Réfléchir et dire… un peu

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18 novembre 2019

moi instit…

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 17 h 36 min

Je n’ai aucune qualification supérieure pour m’exprimer, je n’en ai pas plus que nombre d’enseignants de tous niveaux, pas plus que bien des parents, que bien de nos concitoyens attentifs à leur Ecole, bien moins que tous les chercheurs, les gens de réflexion et d’expérience qui consacrent leurs heures à mieux connaître, mieux ouvrir des voies à la transmission des savoirs, à l’instruction comme à l’Education…

Je ne suis qu’un homme qui fut d’abord un élève en de nombreuses écoles de la ruralité, de petites villes, de quartiers plus imposants en grandes cités. Un garçon trempé dans les centres de vacances, le scoutisme autant que les surprises parties, un écolier perdu, un cancre assumé, puis un normalien convaincu, passionné par sa première compréhension d’une évidence : apprendre pour mieux transmettre à ceux en devenir, voire en manque. Une révélation qui ne m’a plus quitté.

A travers mon métier d’enseignant, à travers mes engagements associatifs, j’ai voulu, réussi avec plus ou moins de bonheur selon les circonstances, les cas parfois, répondre à cette conviction.

Longtemps ce fut dans le cadre de ce que nous nommions alors l’enseignement aux inadaptés, de tous âges, avant que ne se créent des structures plus précises, puis encore plus longtemps en établissement ordinaire, notamment en direction ordinaire, englobant une belle hétérogénéité…

Comme bien de mes collègues, j’ai frappé à de nombreuses portes, dont des associations diverses, ouvert bien des ouvrages, tentés bien des essais…

Toutes ces années, toutes ces heures intenses par leurs espoirs, leurs doutes, leurs réussites et leurs échecs, tous ces moments heureux et malheureux, n’ont fait que renforcer mes orientations pour les transformer en certitudes.

-                  L’élève, qu’il soit très jeune, à peine organisé dans sa communication ou qu’il soit adulte toujours en besoin d’apprendre, est unique. Ignorer ce truisme essentiel c’est non-seulement « assassiner Mozart » mais c’est aussi refouler la chance de chacun d’utiliser les ressources qu’il possède et qu’un regard trop formaté ne permet pas de faire éclore.

-                  Un élève peut acquérir des connaissances par lui-même, avec le soutien d’un enseignant particularisé, voire même matérialisé par la vaste richesse de nos vecteurs depuis qu’existent des marques de mémoire, de transmission. Mais l’apprenant ne pourra jamais s’épanouir sans la confrontation avec les autres. le groupe est écoute, questions, propositions, recherches, essais et miroir…

-                  J’ai appris avec mes premiers élèves dits a-scolaires, dits inadaptés, dits en difficultés d’apprentissages et ou de comportements… combien ils avaient de similitudes dans leurs besoin de savoir, autant que de diversités dans leurs possibilités d’y répondre. J’’ai appris combien était grande leur fragilité ; avec tous j’ai appris, après l’avoir vécu moi-même, combien étaient lourds de conséquence les incidents de leur vie, combien ils pouvaient les sublimer ou les éteindre…

 

Chacun n’est pas un Robinson Crusoé… « Nul n’est une île riche en ressources innées en lui-même… ». Négliger que ces îles soient susceptibles de s’éroder au lieu de se solidifier est une erreur essentielle.

 

Notre vocation, pour moi ce n’est pas un mot énorme, est d’accueillir l’enfant que l’on nous confie, de le mener de son niveau d’être pensant à un niveau supérieur en lui fournissant les savoirs, les outils qui lui donneront l’autonomie à laquelle ses aptitudes le conduisent. Cela sans angélisme aveugle mais sans découragement non plus.

La mise en œuvre de notre fonction, dans notre forme de société, nous conduit à mettre nos élèves en situation collective, à assurer notre enseignement dans une classe, groupes de niveau sinon d’âges. La prise en compte de cette double réalité, diversité et objectifs programmés pour l’ensemble, doit, et heureusement mène souvent, à une pédagogie adaptée, voire différenciée.

 

Ces principes peu à peu établis, pendant presque 10 ans, en solitaire, dans mes classes dites de perfectionnement, élémentaires ou professionnelles, je dus les confronter d’abord à ma première classe élémentaire, un CE2, puis à toute l’école qui m’était confiée.

Pour la première, j’ai dû m’ajuster et comprendre les nuances, pas de blocage de lecture par exemple mais des compréhensions rapides ou lentes, des précocités surprenantes devant une situation problème, passer de mes élèves que j’accompagnais presque un par un, à ma trentaine globalement mieux armés mais individuellement divers, me demanda bien des remises à jours. Merci tous mes profs de Beaumont, merci à mes maîtres de stage, merci à ce prof de gym qui a su me dire « Pense que tu es ton élève pour savoir si tu es clair… Fais fermer les yeux à ta classe pour anticiper un mot à écrire, un calcul à effectuer, une notion à répéter, un saut à préparer… ». Il m’a fallu cette gymnastique, entre autres, pour passer de la classe spécialisée à la classe « ordinaire »… Merci à mes années de perfectionnement qui m’ont appris à rechercher les moments d’intérêt général pour capter l’attention de tous, les rassembler dans l’écoute et la curiosité. Merci encore à eux qui m’ont appris à mettre en valeur ce que chacun avait de fort à faire valoir…

Pour la seconde, la responsabilité d’une école, ce fut plus difficile. Les habitudes de vie solitaire, avec des comptes à rendre uniquement à mon inspecteur, pour mes méthodes, à mon directeur (c’était une école énorme dans une banlieue industrielle où j’alphabétisais des adultes certains soirs) pour mes obligations administratives et de surveillance, ne m’avaient pas préparé à ces fonctions.

Très vite j’ai dû me pencher sur des « cas » : quelques comportements difficiles pour la vie en communauté, que je voyais débarquer en garde dans ma classe de croque-mitaine, des enfants du voyage, des enfants primo-arrivants, les retard scolaires étaient traités soit la le redoublement, soit par l’orientation en classes spéciales dans un autre établissement…

Plus tard, l’organisation des cycles permis un suivi des enfants non plus par niveaux mais par classes successives, avec possibilité de moments pour revenir combler des lacunes ou surpasser pour profiter d’une précocité. Les problèmes de conduite faisaient l’objet d’une réflexion collective avec des déplacements ou des attentions particulières.

Très vite s’est imposé la nécessité de prendre en compte le suivi de tous les élèves de l’école, voire du groupe scolaire avec des liens farts et réguliers entre maternelle et élémentaire… Mois fréquents mais utiles avec le collège.

Notre établissement intégrait des enfants primo-arrivants non francophones, des enfants du « voyage » et répondait parfois aux demandes d’accueil d’élèves en réinsertion après prise en charge en instituts… Toutes actions auraient été impossibles sans une compréhension claire des familles et un engagement collectif des enseignants…

Ce système permettait de gérer le projet global et ses finalités diverses, faire des bilans nécessaires pour les ajustements, de considérer les enfants de toute l’école, voire de tout le groupe scolaire, comme l’objet de l’attention de chacun. Les règles de vie bien établies par tous et notamment avec les élèves était expliquées aux familles, tant en réunions générales, qu’en rencontres personnalisées. Les familles, les partenaires locaux étaient le plus souvent impliqués dans nos projets et nos recherches de solutions…

Peu à peu s’est formé une communauté, traduites en actes, en confiance, en transparence et permettant le règlement des conflits. Le principe de l’école sécurisée, non pas refermée sur elle–même mais tranquillisée lorsque ses portes étaient refermées sur la journée de classe était admise par tous, pas d’intrusion mais des moments d’explication.

J’aurai bientôt, peut-être, 4 fois 20 ans et toujours mon regard vers un enfant le singularise, difficile, impossible d’oublie qu’un jour je fus instit et que toujours je fus et je demeure éducateur.envol

6 novembre 2019

Pour conter à un enfant qui n’aime pas la grammaire.

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 21 h 45 min

 Je sais que LA GRAMMAIRE EST UNE CHANSON DOUCE mais je n’ai pu m’empêcher de raconter la mienne pour répondre à une demande…

La grammaire est une aventure formidable autour des mots. Si, si !!

Ce fut vraiment extraordinaire lorsque les gestes, les grognements pour désigner quelque chose sont devenus, peu à peu, des sons articulés, organisés et attachés à un objet, une personne, un animal, un acte, une idée….

Ce fut une joie importante lorsque tes parents t’ont entendu utiliser tes mots à toi, étrange, au début, puis copiés de façon amusante, sur ceux des personnes qui t’entouraient puis, identiques  « Tu n’es plus un bébé ! ». Enfin, tu te faisais comprendre, sans gestes, sans grimaces, sans te mettre en colère quand nous nous trompions sur ce que tu voulais dire. Nous avions les mêmes mots !

 N’empêche que chaque jour des gens, toi, moi, nous, des savants, des travailleurs, des copains, des sportifs, même les muets, les sourds … inventent des mots nouveaux, pour mieux désigner, se comprendre ou simplement s’amuser…

Une vie sans mots qui bougent, qui se créent, serait vraiment triste.

Je suis certain que même Robinson Crusoé, lorsqu’il était encore seul dans son île, se parlait, donnait des mots à ce qui l’entourait, ce qu’il faisait, ce qu’il pensait…

 

Des mots, de toutes les formes, de toutes langues, de toutes imaginations, il en faut, ça c’est plus que sûr !

Mais pourquoi nous casser la tête avec eux à l’école puisque Papa, Maman, Papy, Mamy, les amis… peu à peu nous les apprennent ? C’était mieux dans les tribus, non ?

Je n’en suis pas certain parce que gare à toi si tu te trompais de mots pour demander, obéir, chasser, te nourrir… Moins, il y avait de mots et plus on pouvait se tromper surtout s’ils se prononçaient pareils ! Entendre « mur » tout seul, c’était quoi, des pierres les unes sur les autres, un fruit comestible, le fruit des ronces, il fallait l’accompagner de gestes, de mimes    Pas simple…

 Avant, bien avant même, de trouver des signes pour tracer les mots sur du sable, des écorces, des pierres, des peaux, du papier… il fallait une sacrée mémoire pour essayer de se souvenir de tous les mots nouveaux… même si on restait enfermé dans sa grotte…

Toi, tu n’as pas envie de rester isolé, non ! Alors, il faut comprendre et te faire comprendre le mieux possible.

 Les signes pour garder les mots, l’écriture, furent quand même le second progrès le plus extraordinaire pour la grande histoire de la COMMUNICATION ! Pour comprendre ce que connaissaient les anciens, pour ne pas oublier nos découvertes, pour envoyer et recevoir des messages à ceux qui étaient loin… écrire, c’était formidable… On n’a pas fait mieux que parler/écouter, écrire/ lire… Le téléphone, l’écran d’internet ne sont que des bons moyens pour aller plus vite, plus loin, plus longtemps et aider à se comprendre…

Du dictionnaire, à l’encyclopédie, à Google nous avons des réserves de mots et d’explications de plus en plus extraordinaires…

 

MAIS TOUT ÇA CE N’EST QUE BULLES DE SAVON INUTILES SANS LE PLUS IMPORTANT, L’ESSENTIEL….. TOI ET TON CERCEAU !!!

 Si tu as de magnifiques outils dans un atelier bien rempli en matériaux, sans que tu saches t’en servir, qu’en feras-tu ?

Si tu as une belle équipe de copains en bonne santé mais que vous ignorez tout des règles d’un sport, des astuces pour être performants, des installations.. Que ferez-vous ?

Le plus perfectionné des ordinateurs reste un tas de ferrailles, de plastique, de fils si tu n’as pas appris ses modes d’emploi.

Tu peux te poser la question en peinture, musique, utilisation d’une machine…

Toi qui es astucieux, je te vois sourire : « Pas de problème : j’inventerai, je ferai des essais, nous chercherons des règles, je lirai des modes d’emploi, nous chercherons des gens qui savent pour nous expliquer… »

Et bien oui, tu inventerais comme les hommes et les femmes d’hier et d’aujourd’hui, de demain aussi parce que sans communication, on ne vit plus ensemble. Tu trouverais des « maîtres », tu lirais des explications… Tu créerais l’apprentissage, allez disons-le, les cours, les profs, l’Ecole quoi.

 Un sage de l’Antiquité disait que la langue pour s’exprimer, c’est la meilleure ou la pire des choses selon son utilisation, d’autres affirment que cette parole est d’argent et le silence d’or… Nous, on dira simplement que écouter/lire est aussi important que parler/écrire.

Pour terminer cette partie de réflexion, à ceux qui haussent les épaules et affirment que l’on peut s’exprimer autrement qu’avec des mots, que mimer, peindre, sculpter, danser, dessiner… c’est aussi communiquer, je réponds « D’accord avec vous ! Mais toutes ces formes demandent autant, plus encore souvent d’apprentissages que pour le travail des mots     Je le sais bien, j’ai essayé sans beaucoup de succès… même pour me mettre en colère parce que je ratais, pour trouver, exprimer, m’expliquer, dire ce que j’écoutais, observais, contemplais, beau, moche, difficile, facile… ben , comme pour toi, il me fallait des mots !

 Ces mots dont on ne peut se passer, il faut bien en faire un bon usage, le meilleur possible même !

Les inventer, c’est faire du VOCABULAIRE (bonjour le latin pour désigner l’ensemble des mots) (utiliser ta voix.) – avec un mot tu peux en fabriquer beaucoup d’autres selon ce que tu veux en faire (c’est toute sa famille que tu crées alors).

Certains te paraissent insuffisants, alors tu leur trouves des cousins « petit c’est bien mais minuscule, microscopique, c’est mieux non ? » Tu les maries même dans des expressions «  grand – immense – très grand – hyper géant -  vachement super géant… ». Ce qui n’est pas terrible, ce sont ceux qui se prononcent, se lisent parfois pareils mais ne veulent pas dire la même chose  (même si en cherchant bien autrefois, ils étaient très cousins «  la plage arrière de la voiture n’a pas beaucoup de sable sauf si tu reviens de la plage du bord de mer ». « Livre, est-ce le poids du paquet de beurre ou les pages reliés de mon histoire ? C’est casse-pieds, tiens, est-ce que cette expression veut vraiment dire que ces histoires de mots m’écrasent les orteils ? Parfois un mot suffit pour se faire comprendre « Aïe – assez – vite… » Encore faut-il savoir à quelle occasion tu cries ça. Si c’est écrit, il faut même lui ajouter un petit signe pour comprendre comment tu le prononces.

 

30 octobre 2019

IL ET ELLE, ILS, ELLES, IL seul, ELLE seule, élèvent leur enfant…

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 20 h 17 min

Pour avoir rencontré dans mon bureau, pendant tant d’années, bien des familles différentes, je ne crois plus qu’à un élément de stabilité pour l’enfant: l’affection intelligente. C’est à dire l’attention aimante et l’explication proportionnée à son âge… Ni le silence, ni les interprétations évasives n’empêcheront un enfant de cogiter et de se créer ses défenses, parfois violentes pour lui et/ou pour les autres…

La coresponsabilité de celle, celui, ceux qui assument cette éducation est d’empêcher que l’enfant se culpabilise (décès, séparation… silence ou scènes y sont propices) et perde confiance en ses proches et surtout en lui…

Il existe des institutions d’aide sans doute, mais l’école qui devrait être un monde d’apaisement où l’instruction adaptée devrait placer l’élève dans un milieu de préoccupations éloignées de ses soucis extérieurs, au moins le temps de ses heures scolaires.

Pour ma part, j’ai toujours, surtout avec mes classes d’élèves dits « en difficultés », essayer d’entamer la journée par des activités libératrices. De même dans notre école, nous tenions à l’accueil à l’entrée puis la mise en rang, au calme, avant de rejoindre la salle de classe…

L’écoute, parfois après la sanction, au calme, arrivait à faire s’exprimer puis dépasser ce qui perturbait l’indiscipliné… Mais rien n’était, n’est possible sans l’interactivité des parents et des enseignants, parfois, souvent même l’appartenance à une communauté qui tend la main, sans leçon de morale, à la famille en détresse est importante…

J’y crois et surtout je sais que bien des directeurs, directrices, équipes d’école y sont attentifs… Mais pas tous… C’est dommage parce que la classe, l’école, l’association sportive, culturelle aussi, sont des milieux révélateurs mais aussi réparateurs…

Que de souvenirs marquants, douloureux mais aussi heureux se présentent à ma mémoire en écrivant…

On, qui dit beaucoup d’assertions, proclame qu’à l’Ecole, on s’instruit, qu’au club sportif ou autre on apprend une discipline, oui mais défouler n’est pas oublier, oui mais enseigner sur le sable mouvant de l’affection, la personnalité sapées surtout pour un être en construction, c’est aller au devant de bien des échecs…

Alors famille, quelle que soit ta structure aime ton enfant et accorde lui ta confiance !

Le hasard fait que je sui en train de lire RIEN NE SE PERD de Cloé MEHDI .

« Moi Mattia ; 11 ans, j’ai vu la haine, la tristesse et la folie ronger ma famille jusqu’à la dislocation… »

 

29 octobre 2019

IL ET ELLE, ILS, ELLES, IL seul, ELLE seule, élèvent leur enfant…

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 21 h 52 min

Pour avoir rencontré dans mon bureau, pendant tant d’années, bien des familles différentes, je ne crois plus qu’à un élément de stabilité pour l’enfant: l’affection intelligente. C’est à dire l’attention aimante et l’explication proportionnée à son âge… Ni le silence, ni les interprétations évasives n’empêcheront un enfant de cogiter et de se créer ses défenses, parfois violentes pour lui et/ou pour les autres…

La coresponsabilité de celle, celui, ceux qui assument cette éducation est d’empêcher que l’enfant se culpabilise (décès, séparation… silence ou scènes y sont propices) et perde confiance en ses proches et surtout en lui…

Il existe des institutions d’aide sans doute, mais l’école qui devrait être un monde d’apaisement où l’instruction adaptée devrait placer l’élève dans un milieu de préoccupations éloignées de ses soucis extérieurs, au moins le temps de ses heures scolaires.

Pour ma part, j’ai toujours, surtout avec mes classes d’élèves dits « en difficultés », essayer d’entamer la journée par des activités libératrices. De même dans notre école, nous tenions à l’accueil à l’entrée puis la mise en rang, au calme, avant de rejoindre la salle de classe…

L’écoute, parfois après la sanction, au calme, arrivait à faire s’exprimer puis dépasser ce qui perturbait l’indiscipliné… Mais rien n’était, n’est possible sans l’interactivité des parents et des enseignants, parfois, souvent même l’appartenance à une communauté qui tend la main, sans leçon de morale, à la famille en détresse est importante…

J’y crois et surtout je sais que bien des directeurs, directrices, équipes d’école y sont attentifs… Mais pas tous… C’est dommage parce que la classe, l’école, l’association sportive, culturelle aussi, sont des milieux révélateurs mais aussi réparateurs…

Que de souvenirs marquants, douloureux mais aussi heureux se présentent à ma mémoire en écrivant…

On, qui dit beaucoup d’assertions, proclame qu’à l’Ecole, on s’instruit, qu’au club sportif ou autre on apprend une discipline, oui mais défouler n’est pas oublier, oui mais enseigner sur le sable mouvant de l’affection, la personnalité sapées surtout pour un être en construction, c’est aller au devant de bien des échecs…

Alors famille, quelle que soit ta structure aime ton enfant et accorde lui ta confiance !

Le hasard fait que je sui en train de lire RIEN NE SE PERD de Cloé MEHDI .

« Moi Mattia ; 11 ans, j’ai vu la haine, la tristesse et la folie ronger ma famille jusqu’à la dislocation… »

 

4 septembre 2019

LA RENTREE

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 21 h 51 min

C’est la rentrée…..

A tous les enseignants, nous souhaitons, une belle année scolaire 2019/2020.

Nous savons tout ce que notre métier peut offrir de bonheurs et de difficultés lorsqu’il est accompli avec sincérité et profondeur… Un jour, il y a longtemps, en classe échange avec une école portugaise, nous avons cueilli cette affirmation que nous avons conservée en encouragement lorsque parfois les journées étaient un peu lourdes. Nous vous la proposons en français :


            « Nous donnons une chance au futur, nous sommes professeurs ! »
« Les petits miroirs  » de Michel BUTOR restera le texte d’accueil qui, rentrée après rentrée, m’offrait l’occasion avant toutes autres actions d’emmener mes élèves de l’autre côté des pages vers l’école de la découverte et du plaisir d’apprendre…


                Simpliste mais une belle porte de Rentrée… Chacun a ses trucs ; le principal, c’est de rentrer ensemble enseignés et enseignants…
A vous tous qui travaillez chaque jour à construire l’avenir de vos élèves, au notre donc, à tous ceux qui bordent votre chemin de près et de loin, je vous assure que nos pensées accompagneront avec chaleur et avec encore et toujours un peu de nostalgie, votre nouvel engagement. Une pensée particulière pour celles et ceux qui débutent ou ouvrent une nouvelle voie…

Clin d’œil cordial à toutes ces « petites », à tous ces « petits » … aujourd’hui parents qui accompagnent la rentrée de leurs enfants, parfois déjà bien « grands »… En souvenir de nos classes partagées…

Avec vous !

 

22 janvier 2019

Vivre, mourir pour des idées ?!

Classé dans : EDUQUER,mon livre,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 18 h 37 min

Peut-on décider de quitter la vie pour que renaissent ses idées ? Paradoxale, non ! Pas impossible. «Mourir pour des idées », c’est d’abord mourir pour soi, parce qu’un moment de désarroi, ce grand chamboulement dans l’arroi ordonné des convois en marche vers un but, , devient impossible à supporter, que la goutte d’eau de nos convictions et le confort de notre arrangement entre passé et présent se trouve bousculés et que notre force n’est plus que déception… Alors s’abandonner devient la seule perspective mais pas abandonner puisque par notre  acte ultime devient, veut-on croire, un début pour d’autres plus courageux…

Je pense que notre histoire fourmille dans son autrefois, son passé proche et son présent d’actualité de ces circonstances qui font qu’un homme, une femme meurt pour mieux crier.

Pas de mort lente comme le préconisait le sage Brassens…

Ce cri pour moi est celui de Manu…pour que « l’Ecole renaisse de ses cendres » Personnage de roman, peut-être mais pas seulement. Il ouvre la voie à un constat. Les « passants » chers à Henri VINCENOT sont à travers tous les médias, la seule vérité de notre marche d’humanité. Le passant, celui qui marche sans doute mais surtout celui qui transmet, qui passe… Non pas un témoin de relais mais une boule chargée, grossie de toutes les connaissances, les expériences, aussi négatives que constructives.

Parmi ses passants, je privilégie les pédagogues, ceux qui accompagnent, marchent auprès de l’élève pour l’élever…

Aujourd’hui, en dépit de tous les moyens de transmission qui sont venus grossir ceux des sages des bardes il demeure l’Ecole. Elle n’est qu’une institution, qu’un vecteur, mais pour tous, la vraie chance donnée au futur

Enfin, elle devrait l’être et je veux croire, non je crois, que ceux qui choisissent d’enseigner, en sont intimement convaincus, même dans leurs échecs et leurs découragements… Jusqu’à en perdre la foi, non en leur vocation mais en eux.

J’ai vécu, dans la coquille de mes écoles, de mes classes, de mes associations, de mes quelques interventions en me préoccupant plus de cultiver mon jardin, mon lopin pédagogique que de son au-delà. Mes raids hors de mes frontières furent rares, intenses, brefs et décevants. Le sourire de mes élèves, les échanges dans ma communauté m’ont suffisamment empli le temps pour que j’occulte mes regrets …

Puis ce fut la retraite et le recul et l’écoute de ceux qui nient, de ceux qui espèrent et qui construisent …  il en est beaucoup, seuls, en communautés…. Que jamais ils ne renoncent et que leurs foi si possible ne meurt jamais !…

17 novembre 2018

Une fiche pour tout… presque…

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 21 h 58 min

Essai de Réponse à des demandes, de parents, d’élèves… Si c’est utile tant mieux, sinon j’aurai fait fonctionner mes petites cellules grises…

Je dois apprendre et mémoriser pour réutiliser vite ou plus tard…

Le   problème de base : J’ai quelque chose à faire !

-          – Je sais que je n’y arriverai pas ; je   râle et j’abandonne. « c’est nul et ça ne sert à rien… »-          – Je râle mais j’appelle à l’aide quelqu’un   qui s’y connait qui fera à ma place, parent, copain, internet…- Je pense que je peux faire sans trop   creuser en sabotant pour me débarrasser…-    Bon,  je vais le faire en réfléchissant, après   tout je pense donc je suis, donc je peux…

SITUATION :   je vais m’y mettre…

L’énoncé de la situation en tous domaines :-          – comprendre ce qui m’est demandé… Je me l’expose avec mes mots

MA   DOCUMENTATION

-          – D’abord perso : « ce que je   sais sur ce sujet. »-          - les documents à ma disposition : – livres cahiers   de leçons exercices  bon, c’est déjà   faits, voyons d’autres…-          – des gens de références que je peux questionner

OUTILS à   rassembler, en plus de la doc

-Pas les mêmes à la piscine, en géométrie, au stade, au jardin, en   rédaction…. en bricolage- Mettre à portée de vue la doc retenue.

INSTALLATION (un coin habituel déjà organisé, c’est   du temps et des habitudes gagnés)

IMPORTANT lieu où être le plus à l’aise possible distraction quand on   doit réaliser quelque chose n’est pas pareil que distraction pour s’amuser.   Quoique, s’organiser pour un loisir peut aussi être l’objet d’une fiche…

PRÊT ? MISE   EN ŒUVRE. Tu l’es concentré ?

Nouveau point Je revois la situation :.2 Feu ! Je me lanceAdapter mes premières   impressions : ça me paraît bien ou tordu ou faux… ça ne me dit rien…-          Quelques essais – premières impulsions --          3 – Je me reporte aux documents   d’éveil – de grammaire aux notes des leçons …et je les applique à ma question

-          4- Essais Je rédige un premier « brouillon »   pas trop parce que erreurs d’écriture, de soin peuvent entraîner des   confusions

-          (Je teste mes résultats :

-          Est-ce que ça répond bien à la question ?   Ex : On me demandait qui a été vaincu par Jules CESAR. J’ai trouvé   « Le chef des Gaulois », bon, mais peut mieux faire non ?

5-J’ai pensé à tout (rien d’oublié   dans ma fiche de danse du début à la fin) donc je mets au propre.

6- Bien relire  – Est-ce logique ? Est-ce que j’ai   oublié, mal rédigé, mal dit, mal illustré… quelque chose ?

Un truc : pour les idées et la   construction des phrases relis bien en prononçant, au moins dans ta tête, pas   que des yeux.

Pour l’orthographe, pour éviter de   globaliser sur le sens (tu liras et comprends bien le mot   « potection » dans une phrase même si le r est oublié, et bien   relis chaque mot de ta phrase à l’envers, ça permet de mieux t’y arracher,   mieux t’interroger sur écriture et accord…)

7 - Rangement : je désinstalle en remettant   bien de côté ce qui m’a servi, pour la prochaine fois.

MEMORISATION   (IMPORTANT)

-          -Je rédige ma fiche (simplement, des mots et   des dessins) qui retrace ce que j’ai fait.-          -Je le raconte à quelqu’un : d’abord ça   peut lui servir-surtout, ça classe   mes idées dans ma boîte à mémoire

BILAN

-          – Est-ce que j’ai appris quelque chose (dans   ta façon de faire peut-être, espérons-le) mais en connaissances :-          J’analyse mieux le découpage des mouvements   pour le saut en hauteur – je classe mieux les éléments pour tracer un losange   – je comprends mieux le fonctionnement une paire de jumelle… je peux procéder   çà une réparation…etc.-          Je prépare mieux le plan d’un récit… puis dès   que possible, tu t’en resserviras en rédac et en dictéeexploitation possible lors d’une semblable situationLe meilleur bilan sera celui que tu feras en réalisant plus tard de   nouvelles activités semblables et EN LES AMELIORANT…

COMMENTAIRES

Une fiche n’est pas toujours obligatoire ; à la longue, elle   peut devenir mentale ave des habitudes bien ancrées MAIS :1- Elle t’habitue à organiser tes travaux – elle se met dans tes habitudes de réflexion –   elle te fait gagner du temps en évitant les oublis et les ratés –
2- C’est vrai que la répétition les erreurs, les critiques, les   mauvais résultats peuvent t’amener à te corriger puis à réussir de mieux en   mieux à condition que tu ne te décourage pas, puis que tu t’en souviennes.   MAIS  erreurs répétées peuvent devenir   des habitudes dangereuses…
3- C’est  vrai qu’il faut   aussi/surtout, que tu aies   vraiment envie de progresser.
4- A qui s’adresse une fiche ? A tout le monde, et pas qu’à   l’école… A ceux qui ne sont habiles dans un domaine comme à eux qui sont   doués. Les premiers seront plus à l’aise, (c’est le cas de bien des   bricoleurs, d’artistes et de sportifs d’occasion),  les autres iront encore plus loin… mais   aussi de ceux que l’écrit ne tente pas vraiment…
5- Aucun domaine   n’est exclu de la fiche de préparation :arts sport technologie littérature santé… nature… Tant que tu vis, tu   as des choses à faire, parfois par choix, parfois par besoin, parfois parce   qu’on te l’impose… (Ah ce ONJ).Organiser ses tâche, c’est le meilleur moyen pour qu’elles ne soient   pas trop lourdes… ça ne résout pas tout, mais ça allège les efforts et les   idées.

Le mot essentiel «   CONCENTRATION », ça compense l’envie parfois…

Si tu ne fais pas ce que tu aimes, intéresse-toi à ce que tu fais,   concentre-toi, au moins le temps de cette activité. (presque de moi   seulement)

De l’ESPOIR EVIDENT (de   la philo pour tous…)

Bien ou mal, on ne peut arrêter les progressions des connaissances et   des savoir-faire, tant pendant la vie d’un individu que pendant l’histoire de   l’humanité.-          Regarde-toi du petit enfant à aujourd’hui, que   d’apprentissages… (des blagues et des réussites) et ça va continuer…-          Pense à une invention essentielle, le feu, par   exemple : depuis la première étincelle de silex jusqu’à l’allumage à   distance que de petits essais de fiches mise en tête puis améliorées….  Il paraît    que nous sommes intelligents parce que nous faisons, retenons,   refaisons un peu mieux, puis encore et encore… 

6 novembre 2018

Harcèlement

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 20 h 39 min

Tous les harcèlements et d’abord ceux d’enfants, dans et hors du milieu scolaire.

Dans les familles déjà et je déplore en 40 ans d’avoir dû être confronté à trop de parents humiliants et tourmenteurs « pour le bien de leurs enfants »… Certainement chaque enfant ne peut faire l’objet d’une surveillance constante, ni les victimes ni les tourmenteurs, mais je persiste à croire qu’une communauté bien solidaire, équipes scolaire ou d’animation, en liaison sinon de confiance mais surtout de compréhension peuvent faire preuve d’une attention positive et d’une réaction adaptée… Encore faudrait-il que cette communauté autour des enfants existe partout, pas seulement en quelques secteurs où volonté et compétences dominent ! Quand prendra-t-on conscience qu’éduquer est le fait de toute une société, pas une délégation à des « autorités » ? A quand la révolution réfléchie de tous pour une éducation vers la chance du Futur pour Tous ?

24 octobre 2018

Réflexion sur la taille d’une école….

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 21 h 50 min

J’ai commencé par 32 classes dans un cours complémentaire près des usines Renault), du CP à la 3ème. J’avais la classe de perf et je me sentais bien isolé, des groupes mais pas de vrais échanges… Puis école de 16 classes, dans un grand ensemble dont 3 spéciales. J’avais celle des ados et nous étions bien seuls. Les collègues fonctionnaient par niveau surtout (ni cycles ni conseil d’école, des maîtres parfois). Puis direction sans décharge de 6 classes dont une CLIN (primo arrivants et enfants du voyage… Beaucoup mieux pour les concertations mais classes mixtes souvent pour équilibrer les effectifs… Enfin 12 classes, plus une Clin, plus un poste adaptation, 1/2 décharge et ce fut formidable pendant 20 ans. De vrais cycles, un Conseil des maîtres actif, des regroupements possibles pour les soutiens ; un solide Conseil d’Ecole avec un vrai projet pour des actions et des suivis personnalisés… Peu à peu, autour, une communauté bien présente sans être envahissante… Des crises parfois dures comme partout mais plus facile à dépasser dans ces conditions.

Je dois ajouter que l’école maternelle travaillait en belle collaboration avec nous, pour les projets, les suivis pédagogiques et les connaissances du travail de chacun, à tous les niveaux… Nous avions la chance de pouvoir compter aussi sur les rencontres avec les profs de 6ème.

Je me suis toujours opposé à la fusion maternelle élémentaire, même quand on me l’a proposée. Je connais des villages qui ont opté pour poursuivre la séparation même si cela entraîne des transports et les résultats sont probants… Tant que cela est possible, il faut ménager ces deux espaces scolaires en multipliant les échanges…

Ce n’est pas tant la taille de l’école qui compte mais bien son équipe, son organisation et j’ose le dire sa direction ! On peut faire sans, c’est mieux avec…

23 octobre 2018

École maternelle

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 22 h 12 min

Nous avons cette richesse, en France, d’avoir des écoles maternelles de qualité, souvent menacées hélas. Pour ma part, j’ai une énorme admiration pour ce qui s’y accomplit et parmi mes références d’excellence éducative autant que pédagogique, je compte bien des enseignants pré-élémentaires… Mon expérience d’instit spécialisé m’a confirmé dans le rôle essentiel de ces premières années scolaires ! Plus que toutes autres, elles ouvrent la chance aux enfants, notamment ceux mal servis par leur contexte social ou familial (ce qui ne veut pas dire pauvres ou peu cultivés, les ratés d’éducation éclosent chez toutes les classes sociales… L’excès peut être pire que les manques.)

Pour ma prise en charge de mes élèves en difficulté (de 6 à 18 ans) j’ai mixé mes connaissances MONTESSORI, FREINET, DECROLY, SUMMERHILL… avec mes acquis auprès de collègues expérimentés puis j’ai adapté, encore et toujours à la mouvance de mes diverses classes….

Avant tout je crois à la force des collectivités autour de l’enfant : équipe scolaire – parents – associations – … et à la force des projets aussi bien collectifs qu’individuels… J’ai essayé de vivre ainsi mes 40 ans professionnels et mes 55 de bénévolat au service de l’enfant… Tout ne fut pas réussi, mais quand je retrouve mes anciens jeunes devenus des adultes responsables je me dis que ça valait le coup !

Et nous sommes nombreux à éprouver cette fierté, heureusement…

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Victor Coudesabot |
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