Réfléchir et dire… un peu

Un site utilisant unblog.fr

21 mai 2018

Passeurs de livres…

Classé dans : être,je pense donc... — linouunblogfr @ 11 h 33 min

Une bibliothèque, c’est comme un éclairage public… Pas vitale, mais bien utile… Comme pour les lampadaires, il est des bibliothèques de belle stature et de forte intensité, il en est d’autres plus modestes… Dans un quartier, un village, c’est souvent une lumière qu’il est bon d’entretenir.  On y collectionne de l’intelligence en lignes pour la tenir à la disposition de tous. Mieux, on y rassemble des témoignages de cette intelligence passée et contemporaine, si possible, capables de satisfaire des goûts divers et de susciter des curiosités…

Cela ne veut pas dire qu’elle détient des trésors de sagesse : l’intelligence des auteurs, comme celle des personnes qu’ils font revivre ou qu’ils créent, peut être façonnée de qualités humaines bien diverses : de la générosité à la mesquinerie, de la bonté à la méchanceté, de la naïveté à la lucidité, de la simplicité d’esprit au génie… toute la palette de la psychologie et de la sociologie étale ses teintes, ses nuances et ses mixages… dans nos rayons.

Choisir, bénévolement ou professionnellement d’appartenir à l’espèce des « Passeurs d’histoires, de savoirs » pour plagier Vincenot, c’est un bel engagement.

Comme tous les engagements, il a ses intensités et ses faiblesses ; appartenir à une collectivité qui partage cette croyance dans l’écrit et tous ses avatars imagés, sonores… permet de modérer ensemble les trop-pleins d’enthousiasme et de trouver le réconfort nécessaire parfois…

La richesse de ce groupe, c’est aussi celle de la convivialité active au service des autres, pour la bibliothèque, au service du public, connu et potentiel.

J’ai appartenu avec bonheur à un tel groupe ; nous avons le choix de la forme et de l’intensité que nous voulons donner à cet engagement : des impératifs de disponibilité, de goûts, d’aptitudes aussi, rendent obligatoires la diversité de cet engagement, et c’est ce qui en assure sa richesse

La seule nécessité est le respect ! Respect de la finalité globale de l’association qui nous réunit. Respect de la forme que chacun a choisi de donner à son engagement. Respect des personnes dans les paroles comme dans les actes…

Assurer la plénitude de l’accomplissement de cet engagement dans la mesure du possible et des circonstances, aussi petite soit la taille que nous pouvons lui donner, est une base appréciable.

Choix, engagement, respect… et un autre mot auquel je suis attaché, c’est celui de crédit : croire en ce que l’autre accordera et redonnera, faire crédit à ceux qui partagent notre choix de promouvoir l’écrit dans notre lieu de lumière, faire crédit de leurs belles intentions et de leur volonté de bien servir ensemble…

Aucun de ces lieux de mots offerts n’est anodin dans son ingéniosité : contes – livres à découvrir – débats philo – écritures de nouvelles….

Après bien des choix, des engagements précédents ailleurs, toutes ces années furent formidables !

Belle suite et bel épanouissement à tous ceux qui donnent vie aux livres et dont j’ai le bonheur de retrouver les sourires, les mots d’accueil, à Montgeron, aux Sables d’Olonne, à Frontignan, ailleurs aussi, là où lisent mes enfants, petits-enfants, amis…!       Brefs ou prolongés, ce sont tous des souvenirs heureux que ces malles ouvertes sur leurs trésors m’ont bâtis et me bâtiront…

 

 

 

 

16 mai 2018

Croire et être en toute liberté…

Classé dans : je pense donc...,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 12 min

Croire et être en toute liberté…

             J’ai toujours évité de parler religion, par respect pour tous mes amis, mes anciens élèves, les membres de ma famille et les croyants et non-croyants sincères dont j’entends ou lis les témoignages.

Pourtant les questions, les réflexions auxquelles m’invitent nombre de ces personnes et nombre de perplexes, me font franchir le pas de mes convictions… « Mes », ce qui ne cautionne ni une Vérité ni une Légitimité, uniquement le fruit de mes expériences, de mes circonstances et de mes entretiens.

Je suis né dans une famille bivalente : une partie paternelle très croyante, voire cléricale, à l’ombre de fait et d’idées de l’énorme église qui avoisinait la boulangerie familiale et une partie athée, profondément empreinte de l’humanisme laïc.

Les représentants les plus influents de ces deux convictions dans ma commune, partageaient au moins l’intelligence de croire d’abord au mieux être et devenir de l’individu ; ils pratiquaient un altruisme concret   L’hypocrisie des factions les amenait, et j’en fus maintes fois témoin, à se rencontrer clandestinement… souvent pour trouver des solutions à des problèmes… Quitte à se bousculer dans les joutes orales publiques…

Toute ma vie, J’ai rencontré bien de ces hommes, de ces femmes, qui religieux ou non furent des acteurs, des moteurs parfois, pour les actions auxquelles j’ai été amené à participer, scoutisme, création de maison de jeunes, aides à l’habitat, à l’enfant et à l’adulte fragilisés, soutien de familles, centres de vacances, pupilles de l’Education, bibliothèque, vie scolaire bien sûr… Il arrive à chacun de subir des épreuves qui révoltent et font douter de la vie même et alors la ferme présence de telles personnes aide à dépasser ces situations personnelles désespérantes…

Je crois en l’individu et en son potentiel de solidarité ; tant mieux pour lui si ses convictions intimes lui apportent la force d’être. Ce qui différencie l’homme de l’animal, (J’emprunte à Vercors et ses ANIMAUX DENATURES), c’est sa faculté d’abstraction, de ses idées jusqu‘à la spiritualité et c’est cette capacité d’idéalisation, qui le mène, parfois même dans les moments les plus noirs…

Par contre, je ne me fie pas du tout aux Institutions dont l’histoire n’est que trop souvent la justification de dominations, de tortures, de massacres perpétrés par des meneurs à l’aide de fanatiques, sous couvert d’idéologies absolues. Je n’omets certainement pas les idéologies politiques despotiques, religieuses ou non ! Toutes sans exception depuis les premières déifications sauvages, du cannibalisme rituel aux sacrifices humains dédié à telle ou telle entité, au soleil par exemple, aux jugements des dieux, aux arènes, aux guerres de religion, aux missions de « conversion » dans les contrées lointaines, aux fascismes… toutes accompagnaient des tyrans en mal de pouvoir, d’asservissement, de richesses… Même les propriétaires exigeaient de leurs employés, de leurs fermiers l’obéissance à l’Eglise… Je ne peux oublier que longtemps la lecture des écrits fut considérée comme sacrilège, trop susceptible de démystifier des textes obscurs présentés comme paroles divines. La négation de découvertes, de la rotondité de la Terre à des vaccins, du refus de l’âme aux femmes à l’interdiction de la liberté de leur maternité, du rejet des différences individuelles… tout est contraire à la nature profonde de l’humanité : son droit d’être et son obligation au respect d’autrui dés lors qu’il ne nuit pas…

Je répète que cela n’enlève en aucune façon la qualité profonde de tous ces gens qui ont ponctué l’histoire de l’humanité en mettant la charité active en pratique, que ce soit avec la force de leur foi religieuse ou de leur foi laïque

Croire est le lot de tous, mais obliger par force, par peur, par tromperie à se plier à une croyance à une mystique est un délit. Il sape non seulement les Droits de l’Homme mais lui dénie sa liberté à s’assumer dignement et librement.

15 mai 2018

Bonne pioche du jour : Ecrire

Classé dans : BONNE PIOCHE,je pense donc... — linouunblogfr @ 17 h 41 min

 

Bonne pioche du jour : Ecrire

Quand on pioche, on creuse, « in a cavern… excavating for a mine… disait notre chanson Clémentine en cours d’anglais ». Ce que l’on met à jour n’est pas toujours un trésor mais rarement anodin,  alors je pioche en chineur…

A la lumière, 1+1+1+1+1+1, on touche on regarde, on sent,  on goûte, on écoute, peut-être… On brasse les résultats, on explore les caches de notre mémoire et on réfléchit.. Beaucoup de travail pour ce brave on…  La suite, c’est selon chacun heureusement : réalisme du connu et magie du supposé, tout ça fait notre vérité « A chacun la sienne… ».

Ce matin, j’ai enrichi mon coffre de bonnes pioches,  j’ai ramené de mon exploration de papiers, un petit opuscule qui titrait « des livres pour s’évader », une assertion qui n’a rien de nouvelle mais au contraire brille de tout son éclat mille fois ravivé :

« Si la parole est d’argent, si le silence est d’or, l’écriture est la magie des deux, la pierre philosophale. »

Je me suis vissé à l’œil ma loupe d’orpailleur et j’ai analysé ma pépite :

« La parole est d’argent… » : L’argent représente le pôle féminin, lunaire, pas forcément lunatique, ça c’est valable pour chacun de nous, la transparence, le psychisme, l’âme et le monde intérieur. Blanc et lumineux, l’argent symbolise aussi la pureté.

« …le silence est d’or… » (Un taiseux ne dort  pas forcément, au contraire ; de même qu’un bavard peut être bien secret). Revenons à l’or, le pôle mâle, actif, (pas forcément brouillon, bouillonnant aussi), solaire, diurne et chaud… Fragile parfois, notamment confronté à Mercure pas le messager volant ni planète, mais le corrosif hg capable de le dissoudre notre or, mais sans l’altérer, et à un brasier qui le liquéfie. Lui aussi représente la pureté, la majesté, temporelle ou divine…   Sa faiblesse me plait à ce grand séducteur : relativement mou, il ne peut servir d’outil de force ou d’arme…

J’en retiens que mes deux métaux ne sont pas  hiérarchisés  sauf en monnaies, monnaies, mais donnent l’image d’une belle complémentarité, celle du yin et du yang.

« …l’écriture est la magie des deux… » : J’ai lu que l’écriture est apparue afin que nous les roseaux pensant, nous nous souvenions… De quoi, de nos acquis en tous genres biens, savoirs, faits… ?  Si j’ai bien suivi me leçons sur la préhistoire, il semble aussi que le scripteur gravait des souhaits pour un projet, pour une demande de circonstances favorables… J’aime à penser qu’il se souciait de l’agréable, du beau dans sa codification et qu’il prenait, lui et les autres, les lecteurs, du plaisir à « lire et relire »…

Cela me ramène un peu à ce mercure capable de faire se transformer l’or sans le faire disparaître ; ce serait « la représentation symbolique de la communication (transmettre ce que je sais ou crois) reliée à l’intuition (ce que je pense, j’imagine), l’expression de notre moi profond, le lien entre notre  l’âme et notre personnalité… »

Ecrire c’est forcément puiser dans ses savoirs, ses aptitudes, ces acquis tous fruits du vécu mais pas que pour les narrer, pas que pour les accommoder, pour les imprimer avec l’encre du présent, pour les fixer à l’ancre du moment d’écriture, de beaux dires naissent chaque jour, combien de fixent ? Ecrire c’est donner un port à notre mémoire, un droit de pérennité pour le futur..

Me gusta la idea, pourquoi pas, Quand j’écris,  je me dis que parole et écrit sont les matériaux précieux d’un bâtisseur, un bricoleur du dimanche, un tâcheron du quotidien, un architecte de pyramides ou de tours audacieuses…

Rien sur la lecture, parce qu’elle est tout, mon trésor enfoui n’est que néant s’il n’a aucun liseur.

« La pierre philosophale… » : Celle qui pourrait changer les métaux vils en métaux précieux, comme l’argent ou l’or, guérir les maladies ; prolonger la vie humaine au-delà de ses bornes naturelles… Papier, disque dur ou pas, parpaings… tout s’érode, vieillit, s’écroule…     Avec la lecture décodée, revue, source de réécriture… l’Idée demeure, « ne se perd pas, ne se créée pas, se transforme… »  A nous de transmettre les codes et ouvrir les portes vers des lendemains riches des hier, des aujourd’hui, fondus en or et en argent. A nous de faire que la pierre philosophale soit surtout une pierre de Rosette capable d’interpréter toutes les hiéroglyphes de notre humanité en marche incessante.

Çà va bien, c’est bien en le pensant, c’est mieux en l’écrivant, c’est chouette en le gardant pour relire … plus tard

22 avril 2018

Je crois en la vie…

Classé dans : je pense donc... — linouunblogfr @ 22 h 13 min

Je crois en la vie, même si je la gaspille souvent. Je crois en la vie parce qu’elle est mouvement, même dans une cellule, même dans la chambre close du seul esprit. Je crois à la vie parce que je suis…

J’ai acquis la certitude de la mort, connaissance longtemps refoulée par l’élan même de la vie. Littéraire, platonique, virtuelle dirait-on plus aujourd’hui, elle s’est imposée à moi, brisant les piliers de mes ignorances avec la force d’un tsunami que rien ne peut contenir. Bien sûr, comme  et pour cette vague il y a les lendemains de convalescence, de reconstruction mais jamais d’oubli de la leçon…

Ces leçons furent variées, la première qui m’ait frappé, était une disparition, celle de mon maître en éducation, de mon maître en découverte, en reconstruction, mon « Si tu peux… », longuement récité, appliqué dans le tumulte de mon enfance, les émois er incertitudes de mon adolescence et mes premiers pas matures… Mon grand-père, mon parrain au sens le plus précis si bien traduit dans les engagements du baptême républicain, mon grand-père dont les écrits, plus que les récits, m’ont fait côtoyer la mort brutale des chambres de torture, des exécutions, la mort en masse des tranchées, des camps de concentration sans jamais la personnaliser, mon grand-père, mon découvreur de cette vie qu’il cultivait avec sensualité avec passion, mon grand-père a disparu…

Il nous promenait devant son futur tombeau, qu’il avait voulu grand, bien orienté, confortable, conviviale sans doute…  Pour les siens, avons-nous compris ensuite. Rentré à l’hôpital, il n’en est pas ressorti, il avait donné son corps à la science, totalement, comme il s’était donné à la vie.

Je ne connaissais pas encore la mort proche et je ne me suis senti que frustré de lui, amputé mais toujours habité de ses regards, de ses sourires, de ses gravités et de ses mots.

Je ne me suis pas senti concerné par toutes les cérémonies qui ponctuèrent son souvenir officiel, sauf et là j’en sui encore, toujours particulièrement fier, de son nom offert à un groupe scolaire… Lui, le Républicain, le laïc, l’intolérant des doctrinaires, le croyant en l’Homme et le connaisseur en hommes, lui le druide convaincu de la primauté absolue de la connaissance transmise autant que de ce potentiel de bon à la Rousseau si aisément pollué par les artifices de la société, lui mettait tous ses espoirs en l’Ecole.

Dans la Grande Librairie, François Busnel a demandé à Jean d’Ormesson, pour reprendre le mot de Napoléon visant Châteaubriant, s’il se croyait le « centre du monde ? ». L’Académicien a souri en répondant non, absolument non. Il a tort ! La question aurait porté sur le « Roi du monde », le « Maître à penser du monde », bien sûr que son amusement aurait été recevable, mais pas le « centre du monde ». Quiconque est le centre du monde, ne se dit pas le centre du monde mais se vit ainsi. La preuve, lorsque la conscience de soi disparaît dans l’abîme du coma de la platitude cérébrale clinique, dans la mort enfin, et bien le monde n’est plus, pour moi, pour toi, pour vous, pour chacun d’entre nous, individu…

Je ne sais pas, si la conscience d’un au-delà de la porte fatale, redonne la lucidité et l’inscription en un nouveau monde… Aucun médium, et pourtant la littérature, les « témoignages » abondent, aucune résurrection ne m’a convaincu de cette renaissance.

O combien j’aurais aimé y croire parfois !

 

18 mars 2018

Eternelle justification du Moi…

Classé dans : contes et légendes,je pense donc... — linouunblogfr @ 11 h 11 min

 

 

Histoire de  moutons, pourquoi pas bientôt a transhumance… Pas évident, à moins d’être Saint-Exupéry… et encore il avait des problèmes de  dessin…  Bien sûr, il y a La Fontaine et son pauvre petit agneau. Il paye pour les siens dont les bêlements sarcastiques ne sont que prétextes pour justifier sa voracité.

Faut-il qu’il soit  complexé ce carnassier pour éprouver le besoin de justifier son naturel de prédateur derrière une vendetta factice !

Ainsi en est-il, mon cher Jean de nos actes qui ne trouvent grâce, à nos yeux, qu’enrobés d’une couche ce « bons motifs ».

Les autres, les « mauvais motifs », ceux listés dans les péchés capitaux, en partie, car certains anticipent des faits (tu ne  tueras point – tu ne voleras point – d’autres des intentions  – tu ne convoiteras pas – …)

Pire quand c’est mieux : nous sommes souvent capables de trouver des excuses… à nos B.A. et de mauvaises en plus ! « Je ne me suis pas détourné pour faire traverser cette personne par solidarité mais parce que ça se fait, parce que je suis en colère contre  ceux qui regardent sans bouger, parce que ma mémoire de donnerait des cours de honte… »

Impulsion, que d’explications nous cherchons en ton nom ! En allant très haut, nous mettons au sommet des motivations, le besoin, l’impérieux besoin de plaire… à un dieu omniprésent, omni voyeur et comptable de nos pulsions plus que de nos actions. D’ailleurs, ne suffit-il pas, bon jésuite, de croire que, les doigts croisés derrière le dos et un acte de contrition, suffiront pour annuler l’acte réalisé ou la parole prononcé…. (J’ai même lu très récemment que dans l’échelle des « horreurs », puisqu’il en existerait une, le viol est préférable à l’avortement, je n’ai pas vu où se situent la pédophilie, le crime pour vol et les meurtres pour convertir… derrière la mendicité peut-être ?) Par contre, la pensée a besoin d’être blanchie par une bonne motivation.

Se justifier devant la Société par le profit « Regardez ce que ça m’a rapporté pas comment je l’ai obtenu ! », à l’aune de l’échelle de réussite :   argent – autorité – pouvoir – notoriété.

Passer pour « bon » est laissé  à ceux qui en ont les moyens. Dame patronnesse, mécène… Oui, mais nantis !

Bon m’embête, aujourd’hui, dire « c’est un bon ! » peut recouvrir bien des compliments qui n’ont rien à voir avec la générosité…

Dans tous les autres cas, hors fortune, célébrité, puissance ; vocation à la sainteté, laïque ou religieuse… C’est l’inutile (ce qui ne rapporte pas) le plus souvent dernier nommé : utiliser son temps, ses talents, des ressources au profit des autres, d’abord, relève du déséquilibre : « charité bien ordonnée ne commence-t-elle pas  par soi-même ? »

Autre moteur d’engagement vers les autres: l’amitié, l’amour, plus polarisés vers un autrui bien connu. Ce besoin de plaire est exprimé, au début, par les figures du jeu de la séduction puis par celui plus affirmé, plus posé de l’affection et enfin par celui de la crainte de perdre cette relation privilégiée. Lucidement, cette étape peut être vécue comme celle de la lassitude, voire du rejet, autres formes de sentiments malgré tout !… Cela entraîne à la multiplication des B.A., ou des M.A. Aussi car l’échelle n’est plus celle de la société, mais celle de l’Autre.

Les exemples de l’Histoire comme ceux plus triviaux de notre quotidien abondent. Un seul jugement prévaut, celui de l’être recherché : « Je brûle de tous mes feux possibles pour allumer les yeux, les envies de moi chez l’Autre ! Tant pis si je dois éteindre mes besoins, mes aspirations, mes talents, devenus inutiles puisque dérisoires pour satisfaire l’Autre »

Si fracture il y a, le naturel reviendra-t-il au galop ? Pas  certain… La déformation expérimentée, la déception, peuvent avoir fabriqué une autre personnalité…

Tout n’est pas forcément négatif,  au contraire… Car selon la muse, l’égérie, (désolé que des féminins), l’altruisme a pu aussi s’installer, se renforcer !

Reste la motivation ultime, celle du miroir « Connais-toi, toi-même ! » On dirait une apostrophe de banlieue avec l’intonation adéquate…

Avec son corollaire : « Plais-toi à toi-même !’

Peut-on se mentir durablement ? Sans doute, en permanence, jusqu’au bout ? J’en doute fortement, sauf si la brutalité du « bout » efface toute introspection, pas de « Il paraît que toute notre vie défile au dernier moment… » éventuel.

C’est sûr que le miroir perso est un juge sans appel, seulement, il existe des miroirs déformants, concaves, convexes, tournicotés par l’usage. Notre image revient bien biaisée ; sa lecture aussi.

Ça, c’est le plus beau, c’est que sous la couche de trucage du miroir et des critères d’interprétations faussés, demeure le fondamental de notre vérité : celle que devine notre « valet », que perçoivent nos frères, nos sœurs , la fratrie témoin , plus que les parents , de notre construction primitive ; plus que celle d’un ami, d’un conjoint, d’un confesseur, d’un psy… tous  ces témoins mosaïques de notre être, de notre devenir, qui tous recèlent une part plus ou moins profonde de notre vérité… plus que tous ces témoins est l’ego. Périssable uniquement avec la mort… et encore doutent les croyants.

 

6 mars 2018

Dire, conter, lire…

Classé dans : je pense donc... — linouunblogfr @ 10 h 32 min

Mes lectures ? m’a-t-on demandé… Pas tout, mais éclectiques. Un seul impératif qu’elles soient prenantes ; du documentaire à l’essai, à la BD, au catalogue même, à la nouvelle, au roman… pourvu que j’ai envie d’aller aux pages suivantes, lentement mais avec appétence …

Pour les fictions, nées ou pas d’histoires vécues, j’aime qu’elles, me surprennent, que presque à la fin, je m’exclame comme le commissaire Bourrel, « B…, mais c’est bien vrai, ça ! Même si la fin finalement me fait un pied de nez en me disant, comme mes petits enfants «  Je t’ai bien eu… »… Sans doute que j’y retrouve mes attentes savamment élaborées par mon grand-père diseur, puis mon propre plaisir de conteur jamais assouvi…

Pour les contextes, tout fait fonds,  ceux des albums de balades, des ateliers, des métiers divers, j’aime surtout les ambiances du patrimoine propres à l’auteur… N’importe où puisque je reconnais, approfondit ou tout bonnement découvre…

Bien des romanciers ont choisi leur région, leur village ou ville pour y faire vivre leur personnages et c’est formidable… Mieux, cela m’incite parfois à me dire : « J’irais bien là… »… C’est bien quand vous vivez des aventures… Je ne boude pas du tout, les envolées hors frontières, mais me plait à partir en lignes d’écriture vers tous nos points cardinaux de l’hexagone, aux points intermédiaires,  selon chaque degré de la boussole…  Il y éclos des rencontres prenantes… Les cités, les régions moins pointées par l’aiguille, celles du centre, des jardins de notre pays, de l’Ille de France, et je laisse à votre carte de soin de vous évoquer toutes celles que j’omets, sont des terroirs riches en dire, écrire, lire, peindre… Certaines séries, certains films savent nous attirer aussi,  pas forcément par leurs intrigues, la qualité de leur acteurs mais beaucoup par leur espaces d’action… Ouvrages, films… Je n’en citerai aucun car ils sont nombreux sauf un pour l’exemple…

Aimer le faire, merci l’auteur

Classé dans : je pense donc... — linouunblogfr @ 10 h 01 min

 

Emprunté mais je ne sais plus à qui…

 

« Souhaitant vous faire partager ces quelques conseils, je me suis permis de vous les envoyer !

Selon des études récentes : Le faire debout fortifie la colonne ;

Sur le ventre améliore la circulation du sang ;

Sur le dos est plus agréable ;

Tout seul c’est bon ; mais égoïste

En groupe peut être amusant ;

Dans les toilettes c’est très digestif ;

Le faire fréquemment développe l’imagination ;

À deux, enrichit la connaissance ;

À genoux, peut faire mal…

À la fin, sur la table ou sur le bureau ;

Avant de manger ou après le souper

Dans le lit ou le hamac

À poil ou habillés ;

Sur le gazon ou le tapis ;

Avec fond musical ou en silence ;

Dans des draps ou dans le placard :

Le faire, est toujours un acte d’amour et d’enrichissement.

Peu importe la race, les croyances, le sexe ;

Ou la position économique…

A tout âge :

Lire est un plaisir !!! »

 

DÉCIDÉMENT, COMME IL EST BON DE LIRE  ET LAISSER ALLER L’IMAGINATION, COMME VOUS VENEZ DE LE FAIRE……

3 octobre 2017

Écrire selon Juliette

Classé dans : je pense donc... — linouunblogfr @ 16 h 21 min

écrire             Écrire… Écrire pour s’envoler, écrire pour oublier, écrire pour dénoncer, écrire pour vivre. S’exprimer, laisser libre court à son imagination, frotter doucement sa plume sur son papier, faire glisser passionnément son stylo sur son cahier, taper machinalement sur les touches de son clavier. Ne pas revenir en arrière, ne jamais regretter ni même appréhender. S’identifier à ses personnages, se reconnaître dans chaque tâche d’encre, suffoquer, rire, pleurer… Puis souffler. Souffler de bonheur, se sentir rassuré, perdu, amoureux. Voilà ce à quoi s’engage un écrivain, voilà ce dont il doit être capable. Voyager et faire voyager, détester et faire détester, apprécier et faire apprécier. Et ce uniquement grâce à la magie des mots. Puis finalement écrire pour laisser des traces, des idées, des souvenirs. Écrire pour ne jamais être oublié et pour que l’on n’oublie jamais. Une différence subtile, certes, mais ne valait-elle pas la coup d’être écrite ?

23 septembre 2017

CHAQUE MATIN…

Classé dans : je pense donc...,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 10 h 15 min

     Nous ne savons pas si le Bonheur existe, et, peut-être, cela vaut-il mieux car comme le savetier de la fable, nous aurions souvent peur de lapin oeufs pâquesle perdre

     Par contre, nous savons que les bonheurs, eux, abondent. Petits, grands, ils sont attendus ou imprévus ; ils apparaissent dans les circonstances les plus diverses, insolites parfois mais ils sont fortement calorifiques

La chaleur d’un coup de main, que l’on donne ou que l’on reçoit, le sourire d’un inconnu croisé, la gentillesse, la sincérité, la bonne volonté… même fugaces ces signes sont des cadeaux qui ne résolvent pas les soucis mais font de mesquinerie et égoïsme des mots périssables.

Chaque aube est le début d’une nouvelle vie disent les optimistes, sans oublier celles qui les ont forgées, à chacun, il faut souhaiter de belles journées éclairées de rencontres vivifiantes et vraies. Acceptez ces brefs rayonnements. A votre tour, vous rayonnerez et l’espérance, cachée par les misères, émergera de son tonneau.

Ce n’est pas toujours facile mais c’est tellement agréable à retrouver, après dans un coin de son esprit.

15 mars 2017

Eternelle justification du moi…

Classé dans : je pense donc... — linouunblogfr @ 15 h 46 min

Histoire de  moutons, pas évident, à moins d’être Saint Exupéry… et encore il avait des problèmes de  dessin…  Bien sûr, il y a La Fontaine et son pauvre petit agneau. Il paye pour les siens dont les bêlements sarcastiques ne sont que prétextes pour justifier sa voracité.

Faut-il qu’il soit  complexé ce carnassier pour éprouver le besoin de justifier son naturel de prédateur derrière une vendetta factice !

Ainsi en est-il, mon cher Jean de nos actes qui ne trouvent grâce, à nos yeux, qu’enrobés d’une couche ce « bons motifs ».

Les autres, les « mauvais motifs », ceux listés dans les péchés capitaux, en partie, car certains anticipent des faits (tu ne  tueras point – tu ne voleras point – d’autres des intentions  – tu ne convoiteras pas – …)

Pire quand c’est mieux : nous sommes souvent capables de trouver des excuses… à nos B.A. et de mauvaises en plus ! « Je ne me suis pas détourné pour faire traverser cette personne par solidarité mais parce que ça se fait, parce que je suis en colère contre  ceux qui regardent sans bouger, parce que ma mémoire de donnerait des cours de honte… »

Impulsion, que d’explications nous cherchons en ton nom ! En allant très haut, nous mettons au sommet des motivations, le besoin, l’impérieux besoin de plaire… à un dieu omniprésent, omnivoyeur et comptable de nos pulsions plus que de nos actions. D’ailleurs, ne suffit-il pas, bon jésuite, de croire que, les doigts croisés derrière le dos et un acte de contrition, suffiront pour annuler l’acte réalisé ou la parole prononcé…. (J’ai même lu très récemment que dans l’échelle des « horreurs » , puisqu’il en existerait une, le viol est préférable à l’avortement, je n’ai pas vu où se situent la pédophilie, le crime pour vol et les meurtres pour convertir… derrière la mendicité peut-être ?) Par contre, la pensée a besoin d’être blanchie par une bonne motivation.

Se justifier devant la Société par le profit « Regardez ce que ça m’a rapporté pas comment je l’ai obtenu ! », à l’aune de l’échelle de réussite :         argent – autorité – pouvoir – notoriété.

Passer pour « bon » est laissé  à ceux qui en ont les moyens. Dame patronnesse, mécène… Oui, mais nantis

Bon m’embête, aujourd’hui, dire « c’est un bon ! » peut recouvrir bien des compliments qui n’ont rien à voir avec la générosité…

Dans tous les autres cas, hors fortune, célébrité, puissance ; vocation à la sainteté, laïque ou religieuse… C’est l’inutile (ce qui ne rapporte pas) le plus souvent dernier nommé : utiliser son temps, ses talents, des ressources au profit des autres, d’abord, relève du déséquilibre : « charité bien ordonnée ne commence-t-elle pas  par soi-même ? »

Autre moteur d’engagement vers les autres: l’amitié, l’amour, plus polarisé vers un autrui bien connu. Ce besoin de plaire est exprimé, au début, par les figures du jeu de la séduction puis par celui plus affirmé, plus posé de l’affection et enfin par celui de la crainte de perdre cette relation privilégiée. Lucidement, cette étape peut être vécue comme celle de la lassitude, voire du rejet, autres formes de sentiments malgré tout !… Cela entraîne à la multiplication des B.A., ou des M.A. Aussi car l’échelle n’est plus celle de la société, mais celle de l’Autre.

Les exemples de l’Histoire comme ceux plus triviaux de notre quotidien abondent. Un seul jugement prévaut, celui de l’être recherché : « Je brûle de tous mes feux possibles pour allumer les yeux, les envies de moi chez l’Autre ! Tant pis si je dois éteindre mes besoins, mes aspirations, mes talents, devenus inutiles puisque dérisoires pour satisfaire l’Autre »

Si fracture il y a, le naturel reviendra-t-il au galop ? Pas  certain… La déformation expérimentée, la déception, peuvent avoir fabriqué une autre personnalité…

Tout n’est pas forcément négatif,  au contraire… Car selon la muse, l’égérie, (désolé que des féminins), l’altruisme a pu aussi s’installer, se renforcer !

Reste la motivation ultime, celle du miroir « Connais-toi, toi-même ! » On dirait une apostrophe de banlieue avec l’intonation adéquate…

Avec son corollaire : « Plais-toi à toi-même !’

Peut-on se mentir durablement ? Sans doute, en permanence, jusqu’au bout ? J’en doute fortement, sauf si la brutalité du « bout » efface toute introspection, pas de « Il paraît que toute notre vie défile au dernier moment… » éventuel.

C’est sûr que le miroir perso est un juge sans appel, seulement, il existe des miroirs déformants, concaves, convexes, tournicotés par l’usage. Notre image revient bien biaisée ; sa lecture aussi.

Ça, c’est le plus beau, c’est que sous la couche de trucage du miroir et des critères d’interprétations faussés, demeure le fondamental de notre vérité : celle que devine notre « valet », que perçoivent nos frères, nos sœurs , la fratrie témoin , plus que les parents , de notre construction primitive ; plus que celle d’un ami, d’un conjoint, d’un confesseur, d’un psy… tous  ces témoins mosaïques de notre être, de notre devenir, qui tous recèlent une part plus ou moins profonde de notre vérité… plus que tous ces témoins est l’ego. Périssable uniquement avec la mort… et encore doutent les croyants.

 

Victor Coudesabot |
Savoirses |
P4corneille |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | the blonde box
| Shareprof
| Cgt56chba