Réfléchir et dire… un peu

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18 septembre 2018

Nage libre

Classé dans : lire — linouunblogfr @ 10 h 43 min

Lu dans mon bouquin du moment

« … S’endormir avec l’écran, c’est mettre au chômage le rêve. Surtout ne pas voir ce qui sommeille en nous, qui prend vie quand on s’endort… »

Effectivement, peu voire pas d’espérance dans ce livre « Nage libre » ; surtout du présent à consommer quand il est agréable, à avaler avec une grimace quand il est aigre et à subir vite pour mieux le rejeter quand il est douloureux, comme on le peut… La fuite des rêves qui ne libèrent que cauchemars gris… La plongée brutale dans un sommeil qui plombe, sans passage par le sas du demi-sommeil…

Puis… pas d’espérance mais  brusquement l’éveil de l’envie, celui dans ce livre de refaire un présent fort mais accrochant, tentant… Pour lui, c’est une révélation dans son  quotidien, nager. Un défi, nager mieux, plus longtemps, retrouver son présent nouveau dans demain, mieux encore…

Bien sûr naitra l’envie de partager ce plaisir avec quelqu’un, un témoin privilégié, et peut être enfin rêver avec des couleurs arc-en-ciel…

1 juillet 2018

Avant de naître déjà…

Classé dans : lire — linouunblogfr @ 21 h 48 min

Nous naissons mais déjà nos pré acquis sont lancés : je ne parle pas des conditions familiales, sociales ni même physiologique qui auront une influence plus que certaine sur le potentiel global du futur né.

Je parle du ressenti du fœtus et de ce qu’il va imprimer dans sa mémoire inconsciente. Un ressenti qu’il va imprégner et qui déjà vont le marquer… Je me souviens d’un très beau document présenté lors de ma formation au CAEI (simplification pour  l’examen du certificat d’aptitude à l’éducation des enfants et adolescents déficients ou inadaptés  devenu CATSAIS Certificat d’aptitude professionnelle pour les aides spécialisées puis CAPA-SH (certificat d’aptitude professionnelle pour les aides spécialisées, les enseignements adaptés et la scolarisation des élèves en situation de handicap),. On y découvrait un bébé très agité auquel le médecin faisait écouter la voix de sa maman, une voix apaisée, à travers de l’eau… reconstituant ainsi son contexte prénatal… Peu à peu, l’enfant se calmait, devenait attentif, son agitation disparaissait… Je n’ai plus en mémoire ni les détails de l’installation, ni les consignes ni le nombre de séances… je sais seulement que  cette mère à la grossesse tourmentée et son bébé avaient retrouvé leur harmonie…

Bien sûr, mon souvenir n’a pas de valeur scientifique ; bien d’autres pourraient le compléter ou le discuter, mais il m’a conforté dans l’influence de la tension de la mère, pourquoi pas du père, de la fratrie, de l’environnement quotidien avant même la naissance…grossesse_civ

9 juin 2018

La maraude de Gavroche

Classé dans : lire,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 15 h 30 min

Les Misérables Victor Hugo.

                    Pendant que Gavroche examinait la vitrine, deux enfants de taille inégale, assez proprement vêtus, et encore plus petits que lui, paraissant l’un sept ans, l’autre cinq, tournèrent timidement le bec-de-cane et entrèrent dans la boutique en demandant on ne sait quoi, la charité peut-être, dans un murmure plaintif et qui ressemblait plutôt à un gémissement qu’à une prière. Ils parlaient tous deux à la fois, et leurs paroles étaient inintelligibles parce que les sanglots coupaient la voix du plus jeune et que le froid faisait claquer les dents de l’aîné. Le barbier se tourna avec un visage furieux, et sans quitter son rasoir, refoulant l’aîné de la main gauche et le petit du genou, les poussa tous deux dans la rue, et referma sa porte en disant :

– Venir refroidir le monde pour rien !

Les deux enfants se remirent en marche en pleurant. Cependant une nuée était venue ; il commençait à pleuvoir.

Le petit Gavroche courut après eux et les aborda :

– Qu’est-ce que vous avez donc, moutards ?

– Nous ne savons pas où coucher, répondit l’aîné.

– C’est ça ? dit Gavroche. Voilà grand’chose. Est-ce qu’on pleure pour ça ? Sont-ils serins donc !

Et prenant, à travers sa supériorité un peu goguenarde, un accent d’autorité attendrie et de protection douce :

– Momacques, venez avec moi.

– Oui, monsieur, fit l’aîné.

Et les deux enfants le suivirent comme ils auraient suivi un archevêque. Ils avaient cessé de pleurer.

Gavroche leur fit monter la rue Saint-Antoine dans la direction de la Bastille.           L’averse, redoublant d’humeur, fit rage.

– Ah çà ! s’écria Gavroche, qu’est-ce que cela signifie ? Il repleut ! Bon Dieu, si cela continue, je me désabonne.

Et il se remit en marche.

Comme ils passaient devant un de ces épais treillis grillés qui indiquent la boutique d’un boulanger, car on met le pain comme l’or derrière des grillages de fer, Gavroche se tourna : – Ah çà, mômes, avons-nous dîné ?

–Monsieur, répondit l’aîné, nous n’avons pas mangé depuis tantôt ce matin. –Vous êtes donc sans père ni mère ? reprit majestueusement Gavroche. – Faites excuse, monsieur, nous avons papa et maman, mais nous ne savons pas où ils sont. – Des fois, cela vaut mieux que de le savoir, dit Gavroche, qui était un penseur. Ah ! Nous avons perdu nos auteurs. Nous ne savons plus ce que nous en avons fait. Ça ne se doit pas, gamins. C’est bête d’égarer comme ça des gens d’âge. Ah çà ! Il faut licher pourtant.

Du reste, il ne leur fit pas de questions. Être sans domicile, quoi de plus simple ? Cependant Gavroche s’était arrêté, et depuis quelques minutes, il tâtait et fouillait toutes sortes de recoins qu’il avait dans ses haillons.

Enfin il releva la tête d’un air qui ne voulait qu’être satisfait, mais qui était en réalité triomphant. –Calmons-nous, les momignards. Voici de quoi souper pour trois. Et il tira d’une de ses poches, un sou.

Sans laisser aux deux petits le temps de s’ébahir, il les poussa tous deux devant lui dans la boutique du boulanger, et mit son sou sur le comptoir en criant : – Garçon ! Cinque centimes de pain.

Le boulanger, qui était le maître en personne, prit un pain et un couteau. – En trois morceaux, garçon ! reprit Gavroche, et il ajouta avec dignité : – Nous sommes trois.

Et voyant que le boulanger, après avoir examiné les trois soupeurs, avait pris un pain bis, il plongea profondément son doigt dans son nez avec une aspiration aussi impérieuse que s’il eût eu au bout du pouce la prise de tabac du grand Frédéric, et jeta au boulanger en plein visage cette apostrophe indignée :

– Keksekça ?

– Eh mais ! C’est du pain, du très bon pain de deuxième qualité. – Vous voulez dire du larton brutal, reprit Gavroche, calme et froidement dédaigneux. Du pain blanc, garçon ! Du larton savonné ! Je régale.

Le boulanger ne put s’empêcher de sourire, et tout en coupant le pain blanc, il les considérait d’une façon compatissante qui choqua Gavroche.

-Ah çà, mitron ! dit-il, qu’est-ce que vous avez donc à nous toiser comme ça ? Mis tous trois bout à bout, ils auraient fait à peine une toise.

Quand le pain fut coupé, le boulanger encaissa le sou, et Gavroche dit aux deux enfants :

– Morfilez.

Les petits garçons le regardèrent interdits.

Gavroche se mit à rire :

– Ah ! Tiens, c’est vrai, ça ne sait pas encore, c’est si petit. Et il reprit :

– Mangez.

En même temps, il leur tendait à chacun un morceau de pain.

Et, pensant que l’aîné, qui lui paraissait plus digne de sa conversation, méritait quelque encouragement spécial et devait être débarrassé de toute hésitation à satisfaire son appétit, il ajouta en lui donnant la plus grosse part :

– Colle-toi ça dans le fusil.

Il y avait un morceau plus petit que les deux autres ; il le prit pour lui. Les pauvres enfants étaient affamés, y compris Gavroche. Tout en arrachant leur pain à belles dents, ils encombraient la boutique du boulanger qui, maintenant qu’il était payé, les regardait avec humeur.

– Rentrons dans la rue, dit Gavroche.

Puis, pensif, il grommelait entre ses dents :

– C’est égal, si j’avais des mômes, je les serrerais mieux que ça. Gavroche montra ses deux protégés et dit : – Je vas coucher ces enfants-là.

…Dans l’éléphant de plâtre, les heures de la nuit s’écoulèrent. L’ombre couvrait l’immense place de la Bastille, un vent d’hiver qui se mêlait à la pluie soufflait par bouffées, les patrouilles furetaient les portes, les allées, les enclos, les coins obscurs, et, cherchant les vagabonds nocturnes, passaient silencieusement devant l’éléphant ; le monstre, debout, immobile, les yeux ouverts dans les ténèbres, avait l’air de rêver comme satisfait de sa bonne action, et abritait du ciel et des hommes les trois pauvres enfants endormis.

8 juin 2018

Aimer le faire….

Classé dans : lire — linouunblogfr @ 11 h 19 min

Emprunt, mais je ne sais plus à qui…

Souhaitant vous faire partager ces quelques conseils, je me suis permis de vous les envoyer !

Selon des études récentes : Le faire debout fortifie la colonne…

Sur le ventre améliore la circulation du sang…

Sur le dos est plus agréable…

Tout seul c’est bon, mais égoïste…

En groupe peut être amusant…

Dans les toilettes c’est très digestif…

Le faire fréquemment développe l’imagination…

À deux, enrichit la connaissance…

À genoux, peut faire mal…

À la fin, sur la table ou sur le bureau…

Avant de manger ou après le souper,

Dans le lit ou le hamac,

À poil ou habillés,

Sur le gazon ou le tapis…

Avec fond musical ou en silence…

Dans des draps ou dans le placard :

Le faire, est toujours un acte d’amour et d’enrichissement.

Peu importe la race, les croyances, le sexe

Ou la position économique…

A tout âge :

Lire est un plaisir !!!

DÉCIDÉMENT, COMME IL EST BON DE LIRE  ET LAISSER ALLER L’IMAGINATION, COMME VOUS VENEZ DE LE FAIRE……

 

Victor Coudesabot |
Savoirses |
P4corneille |
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