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30 octobre 2019

IL ET ELLE, ILS, ELLES, IL seul, ELLE seule, élèvent leur enfant…

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 20 h 17 min

Pour avoir rencontré dans mon bureau, pendant tant d’années, bien des familles différentes, je ne crois plus qu’à un élément de stabilité pour l’enfant: l’affection intelligente. C’est à dire l’attention aimante et l’explication proportionnée à son âge… Ni le silence, ni les interprétations évasives n’empêcheront un enfant de cogiter et de se créer ses défenses, parfois violentes pour lui et/ou pour les autres…

La coresponsabilité de celle, celui, ceux qui assument cette éducation est d’empêcher que l’enfant se culpabilise (décès, séparation… silence ou scènes y sont propices) et perde confiance en ses proches et surtout en lui…

Il existe des institutions d’aide sans doute, mais l’école qui devrait être un monde d’apaisement où l’instruction adaptée devrait placer l’élève dans un milieu de préoccupations éloignées de ses soucis extérieurs, au moins le temps de ses heures scolaires.

Pour ma part, j’ai toujours, surtout avec mes classes d’élèves dits « en difficultés », essayer d’entamer la journée par des activités libératrices. De même dans notre école, nous tenions à l’accueil à l’entrée puis la mise en rang, au calme, avant de rejoindre la salle de classe…

L’écoute, parfois après la sanction, au calme, arrivait à faire s’exprimer puis dépasser ce qui perturbait l’indiscipliné… Mais rien n’était, n’est possible sans l’interactivité des parents et des enseignants, parfois, souvent même l’appartenance à une communauté qui tend la main, sans leçon de morale, à la famille en détresse est importante…

J’y crois et surtout je sais que bien des directeurs, directrices, équipes d’école y sont attentifs… Mais pas tous… C’est dommage parce que la classe, l’école, l’association sportive, culturelle aussi, sont des milieux révélateurs mais aussi réparateurs…

Que de souvenirs marquants, douloureux mais aussi heureux se présentent à ma mémoire en écrivant…

On, qui dit beaucoup d’assertions, proclame qu’à l’Ecole, on s’instruit, qu’au club sportif ou autre on apprend une discipline, oui mais défouler n’est pas oublier, oui mais enseigner sur le sable mouvant de l’affection, la personnalité sapées surtout pour un être en construction, c’est aller au devant de bien des échecs…

Alors famille, quelle que soit ta structure aime ton enfant et accorde lui ta confiance !

Le hasard fait que je sui en train de lire RIEN NE SE PERD de Cloé MEHDI .

« Moi Mattia ; 11 ans, j’ai vu la haine, la tristesse et la folie ronger ma famille jusqu’à la dislocation… »

 

29 octobre 2019

IL ET ELLE, ILS, ELLES, IL seul, ELLE seule, élèvent leur enfant…

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 21 h 52 min

Pour avoir rencontré dans mon bureau, pendant tant d’années, bien des familles différentes, je ne crois plus qu’à un élément de stabilité pour l’enfant: l’affection intelligente. C’est à dire l’attention aimante et l’explication proportionnée à son âge… Ni le silence, ni les interprétations évasives n’empêcheront un enfant de cogiter et de se créer ses défenses, parfois violentes pour lui et/ou pour les autres…

La coresponsabilité de celle, celui, ceux qui assument cette éducation est d’empêcher que l’enfant se culpabilise (décès, séparation… silence ou scènes y sont propices) et perde confiance en ses proches et surtout en lui…

Il existe des institutions d’aide sans doute, mais l’école qui devrait être un monde d’apaisement où l’instruction adaptée devrait placer l’élève dans un milieu de préoccupations éloignées de ses soucis extérieurs, au moins le temps de ses heures scolaires.

Pour ma part, j’ai toujours, surtout avec mes classes d’élèves dits « en difficultés », essayer d’entamer la journée par des activités libératrices. De même dans notre école, nous tenions à l’accueil à l’entrée puis la mise en rang, au calme, avant de rejoindre la salle de classe…

L’écoute, parfois après la sanction, au calme, arrivait à faire s’exprimer puis dépasser ce qui perturbait l’indiscipliné… Mais rien n’était, n’est possible sans l’interactivité des parents et des enseignants, parfois, souvent même l’appartenance à une communauté qui tend la main, sans leçon de morale, à la famille en détresse est importante…

J’y crois et surtout je sais que bien des directeurs, directrices, équipes d’école y sont attentifs… Mais pas tous… C’est dommage parce que la classe, l’école, l’association sportive, culturelle aussi, sont des milieux révélateurs mais aussi réparateurs…

Que de souvenirs marquants, douloureux mais aussi heureux se présentent à ma mémoire en écrivant…

On, qui dit beaucoup d’assertions, proclame qu’à l’Ecole, on s’instruit, qu’au club sportif ou autre on apprend une discipline, oui mais défouler n’est pas oublier, oui mais enseigner sur le sable mouvant de l’affection, la personnalité sapées surtout pour un être en construction, c’est aller au devant de bien des échecs…

Alors famille, quelle que soit ta structure aime ton enfant et accorde lui ta confiance !

Le hasard fait que je sui en train de lire RIEN NE SE PERD de Cloé MEHDI .

« Moi Mattia ; 11 ans, j’ai vu la haine, la tristesse et la folie ronger ma famille jusqu’à la dislocation… »

 

28 octobre 2019

Voici l’histoire d’un magnifique pont dans l’Hérault, proche de Saint Guilhem le Désert. (Adaptation très libre)

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 21 h 14 min

Voici l’histoire d’un magnifique pont dans l’Hérault, proche de Saint Guilhem le Désert.  (Adaptation très libre)

 Ce dimanche, il a fait beau… Alors nous avons levé  le pied.

 

D’abord quelques blagues avec des amies, sur le trottoir,, (non, pas de mauvaises pensées…) dont une dame d’un âge affirmé qui porte sa bouteille d’oxygène pour promener son chien et répond à nos plaisanteries  par d’autres plus drôles, un bel exemple de priorité au sourire…

 

Puis une bonne table en famille de grands-parents où enfants grands et petits sont bien présents dans les propos…

 

Ensuite, en route vers les gorges de l’Hérault aux eaux bien hautes et aux barrages bouillonnants.

 

Puisque vous avez étés sages voici l’histoire (Adaptation très libre à ma façon, tant pis pour les puristes) du Pont du Diable que nous avons emprunté pour traverser la rivière proche de Saint Guilhem le Désert.

 

En des temps forts anciens, les habitants de Saint Guilhem souffraient d’un terrible isolement. La rivière Hérault était impossible à traverser à cause de ses gouffres et de ses tourbillons ; il leur fallait se risquer à de périlleuses et longues traversées des forêts et des montagnes.

 

Jamais, ils n’avaient pu construire de pont au-dessus de ce torrent qui cassait tout !

 

Un jour, l’un des habitants en a eu assez de faire tant de kilomètres pour contourner le torrent. Il jure qu’il fera TOUT pour éviter ces détours. Un sorcier, l’entend jurer. Il s’approche doucement de notre homme et avec une voix mielleuse, le plaint :

 

« Que de détours pour quitter votre village !»

 

« Oh oui,  je ferais n’importe quoi pour éviter ces trop longs kilomètres à pieds… », lui répond notre homme.

 

« Hé, hé… J’ai peut être la solution » ricane le sorcier.

 

« Et…..Que veux-tu en échange, étranger ?… »

 

« Mais, presque rien…. ton fils » souffle le sorcier en gonflant sa voix.

 

« Mon fils ? Heu… Quelqu’un d’autre ne ferait-il pas l’affaire.., ? », demande le villageois qui n’avait pas vraiment envie de donner son fils mais, pourtant,  voulait avoir ce pont.

 

Le sorcier s’énerve et crie : « …Bon, pas d’importance ! Quelqu’un, c’est quelqu’un ! Le premier qui passera sur le pont tout neuf, ça ira… Il sera pour moi, ce sera aussi bien….».

 

« Très bien, très bien ! Je vous amènerai quelqu’un demain, mais à la condition que le pont soit beau, large, solide et, terminé dans 24 heures… »

 

« Bien, à demain petit homme. N’oublie pas ! Le premier qui traversera le pont sera à moi…! »

 

Il repart très, très vite vers son repaire pour aller tracer des plans et ramener tous ceux qu’il avait déjà enlevés, pour les faire travailler au pont.

 

Vite, vite les pierres sont taillées, fixées,  bientôt, le pont commence à monter au-dessus de la rivière…

 

Notre homme revient à Saint Guilhem et en parle avec ses amis du village, au curé, au maire, au maître d’école…Tous voudraient ce pont qu’ils n’avaient jamais réussi à construire, mais passer le premier sur  ce pont et se faire enlever par ce sorcier, pas de volontaire.

 

 

 

Le pont à l’incroyable architecture est construit en une nuit.

 

 

 

Le lendemain matin, tout le village se réunit devant le pont mais personne ne se bouscule pour le traverser…

 

Déjà le sorcier se fâche ; il crie qu’il va tout casser!

 

Notre homme arrive bien après les autres. Il a eu une idée dans la nuit. Il va au bout du pont, un sac sur l’épaule. Le sorcier se tient au milieu et attend :

 

-Alors, j’ai fait mon travail ! Maintenant, paie-moi, envoie-moi ce quelqu’un pour que je l‘emmène avec moi !

 

L’homme avance, ouvre son sac, et en fait sortir… un chien…

 

Vite, il saisit un os et le jette de l’autre côté du pont… Le chien court après ce bel os et traverse l’ouvrage d’un seul coup.

 

Le sorcier est très en colère. Il hurle de rage et gesticule tant…. qu’il chute dans la rivière. Il essaie de sortir de ce tourbillon… Impossible ! Il ne fait que s’enfoncer encore plus.

 

 

 

Si vous passez sur le pont de Saint Guilhem, parfois, vous pouvez voir de gros bouillons, on dit que c’est le sorcier qui s’agite encore.

 

Traversez vite parce qu’un jour ou l’autre, le sorcier pourrait bien remonter à la surface pour réclamer le paiement de son travail.

 

 

 

27 octobre 2019

Feux d’artifices…

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 22 h 00 min

                      Pour repousser démons et fantômes, il y a mille ans, le moine chinois Li Tian mélange de la poudre noire détonante – une mixture de salpêtre, de soufre et de charbon – à de la poudre de minéraux. Le résultat ? Une explosion d’éclairs blancs et jaunes propre à faire déguerpir tous les diables.

De la superstition aux réjouissances

                     En France, où ils apparaissent au XVIe siècle, point de superstition. Les feux d’artifice servent d’abord à mimer les flammes crachées par les dragons, dans les pièces de théâtre, avant d’accompagner les grandes réjouissances : du mariage royal de Louis XIII à nos très républicaines fêtes du 14 Juillet.

Par l’équipe Ça m’intéresse

24 octobre 2019

Détestez-vous les uns les autres !

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 31 min

                            

Détestez-vous les uns les autres !

 

Ce qui m’inquiète énormément, c’est la détestation, pas encore la haine, ça viendra, latente chez tant de nos concitoyens, même dans les villages qui ne connaissent les autres «  ceux d’ailleurs » ceux d’autres « races «  d’autres « religions »… Elle n’a pas occulté la jalousie, ni l’envie, banales envers le voisin ou le village d’à coté mais elle la remplace si bien… Et à ceux qui réclament, non pas la tolérance, non pas l’aveuglement mais simplement la compréhension, l’application des lois envers les individus coupables pas contre les communautés, il est trop souvent répandu « Toi, forcément, tu les aimes ! ». Bon sang, le temps des dénonciations, des éliminations inhumaines et lâches n’est donc pas disparu…

 

Entendu lors d’une enquête dans un village qui avait voté massivement frontiste :

 

-          Votre village n’a reçu aucun émigré, n’et pas recherché par les gitans… Vous êtes dans un secteur sans conflit alors pourquoi ce rejet des autres ?

 

-          Mais ils sont ailleurs, on le sait !!!   -et cette assertion- Il faut bien détester quelqu’un !

 

Effectivement, écolier souvent déménagé, j’ai connu parfois violemment cette détestation a priori…

 

Pourquoi tout cela aujourd’hui ? Parce que j’ai peur que la méchanceté gagne, qu’elle souffle sur les peurs, les attisent et ne laissent plus que le choix de la haine !

 

J’ai peur que les bons (Bizounours, entend-on pour ne pas dire cons…) trop souvent à la recherche du compromis ne restent dans l’attente d’une accalmie, j’ai peur que les bons ne puissent que soigner les blessures…

 

Bien sûr, le malheur fait peur, la misère fait peur, bien sûr que comme dans le conte russe de LA MOUFLE, à force de se tenir chaud en accueillant encore et encore, tout éclate !

 

Mais bon sang, aura-t-on plus chaud lorsque dehors les autres seront morts ?

 

L’île des  regroupés, souvent proposée, c‘est à dire très vite « l’île des oubliés » ou les camps de concentration, où est la différence ?

 

Races au pluriel que de bonne consciences tu caches pour ceux qui ne veulent pas comprendre Race au singulier humain !

 

Sera-t-on plus tranquilles lorsque les « barbares » n’auront-plus d’autres alternatives que de nous envahir ?

 

 

 

20 octobre 2019

Bonne pioche du jour : Ecrire

Classé dans : BONNE PIOCHE — linouunblogfr @ 21 h 55 min

 

 Quand on pioche, on creuse, « in a cavern… excavating for a mine… disait notre chanson Clémentine en cours d’anglais ». Ce que l’on met à jour n’est pas toujours un trésor mais rarement anodin,  alors je pioche en chineur…

A la lumière, 1+1+1+1+1+1, on touche on regarde, on sent,  on goûte, on écoute, peut-être… On brasse les résultats, on explore les caches de notre mémoire et on réfléchit.. Beaucoup de travail pour ce brave on…  La suite, c’est selon chacun heureusement : réalisme du connu et magie du supposé, tout ça fait notre vérité « A chacun la sienne… ».

Ce matin, j’ai enrichi mon coffre de bonnes pioches,  j’ai ramené de mon exploration de papiers, un petit opuscule qui titrait « des livres pour s’évader », une assertion qui n’a rien de nouvelle mais au contraire brille de tout son éclat mille fois ravivé :

« Si la parole est d’argent, si le silence est d’or, l’écriture est la magie des deux, la pierre philosophale. »

 Je me suis vissé à l’œil ma loupe d’orpailleur et j’ai analysé ma pépite :

« La parole est d’argent… » : L’argent représente le pôle féminin, lunaire, pas forcément lunatique, ça c’est valable pour chacun de nous, la transparence, le psychisme, l’âme et le monde intérieur. Blanc et lumineux, l’argent symbolise aussi la pureté.

« …le silence est d’or… » (Un taiseux ne dort  pas forcément, au contraire ; de même qu’un bavard peut être bien secret). Revenons à l’or, le pôle mâle, actif, (pas forcément brouillon, bouillonnant aussi), solaire, diurne et chaud… Fragile parfois, notamment confronté à Mercure pas le messager volant ni planète, mais le corrosif hg capable de le dissoudre notre or, mais sans l’altérer, et à un brasier qui le liquéfie. Lui aussi représente la pureté, la majesté, temporelle ou divine…   Sa faiblesse me plait à ce grand séducteur : relativement mou, il ne peut servir d’outil de force ou d’arme…

 J’en retiens que mes deux métaux ne sont pas  hiérarchisés  sauf en monnaies, monnaies, mais donnent l’image d’une belle complémentarité, celle du yin et du yang.

« …l’écriture est la magie des deux… » : J’ai lu que l’écriture est apparue afin que nous les roseaux pensant, nous nous souvenions… De quoi, de nos acquis en tous genres biens, savoirs, faits… ?  Si j’ai bien suivi me leçons sur la préhistoire, il semble aussi que le scripteur gravait des souhaits pour un projet, pour une demande de circonstances favorables… J’aime à penser qu’il se souciait de l’agréable, du beau dans sa codification et qu’il prenait, lui et les autres, les lecteurs, du plaisir à « lire et relire »…

Cela me ramène un peu à ce mercure capable de faire se transformer l’or sans le faire disparaître ; ce serait « la représentation symbolique de la communication (transmettre ce que je sais ou crois) reliée à l’intuition (ce que je pense, j’imagine), l’expression de notre moi profond, le lien entre notre  l’âme et notre personnalité… »

Ecrire c’est forcément puiser dans ses savoirs, ses aptitudes, ces acquis tous fruits du vécu mais pas que pour les narrer, pas que pour les accommoder, pour les imprimer avec l’encre du présent, pour les fixer à l’ancre du moment d’écriture, de beaux dires naissent chaque jour, combien de fixent ? Ecrire c’est donner un port à notre mémoire, un droit de pérennité pour le futur..

Me gusta la idea, pourquoi pas, Quand j’écris,  je me dis que parole et écrit sont les matériaux précieux d’un bâtisseur, un bricoleur du dimanche, un tâcheron du quotidien, un architecte de pyramides ou de tours audacieuses…

Rien sur la lecture, parce qu’elle est tout, mon trésor enfoui n’est que néant s’il n’a aucun liseur.

« La pierre philosophale… » : Celle qui pourrait changer les métaux vils en métaux précieux, comme l’argent ou l’or, guérir les maladies ; prolonger la vie humaine au-delà de ses bornes naturelles… Papier, disque dur ou pas, parpaings… tout s’érode, vieillit, s’écroule… Avec la lecture décodée, revue, source de réécriture… l’Idée demeure, « ne se perd pas, ne se créée pas, se transforme… »  A nous de transmettre les codes et ouvrir les portes vers des lendemains riches des hier, des aujourd’hui, fondus en or et en argent. A nous de faire que la pierre philosophale soit surtout une pierre de Rosette capable d’interpréter toutes les hiéroglyphes de notre humanité en marche incessante.

Çà va bien, c’est bien en le pensant, c’est mieux en l’écrivant, c’est chouette en le gardant pour relire … plus tard !

 

 

 

Victor Coudesabot |
Savoirses |
P4corneille |
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