’arbre venait réellement de l’appeler. Il en fit le tour une fois, puis deux. Rien à l’horizon.

« Antonin… », reprit la voix enrouée. Non, il n’était pas fou. Le chêne l’appelait bien. Il n’osa pas lui répondre.

Du haut de ses six ans, Antonin s’inventait souvent des histoires dans cette grande forêt, à quelques pas de chez lui. Ses parents le laissaient sortir le soir, mais aussi le week-end.   L’enfant n’avait ni frère ni sœur. Il se répétait que Papa et Maman avaient déjà du mal à s’occuper de lui tout seul, alors s’ils étaient deux, trois ou encore cinq comme chez la vendeuse de fruits, ils n’arriveraient pas à vivre. Les autres enfants du village étaient différents d’Antonin. Toujours à courir partout, faire du bruit, s’ébattre, certes, mais au prix de bien des agitations, des conflits…    Quand Antonin se rendait seul dans la forêt, il s’amusait aussi. Il aimait le petit ruisseau près de la cabane, les plantes, les arbres surtout. Il respectait toutes les richesses naturelles simples dont nous jouissons.

Antonin avait passé une grande partie de son après-midi à poursuivre un écureuil pour repérer sa maison et peut-être même sa famille ! Il était passionné par les animaux et leur environnement. Il détenait chez lui un petit carnet dans lequel il notait ses découvertes quotidiennes.

La boule rousse l’avait, bond par bond mené ici, au centre de la forêt, là où s’imposait le plus grand arbre, celui dont on ne distinguait même plus la pointe des branches dominantes. Il devait être âgé d’un nombre extraordinaire d’années d’après sa hauteur et son envergure. Antonin n’avait jamais vraiment osé l’approcher, encore moins l’escalader. Même à cet instant, alors que ce vétéran s’adressait directement à lui, il conservait une certaine distance de sécurité mais surtout d’admiration. Plus tard, il voudrait vivre dans un arbre comme celui-là, à travers lui se sentir en osmose totale avec la nature, uniquement conscient du souffle du vent dans sa nuque et du bruissement des feuilles, telle une berceuse délicate.

« Approche Antonin, reprit le feuillu, n’aie pas peur. Assieds-toi entre mes racines, je t’en prie. »

Doucement, le petit garçon s’exécuta. Il ne savait pas trop à quoi s’attendre mais, trop curieux pour reculer, il prit le risque.

« Tu m’as l’air d’être un petit garçon très intéressé par la nature, désires-tu en apprendre davantage ? Tu sembles fatigué, repose toi sur ce petit duvet d’herbe juste devant toi, je vais te conter une histoire… »

Et le vieil arbre parla, s’exprima inlassablement, d’une voix douce mais néanmoins imposante, comme celle de notre papy, une voix qui ne doit pas s’arrêter, qui nous tient en haleine jusqu’au bout, qui nous berce mais ne nous endormira pas car on désire connaître la suite du conte…

« …C’est alors que la petite fleur, Poucette, arriva dans un champ tellement sombre, tellement noir, qu’elle se sentit perdre pied. Les fleurs ici n’avaient aucune couleur, elles n’avaient jamais connu la joie, le soleil, un simple sourire. Depuis des générations de conflits à l’origine oubliée, elles ne cessaient de s’entre-tuer, ne connaissant que l’orage et la tempête. Poucette voulait agir, elle désirait les aider, les sortir de cette profonde grisaille, de cette haine aveugle et pourtant grandissante. Cependant, du haut de ses quatre pouces, elle ne savait que faire…

Alors, elle longea les champs de bataille, évita les bombes empoisonnées et les ronces. Un petit sentier était encore dessiné dans le sol. II fut un temps, il avait dû être mis en valeur, bordé de rosiers et d’herbes fraîches, souriantes. Il fallait qu’il retrouve son bonheur enfui et qu’il le répande vers toutes ces fleurs trop ternes.

Poucette courait sans s’arrêter ; jamais une fleur n’avait couru aussi vite auparavant. Elle dispersait sur son passage des graines de soleil. Arrivée de l’autre côté du champ, elle se retourna et se rendit compte que le sol commençait à se métamorphoser, passant du gris, du bistre au vert, au violet, au rouge et au bleu lumineux. Les semences solaires, commencèrent à prendre vie et à ponctuer de couleurs vives tout le long du sentier. Enthousiasmée, Poucette eut une idée fantastique. Elle trempa deux de ses pétales ensemble dans chacune des teintes. Ensuite, elle peignit un à un tous les éléments tristes autour de cette scène, dessinant des sourires par-ci, des rires par-là, mêlant du jaune et du rouge, du bleu et du vert. Tous les buissons, toutes les fleurs, tous les chemins furent parés de couleurs joyeuses. Poucette rit même de plaisir malicieux en dessinant au ciel un sourire multicolore. C’était son arc-en-ciel…

Vois-tu Antonin, Poucette réussit à rendre la gaieté à ce monde si longtemps assombri et à éveiller ses habitants à de meilleurs sentiments. Semer le bonheur, ce devrait être le but de chaque être vivant sur Terre.

-   Et elle fait quoi Poucette maintenant ?

- Aujourd’hui, Poucette s’est éteinte, comme tout le monde, mais elle a eu une existence bien remplie pour une petite fleur ! Allez, file chez toi, il se fait tard, tes parents t’attendent ! »

Antonin fit un énorme câlin à l’arbre avant de s’enfuir en courant sur le chemin de sa maison, le sourire aux lèvres, la tête encore remplie de belles images. Habituellement, il racontait tout ce qu’il découvrait, mais ce jour-là, il ne dit rien. Ce chêne s’était adressé à lui ; il lui faisait confiance : ce n’était pas à Antonin de dévoiler ses secrets.

Ainsi, tous les jours, en sortant de l’école, le garçon s’enfonçait en courant dans les profondeurs de la futaie pour retrouver son vieil ami. Ces heures magiques menaient son esprit dans un univers lointain, dans lequel les animaux, les fleurs et les arbres agissaient comme des humains. Dans cet univers, l’homme n’était pas intervenu, il ne s’était approprié ni clairière, ni végétation… Près du grand chêne, Antonin appartenait à ce monde protégé.

Néanmoins, plus l’hiver avançait et plus son ami, souvent pris par des quintes de toux lancinantes, peinait à terminer ses histoires. L’enfant enroula une écharpe autour de son tronc et le jour suivant, lui porta un bol de sirop. Le lendemain, le bol était vide : l’arbre l’avait donc bu. Le jeune garçon chaque jour, échangeait une soupe ou un vêtement contre un récit. Son ami ne buvait jamais devant lui, Antonin se disait qu’il préférait garder son secret et respectait ce choix.

Un jour, Antonin arriva au centre de la forêt ; il tenait au creux de son gant quelques marrons chauds préparés par Maman. Il les posa au pied de l’arbre et, à son habitude, frappa trois fois. Celui-ci ne répondit pas. Son sourire disparu, Antonin attendit quelques minutes, assis dans l’herbe. Il se leva et frappa à nouveau. Toujours pas de réponse. L’écureuil du premier jour, grimpa sur sa jambe et l’observa d’un regard empli de tristesse.

Antonin comprit. Il n’y aurait plus d’histoires.

Il rentra chez lui attristé par cet arrêt soudain de rendez-vous auxquels il s’était tant attaché. Sa mère le croisa dans le village et nota vite les sanglots que son fils ne parvenait plus à contenir. Il lui raconta tout… Elle le prit dans ses bras pour le consoler. Sur sa joue rosie par le froid, une larme coula.

Elle aussi avait connu Monsieur Gibs, le vieil homme caché dans l’arbre du centre de la forêt. Il lui avait enivré l’esprit de la même manière et avait donné un sens à son enfance, jusqu’à ce que le poids de la maturité se pose sur ses épaules.

Monsieur Gibs était l’une des meilleures personnes qu’elle ait rencontrées ; l’une de celle dont la confiance vous permet de comprendre que le bonheur est éternel à qui accepte d’y croire.

 

Cette confiance née du vieux sage, comme Poucette, Antonin était prêt à la semer à son tour.

2 septembre 2018

L’AUTRE CHEMIN merci Gilbert-Laurent

Classé dans : EDUQUER,Non classé,poésies* — linouunblogfr @ 21 h 37 min

 

L’AUTRE CHEMIN

Le chemin de l’école, usé par les souliers,

S’enfonce dans les bois qui longent la rivière.

Dédaignant le tracé traversant la gravière

Qu’utilisent toujours les parfaits écoliers,

 

Une allée tortueuse et toute en escaliers,

Un sentier forestier aux profondes ornières

Traverse néanmoins de belles sapinières

Avec des chants d’oiseaux piaillant dans les peupliers,

 

Qu’il est appétissant le printemps revenu

De chiper çà et là quelque fruit bienvenu

Prestement préservé dans une gibecière,

 

Il est plus amusant d’errer dans la nature

Qu’assis à un pupitre apprenant l’écriture !

N’avez-vous jamais fait l’école buissonnière ?

 

 

1 septembre 2018

Nous lisons…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 22 h 09 min

                   LIRE

                      Lire rend émotif, cultivé, sensible, rieur, paradoxal, joyeux ; heureux, passionné, frissonnant, libre d’aimer les mots ou de les détester… de les critiquer… d’être vivant !

                    L’image saisit, touche, imprègne et souvent conduit aux lignes…. Le livre laisse le temps de la réflexion, du retour, d’adapter notre vitesse… pour goûter, ressentir, pour comprendre. Lire c’est voyager dans la vie des autres, profondément… C’est sans doute tout cela qui fait peur aux despotes de la pensée sans discussion, pour cela que le livre est le premier à être condamné…

            Ray Bradbury a bien donné la pire des  températures :451 degrés Fahrenheit, celle à laquelle un livre s’enflamme et consume le droit d’apprendre, de penser pour n’avoir plus que l’obligation de croire….

29 août 2018

Rêver…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 37 min

Lu dans mon bouquin du moment

« … S’endormir avec l’écran, c’est mettre au chômage le rêve. Surtout ne pas voir ce qui sommeille en nous, qui prend vie quand on s’endort… »

Effectivement, peu, voire pas d’espérance dans ce livre « Nage libre » ; surtout du présent à consommer quand il est agréable, à avaler avec une grimace quand il est aigre et à subir vite pour mieux le rejeter quand il est douloureux, comme on le peut… La fuite des rêves qui ne libèrent que cauchemars gris… La plongée brutale dans un sommeil qui plombe, sans passage par le sas du demi-sommeil…

Puis… pas d’espérance mais brusquement l’éveil de l’envie, celui, dans ce livre, de refaire un présent fort mais accrochant, tentant… Pour lui, c’est une révélation dans son quotidien, nager. Un défi, nager mieux, plus longtemps, retrouver son présent nouveau dans demain, mieux encore…

Bien sûr naitra l’envie de partager ce plaisir avec quelqu’un, un témoin privilégié, et peut être enfin rêver avec des couleurs arc-en-ciel…

20 août 2018

LA FOLIE ET L’AMOUR…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 59 min

Jean de la Fontaine n’a pas écrit que des fables animalières…… !!!

Invitation de la Folie ! (fable de Jean de la Fontaine)
La Folie décida d’inviter ses amis pour prendre un café chez elle.
Tous les invités y allèrent.
Après le café
la Folie proposa :
- On joue à cache-cache ?
- Cache-cache ? C’est quoi, ça ? demanda
la Curiosité.
- Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu’à cent et vous vous cachez. Quand j’ai fini de compter
je cherche, et le premier que je trouve sera le prochain à compter. 
Tous acceptèrent, sauf
la Peur et la Paresse. 
- 1, 2, 3
La Folie commença à compter.
L’Empressement se cacha le premier, n’importe où.
La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d’arbre.
La Joie courut au milieu du jardin.
La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d’endroit approprié pour se cacher.
L’Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher.
La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient.
Le Désespoir était désespéré en voyant que la Folie était déjà à 99.
CENT ! cria
la Folie, je vais commencer à chercher…
La première à être trouvée fut
la Curiosité, car elle n’avait pu s’empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert. 

 En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d’une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché.
Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité…
Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda :
- Où est l’Amour ?  Personne ne l’avait vu.
La Folie commença à le chercher. Elle chercha au-dessus d’une montagne, dans les rivières au pied des rochers.
Mais elle ne trouvait pas l’Amour.
Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier, prit un bout de bois et commença à chercher parmi les branches,
lorsque soudain elle entendit un cri : C’était l’Amour, qui criait parce qu’une épine lui avait crevé un œil.
La Folie ne savait pas quoi faire. Elle s’excusa, implora l’Amour pour avoir son pardon et alla jusqu’à lui promettre de le suivre pour toujours.
L’Amour accepta les excuses.
Aujourd’hui, l’Amour est aveugle et la Folie l’accompagne toujours…

21 juillet 2018

Directeur d’école

Classé dans : EDUQUER,Non classé — linouunblogfr @ 19 h 42 min

J’ai exercé pendant une dizaine d’années dans l’enseignement spécialisé et vingt-huit ans en fonction de direction d’école élémentaire dans la région.

Autant ma première fonction fut l’objet d’un choix, autant la seconde survint-elle par le hasard des circonstances. Elle fut donc acceptée de mauvais gré. Par la suite, j’aurai pu revenir vers ma spécialisation, mais je me suis piqué au jeu de ma petite école, devenue moyenne par la suite, et 28 ans après, au moment de dire adieu à ma classe et à mon bureau, j’ai trouvé le temps bien vite passé et les tâches inachevées encore nombreuses.

Les journées me semblaient bien pesantes et mes ressources pour faire de chaque jour un temps utile, efficace pour mes collègues, pour les familles, pour tous les intervenants dans et autour de l’école diminuaient autant qu’augmentait ma fatigue du soir. En bref, je ne me sentais plus assez combatif et disponible pour demeurer le garant de l’accueil optimal des élèves.

Je ne peux m’empêcher de penser à mes collègues responsables d’une école maternelle ou élémentaire qui se retrouvent confrontés chaque jour à des tâches de plus en plus lourdes :

Une gestion administrative certes informatisée souvent mais mangeuse de temps.

Une harmonisation des actions éducatives et pédagogiques d’autant plus riche que l’équipe fait preuve d’initiatives qu’il faut susciter, encourager, relancer et rendre viables.

Une gestion des moyens matériels, budgétaires, immobiliers, pointilleuse, exempte d’erreurs …

Une recherche, une coordination des interventions possibles liées à l’Education Nationale, à la municipalité, à la vie associative…

Une disponibilité d’écoute des divers personnels, des familles, des partenaires périscolaires…

Une participation active, éclairée à la recherche de solutions pour les problèmes des enfants en difficulté.

Une prévention attentive de tous les risques d’insécurité même éloignés par les besoins d’une sortie, d’une classe de découverte.

Une flexibilité à toutes épreuves pour réagir très vite aux aléas inévitables,  indissociables du microcosme scolaire.

Le catalogue des tâches prévues et circonstancielles pourrait être source d’anecdotes, de réflexion, d’humour quelquefois, d’émotion aussi, de colère parfois.

Une école c’est avant tout une équipe, pas forcément liée par l’amitié mais mobilisée par une même volonté d’éduquer et d’instruire. Ses membres n’ont pas toujours fait le choix de l’école ou de la classe, certains débutent, d’autres ont une grande expérience, tous sont confrontés à une même population, au même potentiel de ressources, en principe. Le projet d’Ecole dresse l’état des lieux et traduit la somme des réflexions pour que naissent les actions propres à répondre aux spécificités de l’établissement, en termes de cohérence des enseignements, de motivation, d’harmonisation de la vie collective…

J’ai connu bien des réformes, bien des orientations pédagogiques modernes ou nostalgiques, bien des structures nouvelles, des organisations de soutiens variés et je ne discute pas la générosité qui a sans doute toujours présidé puis accompagné ces mobilisations, de même que je ne nie pas les bonnes intentions attachées aux deux concertations nationales que j’ai été amené à partager, pas plus qu’à celles de la loi en programmation, mais aucune action n’a pu et ne pourra avoir de véritables retentissements, une véritable expérimentation durable, si l’équipe de terrain, si les maîtres d’école ne sont pas écoutés, organisés, préparés, soutenus et assurés de la confiance de leurs autorités de tutelle pour la traduire et la vivre convenablement dans l’école.

C’est simple, jamais une institution, publique, privée, agricole, industrielle, commerciale… ne peut être efficace sans véritable coordination, harmonisation. Dans nos écoles cette équipe n’a pas d’existence  généralisée et durable.

Les écoles qui vivent pleinement leurs fonctions éducatives et instructives, leur intégration dans leur milieu, la sérénité de leur quotidien le doivent à des initiatives particulières, à une implication exceptionnelle mais fragile. Que parte le directeur, la directrice, que change la composition de l’équipe, que les moyens varient selon la nouvelle municipalité, la disparition de partenaires et, souvent c’est la diminution de la vitalité de l’équipe…

Dans notre pays, on laisse nos écoles à la merci des circonstances, des enthousiasmes ou des découragements. La grande inégalité qui règne entre les moyens alloués par les communes, entre les ressources locales ne fait qu’accentuer l’inégalité des chances et si l’école laïque est celle qui est ouverte à tous, pour que chacun obtienne les compensations qui lui donnent le droit à l’avenir, alors nous sommes loin du compte.

Il faut que toutes les écoles puissent se doter d’une équipe solide animée par un responsable reconnu et valorisé.

Il faut donner à chaque école les moyens qui compensent la faiblesse des ressources locales et qui prennent bien en compte la spécificité de sa population scolaire.

Je crois que nos régions ou les agglomérations de communes dans le cadre de la décentralisation pourraient aider les municipalités pour parvenir à cette égalité des moyens pour une égalité des chances.

La direction d’école est la charnière du fonctionnement de nos écoles, elle mérite une considération véritable.

15 juillet 2018

LA MER selon Bernard LAVILLIERS

Classé dans : Non classé,poésies* — linouunblogfr @ 22 h 23 min

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C’est une de mes chansons préférées de Bernard Lavilliers. J’ai voyagé avec la mer, comme un rêve sublime. Les paroles sont d’une grande qualité.

Elle m’appelle et me fascine
Elle a laissé très loin ses îles
La mer
Grandes marées et grands naufrages
C’est une idée du fond des âges
La mer
Elle est la voix des trépassés
Sur les brisants la nuit tombée
La mer
Elle rassure ou elle fait peur
Elle est de toutes les couleurs
La mer

Quand je déroule sur sa plage
Mon corps fatigué de sauvage
La mer
Elle me raconte qu’avant moi
D’autres hommes ont perdu la voix
Sur terre
J’écoute sa voix son tempo
Et les sirènes des cargos
Dans l’air
Ces quelques mots pour Atlantide
A l’heure où la vie est liquide
Amère

Partir écouter le silence
Loin du monde et de l’arrogance
La mer
On va, fuyant, inaccessible,
Très loin des foules inutiles
La mer
Avec ce charme contagieux
Qui convient aux aventureux
Très fiers
Tu ne te répètes jamais
Et c’est pour ça que tu me plais…

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Victor Coudesabot |
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