Réfléchir et dire… un peu

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13 juin 2019

CHAGRIN D »ENFANT merci Jean-Claude

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 21 min

 

Pourquoi  pleurer ainsi ? Souris à ta jeunesse !

Je vois dans ton regard le reflet du chagrin.

De ce profond mystère je noierai ta tristesse,

La vie est devant toi, savoure tes lendemains.

 

Pour que brille ton visage, je vendrais bien mon âme.

Et dans l’immensité de tes yeux assombris,

Je te tendrais les bras et sécherais tes larmes,

En délogeant ces rêves, qui viennent troubler tes nuits.

 

D’apercevoir enfin un rayon de lumière

 Qui viendra congédier, tes peines et tes soucis.

De te combler d’espoir sera ma cause première,

Que de voir sur tes lèvres, un sourire qui luit.

 

J’effacerai de tes yeux ce rideau de vermeil,

Évinçant tes angoisses, en berçant ton sommeil.

Et les jours ne seront que le reflet des nuits,

Pour couvrir à jamais, ton chagrin endormi.

 

6 juin 2019

ÉTÉ merci Gilbert

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 11 h 51 min

eté         

 

C’est un coin de verdure où chantent les grillons,

Quatre pins ancestraux étalent leur ombrage,

Leurs aiguilles au sol couvent la saxifrage

Et protègent du froid les pieds des morillons.

 

La nature sauvage, écrasée de chaleur,

Tremblote faiblement sous le poids des rayons,

Le troupeau prisonnier derrière ses clayons

Recherche vainement un semblant de fraîcheur.

 

Dans les pierres du mur paresse le lézard,

Tandis que la fourmi, en constante vadrouille,

Avec empressement dissèque la dépouille

D’une vieille cigale aperçue par hasard.

 

L’olivier rachitique expose sa fatigue,

Les branches biscornues ne portent plus de fruit,

Un mémorable hiver a déposé sans bruit

Son manteau verglacé sur ce coin de garrigue.

 

La source, au pied du chêne, avalée par le vent,

Dessine son empreinte aux travers des herbages,

La trace de son lit fuit dans les pâturages :

Un serpent ondoyant à l’aspect d’un torrent.

 

La bruyère brûlée dresse vers les nuages

Ses tiges craquelées dépourvues de couleur,

Quand la salsepareille asphyxie en douceur

Le frêle genévrier jusqu’aux derniers outrages.

 

Le gibier endormi, dans la moiteur qui fuit,

Somnole exténué, à l’ombre salutaire

Du chêne souverain plusieurs fois centenaire :

Il attend calmement le retour de la nuit.

 

Victor Coudesabot |
Savoirses |
P4corneille |
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