Réfléchir et dire… un peu

Un site utilisant unblog.fr

27 octobre 2018

Eau…eau !!! bonne pioche

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 21 h 41 min

L’eau a disparu !

Une grenouille vivait au bord d’un trou rempli d’eau, près d’un ruisseau. C’était une petite grenouille verte, discrète, ordinaire. Elle avait envie de devenir extraordinaire et réfléchissait au moyen de se faire remarquer. À force d’y penser, elle eut une idée. Elle se mit à boire l’eau de son trou, à boire, à boire…, et elle la but jusqu’à la dernière goutte ! Et elle commença à grossir. Ensuite elle se mit à boire l’eau du ruisseau, à boire, à boire…, et elle la but jusqu’à la dernière goutte ! Et elle grossissait de plus en plus. En suivant le lit du ruisseau, elle arriva à la rivière, et elle se mit à boire l’eau de la rivière, à boire, à boire…, et elle la but jusqu’à la dernière goutte ! Et comme la rivière se jetait dans le fleuve, elle alla près du fleuve, et elle se mit à boire l’eau du fleuve, à boire, à boire…, et elle la but jusqu’à la dernière goutte !
Et la grenouille gonflait, gonflait !

Comme le fleuve se jetait dans la mer, la grenouille alla jusqu’au bord de la mer, et elle se mit à boire l’eau de la mer, à boire, à boire…, et elle la but jusqu’à la dernière goutte qui était la dernière goutte d’eau de toute la terre. Son ventre, ses pattes, sa tête étaient gorgés d’eau, et même ses yeux, qui devinrent tout globuleux. La petite grenouille était maintenant extraordinaire, gigantesque ; sa tête touchait le ciel !

Les plantes avaient soif, les animaux avaient soif, et les hommes aussi avaient terriblement soif. Alors tous se réunirent pour chercher un moyen de récupérer l’eau de la terre.

« Il faut qu’elle ouvre sa large bouche afin que l’eau rejaillisse sur la terre.
– Si on la fait rire, dit quelqu’un, elle ouvrira la bouche, et l’eau débordera.
– Bonne idée » dirent les autres.

Ils préparèrent alors une grande fête, et les animaux les plus drôles vinrent du monde entier. Les hommes firent les clowns, racontèrent des histoires drôles. En les regardant, les animaux oublièrent qu’ils avaient soif, les enfants aussi. Mais la grenouille ne riait pas, ne souriait même pas. Elle restait impassible, immobile. Les singes firent des acrobaties, des grimaces, dansèrent, firent les pitres. Mais la grenouille ne bougeait pas, ne riait pas, ne faisait même pas l’esquisse d’un sourire.

Tous étaient épuisés, assoiffés, quand arriva une petite créature insignifiante, un petit ver de terre, qui s’approcha de la grenouille. Il se mit à se tortiller, à onduler. La grenouille le regarda étonnée. Le petit ver se démena autant qu’il put. Il fit une minuscule grimace, et… la grenouille éclata de rire, un rire énorme qui fit trembler tout son corps ! Elle ne pouvait plus s’arrêter de rire, et les eaux débordèrent de sa bouche grande ouverte. L’eau se répandit sur toute la terre, et la grenouille rapetissa, rapetissa.

La vie put recommencer, et la grenouille reprit sa taille de grenouille ordinaire. Elle garda juste ses gros yeux globuleux, en souvenir de cette aventure.

3 septembre 2018

Un conte pour les enfants sages : TIMBO

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 21 h 45 min

 

Timbo

Dans la ménagerie du cirque TABOUM, Timbo le lionceau se laisse mourir…  Des chasseurs l’ont enlevé dans un grand filet. Il a été mis en cage, transporté en voiture, en avion, en train, en camion puis vendu au cirque pour être dressé.

Son dompteur ne peut rien tirer de Timbo ; le lionceau reste dans le coin de sa cage. Même quand on l’en sort, il s’aplatit, ne bouge pas, ne grogne pas, ne mange pas…

Autour de lui les autres animaux se désespèrent. Tous ont essayé de lui parler : les autres lions bien sûrs, les tigres, les éléphants, les chevaux, les ours, les chiens savants, les otaries aussi, même les puces car dans ce cirque on montre un ballet de puces ! Rien n’y fait et Timbo maigrit, maigrit, il peut à peine marcher maintenant.

Les gens du cirque ne savent plus quoi inventer ! Le vétérinaire lui fait des piqûres pour le soigner mais ça ne suffit pas. Timbo est trop triste, beaucoup trop triste…

C’est Sherpa, le tigre, qui propose une solution : il faut donner envie de vivre à Timbo et lui il ne connaît qu’une façon de distraire les gens tristes : faire le cirque !

- Comment ? dit l’otarie, nous ne sommes que des bêtes dressées. Sans nos dompteurs, nos écuyères nous ne pouvons pas jouer.

- Et sans les acrobates, les jongleurs, les magiciens, les musiciens, les clowns aussi, comment monter le spectacle ? s’inquiète l’ours.

- Depuis le temps que nous regardons les numéros, grogne l’éléphant, nous les connaissons tous. En répétant bien et vite, nous allons organiser un spectacle formidable pour TIMBO.

- Moi, rugit le lion je connais un vieux dompteur. Il ne travaille plus ; il nettoie les pistes. C’est mon ami Je suis certain qu’il nous aidera…

Lorsque le père Thomas est venu voir son ami le lion, le lendemain, Mazza lui expliqua tout et l’ancien dresseur décida de les aider.

Pendant trois nuits, alors que tous les gens du cirque dormaient, les animaux, eux, ont travaillé, Thomas ouvrait et refermait les cages ; ses amis se glissaient sous le chapiteau et répétaient, répétaient puis sans bruit, regagnaient la ménagerie.

Enfin le lundi soir, jour sans spectacle, tout était prêt.

Vers minuit, le vieux Tom mit le pauvre petit lion fatigué dans un fauteuil roulant et le roula sous le chapiteau. Tout était éteint. Thomas installa Timbo à la meilleure place des gradins. Timbo ne bougeait toujours pas.

Soudain une douce musique s’éleva ; les lumières s’allumèrent doucement, bleues, vertes, orange… Des chevaux pleins de plumes, de sonnettes caracolèrent autour de la grande piste ; un coup de cymbales et des tigres bondirent sur le dos des chevaux puis les lions sautèrent par-dessus ces pyramides. L’ours, au milieu, claquait son fouet.

Les otaries se dandinaient sur des vélos à une roue en se lançant des ballons…

Timbo ouvrit un œil puis l’autre ; il redressa sa grosse tête. Tout ce mouvement, toutes ces lumières, cette musique le surprenaient. Peu à peu, il se redressait. Lorsque les singes se mirent à jongler avec des bananes, il était émerveillé. Les gros éléphants en équilibre sur un gros ballon le firent presque applaudir,

Merveille, les chiens savants apparurent habillés en clowns blancs, en gugusses. Ce ne furent que pirouettes, chutes dans des bassines, nuages de farine, fausses claques, tartes à la crème, farces…

Maintenant Timbo, riait, riait. Il n’était plus triste.

Doucement Thomas lui apporta un grand bol de pâté que le petit lion commença à manger en regardant le spectacle, presque sans s’en rendre compte. Bientôt, il dévora le reste du pâté, puis ce fut un jambon, un rôti…. Il avait tellement faim.

Le spectacle se termina par un grand défilé. Le petit lion debout sur ses pattes arrière applaudissait de toutes ses forces.

Les animaux vinrent tous l’entourer et ce fut une grande joie pour tous.

Le lendemain, les gens de la ménagerie furent très étonnés de voir Timbo sur ses pattes, bien éveillé et rugissant de plaisir.

Très vite le petit lion guidé par ses amis les animaux devint célèbre Les petits, les grands, tous voulaient le voir bondir, traverser les cerceaux de feu, rugir… Il était magnifique.

Timbo était devenu le Roi du Cirque TABOUM ;

Peut-être le verras-tu avec ses amis…

17 août 2018

le feu d’artifice…

Classé dans : contes et légendes,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 10 h 25 min

Pour repousser démons et fantômes, il y a mille ans, le moine chinois Li Tian mélange de la poudre noire détonante – une mixture de salpêtre, de soufre et de charbon – à de la poudre de minéraux. Le résultat ? Une explosion d’éclairs blancs et jaunes propre à faire déguerpir tous les diables.

De la superstition aux réjouissances

En France, où ils apparaissent au XVIe siècle, point de superstition. Les feux d’artifice servent d’abord à mimer les flammes crachées par les dragons, dans les pièces de théâtre, avant d’accompagner les grandes réjouissances : du mariage royal de Louis XIII à nos très républicaines fêtes du 14 Juillet.gounian

28 juillet 2018

Licia et Nathan dan le monde des livres….

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 21 h 11 min

lireIl était une fois un enfant qui avait trouvé un livre oublié sur un banc.

            Un grand livre, un beau livre comme cet album. A la troisième page de couverture, il a eu la surprise de découvrir un miroir collé sur le carton.

- Qu’est-ce que c’est que ça ?

            Nathan regarda dans le miroir et… il se vit, bien sûr !

            Mais en observant mieux, il distingua autre chose : une petite fille et un petit garçon qui lui faisaient des signes.

            Il approcha son œil, il toucha la petite glace du bout de l’index et … son doigt s’enfonça dans le verre comme si c’était de l’eau limpide.

            Il mit deux doigts, trois doigts… la main droite entière, la main gauche… Au fur et à mesure, il les voyait diminuer, devenir minuscules.

            Nathan passa un bras, deux bras, les épaules, une jambe, deux jambes et puis enfin la tête.

            Et voilà, il était derrière le miroir !

            En regardant derrière lui, comme à travers la vitre d’une fenêtre, il aperçut la rue et le banc sur lequel il avait ramassé l’album.

            Il sentit qu’une main lui touchait l’épaule. C’était la petite fille.

- Bonjour, je me nomme Licia !

- Moi, c’est Nathan.

- Et moi Lucas, dit l’autre garçon.

            Nathan s’étonna : – Mais que m’arrive-t-il ? Que faisons-nous ici ? Où sommes-nous ?

-Licia répondit : – Ben voilà, tu as fait comme nous, par curiosité. Tu as enjambé le miroir et tu es entré dans ce livre.

            Lucas lui a proposé : – Si tu le veux, nous allons te faire visiter ce grand parc. Regarde, au fond de cette prairie, tu as le Petit Chaperon Rouge qui joue avec les trois petits cochons. Sur la colline, là-bas, Peter Pan court avec les 101 dalmatiens.

            Licia continua : – Dans cette maisonnette, sous les pins, tu pourras rencontrer Harry Potter et les 7 nains… Tous, tous, ils t’attendent pour te raconter de belles histoires !

            Nathan s’est inquiété : – Mais, on peut ressortir ?

            Lucas l’a rassuré : - N’aie pas peur, tu peux repartir quand tu le veux. Exactement comme tu es venu. Mieux, le temps n’a pas avancé et tu ne seras pas en retard pour rejoindre tes parents.

- Et pour revenir ici ?

- ça c’est plus difficile ! Si tu trouves un autre livre avec un miroir, pas de difficulté, tu recommences comme aujourd’hui.

- Sinon, lui a expliqué Licia, il faut choisir un livre qui te fait envie, l’ouvrir, regarder, deviner, et te raconter l’histoire…

- Mais, le vrai miroir, dit Lucas, c’est celui par lequel tu pénètres dans les pages, c’est la lecture…

-La lecture de Maman, de Papa, de Papy, de Mamy , de tes grands amis…

-Un jour, ce sera ta lecture et alors tu auras découvert le vrai miroir, pour toujours.

            -Allez, viens, décident Licia et Lucas en prenant la main de Nathan. Nous allons rencontrer tous les personnages des albums et puis, après nous repasserons de l’autre côté du miroir et partirons chacun de notre côté…

            En route sur le beau chemin des livres…

24 juillet 2018

Compte,conte d’amitié…

Classé dans : contes et légendes,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 07 min

 

Il y a peu, j’ai écrit sur ce que je considère comme le pire des défauts: la méchanceté encore empirée lorsqu’elle émane de quelqu’un d’intelligent… Ce message retrouvé aujourd’hui est émouvant et illustre ce que beaucoup prennent pour de la stupidité, de la naïveté: la bonté… J’ai la chance de connaître beaucoup de ces bonnes personnes, dont vous!

C’EST TRÈS, TRÈS BEAU ! ! 

Un agriculteur avait des chiots qu’il avait besoin de vendre.

Il a peint un panneau annonçant les 4 chiots et le cloua à un poteau sur le côté de sa cour. Comme il plantait le dernier clou dans le poteau, il se sentit un tirage sur sa salopette … Il tomba dans les yeux d’un petit garçon.

« Monsieur,  » dit-il,  » je veux acheter un de vos chiots.  »

«Eh bien, » dit le fermier, en frottant la sueur à l’arrière de son cou : « Ces chiots viennent des parents très racés et coûtent beaucoup d’argent ».

Le garçon baissa la tête un moment. Ensuite, fouillant profondément dans sa poche, il sortit une poignée de monnaie et la tendit à l’agriculteur.

«J’ai trente-neuf cents. Est- ce suffisant pour acheter un ?  »

«Bien sûr» dit le fermier ….. Et il laissa échapper un sifflement… «Ici, Dolly!  » il a appelé ….

Venant de la niche et descendant la rampe, Dolly courut, suivie par quatre petites boules de fourrure.
Le petit garçon pressa son visage contre le grillage. Ses yeux dansaient de joie. Comme les chiens arrivaient à la clôture, le petit garçon remarqua quelque chose d’autre qui remuait à l’intérieur de la niche.

Lentement, une autre petite boule apparut, nettement plus petite. En bas de la rampe, elle glissa. Ensuite, de manière un peu maladroite, le petit chiot a clopiné vers les autres, faisant de son mieux pour les rattraper ……

«Je veux celui-là,  » dit le petit garçon, pointant l’avorton     L’agriculteur s’agenouilla à côté du garçon et lui dit :

«Mon fils, tu ne veux pas ce chiot… Il ne sera jamais capable de courir et de jouer avec toi comme ces autres chiens le feraient.  »

Le petit garçon recula de la clôture, se baissa et commença à rouler une jambière de son pantalon.

Ce faisant, il révéla une attelle en acier des deux côtés de la jambe, fixée sur une chaussure spécialement conçue …

En regardant en l’air vers l’agriculteur, il dit : «Vous voyez, monsieur, je ne cours pas très bien moi-même, et il aura besoin de quelqu’un qui le comprend.  »

Avec des larmes dans les yeux, l’agriculteur se baissa et ramassa le petit chiot ….. Le tenant délicatement, il le tendit au petit garçon.  » Combien?  » demanda le petit garçon ….

Rien», répondit le paysan, « il n’y a pas de prix pour l’amour. » Le monde est plein de gens qui ont besoin de quelqu’un qui les comprenne….

12 juillet 2018

MOMOTARO ET LES BRIGANDS

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 21 h 41 min

Il était une fois un grand-père et une grand-mère qui vivaient dans la montagne. Tous les jours, le grand-père allait ramasser du petit bois, tandis que la grand-mère allait à la rivière laver le linge.

Un jour, alors qu’elle faisait la lessive, une grosse pêche, descendant la rivière, flotta jusqu’à elle. Voyant ce beau fruit, la grand-mère pensa que son mari serait content de le manger, ramassa la pêche et l’emporta chez elle. Quand le grand-père rentra déjeuner et vit la pêche si appétissante, il fut très content. La grand-mère coupa la pêche en deux avec un grand couteau et, quelle surprise ! Un joli petit garçon se trouvait à l’intérieur.  Le grand-père et la grand-mère n’avaient pas d’enfant, et ils remercièrent la providence de leur avoir envoyé ce petit garçon. Comme il était né dans une pêche, ils décidèrent de l’appeler Momotaro, ce qui signifie « l’enfant né dans une pêche ». La grand-mère prépara un repas et fit manger l’enfant. Il mangeait voracement et grandissait à vue d’œil. Le grand-père et la grand-mère étaient bien surpris ! Momotaro devint bien vite grand et fort.

Cependant, aussi grand et fort qu’il fût, Momotaro était paresseux. Il passait ses journées à dormir et à manger. Les autres jeunes gens du village allaient à la montagne ramasser des fagots, et seul Momotaro ne faisait rien. Le grand-père et la grand-mère se faisaient bien du souci, et ils demandèrent aux jeunes gens d’inviter Momotaro à aller avec eux travailler. Ils vinrent donc inviter Momotaro :

 » Momotaro, si tu venais avec nous ramasser des fagots dans la montagne ? « , mais celui-ci répondit :  » Je n’ai pas de hotte pour porter le bois, je ne peux pas aller avec vous. »

Le jour suivant, ils revinrent inviter Momotaro :

« Momotaro, si tu venais avec nous ramasser des fagots dans la montagne ? « , mais celui-ci répondit :

 » Je n’ai pas de sandales, je ne peux pas aller avec vous. »

La grand-mère se fâcha devant tant de paresse, et le jour suivant Momotaro alla avec les jeunes gens du village ramasser des fagots dans la montagne.

Pendant que tous ramassaient des fagots, Momotaro fit la sieste. Quand ils eurent fini leur travail, les jeunes gens décidèrent de rentrer au village ; Momotaro s’éveillant leur dit : :

« Je ramasse un peu de bois et je rentre avec vous. »

Mais ils lui rétorquèrent :

 » Si tu commences maintenant, nous allons rentrer trop tard. »

Faisant la sourde oreille, Momotaro se dirigea vers un arbre énorme, et le prenant par le tronc, le déracina. Les garçons n’en croyaient pas leurs yeux ! Le grand et fort Momotaro chargea l’arbre sur son épaule, les jeunes gens leurs fagots sur leur dos, et tous rentrèrent au village. Quand ils arrivèrent, le grand-père et la grand-mère furent bien étonnés de voir Momotaro porter un arbre aussi lourd comme s’il n’était qu’une simple brindille.

Cet exploit parvint aux oreilles du seigneur, qui désira rencontrer Momotaro. Il lui parla ainsi :

 » Depuis fort longtemps, une bande de vilains brigands maltraite mes paysans et rançonne les villages. Si tu es si fort qu’on le dit, punis-les et reviens. »

Momotaro partit donc pour l’île des brigands.

Le grand-père et la grand-mère confectionnèrent des gâteaux de millet et les donnèrent à Momotaro pour le voyage. Chemin faisant, celui-ci rencontra un chien.

 » Momotaro, où vas-tu ainsi ?  » lui demanda le chien.

 » A l’île des brigands, les punir. »

 » Et qu’y a-t-il dans ton baluchon ? »

 » Les meilleurs gâteaux de millet du Japon. »

 » Donne-m’ en un, et j’irai avec toi. » lui proposa le chien.

Momotaro lui donna un gâteau et ils continuèrent le voyage ensemble. Ils rencontrèrent ensuite un singe.

 » Momotaro, où vas-tu ainsi ?  » lui demanda le singe.

 » A l’île des brigands, les punir. »

 » Et qu’y a-t-il dans ton baluchon ? »

 » Les meilleurs gâteaux de millet du Japon. »

 » Donne-m’en un, et j’irai avec toi. » lui proposa le singe.

Momotaro lui donna un gâteau et tous trois continuèrent leur voyage ensemble. Un faisan vint en volant à leur rencontre.

 » Momotaro, où vas-tu ainsi ?  » lui demanda le faisan.

 » A l’île des brigands, les punir. »

 » Et qu’y a-t-il dans ton baluchon ? »

 » Les meilleurs gâteaux de millet du Japon. »

 » Donne-m’en un et j’irai avec toi. » lui proposa le faisan.

Momotaro lui donna un gâteau.

Momotaro, le chien, le singe et le faisan partirent ensemble en bateau pour l’île des brigands, mais ils avaient beau naviguer toutes voiles dehors, ils n’apercevaient rien à     l’horizon. Le faisan s’élança alors dans le ciel, et ayant repéré l’île, leur indiqua la direction. Ils accostèrent enfin.

Sur l’île se trouvait un grand château dont la porte était fermée. Le singe grimpa lestement par-dessus et ouvrit de l’intérieur. Momotaro entra alors, et s’adressa aux vilains  brigands qui ripaillaient :

 » Je suis Momotaro, et je suis venu vous punir de vos mauvaises actions. »

Les brigands se moquèrent de lui, mais le chien s’élança et les mordit. Momotaro dégainant son sabre les combattit. Momotaro et ses compagnons, qui avaient mangé les meilleurs gâteaux de millet du Japon, étaient invincibles et n’avaient peur de rien.

Aussi les brigands demandèrent-ils grâce :

 » Nous ne serons plus jamais méchants, épargne-nous. »

Les brigands vaincus par Momotaro lui remirent les trésors qu’ils possédaient, et Momotaro et ses compagnons, qui grâce aux meilleurs gâteaux de millet du Japon avaient vaincu et puni les bandits, rentrèrent chez eux avec ces trésors. Le grand-père et la grand-mère, qui se faisaient bien du souci pour Momotaro, l’accueillirent avec une grande joie.

Ils vécurent ensemble longtemps et furent très heureux.

3 juillet 2018

Invitation de la folie…

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 22 h 11 min

Jean de la Fontaine n’a pas écrit que des fables animalières…… !!!

Invitation de la Folie ! (fable de Jean de la Fontaine)
La Folie décida d’inviter ses amis pour prendre un café chez elle.
Tous les invités y allèrent.
Après le café
la Folie proposa :
- On joue à cache-cache ?
- Cache-cache ? C’est quoi, ça ? demanda
la Curiosité.
- Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu’à cent et vous vous cachez. Quand j’ai fini de compter
je cherche, et le premier que je trouve sera le prochain à compter. 
Tous acceptèrent, sauf
la Peur et la Paresse. 
- 1, 2, 3
La Folie commença à compter.
L’Empressement se cacha le premier, n’importe où.
La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d’arbre.
La Joie courut au milieu du jardin.
La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d’endroit approprié pour se cacher.
L’Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher.
La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient.
Le Désespoir était désespéré en voyant que la Folie était déjà à 99.
CENT ! cria
la Folie, je vais commencer à chercher…
La première à être trouvée fut
la Curiosité, car elle n’avait pu s’empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert. 

 En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d’une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché.
Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité…
Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda :
- Où est l’Amour ?  Personne ne l’avait vu.
La Folie commença à le chercher. Elle chercha au-dessus d’une montagne, dans les rivières au pied des rochers.
Mais elle ne trouvait pas l’Amour.
Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier, prit un bout de bois et commença à chercher parmi les branches,
lorsque soudain elle entendit un cri : C’était l’Amour, qui criait parce qu’une épine lui avait crevé un œil.
La Folie ne savait pas quoi faire. Elle s’excusa, implora l’Amour pour avoir son pardon et alla jusqu’à lui promettre de le suivre pour toujours.
L’Amour accepta les excuses.
Aujourd’hui, l’Amour est aveugle et la Folie l’accompagne toujours…

1 juin 2018

Les bons contes font les bons amis….

Classé dans : contes et légendes,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 18 h 45 min

thSoirée contes, il y avait longtemps, que je m’étais pas plongé dans un bain de rêves éveillés… La coïncidence voulait que dans la journée, j’avais, au hasard d’un poste de voiture, entendu un moment d’émission où l’on parlait de la nécessité, quasi vitale du rêve, du rêve possible même si improbable au rêve carrément fantastique… Rêve pour se projeter, rêve pour s’évader, rêve pour dépasser un blocage, une peur… Alors que nous parlions projets d’écriture non aboutis, de nouvelles, de contes, Sonia, me livra ses trésors de réflexion,  d’auto exploration ou de rencontres avec des personnalités de son chemin de vie retrouvés dans et avec les contes de Jacques Salomé.

Bruno Bettelheim, j’ai fréquenté par besoin professionnel presque, Jacques Salomé, un peu aussi, sans trop d’envie et pas pour les contes… Pourquoi pas ? Je retiens deux livres à la médiathèque : « Contes à guérir » et « Contes à grandir et Contes pour grandir de l’intérieur ». Je reçois bientôt le message me disant que le premier est à ma disposition… En allant le chercher, je suis attiré par une affiche ! Vendredi, «   La médiathèque vous invite à assister à une soirée conte exceptionnelle…. Petits et grands pourront voyager dans l’univers magique d’un grand monsieur du conte, Didier Kowarski dont la présence dans notre région est rare et précieuse… »

J’étais libre, il était bientôt l’heure, la coïncidence est trop séduisante alors pourquoi non ?

J’ai entendu des contes, des légendes en veillée, près d‘une cheminée, d’un feu de camp et surtout auprès de mon Pépé, blotti près de lui ou sur des sentes des forêts agésinates… J’ai conté auprès d’enfants, en colo, à l’école, en classes de découvertes, en autres activités avec la bibliothèque de Saussan… parmi des adultes parfois, rarement. Ah si, je me souviens d’une balade sur la longue plage de LA PANNE en Belgique, à reculons et sous un ciel à la Brel…

J’ai écrit des contes, des adaptations ou des inventions, comme on invente un trésor, pas forcément précieux, mais surgi entre nos mains… J’ai pratiqué la « littérature orale » avant d’écrire avec des enfants ; nous avons même illustrés des contes.  Je conserve précieusement ceux récemment élaborés puis montés avec Romane et Lucas, les plus jeunes de mes petits-enfants…

Mais, me caler dans un siège, dans cette pénombre au silence bruissant, parfois plus sonore d’exclamations, de frémissements, de soupirs d’attente, de rires libérateurs… Libre d’entendre, de flotter sans avoir l’envie de dire… il y avait longtemps. La salle était bien remplie, une belle centaine d’adultes, une trentaine d’enfants. 1 h ½ à suivre le courant d’une rivière au lit changeant au rythme changeant… Nous suivions un diseur, c’est mon ressenti, un ouvreur de pistes, un poseur de questions, des questions pour lesquelles nous devions chercher en nous les réponses, ou les extraire des contes, des poésies, des galéjades, des anecdotes, voire des énigmes, dans l’immédiat ou différés… Oui, un cours, parfois calme, presque muet, parfois tumultueux, agité, clownesque…. plein de vaguelettes irisées à suivre en surface et de sens profond à pécher en profondeur… A chacun de retenir sa provende et jouer avec les plus frétillants ou les plus étranges.

Le conteur de ce soir, Didier Kowarski, fut un magicien sans trucage, un manipulateur de l’imagination avec une seule astuce sa voix, une seule technique, l’ordre des portes ouvertes.

Comme pour le rêve, le conte mène forcément au réveil, un réveil qui nous laisse autre, un peu… C’est bien. Je crois que pour vivre notre réalité, pour oser plonger dans nos rêves, qui n’en a pas ? nous avons besoin de contes… Parfois, ils ont écrits, filmés, chantés… quand ils suivent une voix, des mots, des gestes parmi nous, c’est mieux, je crois…

Un soir, il y a longtemps, j’avais 8 ans, plus jeune que Romane et de Lucas, mon Pépé, m’a conté, intrigué avec une certaine petite bête envahissante dans une maison mystérieuse, à en troubler toutes nos nuits… Depuis, j’ai raconté cette histoire en de très nombreuses occasions, en l’adaptant aux circonstances, avec toujours autant d’émotion et de plaisir, un conte qui dépasse les âges  et qui m’est souvent demandée transformée, mieux c’est devenue un conte à deux, trois voix, parfois, dans la voiture, monte une proposition : « Papou je vais te dire une histoire de la petite bête… » et vogue le voyage avec la création de la Xème version

18 mai 2018

La cruche fêlée

Classé dans : contes et légendes,mon livre,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 13 h 16 min

 

Un beau conte, connu, répété et même utilisé dans mon livre : croire en son utilité envers et contre tous les vents contraires :

 

Dans le train qui me remontait vers Paris, une voisine de siège, de hasard m’a fait retrouver un conte que j’avais entendu ou lu avec des circonstances, des personnages différents, mais qui en tous ses avatars portait toujours la même force.

Pour ce jour, c’est en Chine qu’elle m’a transportée, près d’une vieille paysanne dont la fonction depuis très longtemps était d’alimenter le hameau en eau.

Plusieurs fois par jour, son balancier en équilibre sur ses épaules, elle portait ses cruches vides jusqu’à la source éloignée et les rapportait pleines et fraîches.

Seulement, l’une des cruches, récente, solide, rapportait toute son eau, sans en perdre une goutte alors que l’autre plus âgée, usée, fêlée suintait tout le long du chemin et arrivait à moitié vide au village.

Évidemment la belle grosse cruche se moquait de la pauvre cruche fissurée qui en souffrait  beaucoup.

Un jour, elle n’y tint plus et osa parler à la vieille Chinoise :

- Tu dois me jeter ! Je suis usée, je perds de l’eau et ne rapporte presque plus rien au village. Je suis lourde et tu te fatigues pour peu de résultats… Abandonne-moi ce sera beaucoup mieux !

- Pas question ! s’exclama la porteuse d’eau. As-tu déjà fait attention au chemin que nous parcourons depuis tant de jours ?

- Oui, il est long pour toi !

- Mais non, bécasse ! Regarde bien sur ton côté, lorsque nous allons à la fontaine tout est sec, caillouteux triste… De l’autre côté, celui que tu suis, lorsque je t’ai bien remplie, poussent des fleurs splendides, toutes espèces de fleurs, de toutes formes, toutes tailles, toutes couleurs, tous parfums. Elles sont là grâce à toi.

Sur ce bord de notre chemin habituel, j’ai semé des graines, il y a longtemps, et toi tu les arroses, doucement plusieurs fois dans une journée à chaque retour… Si je peux embellir ma maison, celle de mes amis du village, nos fêtes c’est grâce à toi. Tu es usée, tu fuis, la belle affaire ! Ce que tu appelles tes défauts pour moi, pour nous, ce sont des richesses et nous y tenons…

La jeune cruche avait bien compris le beau travail de sa compagne et demanda à la vieille dame de la remplir encore plus pour remplacer un peu la cruche fêlée…

 

31 mars 2018

La fleur et les œufs de Pâques.

Classé dans : BONNE PIOCHE,contes et légendes — linouunblogfr @ 22 h 52 min

OEUFS DE PAQUES

            L’hiver, ce méchant géant, devait retourner dans ses contrées du Nord à l’arrivée du Printemps.

Mais il refusa de céder aussi facilement le terrain à son successeur le Printemps.

Aussi laissa-t-il le vent du Nord souffler à travers le pays. Celui-ci aperçut un jour un pré couvert de fleurs multicolores.

Il cueillit une des fleurs pour l’offrir à l’hiver. La fleur tremblait de peur et de froid devant ce méchant géant, le grand froid du Nord.

« Pitié ! le supplia-t-elle.

-Non ! répondit-il. Je tiens enfin l’un des enfants de mon ennemi en mon pouvoir.

Je veux bien te libérer à une seule et unique condition : que tu couvres mon royaume d’une prairie multicolore.

_C’est impossible » dit la pauvre petite fleur. Et elle se mit à pleurer car elle fut obligée de suivre l’hiver dans son palais de glace.

Le palais n’était que des flocons de neige. La fleur n’y tient plus. « Donne-moi une heure, une seule heure de liberté, demanda-t-elle.

Je prierai les autres fleurs de me suivre dans ton royaume. »

L’hiver finit par accepter :

Une heure pas plus. » Le vent du Nord ramena la fleur au pays du Printemps.

Tout le monde accueillit son retour avec joie : les fleurs, les oiseaux et même les animaux de la forêt.

La petite fleur était heureuse de se retrouver dans son pays, au royaume du Printemps. Mais elle songea aussitôt que son heure de liberté passerait bien vite.

Aussi demanda-t-elle aux fleurs et aux animaux de l’aider. « Nous ne pouvons pas t’accompagner ni t’aider, lui dirent les fleurs et les animaux tristement. Le souffle glacé de l’hiver nous tuerait tous et toutes ! »

Mais un lapin âgé, dont la sagesse était reconnue de tous, prit la parole.

« Nous allons t’aider nous savons ce qu’il faut faire, nous les lapins et les lièvres. Le jour de Pâques, au lever du soleil, le jardin de l’hiver ressemblera à une prairie fleurie.

Après le départ de la fleur, le lapin ordonna à tous ses compagnons de trouver beaucoup d’œufs.

Les lapins et les lièvres coururent alors dans les villages et ils demandèrent à toutes les poules de leurs donner leurs plus beaux œufs.

Les poules acceptèrent bien volontiers et de bon gré, et les lapins et les lièvres retournèrent voir le vieux lapin sage, fiers d’avoir bien accompli leur mission.

« C’est à vous les fleurs de participer pour aider notre amie la fleur, vous allez colorer les œufs de vos plus belles couleurs, et de couleurs si vives que l’hiver les prendra pour des fleurs ».

Les fleurs donnèrent volontiers leurs plus belles couleurs ainsi les lapins et les lièvres s’empressèrent de teindre les œufs.

Le matin de Pâques ils se rendirent dans le royaume de l’hiver et dispersèrent les œufs aux couleurs vives dans la prairie.

A son réveil l’hiver regarda pa r la fenêtre, comme il le fait tous les jours, à son réveil.

Il n’en cru pas ses yeux. Son jardin de neige et de glace était devenu une prairie fleurie.

Il fit souffler le vent du Nord de toutes ses forces, il fit venir le gel glacé, mais les fleurs résistaient.

Alors il libéra la petite fleur. Plus tard, il s’aperçut qu’on l’avait trompé.

Mais il était tellement touché par l’amour des lapins et lièvres pour la petite fleur qu’il ne dit rien. Et hiver, depuis, laisse la place au Printemps…

 

1234
 

Victor Coudesabot |
Savoirses |
P4corneille |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | the blonde box
| Shareprof
| Cgt56chba