Réfléchir et dire… un peu

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14 mai 2019

Anniversaire

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 02 min

 

Anniversaire, fête, chacun son avis exprimés par j’aime… je n’aime pas, parfois en accusant ces marques du calendrier d’être fautives du temps passé, du vieillissement présent, parfois aussi d’être des empreintes douloureuses… Voire hypocrite. D’autres aiment parce qu’elles sont au contraire significatives de durée de vie, de joies autour d’un prénom, des peintures persistantes, même si pâlies, de temps heureux, éphémères.

Pour moi, en souhaitant un « Bel anniversaire ! » Une « Bonne belle fête », ce sont des portes, que l’on rouvre successivement dans le couloir de l’existence, ces portes nombreuses, très nombreuses… Nous n’en ouvrons que quelques unes, les autres resteront un mystère, mais celles franchies tissent notre passé et marquent durablement notre mémoire de route… Notre journal de vie s’écrit avec ces dates et les saluer non seulement le ponctue, mais surtout leur donne un renouveau, plein de continuité et parfois de souhait en un mieux… Si l’oubli est impossible, demain peut au moins le compenser par d’autres actions, d’autres sentiments…J’ai un profond respect des dates d’anniversaires,
Ces portes que le temps dispose autour de nous,
Pour ouvrir un instant nos cœurs à ses mystères,
Et permettre au passé de voyager vers nous.

1 mai 2019

petite histoire du Muguet.

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 12 h 28 min
  • Une fête du muguet…

                Depuis le Moyen-âge. Il semble que le muguet aussi appelé lys des vallées, une plante originaire du Japon, soit présente en Europe depuis le Moyen-âge. La plante à clochettes a toujours symbolisé le printemps et les Celtes qui lui accordaient des vertus porte-bonheur.

    Le 1er mai 1561, le roi Charles IX officialisa les choses : ayant reçu à cette date un brin de muguet en guise de porte-bonheur, il décida d’en offrir chaque année aux dames de la cour. La tradition était née.
    La fleur est aussi celle des rencontres amoureuses. Longtemps, furent organisés en Europe des « bals du muguet ». C’était d’ailleurs l’un des seuls bals de l’année où les parents n’avaient pas le droit de cité. Ce jour-là, les jeunes filles s’habillaient de blanc et les garçons ornaient leur boutonnière d’un brin de muguet.

    … et une fête du Travail

    1er mai 1886. Ce samedi à Chicago, un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures est lancé par les syndicats américain. Une grève, suivie par 400 000 salariés paralyse de nombreuses usines.

    20 juin 1889 : le congrès de la IIème Internationale socialiste réuni à Paris pour le centenaire de la Révolution française, décide de faire du 1er mai un jour de lutte à travers le monde avec pour objectif la journée de huit heures. Cette date fut choisie en mémoire du mouvement du 1er mai 1886 de Chicago.
    Dès 1890, les manifestants arborent un triangle rouge symbolisant leur triple revendication : 8 heures de travail, 8 heures de sommeil, 8 heures de loisirs. Cette marque est progressivement remplacée par une fleur d’églantine, puis en 1907 par un brin de muguet. Le muguet fait son grand retour…

    24 avril 1941 : en pleine occupation allemande, le 1er mai est officiellement désigné comme la fête du Travail par le gouvernement de Vichy. Le jour devient chômé.

    Avril 1947 : la mesure est reprise par le gouvernement issu de la Libération. Celui-ci fait du 1er mai un jour férié et payé.

    Aujourd’hui, la Fête du Travail est commémorée par un jour chômé dans la plupart des pays d’Europe à l’exception notamment de la Suisse et des Pays-Bas. Au Royaume-Uni, c’est le premier lundi de mai qui est férié.

     

               DU MUGUET, DE LA CHANCE POUR VOUS…

    Fait authentique ou amélioré, pour moi il est avéré puisqu’inclus dans ma mémoire affective : mon grand-père me racontait qu’il devait sa blessure de Verdun à un brin de muguet téméraire, qu’il s’était penché pour  le cueillir en pensant à sa fiancée ; debout la balle lui aurait été fatale, disait-il, dans l’’épaule elle l’éloigna un temps du front… et peu à peu , nous sommes nés de cette chance !

    Beaucoup d’évènements, parfois heureux pour symboliser le renouveau, un départ avec les beaux jours, parfois des luttes âpres pour un meilleur lendemain, pour croire en la liberté, l’égalité, le muguet,  lys des vallées,  clochette de mai, larmes de sainte Marie, est traditionnellement fleur de la chance pour tous donc celle des amoureux, le printemps de la vie à construire ; celle des amis qui nous ont accompagné ou nous accompagnent, celle de tous ceux qui croient en la paix et rejettent la méchanceté…

    Un vieux symbole tintinnabulant, parfumé pour une éternelle jeunesse des cœurs, pour une flamme d’espérance toujours à ranimer!

    Pour tous, deux photos du muguet qui poussent sous nos fenêtres vendéennes :

    Le jardin porte-bonheur et la vie doucement en marche sur les clochettes du muguet !

    a tradition du premier mai remonte à l’Antiquité : c’était la date à laqauelle les navigateurs reprenaient la mer.
    Mais depuis la fin du XIXème siècle, le premier mai est un jour férié commémorant ce jour de 1886 où les syndicats américains demandèrent à plus de 400 000 travailleurs de descendre dans les rues pour l’obtention de la journée de 8 heures de travail.
    Depuis ce jour, le premier mai est traditionnellement la journée des revendications sociales.

    Dès la Renaissance, le muguet est une fleur porte-bonheur et son utilisation comme symbole du premier mai remonte à deux faits : le premier mai 1895, le chansonnier Mayol (auteur du célèbre  »Viens poupoule ! ») rencontre son amie Jenny Cook avec du muguet à sa boutonnière. De plus, dans les années 1900, les couturiers offraient, le premier mai, des brins de muguet aux clientes.
    Depuis, le muguet est omniprésent lors de la fête du travai

     

  • Mais nous sommes nombreux à garder de petites histoire de 1er mai, de clochettes de la chance!
  • Le muguet est à l’honneur le 1er mai ! Aussi appelée la Convallaria Majalis, le lys des vallées, la clochette de mai, les larmes de sainte Marie, voici les clés de cette fleur symbole de bonheur..
  • Pourquoi le 1er mai est la fête du muguet?

    Il semble que le muguet aussi appelé lys des vallées, une plante originaire du Japon, soit présente en Europe depuis le Moyen-Age. La plante à clochettes a toujours symbolisé le printemps et les Celtes lui accordaient des vertus porte-bonheur. Le 1er mai 1561, le roi Charles IX officialisa les choses : ayant reçu à cette date un brin de muguet en guise de porte-bonheur, il décida d’en offrir chaque année aux dames de la cour. La tradition était née.
    La fleur est aussi celle des rencontres amoureuses. Longtemps, furent organisés en Europe des « bals du muguet« . C’était d’ailleurs l’un des seuls bals de l’année où les parents n’avaient pas le droit de cité. Ce jour-là, les jeunes filles s’habillaient de blanc et les garçons ornaient leur boutonnière d’un brin de muguet. A Paris, au début du siècle, les couturiers en offrent trois brins aux ouvrières et petites mains. Mais il faut attendre 1976 pour qu’il soit associé à la fête du 1er mai. Sur la boutonnière des manifestants, il remplace alors l’églantine et le triangle rouge qui symbolisait la division de la journée en trois parties égales : travail, sommeil, loisirs.

    CHANCE ET BONHEUR MUGUET

26 avril 2019

LE CIEL EST TRISTE…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 38 min

 

 Le ciel était si triste qu’il ne cessait de pleurer. Les grosses larmes qu’il versait finissaient par inquiéter les animaux qui vivaient sur terre.

Afin de stopper ce déluge qui les menaçait, le roi des animaux chargea le plus beau d’entre eux, l’oiseau de Paradis, d’aller voir le ciel pour tenter de le consoler.

Celui-ci ne voulut pas lui rendre visite sans un cadeau et demanda à ses sept plus fidèles compagnons de lui donner leur plus belle plume :

Le perroquet lui donna sa plus belle plume violette, la perruche une plume indigo; le paon une plume bleue, le pivert une plume verte, la mésange une plume jaune, le martin-pêcheur une plume orange et le rouge-gorge une plume rouge, bien sûr.

L’oiseau de Paradis en fit un éventail qu’il emporta avec lui.

Après un long voyage, il atteignit enfin le ciel et lui demanda pourquoi il était si triste.

« Je me sens tellement seul. », répondit ce dernier.

Alors l’oiseau de Paradis offrit l’éventail au ciel qui tout heureux essuya enfin ses larmes. Il lui promit aussi de venir souvent le voir avec tous les autres oiseaux de la terre.

« Quel beau cadeau ! », remercia le ciel, je le garderai toujours avec moi, et je le sortirai quand je me sentirai seul et triste. »

Depuis, quand par hasard, le ciel a du chagrin; il sort son éventail, ce qui lui rend son sourire.

De la terre, on voit alors un bel arc se déployer dans le ciel.Rainbow

 

 

 

25 avril 2019

Le devoir de vote !

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 18 h 01 min

Le devoir de vote !
Je comprends le mécontentement, je comprends l’indécision et, mal, je peux comprendre l’oubli de l’histoire sociale et la méconnaissance des risques pour que le FN devienne un choix…. mais je ne comprends pas l’abstention : pourquoi ne pas se rendre aux urnes ?
Cent hypothèses, cent flous et donc cent interprétations des politiques : un vote blanc ou nul, même non reconnu, est comptabilisé et je ne pense pas que cet acte réel ne soit pas relevé et commenté si son ampleur est importante.
Voter sans s’exprimer est un geste au moins de reconnaissance de ce droit de vote si durement gagné, notamment par les femmes…
Que restera-t-il ensuite la rue, les conflits médiatisés, le chaos, pour dira-t-on sauver la République, dont on aura boudé l’expression principale, le vote !

16 avril 2019

Le marchand de sable

Classé dans : contes et légendes,Non classé — linouunblogfr @ 21 h 53 min

 

Grand-père, je me tournais et me retournais dans mon lit, sans pouvoir trouver le sommeil.

À minuit passé, j’avais encore les yeux grands ouverts. « Si seulement je pouvais dormir, si seulement le marchand de sable de mon enfance existait. »

J’avais à peine prononcé ces mots que je vis surgir devant moi un homme très grand, vêtu magnifiquement. Il portait des bottes de cuir qui lui montaient jusqu’aux cuisses, un pantalon d’un superbe velours bleu qui brillait doucement dans la nuit, une chemise d’un blanc éclatant finement brodée et un chapeau aux larges bords qui laissait flotter des rubans multicolores.

« Alors comme ça, tu ne crois plus au marchand de sable, Alain, et pourtant me voici. »

En effet, il portait un grand sac de soie rouge avec, à l’intérieur, du sable qui ressemblait à de la poudre d’or.

« Si tu veux me suivre, mets cette poignée de sable dans ta poche. »

Très intrigué, je fis ce que l’homme me demandait et je me mis tout à coup à voler dans les airs. Nous sommes passés alors par la fenêtre et j’ai fait le plus beau voyage de toute mon existence.

Nous avons survolé tous les continents et j’ai vu des choses merveilleuses : j’ai vu des bêtes sauvages d’Afrique s’abreuver la nuit tombée au bord des grands lacs.

J’ai vu, dans le désert, un petit Bédouin écouter les histoires fantastiques que lui racontait sa petite-fille à l’ombre de la grande tente familiale.

Parvenu jusqu’au ciel, j’ai glissé sur le toboggan de l’arc-en-ciel… J’ai joué à cache-cache derrière les planètes… J’ai jonglé avec les étoiles et j’ai tourné sur le manège des rayons du soleil !

J’étais épuisé à la fin et c’est à peine si je me suis rendu compte que le marchand de sable me prenait par la main en me disant :

« Viens, je vais te ramener dans ta chambre. »

Le lendemain matin, je me suis éveillé en m’étirant :

« Comme j’ai bien dormi, et quel beau rêve j’ai fait. Dommage que ce ne soit pas la réalité. »

C’est alors qu’en glissant la main dans la poche de mon pyjama… j’en ai retiré, une poignée de sable qui scintillait comme de la poudre d’or.

Je n’avais même plus mal au dos…

14 avril 2019

Marginal…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 16 min

Bonjour à vous qui avez choisi de vivre libres et à côté…

Comme de bien des fenêtres, je vous vois, comment faire autrement, je pourrais compter toutes ces bouteilles d’eau que vous transportez, vos chiens et vos « A quoi bon…? ».

J’ai 76 ans, un peu plus, cet un peu plus, un rien pour vous  est dense à mon âge et vous me rajeunissez au moins mon vécu.

Par contre votre revendication « marginaux » me heurte. Chacun l’est à sa façon, je l’ai été tout de suite ; 10 déménagements avant d’avoir 12 ans… Bien des rejets dans les nouvelles cours de récré… Des groupes scouts dits « foulards noirs » puis des provocs pour être… A votre âge, avant sans doute, j’ai connu avec d’autres la chambre de bonnes au 7ème étage dans Paris, les tentes dans les bois environnants, le drapeau noir aussi, puis la MJC et les plus jeunes à occuper, à emmener prendre des risques ailleurs… Elève récalcitrant, j’ai rencontré des « gens » enseignants, curés, qui m’ont dit « Fonce.. » Je suis devenu enseignant spécialisé dans des quartiers chauds, pour des ados de 18 ans en colère… A mon tour, j’allais les chercher dans leurs refuges ; j’ai rencontré des « enfants du voyage » dans leurs camps mouvants, d’autres venus de plus loin, sans la langue pour les aider… Puis je suis devenu responsable d’école, et j’ai avec d’autres, réalisé que sans la communauté et la solidarité rien n’était joué… Pas question de gommer les différences, mais de compenser les manques, répondre au moins aux questions… Alors ce fut en 40 ans beaucoup de moments de vie chargés, certes j’ai essayé de donner mais j’ai reçu aussi car les coups durs ne sont pas que pour les autres…

Plus précisément, j’ai beaucoup attaché d’importance à la famille, à celles de mes jeunes (un possessif inévitable), sans doute parce que la mienne m’a raté…

A part pour participer à un groupe de clowns, je ne suis plus membre d’associations, et ne réponds qu’à des besoins de coups de mains occasionnels, mais  si divers que je me sens Tintin, de 7 à 97 ans…

Vous savez, accompagner quelqu’un qui s’oublie dans une maison de retraite, une maison finale, même en chantant avec lui, avec elle, c’est dense, chaud, froid aussi… Peut-être rêve-t-il ce balbutiant, à son drapeau noir qui flottait en ses jeunes années…

Le drapeau noir a flotté dans notre jardin, sur notre marmite parfois, même celui de nos enfants et de leurs copains…Ces enfants qui aujourd’hui maraudent dans les rues de Paris…

Je corresponds avec beaucoup de mes anciens, certains se sont « rangés » d’autres restent « ouverts »… Certains ont sombré, pas dans l’oubli mais dans la vie…

Tous nous avons vieilli, hélas non pas tous, peut-être vieux cons, mais au moins pas aveugles… Ni moralisateurs, inquiets seulement… Vous, sous nos yeux vers quoi allez-vous ? Mais au moins vous aurez dit oui à vos envies et certainement que plus tard, vous aurez comme moi, comme nous, ça dans votre conscient…

Sincèrement, jeunes nomades de la vie qui commence belle suite de vie à vous…

10 avril 2019

Enseigner…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 22 h 07 min

Je n’ai aucune qualification prioritaire pour m’exprimer pas plus que nombre d’enseignants de tous niveaux, pas plus que bien des parents, que bien de nos concitoyens attentifs à leur École, bien moins que tous les chercheurs, les gens de réflexion et d’expérience qui consacrent leurs heures à mieux connaître, mieux ouvrir des voies à la transmission des savoirs, à l’instruction comme à l’Education…

Je ne suis qu’un homme qui fut d’abord un élève en de nombreuses écoles de la ruralité, de petites villes, de quartiers plus imposants en grandes cités. Un garçon trempé dans les centres de vacances, le scoutisme autant que les surprises parties, un écolier perdu, un cancre assumé, puis un normalien convaincu, passionné par sa première compréhension d’une évidence : apprendre pour mieux transmettre à ceux en devenir, voire en manque. Une révélation qui ne m’a plus quitté.

A travers mon métier d’enseignant, à travers mes engagements associatifs, j’ai voulu, réussi avec plus ou moins de bonheur selon les circonstances, les cas parfois, répondre à cette conviction.

Longtemps, ce fut dans le cadre de ce que nous nommions alors l’enseignement aux inadaptés, de tous âges, avant que ne se créent des structures plus adaptées, puis encore plus longtemps en établissement ordinaire, notamment en direction, ordinaire englobant une belle hétérogénéité…

Comme bien de mes collègues, j’ai frappé à bien des portes, ouvert bien des ouvrages, tentés bien des essais…

Toutes ces années, de toutes ces heures intenses par leurs espoirs, leurs doutes, leurs réussites et leurs échecs, de tous ces moments heureux et malheureux n’ont fait que renforcer mes orientations pour les transformer en certitudes.

-                     l’élève, qu’il soit très jeune, à peine organisé dans sa communication ou qu’il soit adulte toujours en besoin d’apprendre est unique. Ignorer ce truisme essentiel c’est non-seulement « assassiner Mozart » mais c’est aussi refouler la chance de chacun d’utiliser les ressources qu’il possède et qu’un regard trop formaté ne permet pas de faire éclore.

-                     un élève peut acquérir des connaissances par lui-même, avec le soutien d’un enseignant particularisé, voire même matérialisé par la vaste richesse de nos vecteurs depuis qu’existent des marques de mémoire, de transmission. Mais l’apprenant ne pourra jamais s’épanouir sans la confrontation avec les autres. le groupe est écoute, questions, propositions, recherches, essais et miroir…

-                     j’ai appris avec mes premiers élèves dits a-scolaires dits en difficultés d’apprentissages et ou de comportements combien ils avaient de similitudes dans leurs besoin de savoir, autant que de diversités dans leurs possibilités d’y répondre. j’ai appris combien était grande leur fragilités, avec tous j’ai appris, après l’avoir vécu moi-même, combien étaient lourds de conséquence les incidents de leur vie, combien ils pouvaient les sublimer ou les éteindre…

 

Nul n’est une île en lui-même, certes, mais ignorer que ces îles sont susceptibles de s’éroder au lieu de se solidifier est une erreur essentielle

Notre vocation, pour moi ce n’est pas un mot énorme, est d’accueillir l’enfant que l’on nous confie, de le mener de son niveau d’être pensant à un niveau supérieur en lui fournissant les savoirs, les outils qui lui donneront l’autonomie à laquelle ses aptitudes le conduisent. Cela sans angélisme aveugle, mais sans découragement non plus.

Notre fonction est de mettre nos élèves en situation collective de recevoir notre enseignement dans une classe, certes groupe de niveau, mais bien connu en son hétérogénéité et bénéficiaire d’une pédagogie adaptée, voire différenciée.

Ces principes peu à peu établis, pendant presque 10 ans, solitaire en mes classes dites de perfectionnement, élémentaires ou professionnelles, je dus les confronter d’abord à ma première classe élémentaire, un CE2, puis à toute l’école qui m’était confiée.

Pour la première, j’ai dû m’ajuster et comprendre les nuances, les pas de blocage de lecture par exemple mais des compréhensions rapides ou lentes, des précocités surprenantes devant une situation problème, passer de mes 15 élèves que j’accompagnais presque un par un, à ma trentaine globalement mieux armée mais individuellement divers, me demanda bien des remises à jours. Merci tous mes profs de Beaumont, merci mes maitres de stage, merci ce prof de gym de l’Ecole Normale qui avait su me dire : « Pense que tu es ton élève, pour savoir si tu es clair, fais fermer les yeux à ta classe pour anticiper un mot à écrire, un calcul à effectuer, un saut à prépare… » ; Il m’a fallu cette gymnastique, entre autres, pour passer de la classe spécialisée à la classe « ordinaire »… Merci à mes années de perfectionnement qui m’ont appris à rechercher les moments d’intérêt général pour capter l’attention de tous, les rassembler dans l’écoute et leur curiosité. Merci encore à eux qui m’ont appris à mettre en valeur ce que chacun avait de fort à faire valoir…

Pour la seconde, la responsabilité d’une école, ce fut plus difficile. Les habitudes de vie solitaire, avec des comptes à rendre uniquement à mon inspecteur ^pour mes méthodes, à mon directeur (c’était une école énorme dans une banlieue industrielle où j’alphabétisais des adultes certains soirs) pour mes obligations administratives et de surveillance, ne m’avaient pas préparé à ces fonctions.

Très vite, j’ai dû me pencher sur des « cas » : quelques comportements difficiles pour la vie en communauté, que je voyais débarquer en garde dans ma classe de croque-mitaine, des enfants du voyage, des enfants primo-arrivants, les retards scolaires étaient traités soit par le redoublement, soit par l’orientation en classes spéciales dans un autre établissement…

Plus tard, l’organisation des cycles a permis un suivi des enfants n’ont plus par niveaux mais par classes successives, avec possibilité de moments pour revenir combler des lacunes ou surpasser pour profiter d’une précocité. Les problèmes de conduite faisaient l’objet d’une réflexion collective avec des déplacements ou des attentions particulières…

 

8 avril 2019

La tortue porte la Terre

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 42 min

 

tortue terre

            Chez les indiens on croyait que la tortue portait la Terre

Selon eux, avant notre monde, toutes les créatures vivantes étaient au-dessus des nuages, au milieu de lacs, de rivières et de forêts.

Un jour, un vieil homme pour se faire soigner eut besoin d’une potion à base d’écorce. Sa fille décida d’aller en chercher, accompagnée de son chien. Mais en pleine forêt, un ours tenta de l’attraper pour la dévorer.

L’animal sauta sur la petite fille, mais tomba dans un trou. il entraîna le chien avec lui. Sa maîtresse se précipita pour le sauver ; à son tour elle tomba dans le trou. Durant la chute, elle s’agrippa à un arbre pour se retenir, mais au lieu de remonter, elle descendit en emportant avec elle tout le paysage qui l’entourait. Elle atterrit directement sur la carapace d’une tortue. Celle-ci, tout étonnée d’avoir une passagère clandestine sur le dos, demanda au castor, à la loutre et au crapaud d’apporter de la terre sur sa carapace pour que la fille s’y sente à l’aise[2].

Ainsi, grâce aux animaux, la Terre se créa, de plus en plus grosse et devint, sur le dos de cette tortue, la boule énorme telle qu’on la connait.

Comme elle porte notre globe sur son dos[], la tortue pour les tribus indiennes d’Amérique représente la Terre-Mère.

Ils croient aussi qu’elle protège les nouveau-nés… Certains Indiens disent qu’elle représente l’immortalité et la sagesse.

10 mars 2019

BONNES PÂTES

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 22 h 17 min

 

          Vendredi soir; je regardais les Enfoirés et je me pris à penser que, eux : les gens sur la scène, les gens des coulisses, les spectateurs, les acheteurs de CD, les donateurs divers et surtout tous ceux qui à des échelons très divers accomplissent un don d’argent, de temps, d’initiatives au quotidien des besoins tous sont des bonnes pâtes… Au-delà du bénévolat, auxquels se rattachent trop la notion de gratuité financière je préfère celle de bonne, belle volonté… cette volonté qui transforme un souhait, un rêve un élan, une intention en un acte et pour beaucoup  en engagement.

Face à ce creuset où se mêlent ces belles volontés j’entends je lis des commentaires acides (tel chanteur a besoin de publicité – tel autre détourne des impôts – tel voisin bénévole ferait mieux de s’occuper de sa famille – que de profiteurs dans la file des assistés … Bien des propos pour ne pas se sentir culpabilisés pour rester en dehors des « gogos » sans doute même pour se placer au-dessus…

Puis comme souvent l’expression a creusé mon esprit : pourquoi avoir choisi « bonne pâte » dans l’émotion du moment de communion généré par cette salle ?

 LA BASE de toutes les définitions : Substance molle, préparation ou produit de consistance pâteuse, dans de nombreux domaines techniques, industriels, commerciaux e artistiques.

Que ce soit pur faire un pâté de sable ou de la céramique en passant par les bases de bien des réalisations culinaires pâtes préalables minéralogiques, tout semble avoir été matière façonnable née d’un beau mélange (un beau pasti)…

Les scientifiques ont démontré que le corps humain est composé d’environ 70% d’eau et d’autres éléments qui se trouvent dans la terre. Ainsi l’être humain provient de l’argile.

Même nous : Dieu forma le corps de l’homme du limon de la terre. Il lui communiqua un souffle de vie, en lui donnant une âme raisonnable, capable de connaître, de vouloir et d’aimer Le dernier jour de la création, Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance » (Genèse 1:26). Il finit ainsi la création avec une « touche personnelle ». « Le SEIGNEUR Dieu modela l’homme avec de la poussière prise du sol. Il insuffla dans ses narines l’haleine de vie, et l’homme devint un être vivant. Le premier homme fut nommé Adam (nom qui signifie terre rougeâtre et rappelle l’humble origine de son corps).

La pâte originelle» (Genèse 2:7). Croire est une solution de facilité, c’est en tous cas bien plus simple que de refuser de croire. Celui qui attend de voir pour croire ne peut s’accrocher à aucun dogme, il se trouve seul devant les questions du bien et du mal, devant le sens à donner à sa vie (car sa vie n’a pas de sens donné, ne donnant accès à rien d’autre qu’au retour à la poussière). le Coran a mentionné cette réalité dans la Parole du Très-Haut: « Nous avons certes créé l’homme d’un extrait d’argile » [Al Mu’minun (les Croyants).

6 mars 2019

Une richesse : nos enfants – un outil : l’Ecole !

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 16 min

Une richesse : nos enfants – un outil : l’Ecole !

Certes l’école ne peut pas tout…. Elle est un des paramètres importants pour le présent et le devenir de l’enfant, mais évidemment pas le seul. Les influences sont permanentes, parfois même lorsqu’il dort, parfois même avant de naître- Je me souviens d’un document formidable visionné et discuté lors de ma formation CAEI (Alors on disait Certificat d’Aptitude à l’Enfance Inadaptée) montrant comment un bébé très agité retrouvait l’apaisement en revivant sa période prénatale à travers un système qui lui faisait entendre la voix, ressentir les attitudes sereines d’une Maman qui avait été très perturbée et donc perturbante pendant sa grossesse.

Bien sûr je suppose que ce souvenir et le sentiment qu’il m’a laissé pourraient être discutés, pourtant je pense que tout le temps où des enfants me furent confiés en tant qu’enseignant spécialisé ou en classe élémentaire, que directeur, qu’intervenant en associations, responsable de centre de loisirs… Je n’ai jamais oublié l’environnement et ses facteurs multiples parfois complexes qui participent à la construction d’une personnalité… « Nul n’est une île complète en lui-même… », évidemment en oubliant la fin de cette citation, surtout pas un enfant….

En ce qui concerne l’Ecole, sa mission est essentielle, bien que ni première, ni unique: elle accueille un enfant qui a déjà son vécu, des structures, des acquis… un enfant qui se construit en permanence à chaque moment de sa journée, dans ses réussites et des échecs, dans ses bonheurs et ses peine…Elle doit en tenir compte sans pour autant oublier qu’elle agit d’abord dans une collectivité ordonnée, interactive, avec ses objectifs, ses  règles et ses impératifs de convivialité

L’enfant est une pierre précieuse avec ses caractéristiques propres, un gemme (Pierre brute découverte dans la terre), que l’on peut certes laisser croître en enfant sauvage, à la cueillette de tout ce qu’il pourra glaner pour   grandir », mais nous avons plutôt choisi de le façonner en embellissant, valorisant ses ressources propres, compenser ses difficultés et assurer son épanouissement individuel et sa meilleure intégration dans cette société.

Plus encore, il faut lui donner les moyens de s’adapter pour réagir au mieux à tous les changements qu’il devra volontairement ou non rencontrer…

A nous, ensemble surtout, de faire de l’Ecole un bel outil. Ce n’est pas une exigence facile à assumer mais il y a déjà bien des établissements, des équipes qui chaque jour la remplissent avec enthousiasme et succès. Le partage de ces vécus est essentiel !

Comment intégrer tous les paramètres qui ont influé et influent sur le devenir de nos élèves sans perdre la spécificité du microcosme précis qu’est l’établissement scolaire pour transmettre des connaissances mais aussi assurer un savoir-faire et un pouvoir être fondamentaux ?

Chaque entrée est une aventure ; d’abord pour les enfants qui commencent une nouvelle vie, toujours vers la grande école vous remarquerez : entrée à la
maternelle, sans doute la plus importante, même pour les habitués de la crèche, puis au C.P. « Tu vas apprendre à lire, à écrire ; c’est toi qui liras des histoires à Papa, à Maman… ». En 6ème, l’émancipation commence sa marche, avec ses séductions et ses inquiétudes.     Au lycée, le regard des autres est devenu encore plus important…  Ce n’est pas « ado. » qui prévaut, comme si c’était un terme d’adulte un peu méprisant, mais pubère suite à « pré-pubère » au collège, comme si l’évolution biologique était plus significative que celle de la psychologie, pour eux, pas pour les parents ! Les niveaux suivants, étudiant, apprenti, ne sont pas les plus détachés des responsabilités familiales mais se vivent, ou devraient se vivre en cogestion…

A chaque étape de la croissance s’affirme l’empreinte de l’éducation personnelle. Les strates, génétiques, familiales et sociales, circonstancielles ou programmées, s’additionnent et s’entremêlent.

Prolétaire, dans son étymologie romaine désignait le citoyen qui n’a que ses enfants comme richesse… C’est un mot magnifique dont je veux oublier la connotation de pauvreté, pour ne garder que celle de richesse présente en route vers l’avenir

Ce n’est pas occulter l’importance de tous les éducateurs qui interviennent, à travers leurs engagements professionnels ou bénévoles auprès des jeunes que de préciser que la mission de l’enseignant est de

Pour que l’école ne soit pas une loterie, il faut généraliser ces initiatives , ce qui n’a jamais empêché les demandes, les implications, les revendications afin d’obtenir des conditions meilleures pour tout notre système éducatif.

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