Réfléchir et dire… un peu

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12 juillet 2018

MOMOTARO ET LES BRIGANDS

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 21 h 41 min

Il était une fois un grand-père et une grand-mère qui vivaient dans la montagne. Tous les jours, le grand-père allait ramasser du petit bois, tandis que la grand-mère allait à la rivière laver le linge.

Un jour, alors qu’elle faisait la lessive, une grosse pêche, descendant la rivière, flotta jusqu’à elle. Voyant ce beau fruit, la grand-mère pensa que son mari serait content de le manger, ramassa la pêche et l’emporta chez elle. Quand le grand-père rentra déjeuner et vit la pêche si appétissante, il fut très content. La grand-mère coupa la pêche en deux avec un grand couteau et, quelle surprise ! Un joli petit garçon se trouvait à l’intérieur.  Le grand-père et la grand-mère n’avaient pas d’enfant, et ils remercièrent la providence de leur avoir envoyé ce petit garçon. Comme il était né dans une pêche, ils décidèrent de l’appeler Momotaro, ce qui signifie « l’enfant né dans une pêche ». La grand-mère prépara un repas et fit manger l’enfant. Il mangeait voracement et grandissait à vue d’œil. Le grand-père et la grand-mère étaient bien surpris ! Momotaro devint bien vite grand et fort.

Cependant, aussi grand et fort qu’il fût, Momotaro était paresseux. Il passait ses journées à dormir et à manger. Les autres jeunes gens du village allaient à la montagne ramasser des fagots, et seul Momotaro ne faisait rien. Le grand-père et la grand-mère se faisaient bien du souci, et ils demandèrent aux jeunes gens d’inviter Momotaro à aller avec eux travailler. Ils vinrent donc inviter Momotaro :

 » Momotaro, si tu venais avec nous ramasser des fagots dans la montagne ? « , mais celui-ci répondit :  » Je n’ai pas de hotte pour porter le bois, je ne peux pas aller avec vous. »

Le jour suivant, ils revinrent inviter Momotaro :

« Momotaro, si tu venais avec nous ramasser des fagots dans la montagne ? « , mais celui-ci répondit :

 » Je n’ai pas de sandales, je ne peux pas aller avec vous. »

La grand-mère se fâcha devant tant de paresse, et le jour suivant Momotaro alla avec les jeunes gens du village ramasser des fagots dans la montagne.

Pendant que tous ramassaient des fagots, Momotaro fit la sieste. Quand ils eurent fini leur travail, les jeunes gens décidèrent de rentrer au village ; Momotaro s’éveillant leur dit : :

« Je ramasse un peu de bois et je rentre avec vous. »

Mais ils lui rétorquèrent :

 » Si tu commences maintenant, nous allons rentrer trop tard. »

Faisant la sourde oreille, Momotaro se dirigea vers un arbre énorme, et le prenant par le tronc, le déracina. Les garçons n’en croyaient pas leurs yeux ! Le grand et fort Momotaro chargea l’arbre sur son épaule, les jeunes gens leurs fagots sur leur dos, et tous rentrèrent au village. Quand ils arrivèrent, le grand-père et la grand-mère furent bien étonnés de voir Momotaro porter un arbre aussi lourd comme s’il n’était qu’une simple brindille.

Cet exploit parvint aux oreilles du seigneur, qui désira rencontrer Momotaro. Il lui parla ainsi :

 » Depuis fort longtemps, une bande de vilains brigands maltraite mes paysans et rançonne les villages. Si tu es si fort qu’on le dit, punis-les et reviens. »

Momotaro partit donc pour l’île des brigands.

Le grand-père et la grand-mère confectionnèrent des gâteaux de millet et les donnèrent à Momotaro pour le voyage. Chemin faisant, celui-ci rencontra un chien.

 » Momotaro, où vas-tu ainsi ?  » lui demanda le chien.

 » A l’île des brigands, les punir. »

 » Et qu’y a-t-il dans ton baluchon ? »

 » Les meilleurs gâteaux de millet du Japon. »

 » Donne-m’ en un, et j’irai avec toi. » lui proposa le chien.

Momotaro lui donna un gâteau et ils continuèrent le voyage ensemble. Ils rencontrèrent ensuite un singe.

 » Momotaro, où vas-tu ainsi ?  » lui demanda le singe.

 » A l’île des brigands, les punir. »

 » Et qu’y a-t-il dans ton baluchon ? »

 » Les meilleurs gâteaux de millet du Japon. »

 » Donne-m’en un, et j’irai avec toi. » lui proposa le singe.

Momotaro lui donna un gâteau et tous trois continuèrent leur voyage ensemble. Un faisan vint en volant à leur rencontre.

 » Momotaro, où vas-tu ainsi ?  » lui demanda le faisan.

 » A l’île des brigands, les punir. »

 » Et qu’y a-t-il dans ton baluchon ? »

 » Les meilleurs gâteaux de millet du Japon. »

 » Donne-m’en un et j’irai avec toi. » lui proposa le faisan.

Momotaro lui donna un gâteau.

Momotaro, le chien, le singe et le faisan partirent ensemble en bateau pour l’île des brigands, mais ils avaient beau naviguer toutes voiles dehors, ils n’apercevaient rien à     l’horizon. Le faisan s’élança alors dans le ciel, et ayant repéré l’île, leur indiqua la direction. Ils accostèrent enfin.

Sur l’île se trouvait un grand château dont la porte était fermée. Le singe grimpa lestement par-dessus et ouvrit de l’intérieur. Momotaro entra alors, et s’adressa aux vilains  brigands qui ripaillaient :

 » Je suis Momotaro, et je suis venu vous punir de vos mauvaises actions. »

Les brigands se moquèrent de lui, mais le chien s’élança et les mordit. Momotaro dégainant son sabre les combattit. Momotaro et ses compagnons, qui avaient mangé les meilleurs gâteaux de millet du Japon, étaient invincibles et n’avaient peur de rien.

Aussi les brigands demandèrent-ils grâce :

 » Nous ne serons plus jamais méchants, épargne-nous. »

Les brigands vaincus par Momotaro lui remirent les trésors qu’ils possédaient, et Momotaro et ses compagnons, qui grâce aux meilleurs gâteaux de millet du Japon avaient vaincu et puni les bandits, rentrèrent chez eux avec ces trésors. Le grand-père et la grand-mère, qui se faisaient bien du souci pour Momotaro, l’accueillirent avec une grande joie.

Ils vécurent ensemble longtemps et furent très heureux.

3 juillet 2018

Invitation de la folie…

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 22 h 11 min

Jean de la Fontaine n’a pas écrit que des fables animalières…… !!!

Invitation de la Folie ! (fable de Jean de la Fontaine)
La Folie décida d’inviter ses amis pour prendre un café chez elle.
Tous les invités y allèrent.
Après le café
la Folie proposa :
- On joue à cache-cache ?
- Cache-cache ? C’est quoi, ça ? demanda
la Curiosité.
- Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu’à cent et vous vous cachez. Quand j’ai fini de compter
je cherche, et le premier que je trouve sera le prochain à compter. 
Tous acceptèrent, sauf
la Peur et la Paresse. 
- 1, 2, 3
La Folie commença à compter.
L’Empressement se cacha le premier, n’importe où.
La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d’arbre.
La Joie courut au milieu du jardin.
La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d’endroit approprié pour se cacher.
L’Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher.
La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient.
Le Désespoir était désespéré en voyant que la Folie était déjà à 99.
CENT ! cria
la Folie, je vais commencer à chercher…
La première à être trouvée fut
la Curiosité, car elle n’avait pu s’empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert. 

 En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d’une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché.
Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité…
Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda :
- Où est l’Amour ?  Personne ne l’avait vu.
La Folie commença à le chercher. Elle chercha au-dessus d’une montagne, dans les rivières au pied des rochers.
Mais elle ne trouvait pas l’Amour.
Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier, prit un bout de bois et commença à chercher parmi les branches,
lorsque soudain elle entendit un cri : C’était l’Amour, qui criait parce qu’une épine lui avait crevé un œil.
La Folie ne savait pas quoi faire. Elle s’excusa, implora l’Amour pour avoir son pardon et alla jusqu’à lui promettre de le suivre pour toujours.
L’Amour accepta les excuses.
Aujourd’hui, l’Amour est aveugle et la Folie l’accompagne toujours…

1 juin 2018

Les bons contes font les bons amis….

Classé dans : contes et légendes,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 18 h 45 min

thSoirée contes, il y avait longtemps, que je m’étais pas plongé dans un bain de rêves éveillés… La coïncidence voulait que dans la journée, j’avais, au hasard d’un poste de voiture, entendu un moment d’émission où l’on parlait de la nécessité, quasi vitale du rêve, du rêve possible même si improbable au rêve carrément fantastique… Rêve pour se projeter, rêve pour s’évader, rêve pour dépasser un blocage, une peur… Alors que nous parlions projets d’écriture non aboutis, de nouvelles, de contes, Sonia, me livra ses trésors de réflexion,  d’auto exploration ou de rencontres avec des personnalités de son chemin de vie retrouvés dans et avec les contes de Jacques Salomé.

Bruno Bettelheim, j’ai fréquenté par besoin professionnel presque, Jacques Salomé, un peu aussi, sans trop d’envie et pas pour les contes… Pourquoi pas ? Je retiens deux livres à la médiathèque : « Contes à guérir » et « Contes à grandir et Contes pour grandir de l’intérieur ». Je reçois bientôt le message me disant que le premier est à ma disposition… En allant le chercher, je suis attiré par une affiche ! Vendredi, «   La médiathèque vous invite à assister à une soirée conte exceptionnelle…. Petits et grands pourront voyager dans l’univers magique d’un grand monsieur du conte, Didier Kowarski dont la présence dans notre région est rare et précieuse… »

J’étais libre, il était bientôt l’heure, la coïncidence est trop séduisante alors pourquoi non ?

J’ai entendu des contes, des légendes en veillée, près d‘une cheminée, d’un feu de camp et surtout auprès de mon Pépé, blotti près de lui ou sur des sentes des forêts agésinates… J’ai conté auprès d’enfants, en colo, à l’école, en classes de découvertes, en autres activités avec la bibliothèque de Saussan… parmi des adultes parfois, rarement. Ah si, je me souviens d’une balade sur la longue plage de LA PANNE en Belgique, à reculons et sous un ciel à la Brel…

J’ai écrit des contes, des adaptations ou des inventions, comme on invente un trésor, pas forcément précieux, mais surgi entre nos mains… J’ai pratiqué la « littérature orale » avant d’écrire avec des enfants ; nous avons même illustrés des contes.  Je conserve précieusement ceux récemment élaborés puis montés avec Romane et Lucas, les plus jeunes de mes petits-enfants…

Mais, me caler dans un siège, dans cette pénombre au silence bruissant, parfois plus sonore d’exclamations, de frémissements, de soupirs d’attente, de rires libérateurs… Libre d’entendre, de flotter sans avoir l’envie de dire… il y avait longtemps. La salle était bien remplie, une belle centaine d’adultes, une trentaine d’enfants. 1 h ½ à suivre le courant d’une rivière au lit changeant au rythme changeant… Nous suivions un diseur, c’est mon ressenti, un ouvreur de pistes, un poseur de questions, des questions pour lesquelles nous devions chercher en nous les réponses, ou les extraire des contes, des poésies, des galéjades, des anecdotes, voire des énigmes, dans l’immédiat ou différés… Oui, un cours, parfois calme, presque muet, parfois tumultueux, agité, clownesque…. plein de vaguelettes irisées à suivre en surface et de sens profond à pécher en profondeur… A chacun de retenir sa provende et jouer avec les plus frétillants ou les plus étranges.

Le conteur de ce soir, Didier Kowarski, fut un magicien sans trucage, un manipulateur de l’imagination avec une seule astuce sa voix, une seule technique, l’ordre des portes ouvertes.

Comme pour le rêve, le conte mène forcément au réveil, un réveil qui nous laisse autre, un peu… C’est bien. Je crois que pour vivre notre réalité, pour oser plonger dans nos rêves, qui n’en a pas ? nous avons besoin de contes… Parfois, ils ont écrits, filmés, chantés… quand ils suivent une voix, des mots, des gestes parmi nous, c’est mieux, je crois…

Un soir, il y a longtemps, j’avais 8 ans, plus jeune que Romane et de Lucas, mon Pépé, m’a conté, intrigué avec une certaine petite bête envahissante dans une maison mystérieuse, à en troubler toutes nos nuits… Depuis, j’ai raconté cette histoire en de très nombreuses occasions, en l’adaptant aux circonstances, avec toujours autant d’émotion et de plaisir, un conte qui dépasse les âges  et qui m’est souvent demandée transformée, mieux c’est devenue un conte à deux, trois voix, parfois, dans la voiture, monte une proposition : « Papou je vais te dire une histoire de la petite bête… » et vogue le voyage avec la création de la Xème version

18 mai 2018

La cruche fêlée

Classé dans : contes et légendes,mon livre,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 13 h 16 min

 

Un beau conte, connu, répété et même utilisé dans mon livre : croire en son utilité envers et contre tous les vents contraires :

 

Dans le train qui me remontait vers Paris, une voisine de siège, de hasard m’a fait retrouver un conte que j’avais entendu ou lu avec des circonstances, des personnages différents, mais qui en tous ses avatars portait toujours la même force.

Pour ce jour, c’est en Chine qu’elle m’a transportée, près d’une vieille paysanne dont la fonction depuis très longtemps était d’alimenter le hameau en eau.

Plusieurs fois par jour, son balancier en équilibre sur ses épaules, elle portait ses cruches vides jusqu’à la source éloignée et les rapportait pleines et fraîches.

Seulement, l’une des cruches, récente, solide, rapportait toute son eau, sans en perdre une goutte alors que l’autre plus âgée, usée, fêlée suintait tout le long du chemin et arrivait à moitié vide au village.

Évidemment la belle grosse cruche se moquait de la pauvre cruche fissurée qui en souffrait  beaucoup.

Un jour, elle n’y tint plus et osa parler à la vieille Chinoise :

- Tu dois me jeter ! Je suis usée, je perds de l’eau et ne rapporte presque plus rien au village. Je suis lourde et tu te fatigues pour peu de résultats… Abandonne-moi ce sera beaucoup mieux !

- Pas question ! s’exclama la porteuse d’eau. As-tu déjà fait attention au chemin que nous parcourons depuis tant de jours ?

- Oui, il est long pour toi !

- Mais non, bécasse ! Regarde bien sur ton côté, lorsque nous allons à la fontaine tout est sec, caillouteux triste… De l’autre côté, celui que tu suis, lorsque je t’ai bien remplie, poussent des fleurs splendides, toutes espèces de fleurs, de toutes formes, toutes tailles, toutes couleurs, tous parfums. Elles sont là grâce à toi.

Sur ce bord de notre chemin habituel, j’ai semé des graines, il y a longtemps, et toi tu les arroses, doucement plusieurs fois dans une journée à chaque retour… Si je peux embellir ma maison, celle de mes amis du village, nos fêtes c’est grâce à toi. Tu es usée, tu fuis, la belle affaire ! Ce que tu appelles tes défauts pour moi, pour nous, ce sont des richesses et nous y tenons…

La jeune cruche avait bien compris le beau travail de sa compagne et demanda à la vieille dame de la remplir encore plus pour remplacer un peu la cruche fêlée…

 

31 mars 2018

La fleur et les œufs de Pâques.

Classé dans : BONNE PIOCHE,contes et légendes — linouunblogfr @ 22 h 52 min

OEUFS DE PAQUES

            L’hiver, ce méchant géant, devait retourner dans ses contrées du Nord à l’arrivée du Printemps.

Mais il refusa de céder aussi facilement le terrain à son successeur le Printemps.

Aussi laissa-t-il le vent du Nord souffler à travers le pays. Celui-ci aperçut un jour un pré couvert de fleurs multicolores.

Il cueillit une des fleurs pour l’offrir à l’hiver. La fleur tremblait de peur et de froid devant ce méchant géant, le grand froid du Nord.

« Pitié ! le supplia-t-elle.

-Non ! répondit-il. Je tiens enfin l’un des enfants de mon ennemi en mon pouvoir.

Je veux bien te libérer à une seule et unique condition : que tu couvres mon royaume d’une prairie multicolore.

_C’est impossible » dit la pauvre petite fleur. Et elle se mit à pleurer car elle fut obligée de suivre l’hiver dans son palais de glace.

Le palais n’était que des flocons de neige. La fleur n’y tient plus. « Donne-moi une heure, une seule heure de liberté, demanda-t-elle.

Je prierai les autres fleurs de me suivre dans ton royaume. »

L’hiver finit par accepter :

Une heure pas plus. » Le vent du Nord ramena la fleur au pays du Printemps.

Tout le monde accueillit son retour avec joie : les fleurs, les oiseaux et même les animaux de la forêt.

La petite fleur était heureuse de se retrouver dans son pays, au royaume du Printemps. Mais elle songea aussitôt que son heure de liberté passerait bien vite.

Aussi demanda-t-elle aux fleurs et aux animaux de l’aider. « Nous ne pouvons pas t’accompagner ni t’aider, lui dirent les fleurs et les animaux tristement. Le souffle glacé de l’hiver nous tuerait tous et toutes ! »

Mais un lapin âgé, dont la sagesse était reconnue de tous, prit la parole.

« Nous allons t’aider nous savons ce qu’il faut faire, nous les lapins et les lièvres. Le jour de Pâques, au lever du soleil, le jardin de l’hiver ressemblera à une prairie fleurie.

Après le départ de la fleur, le lapin ordonna à tous ses compagnons de trouver beaucoup d’œufs.

Les lapins et les lièvres coururent alors dans les villages et ils demandèrent à toutes les poules de leurs donner leurs plus beaux œufs.

Les poules acceptèrent bien volontiers et de bon gré, et les lapins et les lièvres retournèrent voir le vieux lapin sage, fiers d’avoir bien accompli leur mission.

« C’est à vous les fleurs de participer pour aider notre amie la fleur, vous allez colorer les œufs de vos plus belles couleurs, et de couleurs si vives que l’hiver les prendra pour des fleurs ».

Les fleurs donnèrent volontiers leurs plus belles couleurs ainsi les lapins et les lièvres s’empressèrent de teindre les œufs.

Le matin de Pâques ils se rendirent dans le royaume de l’hiver et dispersèrent les œufs aux couleurs vives dans la prairie.

A son réveil l’hiver regarda pa r la fenêtre, comme il le fait tous les jours, à son réveil.

Il n’en cru pas ses yeux. Son jardin de neige et de glace était devenu une prairie fleurie.

Il fit souffler le vent du Nord de toutes ses forces, il fit venir le gel glacé, mais les fleurs résistaient.

Alors il libéra la petite fleur. Plus tard, il s’aperçut qu’on l’avait trompé.

Mais il était tellement touché par l’amour des lapins et lièvres pour la petite fleur qu’il ne dit rien. Et hiver, depuis, laisse la place au Printemps…

 

27 mars 2018

Légende indienne… Naissance de la Terre

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 21 h 35 min

tortue terreChez les indiens, on croyait que la tortue portait la Terre

            Selon eux, avant notre monde, toutes les créatures vivantes étaient au-dessus des nuages, au milieu de lacs, de rivières et de forêts.

Un jour, un vieil homme pour se faire soigner eut besoin d’une potion à base d’écorce. Sa fille décida d’aller en chercher, accompagnée de son chien. Mais en pleine forêt, un ours tenta de l’attraper pour la dévorer.

L’animal sauta sur la petite fille, mais tomba dans un trou.

Il entraîna le chien avec lui. Sa maîtresse se précipita pour le sauver ; à son tour elle tomba dans le trou. Durant la chute, elle s’agrippa à un arbre pour se retenir, mais au lieu de remonter, elle descendit en emportant avec elle tout le paysage qui l’entourait. Elle atterrit directement sur la carapace d’une tortue. Celle-ci, tout étonnée d’avoir une passagère clandestine sur le dos, demanda au castor, à la loutre et au crapaud d’apporter de la terre sur sa carapace pour que la fille s’y sente à l’aise[2].

Ainsi, grâce aux animaux, la Terre se créa, de plus en plus grosse et devint, sur le dos de cette tortue, la boule énorme telle qu’on la connait.

Comme elle porte notre globe sur son dos[], la tortue pour les tribus indiennes d’Amérique représente la Terre-Mère.

Ils croient aussi qu’elle protège les nouveau-nés… Certains Indiens disent qu’elle représente l’immortalité et la sagesse…

Légende indienne… Naissance de la Terre

 

            Chez les indiens, on croyait que la tortue portait la Terre

Selon eux, avant notre monde, toutes les créatures vivantes étaient au-dessus des nuages, au milieu de lacs, de rivières et de forêts.

Un jour, un vieil homme pour se faire soigner eut besoin d’une potion à base d’écorce. Sa fille décida d’aller en chercher, accompagnée de son chien. Mais en pleine forêt, un ours tenta de l’attraper pour la dévorer.

L’animal sauta sur la petite fille, mais tomba dans un trou.

Il entraîna le chien avec lui. Sa maîtresse se précipita pour le sauver ; à son tour elle tomba dans le trou. Durant la chute, elle s’agrippa à un arbre pour se retenir, mais au lieu de remonter, elle descendit en emportant avec elle tout le paysage qui l’entourait. Elle atterrit directement sur la carapace d’une tortue. Celle-ci, tout étonnée d’avoir une passagère clandestine sur le dos, demanda au castor, à la loutre et au crapaud d’apporter de la terre sur sa carapace pour que la fille s’y sente à l’aise[2].

Ainsi, grâce aux animaux, la Terre se créa, de plus en plus grosse et devint, sur le dos de cette tortue, la boule énorme telle qu’on la connait.

Comme elle porte notre globe sur son dos[], la tortue pour les tribus indiennes d’Amérique représente la Terre-Mère.

Ils croient aussi qu’elle protège les nouveau-nés… Certains Indiens disent qu’elle représente l’immortalité et la sagesse…

19 mars 2018

Conte de printemps..

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 19 h 09 min

L’arbre qui ne voulait pas fleurir !

 Dans ce village, à chaque fois que naît un enfant, on plante un arbre dans son jardin. Ainsi, en même temps que l’enfant grandit, grandit l’arbre qui l’accompagne.

Par la fenêtre de sa chambre, Sam ne cesse de regarder le sien. A mesure que les années passent, il se rend compte que quelque chose ne va pas.

Dans les jardins d’à côté, les arbres se transforment au fil des saisons. L’hiver, ils courbent leurs branches sous la neige. Au printemps, les bourgeons poussent. L’été, de petites fleurs blanches percent au milieu de belles feuilles vertes et, en automne, ils font tomber avec grâce des feuilles jaunes sur l’herbe des jardins. Mais pas le sien. Celui de Sam reste sec et rabougri, son tronc fragile ressemble à un morceau de bois planté dans la terre.

Bien sûr, ses copains se moquent de lui : « Hé Sam, tu devrais lui coller des feuilles en tissu sur les branches ! » Ou encore : « A l’automne prochain, je te donnerai des feuilles mortes. Tu n’auras qu’à les poser au pied de ton bout de bois ! »

Seule Laura, sa petite voisine, lui dit : « Ne t’inquiète pas Sam, un jour il fleurira. »

Un nouveau printemps approche. Sam a tout essayé. Il a arrosé son arbre avec des engrais divers, il lui a parlé, lui a chanté des chansons, mais en vain. Une immense tristesse l’envahit. Il s’assoit au pied de son arbre et sent ses yeux le piquer.

« Qu’y a-t-il, Sam ? fait soudain une voix derrière lui. Tu pleures ? »

Incapable de répondre, Sam libère de grosses larmes qui roulent sur ses joues et tombent au sol. Laura – car c’est elle – s’approche alors et demande : « Je peux pleurer avec toi ? » Et pendant une heure, leurs larmes se mélangent à la terre.

Le lendemain, Sam est réveillé par des cris. « Vous avez vu ? » « Mais qu’est-ce qui s’est passé ? »

Encore en pyjama, il se précipite dans son jardin et découvre à la place de son morceau de bois, un arbre magnifique aux branches gonflées de bourgeons prêts à éclater.

Laura se tient parmi tous les copains admiratifs. Il la rejoint.

« Je te remercie, tes larmes sont magiques ! » dit-il.

Elle hausse les épaules et répond : « Il fallait juste qu’on soit deux pour le réveiller. » Et tous les deux, main dans la main, admirent l’arbre en souriant.

 

 

18 mars 2018

Eternelle justification du Moi…

Classé dans : contes et légendes,je pense donc... — linouunblogfr @ 11 h 11 min

 

 

Histoire de  moutons, pourquoi pas bientôt a transhumance… Pas évident, à moins d’être Saint-Exupéry… et encore il avait des problèmes de  dessin…  Bien sûr, il y a La Fontaine et son pauvre petit agneau. Il paye pour les siens dont les bêlements sarcastiques ne sont que prétextes pour justifier sa voracité.

Faut-il qu’il soit  complexé ce carnassier pour éprouver le besoin de justifier son naturel de prédateur derrière une vendetta factice !

Ainsi en est-il, mon cher Jean de nos actes qui ne trouvent grâce, à nos yeux, qu’enrobés d’une couche ce « bons motifs ».

Les autres, les « mauvais motifs », ceux listés dans les péchés capitaux, en partie, car certains anticipent des faits (tu ne  tueras point – tu ne voleras point – d’autres des intentions  – tu ne convoiteras pas – …)

Pire quand c’est mieux : nous sommes souvent capables de trouver des excuses… à nos B.A. et de mauvaises en plus ! « Je ne me suis pas détourné pour faire traverser cette personne par solidarité mais parce que ça se fait, parce que je suis en colère contre  ceux qui regardent sans bouger, parce que ma mémoire de donnerait des cours de honte… »

Impulsion, que d’explications nous cherchons en ton nom ! En allant très haut, nous mettons au sommet des motivations, le besoin, l’impérieux besoin de plaire… à un dieu omniprésent, omni voyeur et comptable de nos pulsions plus que de nos actions. D’ailleurs, ne suffit-il pas, bon jésuite, de croire que, les doigts croisés derrière le dos et un acte de contrition, suffiront pour annuler l’acte réalisé ou la parole prononcé…. (J’ai même lu très récemment que dans l’échelle des « horreurs », puisqu’il en existerait une, le viol est préférable à l’avortement, je n’ai pas vu où se situent la pédophilie, le crime pour vol et les meurtres pour convertir… derrière la mendicité peut-être ?) Par contre, la pensée a besoin d’être blanchie par une bonne motivation.

Se justifier devant la Société par le profit « Regardez ce que ça m’a rapporté pas comment je l’ai obtenu ! », à l’aune de l’échelle de réussite :   argent – autorité – pouvoir – notoriété.

Passer pour « bon » est laissé  à ceux qui en ont les moyens. Dame patronnesse, mécène… Oui, mais nantis !

Bon m’embête, aujourd’hui, dire « c’est un bon ! » peut recouvrir bien des compliments qui n’ont rien à voir avec la générosité…

Dans tous les autres cas, hors fortune, célébrité, puissance ; vocation à la sainteté, laïque ou religieuse… C’est l’inutile (ce qui ne rapporte pas) le plus souvent dernier nommé : utiliser son temps, ses talents, des ressources au profit des autres, d’abord, relève du déséquilibre : « charité bien ordonnée ne commence-t-elle pas  par soi-même ? »

Autre moteur d’engagement vers les autres: l’amitié, l’amour, plus polarisés vers un autrui bien connu. Ce besoin de plaire est exprimé, au début, par les figures du jeu de la séduction puis par celui plus affirmé, plus posé de l’affection et enfin par celui de la crainte de perdre cette relation privilégiée. Lucidement, cette étape peut être vécue comme celle de la lassitude, voire du rejet, autres formes de sentiments malgré tout !… Cela entraîne à la multiplication des B.A., ou des M.A. Aussi car l’échelle n’est plus celle de la société, mais celle de l’Autre.

Les exemples de l’Histoire comme ceux plus triviaux de notre quotidien abondent. Un seul jugement prévaut, celui de l’être recherché : « Je brûle de tous mes feux possibles pour allumer les yeux, les envies de moi chez l’Autre ! Tant pis si je dois éteindre mes besoins, mes aspirations, mes talents, devenus inutiles puisque dérisoires pour satisfaire l’Autre »

Si fracture il y a, le naturel reviendra-t-il au galop ? Pas  certain… La déformation expérimentée, la déception, peuvent avoir fabriqué une autre personnalité…

Tout n’est pas forcément négatif,  au contraire… Car selon la muse, l’égérie, (désolé que des féminins), l’altruisme a pu aussi s’installer, se renforcer !

Reste la motivation ultime, celle du miroir « Connais-toi, toi-même ! » On dirait une apostrophe de banlieue avec l’intonation adéquate…

Avec son corollaire : « Plais-toi à toi-même !’

Peut-on se mentir durablement ? Sans doute, en permanence, jusqu’au bout ? J’en doute fortement, sauf si la brutalité du « bout » efface toute introspection, pas de « Il paraît que toute notre vie défile au dernier moment… » éventuel.

C’est sûr que le miroir perso est un juge sans appel, seulement, il existe des miroirs déformants, concaves, convexes, tournicotés par l’usage. Notre image revient bien biaisée ; sa lecture aussi.

Ça, c’est le plus beau, c’est que sous la couche de trucage du miroir et des critères d’interprétations faussés, demeure le fondamental de notre vérité : celle que devine notre « valet », que perçoivent nos frères, nos sœurs , la fratrie témoin , plus que les parents , de notre construction primitive ; plus que celle d’un ami, d’un conjoint, d’un confesseur, d’un psy… tous  ces témoins mosaïques de notre être, de notre devenir, qui tous recèlent une part plus ou moins profonde de notre vérité… plus que tous ces témoins est l’ego. Périssable uniquement avec la mort… et encore doutent les croyants.

 

10 mars 2018

L’arbre qui ne voulait pas fleurir !

Classé dans : contes et légendes,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 51 min

Dans ce village, à chaque fois que naît un enfant, on plante un arbre dans son jardin. Ainsi, en même temps que l’enfant grandit, grandit l’arbre qui l’accompagne.

Par la fenêtre de sa chambre, Sam ne cesse de regarder le sien. A mesure que les années passent, il se rend compte que quelque chose ne va pas.

Dans les jardins d’à côté, les arbres se transforment au fil des saisons. L’hiver, ils courbent leurs branches sous la neige. Au printemps, les bourgeons poussent. L’été, de petites fleurs blanches percent au milieu de belles feuilles vertes et, en automne, ils font tomber avec grâce des feuilles jaunes sur l’herbe des jardins. Mais pas le sien. Celui de Sam reste sec et rabougri, son tronc fragile ressemble à un morceau de bois planté dans la terre.

Bien sûr, ses copains se moquent de lui : « Hé Sam, tu devrais lui coller des feuilles en tissu sur les branches ! » Ou encore : « A l’automne prochain, je te donnerai des feuilles mortes. Tu n’auras qu’à les poser au pied de ton bout de bois ! »

Seule Laura, sa petite voisine, lui dit : « Ne t’inquiète pas Sam, un jour il fleurira. »

Un nouveau printemps approche. Sam a tout essayé. Il a arrosé son arbre avec des engrais divers, il lui a parlé, lui a chanté des chansons, mais en vain. Une immense tristesse l’envahit. Il s’assoit au pied de son arbre et sent ses yeux le piquer.

« Qu’y a-t-il, Sam ? fait soudain une voix derrière lui. Tu pleures ? »

Incapable de répondre, Sam libère de grosses larmes qui roulent sur ses joues et tombent au sol. Laura – car c’est elle – s’approche alors et demande : « Je peux pleurer avec toi ? » Et pendant une heure, leurs larmes se mélangent à la terre.

Le lendemain, Sam est réveillé par des cris. « Vous avez vu ? » « Mais qu’est-ce qui s’est passé ? »

Encore en pyjama, il se précipite dans son jardin et découvre à la place de son morceau de bois, un arbre magnifique aux branches gonflées de bourgeons prêts à éclater.

Laura se tient parmi tous les copains admiratifs. Il la rejoint.

« Je te remercie, tes larmes sont magiques ! » dit-il.

Elle hausse les épaules et répond : « Il fallait juste qu’on soit deux pour le réveiller. » Et tous les deux, main dans la main, admirent l’arbre en souriant.

 

9 mars 2018

Une histoire de fourmi amoureuse pour le plaisir de raconter

Classé dans : contes et légendes,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 12 h 58 min

 A grands pas Salomon s’éloigne de son palais, dans le désert, il aime méditer.
Une fourmilière l’arrête, elle est là, au bout de sa sandale…

Aussitôt les fourmis viennent saluer l’empreinte de ses pas;

Une seule continue sa besogne infinie sans se soucier de la présence du grand roi.

Salomon la voit à l’écart, se penche sur son corps minuscule:

« - Que fais-tu bête menue? »

« - Vois, roi des rois, un grain après l’autre, je déplace ce tas de sable. »

Etonné, Salomon essaie de raisonner:

« - O fourmi généreuse n’est-ce pas un labeur exagéré pour tes faibles forces?

 » Ce tas est élevé, tes yeux n’en voient pas le sommet. »

La fourmi de répliquer avec une révérence respectueuse:

 » – Grand roi, ne t’arrête pas à ma taille.

 » C’est pour l’amour de ma bien aimée que je travaille:

 » Elle m’a demandé de faire disparaître l’obstacle qui nous sépare.

 » Si, à cette œuvre j’use toutes mes forces,

 » Au moins je mourrai dans l’étrange et bienheureuse folie de l’espérance.  »

D’après Attar (poète perse 1150 – 1220)

 Et si cette amoureuse se nommait FRATERNITE ce serait bien, non?

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Victor Coudesabot |
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