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21 février 2019

Invitation de la Folie La Fontaine

Classé dans : contes et légendes,humour — linouunblogfr @ 21 h 36 min

 

Jean de la Fontaine n’a pas écrit que des fables animalières…… !!!

Invitation de la Folie ! (fable de Jean de la Fontaine)
La Folie décida d’inviter ses amis pour prendre un café chez elle.
Tous les invités y allèrent.
Après le café
la Folie proposa :
- On joue à cache-cache ?
- Cache-cache ? C’est quoi, ça ? demanda
la Curiosité.
- Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu’à cent et vous vous cachez. Quand j’ai fini de compter
je cherche, et le premier que je trouve sera le prochain à compter. 
Tous acceptèrent, sauf
la Peur et la Paresse. 
- 1, 2, 3
La Folie commença à compter.
L’Empressement se cacha le premier, n’importe où.
La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d’arbre.
La Joie courut au milieu du jardin.
La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d’endroit approprié pour se cacher.
L’Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher.
La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient.
Le Désespoir était désespéré en voyant que la Folie était déjà à 99.
CENT ! cria
la Folie, je vais commencer à chercher…
La première à être trouvée fut
la Curiosité, car elle n’avait pu s’empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert. 

 En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d’une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché.
Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité…
Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda :
- Où est l’Amour ?  Personne ne l’avait vu.
La Folie commença à le chercher. Elle chercha au-dessus d’une montagne, dans les rivières au pied des rochers.
Mais elle ne trouvait pas l’Amour.
Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier, prit un bout de bois et commença à chercher parmi les branches,
lorsque soudain elle entendit un cri : C’était l’Amour, qui criait parce qu’une épine lui avait crevé un œil.
La Folie ne savait pas quoi faire. Elle s’excusa, implora l’Amour pour avoir son pardon et alla jusqu’à lui promettre de le suivre pour toujours.
L’Amour accepta les excuses.
Aujourd’hui, l’Amour est aveugle et la Folie l’accompagne toujours…

L’arbre de vie merci Claude – Karak

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 15 h 38 min

 

 

L’arbre avait porté

Des générations de bourgeons

Qui avaient donné des feuilles et des fruits

Des générations de fruits.

Puis il est mort

Comme meurent les arbres

Debout

Son squelette tout sec

Attend avec impatience la nuit noire

Pour se couvrir d’étoiles

D’éternités d’étoiles.

KARAK

partager le monde : LIRE

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 12 h 52 min

maman-et-enfant-assis-sur-un-lit         LIRE

Lire rend émotif, cultivé, sensible, rieur, paradoxal, joyeux ; heureux, passionné, frissonnant, libre d’aimer les mots ou de les détester… de les critiquer… d’être vivant !

L’image saisit, touche, imprègne et souvent conduit aux lignes…. Le livre laisse le temps de la réflexion, du retour, d’adapter notre vitesse… pour goûter, ressentir, pour comprendre. Lire c’est voyager dans la vie des autres, profondément… C’est sans doute tout cela qui fait peur aux despotes de la pensée sans discussion, pour cela que le livre est le premier à être condamné…

         Ray Bradbury a bien donné la pire des  températures :451 degrés Fahrenheit, celle à laquelle un livre s’enflamme et consume le droit d’apprendre, de penser pour n’avoir plus que l’obligation de croire….

Ce qui n’exclut nullement les découvertes créatrices de toutes formes d’expression… Ce sont d’autres formes de lecture…

14 février 2019

LES PETITS MATINS merci Gilbert

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 31 min

LES PETITS MATINS

J’adore les matins saupoudrés de rosée

Quand la terre mouillée s’arrachant lentement

Du giron de la nuit, s’éveille calmement

A la pointe du jour dans les rayons rosés.

 

J’aime cette fraîcheur, la lourde humidité

Des sous-bois frissonnants dans l’air matutinal,

Quand des vagues de froid d’un lever automnal

En volutes s’étirent avec lasciveté.

 

J’adore le silence ambiant des forêts

Où la couche de mousse étouffe chaque bruit ;

La marche du chasseur ou la chute d’un fruit,

Aucun son ne s’échappe au-delà de l’orée.

 

J’aime l’intimité de la fin de la nuit

Ou chaque ombre n’est plus mais ne vit pas encor,

La lumière n’a pas embrasé le décor

Et l’épaisse noirceur n’est pas évanouie.

 

J’adore plus que tout cette douce atmosphère

Quand les corps reposés et les sens en sommeil

Profitent de la paix d’un instant sans soleil

Avant que n’irradie le jour qui vocifère.

 

J’aime bien profiter de ces petits moments

Où, entre chien et loup, respire la nature,

Avant que la clarté ne la donne en pâture

Au murmure du vent, à la clameur des gens.

 

5 février 2019

DÉTESTEZ!

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 04 min

Détestez-vous les uns les autres !

Ce qui m’inquiète énormément, c’est la détestation, pas encore la haine, ça viendra, latente chez tant de nos concitoyens, même dans les villages qui ne connaissent les autres «ceux d’ailleurs » ceux d’autres « races «  d’autres « religions »… Elle n’a pas occulté la jalousie, ni l’envie, banales envers le voisin ou le village d’à coté mais elle la remplace si bien… Et à ceux qui réclament, non pas la tolérance, non pas l’aveuglement mais simplement la compréhension, l’application des lois envers les individus coupables pas contre les communautés, il est trop souvent répandu « Toi, forcément, tu les aimes ! ». Bon sang, le temps des dénonciations, des éliminations inhumaines et lâches n’est donc pas disparu…

Entendu lors d’une enquête dans un village qui avait voté massivement frontiste :

-                     Votre village n’a reçu aucun émigré, n’est pas recherché par les gitans… Vous êtes dans un secteur sans conflit alors pourquoi ce rejet des autres ?

-                     Mais ils sont ailleurs, on le sait !!!   -et cette assertion- Il faut bien détester quelqu’un !

Effectivement, écolier souvent déménagé, j’ai connu parfois violemment cette détestation a priori…

Pourquoi tout cela aujourd’hui ? Parce que j’ai peur que la méchanceté gagne, qu’elle souffle sur les peurs, les attisent et ne laissent plus que le choix de la haine !

J’ai peur que les bons (Bizounours, entend-on pour ne pas dire cons…) trop souvent à la recherche du compromis ne restent dans l’attente d’une accalmie, j’ai peur que les bons ne puissent que soigner les blessures…

Bien sûr, le malheur fait peur, la misère fait peur, bien sûr que comme dans le conte russe de LA MOUFLE, à force de se tenir chaud en accueillant encore et encore, tout éclate !

Mais bon sang, aura-t-on plus chaud lorsque dehors les autres seront morts ?

L’île des  regroupés, souvent proposée, c‘est à dire très vite « l’île des oubliés » ou les camps de concentration, où est la différence ?

Races au pluriel que de bonne consciences tu caches pour ceux qui ne veulent pas comprendre Race au singulier humain !

Sera-t-on plus tranquilles lorsque les « barbares » n’auront-plus d’autres alternatives que de nous envahir ?

2 février 2019

Où est la misère?

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 12 h 55 min

J’ai 76 ans, je suis donc né pendant la guerre ; j’ai connu bien des mouvements de protestations, certains ciblaient des motifs très précis, tels la défense de l’école publique, l’avortement pour ou contre, la chasse et la défense des animaux.., certains très denses au million de manifestants, d’autres plus modestes, certains à la véhémence coléreuse, bruyante, violente, d’autres plus calmes…

En mai 1968,  j’enseignais pour des enfants « en difficulté » aux portes des usines Renault à Boulogne-Billancourt ; même grévistes notre porte était ouverte et comprendre était souvent le maître verbe de nos entretiens.

Aujourd’hui, je suis frappé par une contradiction : sur les ronds-points jaunis, dans les débats quasi officiels et policés même si la libre parole domine, sur nos médias, radios, chaines télé, canaux de réseaux dits sociaux… articles de papier, entretiens ou reportages, confrontations ou soliloques… depuis l’individu jusqu’au groupe organisé… rares, très rares, voire inexistants, sont les prises en comptes de la misère des rues ou même des refuges précaires, caves, ponts, … pourtant ils sont nombreux les petits abbés Pierre de tous âges, qui en servant des repas, soignant, abritant, écoutant… chaque jour vont vers ces îlots de misère… Ceux qui ne se plaignent plus, pire ceux auxquels d’aucun reproche en vrac leur fainéantise, leur chien, leur ébriété, leur origine…

Je ne manifeste plus, je ne suis plus un actif comme eux, comme je le fus longtemps à travers des œuvres diverses ; si je peux aider c’est plus individualisé, la souffrance, la misère est aussi près de nous… Parfois le temps offerts est aussi précieux que la couverture ou le bol de soupe… mais je connais, j’admire ces maraudeurs quasi invisible, discrets, qui leur travail terminé, ressortent le soir pour cheminer, pour rejoindre un centre d’accueil où agir…

Je suis consterné de ne pas voir éclater le plaidoyer contre cette misère taiseuse chez ceux qui revendiquent si haut, si fort, si violemment et chez ceux qui débattent si doctement, si intelligemment, tous ont leurs raisons, mais presque tous, gomment le, notre quart monde.

A tous ceux qui sont sincères et qui me donnent heureusement tort en agissant près d’eux, je présente mes excuses, mais il me fallait dire…

Alain

 

 

Victor Coudesabot |
Savoirses |
P4corneille |
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