Réfléchir et dire… un peu

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19 mars 2018

Conte de printemps..

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 19 h 09 min

L’arbre qui ne voulait pas fleurir !

 Dans ce village, à chaque fois que naît un enfant, on plante un arbre dans son jardin. Ainsi, en même temps que l’enfant grandit, grandit l’arbre qui l’accompagne.

Par la fenêtre de sa chambre, Sam ne cesse de regarder le sien. A mesure que les années passent, il se rend compte que quelque chose ne va pas.

Dans les jardins d’à côté, les arbres se transforment au fil des saisons. L’hiver, ils courbent leurs branches sous la neige. Au printemps, les bourgeons poussent. L’été, de petites fleurs blanches percent au milieu de belles feuilles vertes et, en automne, ils font tomber avec grâce des feuilles jaunes sur l’herbe des jardins. Mais pas le sien. Celui de Sam reste sec et rabougri, son tronc fragile ressemble à un morceau de bois planté dans la terre.

Bien sûr, ses copains se moquent de lui : « Hé Sam, tu devrais lui coller des feuilles en tissu sur les branches ! » Ou encore : « A l’automne prochain, je te donnerai des feuilles mortes. Tu n’auras qu’à les poser au pied de ton bout de bois ! »

Seule Laura, sa petite voisine, lui dit : « Ne t’inquiète pas Sam, un jour il fleurira. »

Un nouveau printemps approche. Sam a tout essayé. Il a arrosé son arbre avec des engrais divers, il lui a parlé, lui a chanté des chansons, mais en vain. Une immense tristesse l’envahit. Il s’assoit au pied de son arbre et sent ses yeux le piquer.

« Qu’y a-t-il, Sam ? fait soudain une voix derrière lui. Tu pleures ? »

Incapable de répondre, Sam libère de grosses larmes qui roulent sur ses joues et tombent au sol. Laura – car c’est elle – s’approche alors et demande : « Je peux pleurer avec toi ? » Et pendant une heure, leurs larmes se mélangent à la terre.

Le lendemain, Sam est réveillé par des cris. « Vous avez vu ? » « Mais qu’est-ce qui s’est passé ? »

Encore en pyjama, il se précipite dans son jardin et découvre à la place de son morceau de bois, un arbre magnifique aux branches gonflées de bourgeons prêts à éclater.

Laura se tient parmi tous les copains admiratifs. Il la rejoint.

« Je te remercie, tes larmes sont magiques ! » dit-il.

Elle hausse les épaules et répond : « Il fallait juste qu’on soit deux pour le réveiller. » Et tous les deux, main dans la main, admirent l’arbre en souriant.

 

 

18 mars 2018

Eternelle justification du Moi…

Classé dans : contes et légendes,je pense donc... — linouunblogfr @ 11 h 11 min

 

 

Histoire de  moutons, pourquoi pas bientôt a transhumance… Pas évident, à moins d’être Saint-Exupéry… et encore il avait des problèmes de  dessin…  Bien sûr, il y a La Fontaine et son pauvre petit agneau. Il paye pour les siens dont les bêlements sarcastiques ne sont que prétextes pour justifier sa voracité.

Faut-il qu’il soit  complexé ce carnassier pour éprouver le besoin de justifier son naturel de prédateur derrière une vendetta factice !

Ainsi en est-il, mon cher Jean de nos actes qui ne trouvent grâce, à nos yeux, qu’enrobés d’une couche ce « bons motifs ».

Les autres, les « mauvais motifs », ceux listés dans les péchés capitaux, en partie, car certains anticipent des faits (tu ne  tueras point – tu ne voleras point – d’autres des intentions  – tu ne convoiteras pas – …)

Pire quand c’est mieux : nous sommes souvent capables de trouver des excuses… à nos B.A. et de mauvaises en plus ! « Je ne me suis pas détourné pour faire traverser cette personne par solidarité mais parce que ça se fait, parce que je suis en colère contre  ceux qui regardent sans bouger, parce que ma mémoire de donnerait des cours de honte… »

Impulsion, que d’explications nous cherchons en ton nom ! En allant très haut, nous mettons au sommet des motivations, le besoin, l’impérieux besoin de plaire… à un dieu omniprésent, omni voyeur et comptable de nos pulsions plus que de nos actions. D’ailleurs, ne suffit-il pas, bon jésuite, de croire que, les doigts croisés derrière le dos et un acte de contrition, suffiront pour annuler l’acte réalisé ou la parole prononcé…. (J’ai même lu très récemment que dans l’échelle des « horreurs », puisqu’il en existerait une, le viol est préférable à l’avortement, je n’ai pas vu où se situent la pédophilie, le crime pour vol et les meurtres pour convertir… derrière la mendicité peut-être ?) Par contre, la pensée a besoin d’être blanchie par une bonne motivation.

Se justifier devant la Société par le profit « Regardez ce que ça m’a rapporté pas comment je l’ai obtenu ! », à l’aune de l’échelle de réussite :   argent – autorité – pouvoir – notoriété.

Passer pour « bon » est laissé  à ceux qui en ont les moyens. Dame patronnesse, mécène… Oui, mais nantis !

Bon m’embête, aujourd’hui, dire « c’est un bon ! » peut recouvrir bien des compliments qui n’ont rien à voir avec la générosité…

Dans tous les autres cas, hors fortune, célébrité, puissance ; vocation à la sainteté, laïque ou religieuse… C’est l’inutile (ce qui ne rapporte pas) le plus souvent dernier nommé : utiliser son temps, ses talents, des ressources au profit des autres, d’abord, relève du déséquilibre : « charité bien ordonnée ne commence-t-elle pas  par soi-même ? »

Autre moteur d’engagement vers les autres: l’amitié, l’amour, plus polarisés vers un autrui bien connu. Ce besoin de plaire est exprimé, au début, par les figures du jeu de la séduction puis par celui plus affirmé, plus posé de l’affection et enfin par celui de la crainte de perdre cette relation privilégiée. Lucidement, cette étape peut être vécue comme celle de la lassitude, voire du rejet, autres formes de sentiments malgré tout !… Cela entraîne à la multiplication des B.A., ou des M.A. Aussi car l’échelle n’est plus celle de la société, mais celle de l’Autre.

Les exemples de l’Histoire comme ceux plus triviaux de notre quotidien abondent. Un seul jugement prévaut, celui de l’être recherché : « Je brûle de tous mes feux possibles pour allumer les yeux, les envies de moi chez l’Autre ! Tant pis si je dois éteindre mes besoins, mes aspirations, mes talents, devenus inutiles puisque dérisoires pour satisfaire l’Autre »

Si fracture il y a, le naturel reviendra-t-il au galop ? Pas  certain… La déformation expérimentée, la déception, peuvent avoir fabriqué une autre personnalité…

Tout n’est pas forcément négatif,  au contraire… Car selon la muse, l’égérie, (désolé que des féminins), l’altruisme a pu aussi s’installer, se renforcer !

Reste la motivation ultime, celle du miroir « Connais-toi, toi-même ! » On dirait une apostrophe de banlieue avec l’intonation adéquate…

Avec son corollaire : « Plais-toi à toi-même !’

Peut-on se mentir durablement ? Sans doute, en permanence, jusqu’au bout ? J’en doute fortement, sauf si la brutalité du « bout » efface toute introspection, pas de « Il paraît que toute notre vie défile au dernier moment… » éventuel.

C’est sûr que le miroir perso est un juge sans appel, seulement, il existe des miroirs déformants, concaves, convexes, tournicotés par l’usage. Notre image revient bien biaisée ; sa lecture aussi.

Ça, c’est le plus beau, c’est que sous la couche de trucage du miroir et des critères d’interprétations faussés, demeure le fondamental de notre vérité : celle que devine notre « valet », que perçoivent nos frères, nos sœurs , la fratrie témoin , plus que les parents , de notre construction primitive ; plus que celle d’un ami, d’un conjoint, d’un confesseur, d’un psy… tous  ces témoins mosaïques de notre être, de notre devenir, qui tous recèlent une part plus ou moins profonde de notre vérité… plus que tous ces témoins est l’ego. Périssable uniquement avec la mort… et encore doutent les croyants.

 

10 mars 2018

L’arbre qui ne voulait pas fleurir !

Classé dans : contes et légendes,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 51 min

Dans ce village, à chaque fois que naît un enfant, on plante un arbre dans son jardin. Ainsi, en même temps que l’enfant grandit, grandit l’arbre qui l’accompagne.

Par la fenêtre de sa chambre, Sam ne cesse de regarder le sien. A mesure que les années passent, il se rend compte que quelque chose ne va pas.

Dans les jardins d’à côté, les arbres se transforment au fil des saisons. L’hiver, ils courbent leurs branches sous la neige. Au printemps, les bourgeons poussent. L’été, de petites fleurs blanches percent au milieu de belles feuilles vertes et, en automne, ils font tomber avec grâce des feuilles jaunes sur l’herbe des jardins. Mais pas le sien. Celui de Sam reste sec et rabougri, son tronc fragile ressemble à un morceau de bois planté dans la terre.

Bien sûr, ses copains se moquent de lui : « Hé Sam, tu devrais lui coller des feuilles en tissu sur les branches ! » Ou encore : « A l’automne prochain, je te donnerai des feuilles mortes. Tu n’auras qu’à les poser au pied de ton bout de bois ! »

Seule Laura, sa petite voisine, lui dit : « Ne t’inquiète pas Sam, un jour il fleurira. »

Un nouveau printemps approche. Sam a tout essayé. Il a arrosé son arbre avec des engrais divers, il lui a parlé, lui a chanté des chansons, mais en vain. Une immense tristesse l’envahit. Il s’assoit au pied de son arbre et sent ses yeux le piquer.

« Qu’y a-t-il, Sam ? fait soudain une voix derrière lui. Tu pleures ? »

Incapable de répondre, Sam libère de grosses larmes qui roulent sur ses joues et tombent au sol. Laura – car c’est elle – s’approche alors et demande : « Je peux pleurer avec toi ? » Et pendant une heure, leurs larmes se mélangent à la terre.

Le lendemain, Sam est réveillé par des cris. « Vous avez vu ? » « Mais qu’est-ce qui s’est passé ? »

Encore en pyjama, il se précipite dans son jardin et découvre à la place de son morceau de bois, un arbre magnifique aux branches gonflées de bourgeons prêts à éclater.

Laura se tient parmi tous les copains admiratifs. Il la rejoint.

« Je te remercie, tes larmes sont magiques ! » dit-il.

Elle hausse les épaules et répond : « Il fallait juste qu’on soit deux pour le réveiller. » Et tous les deux, main dans la main, admirent l’arbre en souriant.

 

9 mars 2018

Une histoire de fourmi amoureuse pour le plaisir de raconter

Classé dans : contes et légendes,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 12 h 58 min

 A grands pas Salomon s’éloigne de son palais, dans le désert, il aime méditer.
Une fourmilière l’arrête, elle est là, au bout de sa sandale…

Aussitôt les fourmis viennent saluer l’empreinte de ses pas;

Une seule continue sa besogne infinie sans se soucier de la présence du grand roi.

Salomon la voit à l’écart, se penche sur son corps minuscule:

« - Que fais-tu bête menue? »

« - Vois, roi des rois, un grain après l’autre, je déplace ce tas de sable. »

Etonné, Salomon essaie de raisonner:

« - O fourmi généreuse n’est-ce pas un labeur exagéré pour tes faibles forces?

 » Ce tas est élevé, tes yeux n’en voient pas le sommet. »

La fourmi de répliquer avec une révérence respectueuse:

 » – Grand roi, ne t’arrête pas à ma taille.

 » C’est pour l’amour de ma bien aimée que je travaille:

 » Elle m’a demandé de faire disparaître l’obstacle qui nous sépare.

 » Si, à cette œuvre j’use toutes mes forces,

 » Au moins je mourrai dans l’étrange et bienheureuse folie de l’espérance.  »

D’après Attar (poète perse 1150 – 1220)

 Et si cette amoureuse se nommait FRATERNITE ce serait bien, non?

7 mars 2018

AMOUR ET FOLIE selon LA FONTAINE

Classé dans : contes et légendes,poésies* — linouunblogfr @ 11 h 02 min

 

Jean de la Fontaine n’a pas écrit que des fables animalières…… !!!

Invitation de la Folie ! (fable de Jean de la Fontaine)
La Folie décida d’inviter ses amis pour prendre un café chez elle.
Tous les invités y allèrent.
Après le café
la Folie proposa :
- On joue à cache-cache ?
- Cache-cache ? C’est quoi, ça ? demanda
la Curiosité.
- Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu’à cent et vous vous cachez. Quand j’ai fini de compter
je cherche, et le premier que je trouve sera le prochain à compter. 
Tous acceptèrent, sauf
la Peur et la Paresse. 
- 1, 2, 3
La Folie commença à compter.
L’Empressement se cacha le premier, n’importe où.
La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d’arbre.
La Joie courut au milieu du jardin.
La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d’endroit approprié pour se cacher.
L’Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher.
La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient.
Le Désespoir était désespéré en voyant que la Folie était déjà à 99.
CENT ! cria
la Folie, je vais commencer à chercher…
La première à être trouvée fut
la Curiosité, car elle n’avait pu s’empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert. 

 En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d’une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché.
Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité…
Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda :
- Où est l’Amour ?  Personne ne l’avait vu.
La Folie commença à le chercher. Elle chercha au-dessus d’une montagne, dans les rivières au pied des rochers.
Mais elle ne trouvait pas l’Amour.
Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier, prit un bout de bois et commença à chercher parmi les branches, lorsque soudain elle entendit un cri : C’était l’Amour, qui criait parce qu’une épine lui avait crevé un œil.
La Folie ne savait pas quoi faire. Elle s’excusa, implora l’Amour pour avoir son pardon et alla jusqu’à lui promettre de le suivre pour toujours.
L’Amour accepta les excuses.
Aujourd’hui, l’Amour est aveugle et la Folie l’accompagne toujours…

13 février 2018

Encore un autre Valentin…

Classé dans : contes et légendes,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 11 h 47 min

coeur fleur

14 février, Saint Valentin, des légendes vers la réalité de chacun, la vie c’est presque comme ça… :

Si j’adapte bien mes lectures, deux origines forcément incontestables : (je ne trahirai pas mes sources même sous les chatouillis !)

D’une union impossible, (chercher le motif : religion, cultures, origines, fortune, sexe… et mettez le à notre époque) Valentin alors évêque, a réussi à faire un couple qui vécut heureux par-delà les obstacles….

Même aujourd’hui parfois/souvent, ce n’est pas gagné…

-Un autre fait, forcément basé sur du feu puisque sa fumée s’élève encore, établit que Valentin a surpris deux jeunes amoureux qui se disputaient. L’aimable et astucieux évêque leur confia une rose, sans doute à grande tige et sans trop d’épines, en leur proposant de se taire jusqu’à ce que leur chaleur la fasse s’épanouir… Evidemment, regarder ensemble vers une même fleur, avoir la responsabilité commune de sa floraison, ça calme et ça renoue des liens ; surtout que se regarder par-dessus des pétales odorants enivre un peu, non ? Lorsque la fleur fut à l’apogée de sa beauté, Valentin la reprit en les remerciant ; inutile de la voir se flétrir… Il savait que désormais chaque 14 février, ils en tiendraient d’autres…  Déjà nos amoureux ne tenaient plus que leurs mains et repartaient vers…. d’autres journées pour affronter ensemble les épines et sourire aux velours des pétales…

C’est certainement à cette légende que nous devons la rose de la Saint-VALENTIN… (Selon moi).Tant mieux pour les fleuristes et pour le Petit Prince qui en fit son UNIQUE !

 

 

28 janvier 2018

Balade sur le Pont du Diable…

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 20 h 16 min

Ce dimanche, il a fait beau… Alors nous avons levé  le pied.

D’abord quelques blagues avec des amies, sur le trottoir, (non, pas de mauvaises pensées…) dont une dame d’un âge affirmé qui porte sa bouteille d’oxygène pour promener son chien et répond à mes plaisanteries  par d’autres plus drôles, un bel exemple de priorité au sourire…

Puis une bonne table en famille de grands-parents où enfants grands et petits sont bien présents bien qu’ absents…

Ensuite, en route vers les gorges de l’Hérault aux eaux très hautes et aux barrages bouillonnants.

Puisque vous avez été sages voici l’histoire (Adaptation très libre à ma façon, tant pis pour les puristes) du Pont du Diable que nous avons emprunté pour traverser la rivière proche de Saint Guilhem le Désert.  

                            En des temps forts anciens, les habitants de Saint Guilhem souffraient d’un terrible isolement. La rivière Hérault était impossible à traverser à cause de ses gouffres et de ses tourbillons ; il leur fallait se risquer à de périlleuses et longues traversées des forêts et des montagnes.

                       Jamais, ils n’avaient pu construire de pont au-dessus de ce torrent qui cassait tout !

                       Un jour, l’un des habitants en a assez de faire tant de kilomètres pour contourner le torrent. Il jure qu’il fera TOUT pour éviter ces détours. Un sorcier, l’entend jurer. Il s’approche doucement de notre homme et avec une voix mielleuse, Le plaint :

« Que de détours pour quitter votre village !.»

« Oh oui,  je ferais n’importe quoi pour éviter ces trop longs kilomètres à pieds… » lui répond notre homme.

« Hé, hé… J’ai peut être la solution » ricane le sorcier.

- « Et…..Que veux-tu en échange, étranger ?… »

« Mais, presque rien…. ton fils » souffle le sorcier en gonflant sa voix.

- « Mon fils ?..Heu… Quelqu’un d’autre ne ferait-il pas l’affaire.., ? », demande le villageois qui n’avait pas vraiment envie de donner son fils mais, pourtant,  voulait avoir ce pont.

                      Le sorcier s’énerve et crie : « …Bon, pas d’importance ! Quelqu’un, c’est quelqu’un ! Le premier qui passera sur le pont tout neuf, ça ira… Il sera pour moi, ce sera aussi bien….».

- « Très bien, très bien ! Je vous amènerai quelqu’un demain, mais à la condition que le pont soit beau, large, solide et, terminé dans 24 heures… »

« Bien, à demain petit homme. N’oublie pas ! La première personne traversant le pont sera à moi…! »

                                     Il repart très, très vite vers son repaire pour aller tracer des plans et ramener tous ceux qu’il avait déjà enlevés, pour les faire travailler au pont.

                         Vite, vite les pierres sont taillées, fixées,  bientôt, le pont commence à monter au-dessus de la rivière…

                         Notre homme revient à Saint Guilhem et en parle avec ses amis du village, au curé, au maire, au maître d’école…Tous voudraient ce pont qu’ils n’avaient jamais réussi à construire, mais  qui passera le premier sur  ce pont et se fera enlever par ce sorcier ?

                          Le pont à l’incroyable architecture est construit en une nuit.

                        Le lendemain matin, tout le village se réunit devant lui mais personne ne se bouscule pour le traverser…

                  Déjà le sorcier se fâche ; il crie qu’il va tout casser!

                   Notre homme arrive bien après les autres. Il a eu une idée dans la nuit. Il va au bout du pont, un sac sur l’épaule. Le sorcier se tient au milieu et attend :

                   -Alors, j’ai fait mon travail ! Maintenant, paie-moi, envoie-moi ce quelqu’un pour que je l‘emmène avec moi !

                 L’homme avance, ouvre son sac, et en fait sortir… un chien…

Vite, il saisit un os et le jette de l’autre côté du pont… Le chien court après ce bel os et traverse le pont d’un seul coup.

                      Le sorcier est très en colère. Il hurle de rage et gesticule tant…. qu’il chute dans la rivière. Il essaie de sortir de ce tourbillon… Impossible ! Il ne fait que s’enfoncer encore plus.

                      Si vous passez sur le pont de Saint Guilhem, parfois, vous pouvez voir de gros bouillons, on dit que c’est le sorcier qui s’agite encore. Traversez vite parce qu’un jour ou l’autre, le sorcier pourrait bien remonter à la surface pour réclamer le paiement de son travail.

 

 

24 décembre 2017

Le petit Renne au Nez Rouge

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 18 h 08 min

 

Il était une fois, au Pôle Nord, un vieux bonhomme très gai qu’on appelait le Père Noël. On était au mois de décembre et notre ami était très occupé. Tous les jours, il se rendait dans son grand atelier où des lutins fabriquaient des jouets très modernes pour les enfants.
Il y avait aussi les rennes que le Père Noël visitait tous les matins, mais celui qu’il préférait s’appelait RODOLPHE. Il flattait l’animal en disant.
Tu es le plus petit de mes rennes, RODOLPHE, mais tu es le plus beau !         Or, une nuit que le Père Noël dormait et ronflait, le lutin PATAPOUF qui prenait soin des rennes, dit à ses compagnons :
- Si on allait se promener dans la forêt, cette nuit, qu’est-ce que vous en pensez, les amis ?

-Excellente idée ! Youpee !
En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, PATAPOUF attela les rennes au traîneau du Père Noël, y compris RODOLPHE, et les lutins partirent en criant:

-Quel beau voyage nous allons faire au clair de lune !
Les rennes couraient si vite que RODOLPHE tomba dans un banc de neige et ne put se relever. Il eut beau crier : « Attendez-moi ! Attendez-moi! »
Hélas les lutins poursuivirent leur course, sans entendre le pauvre RODOLPHE et se promenèrent dans la forêt pendant une heure, puis ils revinrent chez le Père Noël, se couchèrent et s’endormirent.
Le lendemain matin, quand le Père Noël apprît que son renne RODOLPHE était disparu, il s’écria

-Quel malheur ! Quand je pense que mon plus beau renne est perdu ! Mais c’est épouvantable !
Notre vieil ami allait désespérer lorsque la Fée des Etoiles arriva sur les lieux en disant :
-Ne vous en faites pas, Père Noël, on a retrouvé votre renne, il était gelé, mais je l’ai soigné, dorloté, maintenant il est mieux, seulement il a le nez tout rouge. Le Père Noël se rendit aussitôt dans le domaine des rennes et RODOLPHE pleurait, il disait dans son langage :
Que je suis malheureux, mon nez est rouge, maintenant, Père Noël, je suis laid et tous mes amis se moquent de moi, on m’appelle le renne au nez rouge.
-Ne pleure pas, RODOLPHE, car cette nuit, c’est toi qui éclaireras ma route dans ma grande tournée sur la terre.

Puis, lorsque minuit sonna, mes enfants, le Père Noël se mit en route pour son grand voyage avec notre ami, RODOLPHE, et joyeux notre vieil ami chantait : la chanson du PETIT RENNE AU NEZ ROUGE.

 

 

 

23 décembre 2017

Petit Pierre et le bonhomme de neige

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 17 h 24 min

C’est la veille de Noël, Petit Pierre est dans le parc près de sa maison. Il est content parce que la neige est épaisse, mais il s’ennuie un peu.

Que peut-on faire dans un parc tout seul quand la neige est tombée… des boules ?  Oh non…  A qui les lancer ?.

Ou alors une grosse, oui, pour faire un beau ventre de bonhomme puis une autre belle plus petite pour la tête ;

Pierre roule ses boules… Il a froid, il saute et frotte son nez.

bonhomme de neige

Bon maintenant, il faut un beau foulard pour le cou du bonhomme, un chapeau sur son crâne… Vite, Petit Pierre court à la maison, ramène ses trésors : une carotte pour le nez, deux moitié de pomme de terre pour les oreilles, dans le trou de la bouche, il enfonce une vieille pipe

Il dessine les bras, les jambes, accroche une canne au côté du bonhomme et voilà !

Et non il manque quelque chose…Quoi donc ?

Mais oui, les yeux ! De sa poche d’anorak, Petit Pierre sort deux belles agates claires ave des ailes de papillon multicolores  dedans. Voilà fixé l’œil droit, puis l’œil gauche… Petit Pierre est fier : son bonhomme est réussi, vraiment !

Petit Pierre tape des pieds, mouline ses bras ; il se réchauffe et souffle un gros nuage de vapeur sur le visage de son bonhomme.

-        Soudain, il entend une grosse voix :

-        Ouais, je suis très beau ! Tu as bien travaillé !

Quel bond pour le garçon ! Il tourne sur lui-même, il tourne autour du bonhomme de neige… Personne !

- Ah, ah, ah, que tu es drôle ! Ne cherche pas, c’est moi, ton copain tout froid. Ton souffle m’a donné vie. C’st bientôt Noël, je voudrais en profiter pour aller voir les rues de ta ville !

-Mais, mais, bêle Petit Pierre, un bonhomme de neige, ça ne parle pas, ça ne bouge pas, ça ne regarde pas…

- Moi en tout cas si. Allez viens, souffle fort sur mon nez, et en route.

Petit Pierre avance doucement suivi par le bonhomme qui glisse sans bruit sur la neige du parc

Bientôt, ils sont dans la rue aux vitrines illuminées, la rue pleine de gens pressés.

Petit pierre se demande ce que vont penser toutes ces personnes..

Et bien, elles ne s’étonnent pas ; si elles pensent, c’est seulement que Petit Pierre est avec un copain très bien déguisé en bonhomme de neige. Ce ne serait pas sa pipe qui fume et ses yeux qui remuent, on dirait un vrai !

Le bonhomme de neige, lui, ne regarde que les lumières des magasins. Il est ravi, heureux…

Petit Pierre lui souffle

–       Ne t’approche pas trop, ça chauffe toutes ces lampes ! Tu commences à fondre.

–       Tant pis, c’est trop beau

–       Allez viens, retournons dans le parc tout froid, ici la neige est sale, grise.

-        Non, non, je suis trop bien.

Et arrive ce qui doit arriver à tout flocon, tout glaçon réchauffé ; bonhomme de neige fond, fond, diminue, diminue…

Tombe la canne puis le foulard, la pipe aussi puis le nez carotte ; le bonnet glisse et bientôt les yeux ne brillent plus.

Petit Pierre entend un dernier gros : « MERCI ! »

Puis sur le trottoir, il n’y a plus qu’une belle flaque d’eau.

Petit Pierre rentre chez lui, triste bien sûr mais peut-être a-t-il rêvé… Dans sa chambre, il dessine un magnifique bonhomme de neige, tout semblable à son copain.

Petit Pierre a souvent rebâti des bonhommes de neige, il a soufflé dessus très fort, mais aucun n’a fait briller ses yeux, pris une grosse voix et glissé derrière lui… mais un jour d’hiver, peut-être…

Chaque soir, Petit Pierre regarde son dessin et parfois, juste, juste avant de s’endormir il voir deux billes briller et une pipe fumer.

Allez, bonne nuit Petit Pierre…

 

30 septembre 2017

TAITAI et les trois grains de riz

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 21 h 52 min

JACQUELINE a écrit l’histoire de TAITAI et des trois grains de riz

Il était une fois, dans un lointain pays d’Asie, un petit garçon qui vivait avec ses parents et ses sept frères et sœurs; il s’appelait TAITAI, Son papa et sa maman travaillaient beaucoup pour nourrir toute cette petite famille; mais l’année de la grande sécheresse, ce fut un désastre, La terre était tellement sèche, que le riz qu’il cultivait ne poussait plus, et les réserves que le papa avait faites diminuaient sans arrêt.

Un jour le papa de TAITAI appela son fils ainé :

« Tu es l’ainé de tout nos enfants et tu es le plus fort et le plus courageux, alors TAITAI il faut que je te dise la vérité, nous n’avons plus que trois grains de riz pour nourrir la famille et il n’y a pas d’eau pour faire pousser le riz, Alors TAITAI je vais te confier ces trois précieux grains de riz, et dès demain matin tu partiras vers les montagnes enneigées tout là bas au loin et grâce à l’eau que tu trouveras, tu pourras au moins faire pousser ces grains de riz et nous ramener une bonne récolte pour nourrir tout le monde; je suis sur que tu y arriveras,

Dès le lendemain matin, à l’aube TAITAI pris le chemin de la montagne courageusement après avoir embrassé son papa sa maman et ses frères et sœurs ; je vous promets, leur dit-il, de faire tout mon possible pour faire pousser ce riz et quand je reviendrai, nous ferons une grande fête tous ensemble. Ils le regardèrent partir plein d’espoir,

le chemin de la montagne, il gravit des collines, des montagnes, traversa des forêts, prit des chemins semés d’embuches, il eut peur aussi parfois, en entendant des bruits de bêtes bizarre dans la forêt, en écoutant le vent dans les branches qui soufflait si fort, mais qui semblait quand même lui montrer le bon chemin…. mais dans tout son parcours il ne trouvait pas d’eau, il était désespéré; il gardait bien soigneusement ses trois grains de riz bien serré dans son petit mouchoir… Il fallait absolument trouver de l’eau.

Un soir alors que la nuit commençait à tomber, il entendit un vrombissement au dessus de sa tête, on aurait dit un hélicoptère vroom vroom, vroom… Il eut peur et voulu se cacher dans la forêt.

Mais tout à coup il sentit sur son épaule quelque chose qui le chatouillait en tournant la tête il vit un joli papillon avec de grandes ailes qui lui fit un clin d’œil et lui dit :

-                  Où vas-tu comme ça petit bonhomme, tout seul sur le chemin ??

-                  Je vais chercher de l’eau pour mes grains de riz répondit TAI TAI mais la route est

longue et j’ai peur de ne pas trouver le bon chemin.

- Ne t’inquiète pas TAITAI, maintenant que tu m’as rencontré, tu ne seras plus tout seul et je vais bien t’indiquer le chemin, on m’appelle BOMBYX et je connais toute la région, et toutes les forêts, j’ai toute ma grande famille qui vit la bas un peu plus loin dans la forêt de muriers et ils travaillent tous beaucoup à produire du fil de soie.

Pour trouver de l’eau TAITAI il te faut juste traverser ce grand champ continue encore à monter cette montagne en face de toi, et vois la bas les traces blanches, ce sont les premiers névés ; tu trouveras de l’eau plus très loin.

TAITAI repartit avec plein de courage guidé par BOMBYX son nouvel ami, et grimpa, grimpa  encore et encore tout à coup devant lui une rivière, un lac, une cascade, de l’eau partout une eau claire, pure, qui chantait en cascadant par dessus les pierres, TAITAI était fou de joie, enfin de l’eau !!mais comment la transporter ?? Heureusement BOMBYX eut encore une idée : pour pouvoir la transporter dit il tu devras monter encore un peu plus loin vers la neige, il y a plein de stalactites et tu pourrais ainsi en découper quelques unes et les transporter pour arroser tes trois grains de riz.

- Bonne idée, répondit TAITAI , allons y vers la neige et ainsi il découvrit pour la première fois ces merveilleux cristaux de glace qui scintillaient au soleil, des stalactites accrochées aux rochers, des dentelles de glace transparentes comme du verre et qu’il pourrait ainsi transporter , Il fit donc sa cueillette de glace, et commença à la transporter dans ses petites mains, pour aller arroser ses trois grains de riz,,,mais en chemin la glace se mit à fondre au soleil, et passa à travers ses doigts tout gelés !!! plus d’eau pour les trois grains de riz !!!

Comment faire alors ?? TAI TAI regarda tristement BOMBYX qui le suivait toujours sur le chemin, je n’y arriverai jamais lui dit il et mon père qui m’attends dans mon petit village pour nourrir mes frères et sœurs ; je dois absolument trouver une solution,

BOMBYX vint de nouveau au secours de son ami : « j’ai une idée » lui dit il, je vais faire confectionner des petits sacs en fil de soie par toute ma petite famille, ainsi tu pourras mettre toute la glace que tu ramasseras dedans, et tu pourras vite la transporter pour aller arroser tes grains de riz;

Oh BOMBYX comme tu es un ami précieux et généreux, grâce à toi on trouve toujours une solution dis TAITAI, vite au travail.

Et voilà nos petits amis les vers à soie préparant des sacs et des sacs de soie, et BOMBYX qui volait de l’un à l’autre pour les encourager, et TAITAI qui partait chercher des piles de glace qu’il empilait pour remplir ensuite les sacs de soie ; ainsi il put transporter tant et tant d’eau et de glace, que les trois grains de riz, furent bien vite tout ragaillardis, et TAITAI put enfin semer et semer le riz;  grâce à ces trois grains de riz si bien arrosés avec cette eau précieuse et claire venant de la montagne, bientôt un beau champ de riz s’étendit devant lui ,

Il put enfin faire une belle récolte de riz, et descendit à son village avec ces petits sacs de soie remplis cette foie non pas d’eau ou de glace, mais d’un bon riz bien blanc et bien nourrissants pour toute sa famille,

Quant il arriva dans son village quelle belle fête pour le recevoir, son papa était si fier de lui et sa maman le prit tendrement dans ses bras et pleura de joie; tous ces frères et sœurs l’entourèrent et dégustèrent avec lui ces merveilleux grains de riz,

Grace à TAITAI, à son courage, à sa persévérance toute la famille était heureuse bien nourrie et enfin réunie,

Et les soirs de pleine lune dans ce lointain pays d’Asie, on entend parfois un étrange vrombissement vroom, vroom, vroom, ce n’est pas le vent ou la tempête, non, c’est seulement BOMBYX qui vient dire bonne nuit à tous ses nouveaux amis.

 

FIN

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Victor Coudesabot |
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