Réfléchir et dire… un peu

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17 novembre 2018

Une fiche pour tout… presque…

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 21 h 58 min

Essai de Réponse à des demandes, de parents, d’élèves… Si c’est utile tant mieux, sinon j’aurai fait fonctionner mes petites cellules grises…

Je dois apprendre et mémoriser pour réutiliser vite ou plus tard…

Le   problème de base : J’ai quelque chose à faire !

-          – Je sais que je n’y arriverai pas ; je   râle et j’abandonne. « c’est nul et ça ne sert à rien… »-          – Je râle mais j’appelle à l’aide quelqu’un   qui s’y connait qui fera à ma place, parent, copain, internet…- Je pense que je peux faire sans trop   creuser en sabotant pour me débarrasser…-    Bon,  je vais le faire en réfléchissant, après   tout je pense donc je suis, donc je peux…

SITUATION :   je vais m’y mettre…

L’énoncé de la situation en tous domaines :-          – comprendre ce qui m’est demandé… Je me l’expose avec mes mots

MA   DOCUMENTATION

-          – D’abord perso : « ce que je   sais sur ce sujet. »-          - les documents à ma disposition : – livres cahiers   de leçons exercices  bon, c’est déjà   faits, voyons d’autres…-          – des gens de références que je peux questionner

OUTILS à   rassembler, en plus de la doc

-Pas les mêmes à la piscine, en géométrie, au stade, au jardin, en   rédaction…. en bricolage- Mettre à portée de vue la doc retenue.

INSTALLATION (un coin habituel déjà organisé, c’est   du temps et des habitudes gagnés)

IMPORTANT lieu où être le plus à l’aise possible distraction quand on   doit réaliser quelque chose n’est pas pareil que distraction pour s’amuser.   Quoique, s’organiser pour un loisir peut aussi être l’objet d’une fiche…

PRÊT ? MISE   EN ŒUVRE. Tu l’es concentré ?

Nouveau point Je revois la situation :.2 Feu ! Je me lanceAdapter mes premières   impressions : ça me paraît bien ou tordu ou faux… ça ne me dit rien…-          Quelques essais – premières impulsions --          3 – Je me reporte aux documents   d’éveil – de grammaire aux notes des leçons …et je les applique à ma question

-          4- Essais Je rédige un premier « brouillon »   pas trop parce que erreurs d’écriture, de soin peuvent entraîner des   confusions

-          (Je teste mes résultats :

-          Est-ce que ça répond bien à la question ?   Ex : On me demandait qui a été vaincu par Jules CESAR. J’ai trouvé   « Le chef des Gaulois », bon, mais peut mieux faire non ?

5-J’ai pensé à tout (rien d’oublié   dans ma fiche de danse du début à la fin) donc je mets au propre.

6- Bien relire  – Est-ce logique ? Est-ce que j’ai   oublié, mal rédigé, mal dit, mal illustré… quelque chose ?

Un truc : pour les idées et la   construction des phrases relis bien en prononçant, au moins dans ta tête, pas   que des yeux.

Pour l’orthographe, pour éviter de   globaliser sur le sens (tu liras et comprends bien le mot   « potection » dans une phrase même si le r est oublié, et bien   relis chaque mot de ta phrase à l’envers, ça permet de mieux t’y arracher,   mieux t’interroger sur écriture et accord…)

7 - Rangement : je désinstalle en remettant   bien de côté ce qui m’a servi, pour la prochaine fois.

MEMORISATION   (IMPORTANT)

-          -Je rédige ma fiche (simplement, des mots et   des dessins) qui retrace ce que j’ai fait.-          -Je le raconte à quelqu’un : d’abord ça   peut lui servir-surtout, ça classe   mes idées dans ma boîte à mémoire

BILAN

-          – Est-ce que j’ai appris quelque chose (dans   ta façon de faire peut-être, espérons-le) mais en connaissances :-          J’analyse mieux le découpage des mouvements   pour le saut en hauteur – je classe mieux les éléments pour tracer un losange   – je comprends mieux le fonctionnement une paire de jumelle… je peux procéder   çà une réparation…etc.-          Je prépare mieux le plan d’un récit… puis dès   que possible, tu t’en resserviras en rédac et en dictéeexploitation possible lors d’une semblable situationLe meilleur bilan sera celui que tu feras en réalisant plus tard de   nouvelles activités semblables et EN LES AMELIORANT…

COMMENTAIRES

Une fiche n’est pas toujours obligatoire ; à la longue, elle   peut devenir mentale ave des habitudes bien ancrées MAIS :1- Elle t’habitue à organiser tes travaux – elle se met dans tes habitudes de réflexion –   elle te fait gagner du temps en évitant les oublis et les ratés –
2- C’est vrai que la répétition les erreurs, les critiques, les   mauvais résultats peuvent t’amener à te corriger puis à réussir de mieux en   mieux à condition que tu ne te décourage pas, puis que tu t’en souviennes.   MAIS  erreurs répétées peuvent devenir   des habitudes dangereuses…
3- C’est  vrai qu’il faut   aussi/surtout, que tu aies   vraiment envie de progresser.
4- A qui s’adresse une fiche ? A tout le monde, et pas qu’à   l’école… A ceux qui ne sont habiles dans un domaine comme à eux qui sont   doués. Les premiers seront plus à l’aise, (c’est le cas de bien des   bricoleurs, d’artistes et de sportifs d’occasion),  les autres iront encore plus loin… mais   aussi de ceux que l’écrit ne tente pas vraiment…
5- Aucun domaine   n’est exclu de la fiche de préparation :arts sport technologie littérature santé… nature… Tant que tu vis, tu   as des choses à faire, parfois par choix, parfois par besoin, parfois parce   qu’on te l’impose… (Ah ce ONJ).Organiser ses tâche, c’est le meilleur moyen pour qu’elles ne soient   pas trop lourdes… ça ne résout pas tout, mais ça allège les efforts et les   idées.

Le mot essentiel «   CONCENTRATION », ça compense l’envie parfois…

Si tu ne fais pas ce que tu aimes, intéresse-toi à ce que tu fais,   concentre-toi, au moins le temps de cette activité. (presque de moi   seulement)

De l’ESPOIR EVIDENT (de   la philo pour tous…)

Bien ou mal, on ne peut arrêter les progressions des connaissances et   des savoir-faire, tant pendant la vie d’un individu que pendant l’histoire de   l’humanité.-          Regarde-toi du petit enfant à aujourd’hui, que   d’apprentissages… (des blagues et des réussites) et ça va continuer…-          Pense à une invention essentielle, le feu, par   exemple : depuis la première étincelle de silex jusqu’à l’allumage à   distance que de petits essais de fiches mise en tête puis améliorées….  Il paraît    que nous sommes intelligents parce que nous faisons, retenons,   refaisons un peu mieux, puis encore et encore… 

6 novembre 2018

Harcèlement

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 20 h 39 min

Tous les harcèlements et d’abord ceux d’enfants, dans et hors du milieu scolaire.

Dans les familles déjà et je déplore en 40 ans d’avoir dû être confronté à trop de parents humiliants et tourmenteurs « pour le bien de leurs enfants »… Certainement chaque enfant ne peut faire l’objet d’une surveillance constante, ni les victimes ni les tourmenteurs, mais je persiste à croire qu’une communauté bien solidaire, équipes scolaire ou d’animation, en liaison sinon de confiance mais surtout de compréhension peuvent faire preuve d’une attention positive et d’une réaction adaptée… Encore faudrait-il que cette communauté autour des enfants existe partout, pas seulement en quelques secteurs où volonté et compétences dominent ! Quand prendra-t-on conscience qu’éduquer est le fait de toute une société, pas une délégation à des « autorités » ? A quand la révolution réfléchie de tous pour une éducation vers la chance du Futur pour Tous ?

24 octobre 2018

Réflexion sur la taille d’une école….

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 21 h 50 min

J’ai commencé par 32 classes dans un cours complémentaire près des usines Renault), du CP à la 3ème. J’avais la classe de perf et je me sentais bien isolé, des groupes mais pas de vrais échanges… Puis école de 16 classes, dans un grand ensemble dont 3 spéciales. J’avais celle des ados et nous étions bien seuls. Les collègues fonctionnaient par niveau surtout (ni cycles ni conseil d’école, des maîtres parfois). Puis direction sans décharge de 6 classes dont une CLIN (primo arrivants et enfants du voyage… Beaucoup mieux pour les concertations mais classes mixtes souvent pour équilibrer les effectifs… Enfin 12 classes, plus une Clin, plus un poste adaptation, 1/2 décharge et ce fut formidable pendant 20 ans. De vrais cycles, un Conseil des maîtres actif, des regroupements possibles pour les soutiens ; un solide Conseil d’Ecole avec un vrai projet pour des actions et des suivis personnalisés… Peu à peu, autour, une communauté bien présente sans être envahissante… Des crises parfois dures comme partout mais plus facile à dépasser dans ces conditions.

Je dois ajouter que l’école maternelle travaillait en belle collaboration avec nous, pour les projets, les suivis pédagogiques et les connaissances du travail de chacun, à tous les niveaux… Nous avions la chance de pouvoir compter aussi sur les rencontres avec les profs de 6ème.

Je me suis toujours opposé à la fusion maternelle élémentaire, même quand on me l’a proposée. Je connais des villages qui ont opté pour poursuivre la séparation même si cela entraîne des transports et les résultats sont probants… Tant que cela est possible, il faut ménager ces deux espaces scolaires en multipliant les échanges…

Ce n’est pas tant la taille de l’école qui compte mais bien son équipe, son organisation et j’ose le dire sa direction ! On peut faire sans, c’est mieux avec…

23 octobre 2018

École maternelle

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 22 h 12 min

Nous avons cette richesse, en France, d’avoir des écoles maternelles de qualité, souvent menacées hélas. Pour ma part, j’ai une énorme admiration pour ce qui s’y accomplit et parmi mes références d’excellence éducative autant que pédagogique, je compte bien des enseignants pré-élémentaires… Mon expérience d’instit spécialisé m’a confirmé dans le rôle essentiel de ces premières années scolaires ! Plus que toutes autres, elles ouvrent la chance aux enfants, notamment ceux mal servis par leur contexte social ou familial (ce qui ne veut pas dire pauvres ou peu cultivés, les ratés d’éducation éclosent chez toutes les classes sociales… L’excès peut être pire que les manques.)

Pour ma prise en charge de mes élèves en difficulté (de 6 à 18 ans) j’ai mixé mes connaissances MONTESSORI, FREINET, DECROLY, SUMMERHILL… avec mes acquis auprès de collègues expérimentés puis j’ai adapté, encore et toujours à la mouvance de mes diverses classes….

Avant tout je crois à la force des collectivités autour de l’enfant : équipe scolaire – parents – associations – … et à la force des projets aussi bien collectifs qu’individuels… J’ai essayé de vivre ainsi mes 40 ans professionnels et mes 55 de bénévolat au service de l’enfant… Tout ne fut pas réussi, mais quand je retrouve mes anciens jeunes devenus des adultes responsables je me dis que ça valait le coup !

Et nous sommes nombreux à éprouver cette fierté, heureusement…

21 octobre 2018

L’école, ça ne date pas d’aujourd’hui…

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 21 h 44 min

     PETITE ECOLE       Apprendre, ce beau verbe incontournable, sans doute avant même que l’Homme descende de son arbre…

Apprendre par soi-même, tirer la leçon de ses expériences d’échaudé où de «bien aise »…

            Apprendre à autrui, par hasard, mieux par intention à agrandir ses connaissances et ses savoir-faire… L’enseignant et l’apprenant !

Survivre pour une société, c’est progresser dans la grande osmose des échanges et des complémentarités individuelles. Progresser même dans les catastrophes régressives auxquelles il faut échapper avec pour seule arme, non pas la force, destructrice, toujours éphémère au bout du compte, mais l’intelligence…. Cette interaction sans cesse renouvelée, perfectionnée de  ontogenèse vers la phylogenèse qui se développe même dans le marasme.

Apprendre est donc la ressource vitale de toute société !

L’un de mes profs en 3ème, s’élevait contre les nostalgiques d’hier, « Avec vous, jamais l’homme ne serait descendu de son arbre ! »

Mais enseigner est-ce si évident ? Il faut la rencontre entre deux volontés, l’une qui montre, démontre parfois, l’autre qui écoute, réagit et assimile.

Il faut, pour l’un et l’autre, y consacrer du temps, tous les experts ne sont pas disposés à « perdre du temps » auprès des arpètes.

Le premier sens originel de la racine d’école, le « skholê » grec signifiait « loisir » parce que consacrer du temps à écouter un maître, hors du temps de travail, «  le tripalum » latin, la torture tout simplement, c’était « fareniente »  pas farniente mais fainéanter…

            Donc ne pouvait se donner le temps d’apprendre en écoutant les sages, druides, philosophes, moines, écolâtres ?  maîstrescholes  régents… que ceux qui en avaient le loisir.

            De schola à escole, la dualité maître/disciples s’est construite longtemps essentiellement  avec ceux des classes sociales qui en avait le temps et qui en laissait le temps à leurs rejetons. Le cadet, pour les nobles, futurs religieux, magistrats, s’ils n’étaient pas militaires en compensation de l’héritage accaparé par l’aîné pouvait prendre le temps d’étudier…

            Peu scolaire jusqu’à Charlemagne, plus de regroupement, pourtant existants avec les écoles communales gallo-romaines vouées à l’imprégnation de la culture, de la langue des vainqueurs chez les celtes vaincus. Peste noire et invasions barbares rendirent moins évidentes les priorités d’instruction.

            Heureusement l’Eglise chère à Clovis, ménagea, dans les monastères pour les novices, à leur porte pour les autres, parfois même dans le maison du curé de village, des lieux d’enseignement… Lire mais pas tout, les psaumes sans les mystères des textes sacrés…

            Alors Charlemagne, pas père de l’Ecole ? Mais pourquoi on le chante alors ? Pourquoi l’afficher dans nos classes la main sur la tête des bons élèves, le courroux aux yeux pour les cancres ?

              Ce « sacré Charlemagne » nous lui devons au moins les prémices des Ecoles Normales, des IUFM, bientôt des centres de formation, ou je ne sais quelle appellation…  S’il essaimait les petites écoles, il promenait surtout avec lui, de palais en palais, son groupe de  maîstreschole, de maîtres es écoles, capables de penser pédagogie, de parler pédagogies et de former des « régents ».

Bon, bien qu’ouverte à tous, la porte n’était franchie que par les enfants de famille qui pouvaient se permettre de se passer des bras de leurs enfants… Le maître, pour compenser la gratuité décrétée par l’empereur, recevait une rétribution, le premier salaire d’enseignement reconnu comme fonction publique. Pas de quoi mener grand train et les cadeaux en nature des familles aidaient bien un quotidien difficile. Il fallait bien être dans l’impossibilité de faire autre chose pour se résoudre à tenir école… D’ailleurs, en dehors laïcs dûment agréés par l’Eglise, la plupart des enseignants étaient des religieux, moines ou curés officiant à leur domicile.

Lire, un peu écrire, compter surtout pour devenir de bons commis et apprendre les « bonnes manières » remplissaient l’essentiel de cette scolarité de base. Les bonnes manières, cette façon de se conduire imitée sur celle des nobles, si séduisante pour les « bourgeois » bien nantis  des villes, au point de vouloir montrer leur urbanité et oublier leur ascendance de « vilains ». Se différencier de la lourdeur et de la rusticité des rustauds des champs…

Ma foi, l’instruction à l’école, existait, certes plus frustre que celle dispensée par les précepteurs dans les familles de bon lignage mais entrait dans les possibilités sociales, dans les esprits… Sans doute dans les espoirs.

Sauf que, la construction balbutiante, perdit beaucoup de son intérêt lorsque les ravages de la Guerre de Cent Ans autant que de la Peste Noire plaça la survie bien avant les études…

Mais nous l’avons posé en truisme dès le début, pas de grande marche de l’humanité sans enrichissement des connaissances et des savoir-faire, même puisé dans les catastrophes…Plus les acquis s’additionnent, se multiplient, plus ils ont besoin d’être organisés, entendus, compris, enseignés donc…classe

11 octobre 2018

Une éducation au Vivre ensemble et à l’altruisme.

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 21 h 57 min

 

 

Oui à l’Education à l’altruisme par le pragmatisme !

Par l’interaction dans les apprentissages, dans les projets établis ensemble, mis en œuvre ensemble…

Par les réflexions, les soutiens mutualisés…

Par la réalité de groupes d’action, classes, écoles qui fonctionnent en symbiose et en complémentarité,…

Par la mise en place de réflexes pour faire appel en cas de besoin autant que de répondre à cet appel…

Alors vivre ensemble devient une force qui construit chacun non par les dits, mais par le vécu… Ce qui n’exclut ni les débats, ni les affirmations individuelles mais simplement les intègre dans la convivialité. Cela conduit, durant tout un cycle, durant toute la scolarité dans l’établissement qui vit ainsi vers une éducation de chacun à être vigilant pour les autres ; tant pour en recevoir, chaque moi en a besoin, que pour donner, chaque toi, chaque vous, chaque tous en ont besoin.

Utopie ? Je ne crois pas et je suis même certain que nombre d’enseignants, d’animateurs s’emploient à en faire une réalité…

Difficile ? Oh oui, car même une société en danger refuse d’en faire un besoin de l’immédiat.

Nous sommes dans un monde où accumuler des connaissances, des biens, paraît plus nécessaire que s’assurer des savoir être, des savoir mettre ensemble…Un monde où le bénévole, l’altruiste est taxé de naïveté quand il n’est pas soupçonné de tromperie…

L’éducation à l’altruisme pour s’épanouir ensemble est vitale, et elle ne dépend pas de programmes, d’instructions, qui ne peuvent qu’en bénéficie, mais bien de la qualité de ses équipes pédagogiques…

Il ne s’agit pas de vivre en essaim ou de préparer le Meilleur des Mondes mais de donner à chaque individu la capacité de développer ses talents en ne niant pas ceux des autres , en ne les écrasant pas pour mieux rouler, avant d’être écrasés à notre tour… mais au contraire en s’y ajustant pour rouler ensemble.

Alors, peut-être que cette attention à tous deviendra une attention fraternelle à celle qui nous porte, nous supporte, notre Terre.

 

20 septembre 2018

Une richesse : nos enfants – un outil : l’Ecole !

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 22 h 13 min

Certes l’Ecole ne peut pas tout…. elle est un des paramètres importants pour le présent et le devenir de l’enfant, mais évidemment pas le seul. Les influences sont permanentes, parfois même lorsqu’il dort, parfois même avant de naître- Je me souviens d’un document formidable visionné et discuté lors de ma formation CAEI (Alors on disait Certificat d’Aptitude à l’Enfance Inadaptée) montrant comment un bébé très agité retrouvait l’apaisement en revivant sa période prénatale à travers un système qui lui faisait entendre la voix, ressentir les attitudes sereines d’une Maman qui avait été très perturbée et donc perturbante pendant sa grossesse.

Bien sûr je suppose que ce souvenir et le sentiment qu’il m’a laissé pourraient être discutés, pourtant je pense que tout le temps où des enfants me furent confiés en tant enseignant spécialisé ou en classe élémentaire, que directeur, qu’intervenant en associations, responsable de centre de loisirs… Je n’ai jamais oublié l’environnement et ses facteurs multiples parfois complexes qui participent à la construction d’une personnalité… « Nul n’est une île complète en lui-même… », évidemment en oubliant la fin de cette citation, surtout pas un enfant….

En ce qui concerne l’Ecole, sa mission est essentielle, bien que ni première, ni unique: elle accueille un enfant qui a déjà son vécu, des structures, des acquis… un enfant qui se construit en permanence à chaque moment de sa journée, dans ses réussites et des échecs , dans ses bonheurs et ses peine…Elle doit en tenir compte sans pour autant oublier qu’elle agit d’abord dans une collectivité ordonnée, interactive, avec ses objectifs, ses  règles et ses impératifs de convivialité

L’enfant est une pierre précieuse avec ses caractéristiques propres, un gemme (Pierre brute découverte dans la terre), que l’on peut certes laisser croître en enfant sauvage, à la cueillette de tout ce qu’il pourra glaner pour   grandir », mais nous avons plutôt choisi de le façonner en embellissant, valorisant ses ressources propres, compenser ses difficultés et assurer son épanouissement individuel et sa meilleure intégration dans cette société.

Plus encore, il faut lui donner les moyens de s’adapter pour réagir au mieux à tous les changements qu’il devra volontairement ou non rencontrer…

A nous, ensemble surtout, de faire de l’Ecole un bel outil. Ce n’est pas une exigence facile à assumer mais il y a déjà bien des établissements, des équipes qui chaque jour la remplissent avec enthousiasme et succès. Le partage de ces vécus est essentiel !

Comment intégrer tous les paramètres qui ont influé et influent sur le devenir de nos élèves sans perdre la spécificité du microcosme précis qu’est l’établissement scolaire pour transmettre des connaissances mais aussi assurer un savoir-faire et un pouvoir être fondamentaux ?

Il ne s’agit pas de reprendre ce qui a été écrit par vos intervenants en ce article «  est-ce qu’on attend trop de l’Ecole ? » et que je partage mais d’y joindre ma réflexion…

Chaque entrée est une aventure ; d’abord pour les enfants qui commencent une nouvelle vie, toujours vers la grande école vous remarquerez : entrée à la maternelle, sans doute la plus importante, même pour les habitués de la crèche, puis au C.P. « Tu vas apprendre à lire, à écrire ; c’est toi qui liras des histoires à Papa, à Maman… ». En 6ème, l’émancipation commence sa marche, avec ses séductions et ses inquiétudes.     Au lycée, le regard des autres est devenu encore plus important…  Ce n’est pas « ado. » qui prévaut, comme si c’était un terme d’adulte un peu méprisant, mais pubère suite à « pré-pubère » au collège, comme si l’évolution biologique était plus significative que celle de la psychologie, pour eux, pas pour les parents ! Les niveaux suivants, étudiant, apprenti, ne sont pas les plus détachés des responsabilités familiales mais se vivent, ou devraient se vivre en cogestion…

A chaque étape de la croissance s’affirme l’empreinte de l’éducation personnelle. Les strates, génétiques, familiales et sociales, circonstancielles ou programmées, s’additionnent et s’entremêlent.

Prolétaire, dans son étymologie romaine désignait le citoyen qui n’a que ses enfants comme richesse… C’est un mot magnifique dont je veux oublier la connotation de pauvreté, pour ne garder que celle de richesse présente en route vers l’avenir

Ce n’est pas occulter l’importance de tous les éducateurs qui interviennent, à travers leurs engagements professionnels ou bénévoles auprès des jeunes que de préciser que la mission de l’enseignant est de

Pour que l’école ne soit pas une loterie, il faut généraliser ces initiatives ce qui n’a jamais empêché les demandes, les implications, les revendications afin d’obtenir des conditions meilleures pour tout notre système éducatif.

2 septembre 2018

L’AUTRE CHEMIN merci Gilbert-Laurent

Classé dans : EDUQUER,Non classé,poésies* — linouunblogfr @ 21 h 37 min

 

L’AUTRE CHEMIN

Le chemin de l’école, usé par les souliers,

S’enfonce dans les bois qui longent la rivière.

Dédaignant le tracé traversant la gravière

Qu’utilisent toujours les parfaits écoliers,

 

Une allée tortueuse et toute en escaliers,

Un sentier forestier aux profondes ornières

Traverse néanmoins de belles sapinières

Avec des chants d’oiseaux piaillant dans les peupliers,

 

Qu’il est appétissant le printemps revenu

De chiper çà et là quelque fruit bienvenu

Prestement préservé dans une gibecière,

 

Il est plus amusant d’errer dans la nature

Qu’assis à un pupitre apprenant l’écriture !

N’avez-vous jamais fait l’école buissonnière ?

 

 

31 août 2018

C’est la rentrée…

Classé dans : EDUQUER,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 11 h 05 min

 

C’est la rentrée…..

A tous les enseignants, nous souhaitons, une belle année scolaire 2018/2019
Nous savons tout ce que notre métier peut offrir de bonheurs et de difficultés lorsqu’il est accompli avec sincérité et profondeur… Un jour, il y a longtemps, en classe échange avec une école portugaise, nous avons cueilli cette affirmation que nous avons conservée en encouragement lorsque parfois les journées étaient un peu lourdes. Nous vous la proposons en français :
« Nous donnons une chance au futur, nous sommes professeurs ! »
« Les petits miroirs  » de Michel BUTOR restera le texte d’accueil qui, rentrée après rentrée, m’offrait l’occasion avant toutes autres actions d’emmener mes élèves de l’autre côté des pages vers l’école de la découverte et du plaisir d’apprendre…
Simpliste mais une belle porte de Rentrée… Chacun a ses trucs, le principal, c’est de rentrer ensemble enseignés et enseignants…
A vous tous qui travaillez chaque jour à construire l’avenir de vos élèves, au notre donc, à tous ceux qui bordent votre chemin de près et de loin, je vous assure que nos pensées accompagneront avec chaleur et avec encore et toujours un peu de nostalgie, votre nouvel engagement. Une pensée particulière pour celles et ceux qui débutent ou ouvrent une nouvelle voie…

Un clin d’œil cordial à toutes ces « petites », à tous ces « petits » aujourd’hui parents qui préparent la rentrée de leurs enfants, parfois déjà bien « grands »… En souvenir de nos classes partagées… à Boulogne, Antony, Montgeron…

27 août 2018

IL ET ELLE, ILS, ELLES, IL seul, ELLE seule, élèvent leur enfant…

Classé dans : EDUQUER,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 50 min

Pour avoir rencontré dans mon bureau, pendant tant d’années, bien des familles différentes, je ne crois plus qu’à un élément de stabilité pour l’enfant : l’affection intelligente. C’est à dire l’attention aimante et l’explication proportionnée à son âge… Ni le silence, ni les interprétations évasives n’empêcheront un enfant de cogiter et de se créer ses défenses, parfois violentes pour lui et/ou pour les autres…

La coresponsabilité de celle, celui, ceux qui assument cette éducation est d’empêcher que l’enfant se culpabilise (décès, séparation… silence ou scènes y sont propices) et perde confiance en ses proches et surtout en lui…

Il existe des institutions d’aide sans doute, mais l’école qui devrait être un monde d’apaisement où l’instruction adaptée devrait placer l’élève dans un milieu de préoccupations éloignées de ses soucis extérieurs, au moins le temps de ses heures scolaires.

Pour ma part, j’ai toujours, surtout avec mes classes d’élèves dits « en difficultés », essayer d’entamer la journée par des activités libératrices. De même dans notre école, nous tenions à l’accueil à l’entrée puis la mise en rang, au calme, avant de rejoindre la salle de classe…

L’écoute, parfois après la sanction, au calme, arrivait à faire s’exprimer puis dépasser ce qui perturbait l’indiscipliné… Mais rien n’était, n’est possible sans l’interactivité des parents et des enseignants, parfois, souvent même l’appartenance à une communauté qui tend la main, sans leçon de morale, à la famille en détresse est importante…

J’y crois et surtout je sais que bien des directeurs, directrices, équipes d’école y sont attentifs… Mais pas tous… C’est dommage parce que la classe, l’école, l’association sportive, culturelle aussi, sont des milieux révélateurs mais aussi réparateurs…

Que de souvenirs marquants, douloureux mais aussi heureux se présentent à ma mémoire en écrivant…

On, qui dit beaucoup d’assertions, proclame qu’à l’Ecole, on s’instruit, qu’au club sportif ou autre on apprend une discipline, oui mais défouler n’est pas oublier, oui mais enseigner sur le sable mouvant de l’affection, la personnalité sapées surtout pour un être en construction, c’est aller au devant de bien des échecs…

Alors famille, quelle que soit ta structure aime ton enfant et accorde-lui ta confiance !

Le hasard fait que je suis en train de lire RIEN NE SE PERD de Cloé MEHDI .

« Moi Mattia ; 11 ans, j’ai vu la haine, la tristesse et la folie ronger ma famille jusqu’à la dislocation… »

Moi Alain, maître d’école, je l’ai vu aussi, en toutes catégories sociales…

 

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