Réfléchir et dire… un peu

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5 juillet 2018

Réflexion sur la taille d’une école….

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 20 h 39 min

J’ai commencé par 32 classes dans un cours complémentaire près des usines Renault), du CP à la 3ème. J’avais la classe de perf et je me sentais bien isolé, des groupes mais pas de vrais échanges… Puis école de 16 classes, dans un grand ensemble dont 3 spéciales. J’avais celle des ados et nous étions bien seuls. Les collègues fonctionnaient par niveau surtout (ni cycles ni conseil d’école, des maîtres parfois). Puis direction sans décharge de 6 classes dont une CLIN (primo arrivants et enfants du voyage… Beaucoup mieux pour les concertations mais classes mixtes souvent pour équilibrer les effectifs… Enfin 12 classes, plus une Clin, plus un poste adaptation, 1/2 décharge et ce fut formidable pendant 20 ans. De vrais cycles, un Conseil des maîtres actif, des regroupements possibles pour les soutiens ; un solide Conseil d’Ecole avec un vrai projet pour des actions et des suivis personnalisés… Peu à peu, autour, une communauté bien présente sans être envahissante… Des crises parfois dures comme partout mais plus facile à dépasser dans ces conditions.

Je dois ajouter que l’école maternelle travaillait en belle collaboration avec nous, pour les projets, les suivis pédagogiques et les connaissances du travail de chacun, à tous les niveaux… Nous avions la chance de pouvoir compter aussi sur les rencontres avec les profs de 6ème.

Je me suis toujours opposé à la fusion maternelle élémentaire, même quand on me l’a proposée. Je connais des villages qui ont opté pour poursuivre la séparation même si cela entraîne des transports et les résultats sont probants… Tant que cela est possible, il faut ménager ces deux espaces scolaires en multipliant les échanges…

Ce n’est pas tant la taille de l’école qui compte mais bien son équipe, son organisation et j’ose le dire sa direction ! On peut faire sans, c’est mieux avec…

4 juin 2018

TOUS EN UNIFORME…

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 22 h 48 min

l'écolier

                     

VOUS AVEZ DIT UNIFORME…?

 C’est une évidence : l’Ecole ne réduit pas les inégalités sociales, elle n’en a ni la vocation, ni les moyens MAIS en son contexte voué à l’instruction et l‘éducation, elle a la possibilité de donner à chaque enfant, le même accueil. Elle doit tenir compte des handicaps comme des précocités et se donner les moyens de mener l’élève vers son plus haut niveau possible… Son microcosme doit être à l’abri des crises extérieures certes mais aussi devenir le fruit d’une interaction intelligente avec les familles, les intervenants… Il ne s’agit nullement de raboter les différences, de les camoufler sous un uniforme mais bien de les reconnaître et de travailler ensemble à les rendre positives pour les apprentissages et la vie sociale.

Et pourtant, à nouveau le port d’une tenue uniforme, déjà je préfèrerais semblable, est en pointe d’actualité.

Les idées émises chez ceux qui sont soucieux de scolarité efficace  concourent à l’égalisation des chances, l’égalisation des moyens pour les établissements, leur adaptation à leur population, à leur environnement, pas, surtout pas à l’uniformisation ! Ce que nous pouvons déduire de tous ces échanges, ces écrits… c’est que notre Ecole doit être celle de l’identité des finalités et de prise en compte des diversités d’initiatives pour les atteindre.

Imposer un uniforme, c’est imposer notre vision d’adultes de l’enfance. Sous prétexte de camoufler les inégalités de ressources, de cultures, de motivations, des familles, nous raboterions les angles de notre jeunesse, nous la polisserions… ?

Souvent, lorsque vient dans la conversation l’uniforme des élèves, les adultes, même ceux pour qui les diktats de la mode importent, sourient en remarquant que nos jeunes se copient, adoptent le même style, la même démarche, le même vocabulaire, les mêmes musiques… mais sans reconnaître que c’est leur choix identitaire de génération.

En 1956, mon cours complémentaire de garçons, côtoyait, une institution religieuse où la tenue des demoiselles était très stricte. Semblable, oui, mais pas dans les détails, ni dans la marque… Nous, nous portions des blouses ou des dessus de manche, plus pour protéger nos vêtements que par obligation… Nous retrouvions ces jeunes collégiennes sur le quai du métro, mais dans d’autres vêtements que leur tailleur et jupe plissée.

Dès leur arrivée à la station, elles s’empressaient de se changer, de se maquiller. Elles se ressemblaient encore plus, mais c’était leur choix et leur liberté. J’ajouterais que leur stricte discipline fondait avec les changements de look. Pour nous, les garçons, même bien encadrés dans notre établissement, leurs excentricités arrivaient à nous intimider, presque ! Leurs plaisanteries, portraits, anecdotes peut-être exagérées, n’épargnaient guère certaines de leurs profs, même les religieuses…

            Non, voyez-vous, le respect, encore lui, ne passe pas par l’obéissance de fait et l’uniforme !

 

 

 

25 mai 2018

L’école, ça ne date pas d’aujourd’hui…

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 22 h 49 min

L’école, ça ne date pas d’aujourd’hui…

 

Apprendre, ce beau verbe incontournable, sans doute avant même que l’Homme descende de son arbre…        Apprendre par soi-même, tirer la leçon de ses expériences d’échaudé où de «bien aise »…

Apprendre à autrui, par hasard, mieux par intention à agrandir ses connaissances et ses savoir-faire… L’enseignant et l’apprenant !

Survivre pour une société, c’est progresser dans la grande osmose des échanges et des complémentarités individuelles. Progresser même dans les catastrophes régressives auxquelles il faut échapper avec pour seule arme, non pas la force, destructrice, toujours éphémère au bout du compte, mais l’intelligence…. Cette interaction sans cesse renouvelée, perfectionnée de  l’ontogénèse vers la phylogénèse qui se développe même dans le marasme.

Apprendre est donc la ressource vitale de toute société !

 

L’un de mes profs en 3ème, s’élevait contre les nostalgiques d’hier : « Avec vous, jamais l’homme ne serait descendu de son arbre ! »

Mais enseigner est-ce si évident ? Il faut la rencontre entre deux volontés, l’une qui montre, démontre parfois, l’autre qui écoute, réagit et assimile.

Il faut, pour l’un et l’autre, y consacrer du temps, tous les experts ne sont pas disposés à « perdre du temps » auprès des arpètes.

Le premier sens originel de la racine d’école, le « skholê » grec signifiait « loisir » parce que consacrer du temps à écouter un maître, hors du temps de travail, «  le tripalum » latin, la torture tout simplement, c’était « fare niente »  pas farniente mais fainéanter…

Donc ne pouvait se donner le temps d’apprendre en écoutant les sages, druides, philosophes, moines, écolâtres ?  maîstrescholes  régents… que ceux qui en avaient le loisir.

De schola à escole, la dualité maître/disciples s’est construite longtemps essentiellement avec ceux des classes sociales qui en avait le temps et qui en laissait le temps à leurs rejetons. Le cadet, pour les nobles, futurs religieux, magistrats, s’ils n’étaient pas militaires en compensation de l’héritage accaparé par l’aîné pouvait prendre le temps d’étudier…

Peu scolaire jusqu’à Charlemagne, plus de regroupement, pourtant existants avec les écoles communales gallo-romaines vouées à l’imprégnation de la culture, de la langue des vainqueurs chez les celtes vaincus. Peste noire et invasions barbares rendirent moins évidentes les priorités d’instruction.

Heureusement l’Eglise, si utile à Clovis pour asseoir son pouvoir, , ménagea, dans les monastères pour les novices, à leur porte pour les autres, parfois même dans le maison du curé de village, des lieux d’enseignement… Lire mais pas tout, les
psaumes sans les mystères des textes sacrés…

 

Alors Charlemagne, pas père de l’Ecole ? Mais pourquoi on le chante alors ? Pourquoi l’afficher dans nos classes la main sur la tête des bons élèves, le courroux aux yeux pour les cancres ?

Ce « sacré Charlemagne » nous lui devons au moins les prémices des Ecoles Normales, des IUFM, bientôt des centres de formation, ou je ne sais quelle appellation…  S’il essaimait les petites écoles, il promenait surtout avec lui, de palais en palais, son groupe de  maîstreschole, de maîtres es écoles, capables de penser pédagogie, de parler pédagogies et de former des « régents ».

Bon, bien qu’ouverte à tous, la porte n’était franchie que par les enfants de famille qui pouvaient se permettre de se passer des bras de leurs enfants… Le maître, pour compenser la gratuité décrétée par l’empereur, recevait une rétribution, le premier salaire d’enseignement reconnu comme fonction publique. Pas de quoi mener grand train et les cadeaux en nature des familles aidaient bien un quotidien difficile. Il fallait bien être dans l’impossibilité de faire autre chose pour se résoudre à tenir école… D’ailleurs, en dehors de laïcs dûment agréés par l’Eglise, la plupart des enseignants étaient des religieux, moines ou curés officiant à leur domicile.

Lire, un peu écrire, compter surtout pour devenir de bons commis et apprendre les « bonnes manières » remplissaient l’essentiel de cette scolarité de base. Les bonnes manières, cette façon de se conduire imitée sur celle des nobles, si séduisante pour les « bourgeois » bien nantis  des villes, au point de vouloir montrer leur urbanité et oublier leur ascendance de « vilains ». Se différencier de la lourdeur et de la rusticité des rustauds des champs…

Ma foi, l’instruction à l’école, existait, certes plus frustre que celle dispensée par les précepteurs dans les familles de bon lignage mais entrait dans les possibilités sociales, dans les esprits… Sans doute dans les espoirs.

Sauf que, la construction balbutiante, perdit beaucoup de son intérêt lorsque les ravages de la Guerre de Cent Ans autant que de la Peste Noire plaça la survie bien avant les études…

            Mais nous l’avons posé en truisme dès le début… pas de grande marche de l’humanité sans enrichissement des connaissances et des savoir-faire, même puisé dans les catastrophes…Plus les acquis s’additionnent, se multiplient, plus ils ont besoin d’être organisés, entendus, compris, enseignés donc…

Après l’enseignement uniquement oral, on a utilisé le support de l’écriture dès que possible. Son développement s’est accentué avec l’avènement de l’imprimerie ; et, à notre époque, l’explosion de tous les médias a totalement modifié les structures et les manières d’enseigner et d’apprendre.

Nous n’en sommes pas encore à Petite Poucette, mais ça vient !

 

Obligatoire l’école ?

L’Ecole n’est pas obligatoire, celle d’en mettre une publique à la disposition des enfants, si… Pour les parents, l’enseignement lui est un devoir, à garantir à leur enfants jusqu’à l’âge de 16 ans, au moins, quitte à eux de choisir sa forme et de se soumettre aux contrôles de respect des programmes

L’usage le plus courant, désigne comme école «un établissement d’enseignement maternel (pré élémentaire) ou primaire (élémentaire)» destiné aux enfants dès le plus jeune âge (à partir de 2/3 ans) jusqu’à l’entrée au collège (à 10/11 ans).

L’enseignement obligatoire pout tous implique la recherche de tous les moyens pour assurer ce droit aux enfants en offrant les moyens de tenir compte des différences, handicap culturels, physiques, psychologiques… et précocité…

Ça c’est une autre et belle histoire…

 

Et l’Ecole buissonnière.

Aujourd’hui, faire l’école buissonnière, « c’est ne pas aller à l’école en cachette» et par extension, ce sens s’est étendu au-delà du domaine scolaire et cela signifie: «ne pas aller travailler».

Mais, au Moyen âge, l’école buissonnière était une école clandestine tenue en plein air, dans des endroits écartés par des maîtres qui n’acceptaient pas de payer la redevance à l’église, et au XVIème siècle, l’école buissonnière était également une école clandestine ouverte par les Huguenots, sans l’autorisation de l’évêque ».

 

           Et la récré ?

Ce n’est pas une école aussi à raconter ?

22 mai 2018

Souvenirs, souvenirs… Je me souviens de mes écoles…

Classé dans : EDUQUER,être — linouunblogfr @ 16 h 45 min

classe2Ecole, que de mots je pourrais aligner, en mon nom…

Sept déménagements avant mon dixième anniversaire, sept école, des souvenirs variés, ô combien – certains spontanés : (mat Aizenay – l’oseille – le Pouliguen  fugue dans les rues – Croix de Vie –l les toupies et l’école buissonnière de la godille – la barre de mont – 2 km à travers bois et la maison de la sorcière – pichenette – Aizenay, les pigouilles,  les poésies, les contes– Fleurigny sur Oreuse dans l’Yonne, M. Bordereaux,  jardin, abeilles, vendanges, écriture, Till l’Espiègle… Verrières le Buisson, le Petit Parc, la rue, l’entrée en 6ème… Des apprentissages de vie mais autant de réadaptations difficiles dans des cours de récréations qui n’étaient pas plus tendres qu’aujourd’hui… Un maître d’école extraordinaire dans une petite école d’un petit village…

Mon maître de l’Yonne devait, après le rêve de ma mère « Tu serais instituteur mon fils ! » initier mon choix.   Un prof au cours complémentaire, auteur des « Michel… » de la bibliothèque verte  pour me forma aux premières pages d’écriture libre… Un autre prof, poète, « automne, oh tonne, au tonneau… »,  de lycée, se rendit complice de mes fugues vers le tribunal pour suivre les audiences, plutôt que les cours de ses collègues… A l’ Ecole Normale d’Auteuil, j’appris beaucoup d’un pédagogue en gym, futur directeur de l’I.N.S., fabuleux, initiateur de « trucs » pour capter l’attention de mes futurs élèves…

Je dois énormément à ces collègues de classes spéciales qui me baignèrent de leurs expériences personnelles. Je ne fis pas ma seconde année de formation, on me demanda d’assumer l’absence imprévue d’un enseignant de classe de perfectionnement à Boulogne Billancourt… Une belle marque de confiance.

Eux m’ont dégrossi aussi : mes premiers enfants, dits « inadaptés » alors, eux  et leurs parents fiers des progrès, au point, d’entendre une maman me confier, qu’ils feraient un instituteur de leur petit Joël réconcilié avec l’école : «…mais pas un vrai, un comme vous… »…

Ces enfants en Centre d’Observation à Montjay près d’Orsay en Centre d’Observation par placement judiciaire m’ont amené à remplir un mémoire bâti de bien d’émotions.

Après une année sous de formidables enseignants de Beaumont , dont cet inoubliable Patte-Malson (L’Enfant Sauvage – Jazz dans la nuit… » et l’obtention du C.A.E.I, je pris en charge une classe de Perfectionnement Professionnel à Antony.. Un beau melting-pot, que mes grands « déclassés », en rupture de scolarité, de société. Leur confiance, durement, c’est l’adverbe de circonstances, acquise, me valut un retour rapide du service militaire pour difficulté de remplacement ! Ils ne m’ont jamais tenu grief de cette claque collective, alors que chacun d’entre eux était rompu aux conflits de rue, distribuée après leurs lourdes moqueries envers une dame croisée en revenant du stade… C’était mérité, m’ont-ils confirmé, au jour de mon départ à la retraite.

Ce type de classe supprimée, pas tenté par la S.E.S. (SEGPA), ’ai postulé pour un poste de direction élémentaire. Dés le début, j’ai voulu abandonner, 30 ans plus tard, j’avais bien du mal à le quitter…

Ma direction, 30 ans d’un seul tenant avec ses routines , rares, ses catas, ses espoirs, ses déceptions,   et ses merveilles… Mes classes « ordinaires », quelle ironie de fait ! Mes classes d’initiation pour non-francophones, pour enfants du voyage… Quel bonheur que cette communauté autour des 500 gosses de notre groupe scolaire ! Quelle émotions partagées pour chaque initiative menée à bien, ensemble… J‘ai la joie renouvelée de suivre bien de nos anciens, vive les réseaux sociaux..

Aujourd’hui, bonheurs d’école nés des écoles de nos enseignants proches, en des fonctions variées, de nos petits-enfants à tous niveaux, un partage extraordinaire même suivi de l’autre côté de la grille. C’est chaud aussi, très !

Enfin, opportunités d’occasions ou engagements durables, initiatives nouvelles ensemble : une vie autour de l’école, après l’école, pendant parfois… Ce sont les ces cadeaux des associations et de ceux qui, plus jeunes, bien impliqués dans leur métier, m’invitent à intervenir… Alors, c’est le conte dit hier, aujourd’hui, l’atelier partagé, la sortie accompagnée… qui tissent la trame de mes souvenirs pour demain…

14 mai 2018

Violence et puis…

Classé dans : EDUQUER,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 19 h 14 min

Violence, harcèlement, humiliation… intolérables même si certains considèrent que les bizutages, les cris, les mots durs, font partie de l’éducation, à l’anglaise, pas nouveau non plus la littérature et les biographies le montrent, la Guerre des boutons, n’était pas une rareté… Plusieurs déménagements m’ont appris la dureté des cours de récréation et parfois celle des adultes ; 40 ans d’enseignement m’ont appris que plus que les textes, la nécessité de la présence, juste, ferme et rassurante des éducateurs est primordiale…

Ma conclusion, ferme, elle aussi : rien, rien n’est possible, aucune application d’intentions, de textes, dans l’éducation comme dans l’instruction sans un consensus réel dans l’équipe d’établissement, tant pour l’élève que pour l’interaction des professeurs, leur soutien mutuel en fait partie… Toutes les écoles qui prennent vraiment en charge l’organisation cohérente de leur établissement, et réagissent face aux problèmes, souvent discrètement, il y en a beaucoup heureusement, le font grâce à une équipe véritable et une direction compétente… Mais là, nous sommes dans la bonne volonté et l’aléatoire… Aucune formation ne prépare à cette logique d’équipe, aucune formation approfondie ne dote les directeurs de vrais outils d’animation… On ne parle, vous ne parlez, que d’un prof face à ses élèves… Encore et toujours l’école est une loterie…

La prise de conscience est manifeste, pourvu que son suivi soit effectif même sous d’autres gouvernements ! Que ce ne soit pas seulement des faits médiatisés, qui, pour un temps agitent notre société…

Aujourd’hui encore, trop souvent, les parents croisent les doigts : « Pourvu qu’il, qu’elle tombe avec ce maître, cette maîtresse, pas avec l’autre… ». Quand, partout, pour tous les établissements penseront-ils d’abord à une école, globalement et pourquoi pas une communauté !

9 avril 2018

Une éducation au Vivre ensemble et à l’altruisme.

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 21 h 48 min

Une éducation au Vivre ensemble et à l’altruisme.

 

Oui à l’Education à l’altruisme par le pragmatisme !

Par l’interaction dans les apprentissages, dans les projets établis ensemble, mis en œuvre ensemble…

Par les réflexions, les soutiens mutualisés…

Par la réalité de groupes d’action, classes, écoles qui fonctionnent en symbiose et en complémentarité,…

Par la mise en place de réflexes pour faire appel en cas de besoin autant que de répondre à cet appel…

Alors vivre ensemble devient une force qui construit chacun non par les dits, mais par le vécu… Ce qui n’exclut ni les débats, ni les affirmations individuelles mais simplement les intègre dans la convivialité. Cela conduit, durant tout un cycle, durant toute la scolarité dans l’établissement qui vit ainsi vers une éducation de chacun à être vigilant pour les autres ; tant pour en recevoir, chaque moi en a besoin, que pour donner, chaque toi, chaque vous, chaque tous en ont besoin.

Utopie ? Je ne crois pas et je suis même certain que nombre d’enseignants, d’animateurs s’emploient à en faire une réalité…

Difficile ? Oh oui, car même une société en danger refuse d’en faire un besoin de l’immédiat.

Nous sommes dans un monde où accumuler des connaissances, des biens, paraît plus nécessaire que s’assurer des savoir être, des savoir mettre ensemble…Un monde où le bénévole, l’altruiste est taxé de naïveté quand il n’est pas soupçonné de tromperie…

L’éducation à l’altruisme pour s’épanouir ensemble est vitale, et elle ne dépend pas de programmes, d’instructions, qui ne peuvent qu’en bénéficie, mais bien de la qualité de ses équipes pédagogiques…

Il ne s’agit pas de vivre en essaim ou de préparer le Meilleur des Mondes mais de donner à chaque individu la capacité de développer ses talents en ne niant pas ceux des autres mais au contraire en s’y ajustant.

Alors, peut-être que cette attention à tous deviendra une attention fraternelle à celle qui nous porte, nous supporte, notre Terre.

 

28 mars 2018

Un enseignement réussi

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 18 h 44 min

Un enseignement réussi, c’est celui qui conduit à un jeune homme, une jeune femme doté de connaissances, de savoir-faire et de capacités à s’adapter en fonction der ses choix et des circonstances. Si le système éducatif complète heureusement l’éducation familiale et périscolaire pour en faire des citoyens attentifs à la société et aux autres, alors nous aurons réussi notre mission.

Un enseignement réussi au jour le jour, à l’année, si vous le voulez, c’est celui assumé avec compétence, intelligence et générosité par un enseignant voué à son choix professionnel, souvent au-delà de ses humeurs personnelles ou sociales. Ce qui n’empêche pas les engagements pour changer vraiment le système, toujours vers le mieux. Désolé si voué fait penser à vocation, ce n’est pas un gros mot.

Un établissement efficace c’est celui qui a su faire de son personnel une équipe solide autour d’un projet adapté à ses objectifs mais aussi aux  réalités de sa population d’élèves et son environnement.

Faire des constats sur la formation, les programmes, les diversités les rythmes de l’enfant, dans et autour de l’école, les méthodes d’apprentissages fondamentaux, d’éveil… ont toujours été d’actualité et bien avant Jules FERRY, mais doit-on, sous prétexte qu’ils bouleversent des habitudes, sous prétexte qu’ils sont mal construits, les rejeter avant même de les avoir essayés, analyser et corriger…

Ce serait, c’est hélas, se réfugier hypocritement derrière « l’enfant », constater les échecs en haussant des épaules fataliste.

Heureusement bien de établissements  ont su et savent se donner les conditions favorables à leur mission, du projet à l’équipe et à la symbiose avec leur contexte.

La vocation des responsables de l’Education Nationale, c’est que l’Ecole ne soit pas une loterie mais que partout, les élèves et leurs enseignants trouvent une égalité de ressources (qualité des personnels bien formés autant que des moyens optimisés, compensés lorsqu’il y a des manques.)

La mise en œuvre alors reposerait vraiment sur la bonne volonté et les compétences.

15 mars 2018

Violence

Classé dans : EDUQUER,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 35 min

Il y a 18 ans, j’étais bien près d’achever mes 40 ans d’enseignement spécialisé et direction élémentaire, en rentrant chez moi j’ai assisté à une sortie de lycée : une dizaine de jeunes gens frappaient violemment un autre lycéen tombé à terre. J’ai planté ma voiture au milieu du carrefour et je me sui précipité.  J’ai écarté les frappeurs, j’ai relevé la victime et lui ai dit de filer. J’étais en rage, contre les agresseurs qui n’ont même pas réagi, certains m’ont reconnu comme leur ancien dirlo pourtant… Mais en rage aussi contre la multitude des parents qui attendaient que leurs grands : aucun n’avait réagi avant… Par contre, ensuite, les invectives, les menaces, les parapluies levés contre les cogneurs en train de se disperser ont jailli. Souvenez-vous de cette jeune femme poignardée pour avoir secouru une autre jeune agressée dans un car… Que faisaient les spectateurs ? Idem, cette automobiliste dressée entre des chauffeurs violents paralysant le carrefour de la Porte d’Orléans, alors que nous nous murions dans notre véhicule…

Hurler, après, peut soulager mais ne donnera pas le courage d’affronter ensemble quand cela devient nécessaire… Ce n’est pas une loi spécifique qu’il faut ; mais bel et bien une structure nouvelle, totale de notre système scolaire avec des établissements à taille humaine, des équipes cohérentes, des personnels formés avec soin en psycho, socio et pédagogie, des directions responsables bien préparées, des régalements,  des projets de fonctionnement adaptés aux environnements, des moyens de soutiens, d’encadrements réels et spécifiques en besoins bien déterminés…

Alors et alors seulement, nos établissements deviendront des univers protégés et conformes à leurs missions d’enseignement et d’éducation… Faire du plâtrage, du replâtrage au coup par coup ne rendra jamais notre système efficace et apaisé !

Puisque nous vivons dans une société de plus en plus tournée vers la concurrence, l’avoir plus que l’être, la violence physique ou policée, au moins, donnons le temps de la jeunesse, un microcosme positif à nos enfants !

C’est possible, je l’ai connu ! Le règlement établi ensemble, accepté par la communauté,  était un référent respecté, et les retours au calme en rangs (jusqu’en 2000) ne nous ont jamais valu de reproches.

14 mars 2018

heureux

Classé dans : EDUQUER,être — linouunblogfr @ 22 h 33 min

heureux

5 mars 2018

Profs…

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 22 h 51 min

Oui ! il en est des enseignants comme de tous les professionnels et même des bénévoles, certains sont talentueux, d’autres sont défectueux… souvent parce que mal orientés ou pire découragés jusqu’à la nausée… mais il est une évidence qui vaut pour toutes les époques, qu’elles soient ou non fertiles en débouchés : aucun enfant ne deviendra un adulte équilibré et sain s’il n’a pas les connaissances, les savoir-faire, les qualités d’adaptation propres à sa vie sociale et professionnelles, ses vies peut-on dire… Il en est de même pour sa santé avec le personnel médical… Personne ne niera que les chances de chacun sont inégales tant pour son contexte familial que pour  les hasards bons ou néfastes de sa jeunesse.

Oui il y a des autodidactes, en tous domaines ; souvent un événement, une rencontre a généré, encouragé, soutenu leur volonté…

Face à tous ces circonstances aléatoires, l’Ecole offre, devrait offrir une compensation pour égaliser les chances de chacun, qu’il soit littéraire ou manuel, qu’il soit précoce ou plus lent… C’était sa vocation originelle…

Elle ne le fait pas, pas assez, ou mal, parce que notre société met en premier la « rentabilité » immédiate et n’est pas prête à investir dans l’Education Nationale… Dire que nous avons l’école que nous méritons n’est pas faux…

Donc les profs, que l’Ecole soit bien organisée ou non, sont les seuls à agir avec leurs élèves, bien ou mal, mais agir, s’efforcer de donner un sens au passage des savoirs et souvent à l’éveil à la citoyenneté… Hors de la classe, il ya l’établissement, les associations, les psys, thérapeutes…, la famille, mais à la base des alertes lorsqu’il ne peut plus faire, il y a le prof…

Alors, même si votre scolarité fut pourrie, même si votre ressentiment sur des « avantages discutables », vous font regarder de travers les profs, pensez à vos enfants et battez-vous pour donnez à notre école des conditions meilleures, donnez-aux profs, débutants ou vétérans  qui y croient, votre énergie pour que demain, tous les enfants aient une chance… Donnez ainsi une chance à l’avenir.

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Victor Coudesabot |
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