Réfléchir et dire… un peu

Un site utilisant unblog.fr

20 juin 2018

OBJETS INANIMÉS QUI S’ATTACHENT A MON ÂME…

Classé dans : être — linouunblogfr @ 22 h 01 min

Un objet banal, qui ne soit imprégné ni d’émotion ni de nécessité : pas une pipe allumée autour d’une table de copains ou dans la cour de récré en hiver, pas un stylo ou une souris qui portent mes pensées, pas une clef cent fois cherchée, cent fois retrouvée en évidence, pas un livre non plus, lu et gravé, oui en réserve vitale, pour plus tard…

Objet permanent à l’utilité prétexte et au toucher familier… je ne vois guère qu’un couteau, tapi au fond d’une poche, de ma pochette puisqu’il est suspect de porter une lame sur soi…

Mon premier,  je le dois à mon grand-père ; deux lames pivotantes opposées bout à bout, coincées entre deux plaques de laiton ciselé d’un arbre et d’un chien, jaune cuivré presque doré…

Choisi à mon entrée au CP, chez la quincaillière parmi des centaines de trésors sous verre. Bâtons épointés, écorces sculptées, ronces sabrées,. Et coupe que je te taille !  Pichenettes aussi sur le bord d’un fossé et dans la terre de la cour… Pas d’interdit scolaire alors… et puis, présence au bout des doigts, lecture braille de ses moulures dans les moments de silence…

J’en ai possédé d’autres ; j’en ai toujours, Laguiole, Opinel, multifonctions suisses, coutelas même en ma période scoute…  J’en possède encore, mais plus toujours sous la main… De même que mes pipes dorment de leur retraite forcée, mes couteaux n’ont plus guère l’occasion de s’ouvrir. Si, un Opinel maintes fois aiguisé, incontournable en chaque préparatif de bricolage et un vieux canif noir polyvalent, à proximité lorsque je bouge, à pied, à vélo, en voiture, en train… pas en avion. L’un de ses pareils me fut retenu au départ et avait disparu à l’arrivée…

Je suis devenu grand avec le couteau de confiance de mon grand-père…

Jamais je n’ai oublié de donner ma pièce, notamment pour celui reçu cet été, ce magnifique Pradel d’Auvergne, pour ne pas rompre l’amitié avec celui, celle qui m’offrait une lame.…

Autre « chose » inanimée qui a pourtant une âme à partager avec la mienne… Un objet que ma mémoire, mon présent et sans doute mon futur ne pourraient ignorer, ce sont mes lunettes…

Elles sont à califourchon sur mon nez depuis la maternelle, mes trois ans environ… Je Plus qu’un accessoire utile, au-delà de leur évidente nécessité…

Leur présence m’a conduit à un geste réflexe : un index sous le mitan de la monture pour la toucher, la sentir plus que par besoin de la consolider ou la remonter… Il m’arrive d’avoir ce mouvement même le visage nu.

Lorsque j’ai eu l’obligation de corriger mes problèmes de cataracte, l’ophtalmo m’a suggéré d’en profiter pour effacer totalement ma myopie donc me passer de verres correcteurs… J’ai préféré conserver une vue de loin un peu faible, réserver à la lecture mes seuls yeux mais ne pas m’alléger de la pression de mes lunettes…

Ni mon nez, ni mes oreilles, ni ma main n’auraient pu s’y résoudre… Alors mon esprit !

Certains anciens copains, rencontrés après bien des années, des rides et des kilos, m’ont reconnu à ce tic…

 

 

S’il et un autre objet parmi mes indispensables inutilités qui s’impose à moi, c’est certainement ma tignasse… Plus longuement que pour mes lunettes, c’est vers elle que  lorsque le doute, l’attente, la perplexité, la lecture, l’ensommeillement, la réflexion longue s’installent… que je me tourne.

Je suppose que bébé chevelu, elle me tint lieu de pouce. Elle, si libre, si enchevêtrée aujourd’hui, fut jusqu’à ma douzième année, le temps de ma communion, photos s’il vous plait, un balai brosse en épis bruns dressés sur mon crâne.

Ma mère, lorsque j’étais mouflet, allait jusqu’à me mettre des rouleaux…

Avec ma puberté, l’âge des poils, elle a obtenu un garçon semblable à son portrait perso, il en sera de même avec le métier… pas de personnalité ce mec !

Que d’examens, nous avons subi ensemble, médicaux, sentimentaux, sociaux, mes cheveux et moi !

Instinctivement, comme d’autres clignent des yeux, toussotent, moi je glisse vers mes lunettes, les pointe puis enroule une boucle avant de crocher dans la chevelure.

Avec l’adolescence, ils ont donc répondu aux vœux maternels, je bouclais dru !

En fait, diraient mes petits enfants, leur aspect importait moins que leur contact. la consigne chez le coiffeur est la même à 75 ans qu’à16 ans : libres et pas trop courts.. Présents !

J’ai essayé  la barbe ; c’est une présence aussi mais trop longue à devenir palpable, trop difficile à, entretenir…         Non, mes cheveux, doux eu rêches lorsque tarde le shampoing, sont dans leur invisibilité hors miroir, mon doudou de grand.

Premiers servis par la pluie, par le soleil aussi, ils me font grogner mais m’obligent à leur donner mon attention. Je leur dois bien ça !

Chauve, la patinoire de mon crâne aurait-elle le même confort à offrir à ma main ?

Je m’y perdrai moins mais quel manque !

 

 

17 juin 2018

Papa, Ô Papa

Classé dans : être — linouunblogfr @ 8 h 45 min

Papa, Ô Papa »Jean Claude DARNAL

Y avait dans le désert qui conduit tout là-bas

Un homme rude et fort qui marchait à grands pas

Derrière un petit gars lui emboîtait le pas

Mais n’y arrivait pas

Papa, ô Papa, attends-moi je ne peux pas

Papa si tu vas à grands pas faire ton pas

Un pas c’est un pas mais ton pas je ne l’ai pas Papa, ô Papa, je ne peux pas

Parfois le bonhomme s’arrêtait pour laisser

Laisser au gamin le temps d’le rattraper

Sitôt qu’ils étaient à nouveau rassemblés Alors il repartait

Papa, ô Papa, attends-moi, je ne peux pas

Viens là mon p’tit gars, t’en fais pas, prends mon pas

Un pas c’est un pas mais ton pas je ne l’ai pas

Viens là mon gars ne t’en fais pas

La marche avançait mais le temps défilait

Notre homme vieillissait, le gamin grandissait Son pas s’allongea et maintenant pas à pas

Ils s’en allaient là-bas

Papa, ô Papa, regardes moi, faire mon pas

Papa si tu vas à grands pas j’fais comme toi Un pas c’est un pas et ton pas c’est mon pas

Papa, papa, je fais ton pas

Y avait dans le désert qui conduit tout là-bas

Un homme rude et fort qui marchait à grands pas

Laissant derrière lui un vieillard qui a dit

Adieu, j’arrête ici

Vas, vas, mon p’tit gars d’un bon pas n’attends pas Mon pas est trop las, vas tout seul vers là-bas Un jour tu verras un gamin qui suivra Ton pas et le rattrapera Un jour tu verras un gamin qui suivra Ton pas et le dépassera !

10 juin 2018

Chaque matin

Classé dans : être — linouunblogfr @ 21 h 15 min

Nous ne savons pas si le Bonheur existe, et, peut-être, cela vaut-il mieux car comme le savetier de la fable, nous aurions souvent peur de le perdre

Par contre, nous savons que les bonheurs, eux, abondent. Petits, grands, ils sont attendus ou imprévus ; ils apparaissent dans les circonstances les plus diverses, insolites parfois mais ils sont fortement calorifiques

La chaleur d’un coup de main, que l’on donne ou que l’on reçoit, le sourire d’un inconnu croisé, la gentillesse, la sincérité, la bonne volonté… même fugaces ces signes sont des cadeaux qui ne résolvent pas les soucis mais font de mesquinerie et égoïsme des mots périssables.

Chaque aube est le début d’une nouvelle vie disent les optimistes, sans oublier celles qui les ont forgées, à chacun, il faut souhaiter de belles journées éclairées de rencontres vivifiantes et vraies. Acceptez ces brefs rayonnements. A votre tour, vous rayonnerez et l’espérance, cachée par les misères, émergera de son tonneau.

Ce n’est pas toujours facile mais c’est tellement agréable à retrouver, après dans un coin de son esprit.

31 mai 2018

Mélodies de la vie: sons et silences

Classé dans : être,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 21 min

la mélodie de la vie, sons et silences

Le silence est une vertu qui nous rend agréables à  nos semblables. - Samuel Butler

Ça se discute :

Pour ceux qui ont la chance de vivre dans des milieux où l’on communique, où la nature bruisse, existe, le silence est sans doute un bel oasis, plein de peut-être à venir… Pour ceux qui vivent dans la solitude, voire la méconnaissance des autres, la crainte d’un environnement mal perçu… le silence peut-être plein de menaces…

Certains silences de contemplation, d’admiration, de compassion aussi sont riches de communion. certains bruits sont aussi des partages formidables, exaltants…

Parfois, rompre le silence est mal venu, mais parfois aussi son poids devient-il trop lourd.

Souvent notre portée de vie alternent sons et pauses…

30 mai 2018

Vivre

Classé dans : être — linouunblogfr @ 16 h 26 min

horizonPoème découvert et retenu parmi un recueil de textes  d’adolescents. Il m’a ramené à l’essentiel, Heureusement, souvent, il y a un sourire, deux ou trois mots échangés, des gens dont le métier  ou simplement l’impulsion, est de vous tirer hors de l’eau et qui le font avec talent…

La vie est ma propriété

J’en fais ce que je veux

Je peux même y attenter

Si je veux

Mais je ne veux pas

C’est un cadeau

Il est très beau

Alors je le garde pour moi.

Finalement, ce n’est pas moche

C’est peut-être même bien

C’est sûrement bien.

Le soleil revient.

La mélancolie s’en va

Je souris

Je chantonne

C’est peut-être bien cela

La joie de vivre…

Michèle classe de 1ère

Le don, de faire renaître la joie de vivre, c’est celui de sublimer  de chaque périt bonheur qui traverse la souffrance, en cette l’harmonie de tous les petits éléments, pas des petits riens, oh non !

 

 

23 mai 2018

Ecrire… merci Juliette

Classé dans : être — linouunblogfr @ 22 h 32 min

            Écrire… Écrire pour s’envoler, écrire pour oublier, écrire pour dénoncer, écrire pour vivre.

S’exprimer, laisser libre court à son imagination, frotter doucement sa plume sur son papier, faire glisser passionnément son stylo sur son cahier, taper machinalement sur les touches de son clavier. Ne pas revenir en arrière, ne jamais regretter ni même appréhender.

S’identifier à ses personnages, se reconnaître dans chaque tâche d’encre, suffoquer, rire, pleurer… Puis souffler. Souffler de bonheur, se sentir rassuré, perdu, amoureux.

Voilà ce à quoi s’engage un écrivain, voilà ce dont il doit être capable. Voyager et faire voyager, détester et faire détester, apprécier et faire apprécier. Et ce uniquement grâce à la magie des mots.

Puis finalement, écrire pour laisser des traces, des idées, des souvenirs. Écrire pour ne jamais être oublié et pour que l’on n’oublie jamais.

Une différence subtile, certes, mais ne valait-elle pas le coup d’être écrite ?

22 mai 2018

Souvenirs, souvenirs… Je me souviens de mes écoles…

Classé dans : EDUQUER,être — linouunblogfr @ 16 h 45 min

classe2Ecole, que de mots je pourrais aligner, en mon nom…

Sept déménagements avant mon dixième anniversaire, sept école, des souvenirs variés, ô combien – certains spontanés : (mat Aizenay – l’oseille – le Pouliguen  fugue dans les rues – Croix de Vie –l les toupies et l’école buissonnière de la godille – la barre de mont – 2 km à travers bois et la maison de la sorcière – pichenette – Aizenay, les pigouilles,  les poésies, les contes– Fleurigny sur Oreuse dans l’Yonne, M. Bordereaux,  jardin, abeilles, vendanges, écriture, Till l’Espiègle… Verrières le Buisson, le Petit Parc, la rue, l’entrée en 6ème… Des apprentissages de vie mais autant de réadaptations difficiles dans des cours de récréations qui n’étaient pas plus tendres qu’aujourd’hui… Un maître d’école extraordinaire dans une petite école d’un petit village…

Mon maître de l’Yonne devait, après le rêve de ma mère « Tu serais instituteur mon fils ! » initier mon choix.   Un prof au cours complémentaire, auteur des « Michel… » de la bibliothèque verte  pour me forma aux premières pages d’écriture libre… Un autre prof, poète, « automne, oh tonne, au tonneau… »,  de lycée, se rendit complice de mes fugues vers le tribunal pour suivre les audiences, plutôt que les cours de ses collègues… A l’ Ecole Normale d’Auteuil, j’appris beaucoup d’un pédagogue en gym, futur directeur de l’I.N.S., fabuleux, initiateur de « trucs » pour capter l’attention de mes futurs élèves…

Je dois énormément à ces collègues de classes spéciales qui me baignèrent de leurs expériences personnelles. Je ne fis pas ma seconde année de formation, on me demanda d’assumer l’absence imprévue d’un enseignant de classe de perfectionnement à Boulogne Billancourt… Une belle marque de confiance.

Eux m’ont dégrossi aussi : mes premiers enfants, dits « inadaptés » alors, eux  et leurs parents fiers des progrès, au point, d’entendre une maman me confier, qu’ils feraient un instituteur de leur petit Joël réconcilié avec l’école : «…mais pas un vrai, un comme vous… »…

Ces enfants en Centre d’Observation à Montjay près d’Orsay en Centre d’Observation par placement judiciaire m’ont amené à remplir un mémoire bâti de bien d’émotions.

Après une année sous de formidables enseignants de Beaumont , dont cet inoubliable Patte-Malson (L’Enfant Sauvage – Jazz dans la nuit… » et l’obtention du C.A.E.I, je pris en charge une classe de Perfectionnement Professionnel à Antony.. Un beau melting-pot, que mes grands « déclassés », en rupture de scolarité, de société. Leur confiance, durement, c’est l’adverbe de circonstances, acquise, me valut un retour rapide du service militaire pour difficulté de remplacement ! Ils ne m’ont jamais tenu grief de cette claque collective, alors que chacun d’entre eux était rompu aux conflits de rue, distribuée après leurs lourdes moqueries envers une dame croisée en revenant du stade… C’était mérité, m’ont-ils confirmé, au jour de mon départ à la retraite.

Ce type de classe supprimée, pas tenté par la S.E.S. (SEGPA), ’ai postulé pour un poste de direction élémentaire. Dés le début, j’ai voulu abandonner, 30 ans plus tard, j’avais bien du mal à le quitter…

Ma direction, 30 ans d’un seul tenant avec ses routines , rares, ses catas, ses espoirs, ses déceptions,   et ses merveilles… Mes classes « ordinaires », quelle ironie de fait ! Mes classes d’initiation pour non-francophones, pour enfants du voyage… Quel bonheur que cette communauté autour des 500 gosses de notre groupe scolaire ! Quelle émotions partagées pour chaque initiative menée à bien, ensemble… J‘ai la joie renouvelée de suivre bien de nos anciens, vive les réseaux sociaux..

Aujourd’hui, bonheurs d’école nés des écoles de nos enseignants proches, en des fonctions variées, de nos petits-enfants à tous niveaux, un partage extraordinaire même suivi de l’autre côté de la grille. C’est chaud aussi, très !

Enfin, opportunités d’occasions ou engagements durables, initiatives nouvelles ensemble : une vie autour de l’école, après l’école, pendant parfois… Ce sont les ces cadeaux des associations et de ceux qui, plus jeunes, bien impliqués dans leur métier, m’invitent à intervenir… Alors, c’est le conte dit hier, aujourd’hui, l’atelier partagé, la sortie accompagnée… qui tissent la trame de mes souvenirs pour demain…

Beau jour !

Classé dans : être,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 11 h 00 min

montpellier_peyrou_2

 

 Il s‘assied sur mon banc, au Peyrou le 18 mai 2018.

«Mir et droujba ! me lance-t-il, c’est mon anniversaire, je viens souffler mes vingt bougies près de vous.»

Que me raconte-t-il celui-là?

«Quand j’étais enfant, je rêvais : « On dirait que »… Plus âgé, j’ai adopté le « si » de la chance « Si je rencontre Magali… ». Etudiant, je m’attache le futur avec des « lorsque » suivis de réussites futures»

Je douche sa flamme; il en rie:

«Vous plaignez mes 20 ans inconséquents… ?

Les désillusions détricoteront mes espoirs… ?

Demain est un illusionniste… ?»

Il se rapproche de moi.

«Justement, voyez dans ma paume, l’un de ces euros qui vous chagrinent. Hop… il disparaît. Tenez ! Il file vers le ciel.

Mais non… Vous le retenez derrière votre oreille!»

Je grimace, je me plisse et je souris.

Maintenant, il philosophe… !

« Ce qui est escamoté n’est pas envolé. Vos joies sont enfouies mais pas enfuies.

Pensez à la chance qui nous accompagne depuis que des êtres animent notre Terre. Combien de « si » ont permis de traverser guerres, maladies, accidents … pour que naissent les bébés qui furent nous? Que de 20 ans fêtés! Et nous voilà, ensemble, au soleil du Peyrou. Quels veinards!

Ma pause se termine, je vais retrouver mon p’tit boulot.»

Il se lève.

«Peut-être à demain, si le banc est libre… Belles journées!

Au fait ! « Mir et droujba », en russe c’est « paix et amitié », un reste de lecture.»

Il part en courant.

Bel anniversaire, mon garçon ! « ANNUM NOVUM FESTUM »: une bouffée de parfums scolaires…

Mes journées seront belles!

21 mai 2018

Passeurs de livres…

Classé dans : être,je pense donc... — linouunblogfr @ 11 h 33 min

Une bibliothèque, c’est comme un éclairage public… Pas vitale, mais bien utile… Comme pour les lampadaires, il est des bibliothèques de belle stature et de forte intensité, il en est d’autres plus modestes… Dans un quartier, un village, c’est souvent une lumière qu’il est bon d’entretenir.  On y collectionne de l’intelligence en lignes pour la tenir à la disposition de tous. Mieux, on y rassemble des témoignages de cette intelligence passée et contemporaine, si possible, capables de satisfaire des goûts divers et de susciter des curiosités…

Cela ne veut pas dire qu’elle détient des trésors de sagesse : l’intelligence des auteurs, comme celle des personnes qu’ils font revivre ou qu’ils créent, peut être façonnée de qualités humaines bien diverses : de la générosité à la mesquinerie, de la bonté à la méchanceté, de la naïveté à la lucidité, de la simplicité d’esprit au génie… toute la palette de la psychologie et de la sociologie étale ses teintes, ses nuances et ses mixages… dans nos rayons.

Choisir, bénévolement ou professionnellement d’appartenir à l’espèce des « Passeurs d’histoires, de savoirs » pour plagier Vincenot, c’est un bel engagement.

Comme tous les engagements, il a ses intensités et ses faiblesses ; appartenir à une collectivité qui partage cette croyance dans l’écrit et tous ses avatars imagés, sonores… permet de modérer ensemble les trop-pleins d’enthousiasme et de trouver le réconfort nécessaire parfois…

La richesse de ce groupe, c’est aussi celle de la convivialité active au service des autres, pour la bibliothèque, au service du public, connu et potentiel.

J’ai appartenu avec bonheur à un tel groupe ; nous avons le choix de la forme et de l’intensité que nous voulons donner à cet engagement : des impératifs de disponibilité, de goûts, d’aptitudes aussi, rendent obligatoires la diversité de cet engagement, et c’est ce qui en assure sa richesse

La seule nécessité est le respect ! Respect de la finalité globale de l’association qui nous réunit. Respect de la forme que chacun a choisi de donner à son engagement. Respect des personnes dans les paroles comme dans les actes…

Assurer la plénitude de l’accomplissement de cet engagement dans la mesure du possible et des circonstances, aussi petite soit la taille que nous pouvons lui donner, est une base appréciable.

Choix, engagement, respect… et un autre mot auquel je suis attaché, c’est celui de crédit : croire en ce que l’autre accordera et redonnera, faire crédit à ceux qui partagent notre choix de promouvoir l’écrit dans notre lieu de lumière, faire crédit de leurs belles intentions et de leur volonté de bien servir ensemble…

Aucun de ces lieux de mots offerts n’est anodin dans son ingéniosité : contes – livres à découvrir – débats philo – écritures de nouvelles….

Après bien des choix, des engagements précédents ailleurs, toutes ces années furent formidables !

Belle suite et bel épanouissement à tous ceux qui donnent vie aux livres et dont j’ai le bonheur de retrouver les sourires, les mots d’accueil, à Montgeron, aux Sables d’Olonne, à Frontignan, ailleurs aussi, là où lisent mes enfants, petits-enfants, amis…!       Brefs ou prolongés, ce sont tous des souvenirs heureux que ces malles ouvertes sur leurs trésors m’ont bâtis et me bâtiront…

 

 

 

 

13 mai 2018

CHUT !

Classé dans : être — linouunblogfr @ 21 h 03 min

chut

    Bébé vient de quitter son univers d’avant naissance… Pur esprit, avant sa formation élaborée, elle avait la connaissance absolue et infinie… Un messager céleste, sans doute préposé aux bébés, dès sa bouche formée, lui a posé son doigt sur la lèvre. C’est cette trace qu’elle nous offre si joliment et que nous conservons. Ce « motus » nous fait oublier, nous scelle aussi, tous les secrets de nos savoirs antérieurs… Certains nomment cette marque doigt de l’ange, d’autres arc de Cupidon

 Deux questions :

Ceux qui n’ont pas cette marque, sont-ils de grands transmetteurs de savoirs universels ?

Retrouve-t-on cette connaissance éternelle après la mort ?

subsidiaire : Un bec de lièvre est-il la cicatrice née de la lutte du bébé qui voulait enlever la marque et continuer à savoir ?

12
 

Victor Coudesabot |
Savoirses |
P4corneille |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | the blonde box
| Shareprof
| Cgt56chba