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28 septembre 2018

DIRE LE DROIT MAIS…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 35 min

Subtilités et richesses de la langue française !

Ne dit-on pas que cette langue est très difficile à apprendre ?

Même pour le bon droit ! En voici un exemple :

                         Une vieille demoiselle se présente chez un notaire pour enregistrer l’acte d’achat de sa maison récemment acquise.

                    Le notaire l’invite à s’installer, appelle son clerc et lui demande textuellement :

            »Veuillez, s’il vous plait, ouvrir la chemise de mademoiselle, examiner son affaire, et si les règles ne s’y opposent pas, faites une décharge pour qu’elle entre en jouissance immédiate! »

                 On n’a toujours pas rattrapé la vieille fille !

26 septembre 2018

MA VIE DE SDF. merci Gilbert

Classé dans : NOUVELLES — linouunblogfr @ 21 h 49 min

Je n’ai pas connu mes parents. Un jour je me suis retrouvé seul, abandonné, livré à moi-même. Mon enfance a été difficile. Personne n’a pris soin de moi ; je me suis élevé tout seul. Je n’ai jamais connu la chaleur d’un foyer. Pourtant, quelques fois, j’ai croisé des maisons accueillantes et je pouvais voir à l’intérieur toute une famille, des gens heureux qui riaient, des enfants jouant dans une véranda. Mais moi, je ne faisais que passer devant ces domiciles.

Sur mon enfance, j’ai tiré un grand trait ; je ne me souviens de rien. Puis en prenant de l’âge, j’ai commencé à errer. J’avais l’impression que la société ne voulait pas de moi et d’une certaine façon, je le lui rendais bien. Je crois que j’ai adoré ma vie de nomade. Je n’étais attaché à personne donc je ne devais rien en retour.

Petit à petit j’ai organisé ma vie. Le soir, je me trouvais un coin pour dormir. L’été bien entendu, je récupérais à la belle étoile, les nuits languedociennes sont si douces ! L’hiver, c’était différent et, pendant des années, j’ai souffert du froid et de la pluie. Il ne m’était pas toujours aisé de sauter une clôture pour trouver un endroit sec. Si par bonheur, j’en trouvais un, je me faisais le plus discret possible, surtout ne pas se faire chasser par les occupants ! La journée, je tentais de me restaurer. Heureusement, je n’ai pas un grand appétit et les restes trouvés dans une poubelle constituaient souvent mon seul repas de la journée. Quand j’avais trouvé de quoi passer la nuit, je ne m’éloignais pas trop et attendais que le soir tombe pour regagner mon lieu de nuit, je dirais ma chambre, en catimini.

Au cours de mes balades diurnes, j’ai fait de nombreuses rencontres, bien que j’aie essayé de les éviter le plus possible. Certains, qui vivent comme moi, sont quelquefois agressifs ; ils ont l’impression que l’on vient marcher sur leur platebande. Certaines de ces réunions m’ont laissé sur le corps des traces bien visibles qui me marqueront pour toujours. Que voulez-vous ? Je fais avec. Je n’essaye même pas de les dissimuler, ça me donne un côté viril. Avec ma gueule abîmée et ma démarche « roule les mécaniques », j’en en fais aussi fuir plus d’un.

Tout ce que je sais, je l’ai appris dans la rue au contact des autres moi-même. Je n’ai jamais pu me fixer, même si je ne suis pas éloigné du lieu supposé de ma naissance. Il ne m’est pas venu à l’idée de partir à la découverte du monde, je crois que j’avais trop peur. Ma préférence allait à un lieu qui m’était familier. Finalement, j’ai trouvé mes marques, j’ai pris des habitudes.

Et l’amour dans tout ça, me direz-vous ?

Je ne sais pas si on peut dire que c’était de l’amour, mais j’ai eu quelques compagnes. C’est vrai, cela ressemblait plus à un besoin physique qu’à un attachement profond. De toute façon, ce sont souvent mes compagnes qui m’ont quitté. Pourtant nous avions le même mode de vie. Sauf une, je la nommais intérieurement « Ma Bourgeoise ». Elle devait avoir envie de s’encanailler, fréquenter un loubard je crois que ça l’excitait !  Elle s’enfuyait de chez elle et nous ne retrouvions l’été dans le champ jouxtant sa maison. Mais nos ébats terminés, elle s’empressait de regagner son gîte. Je m’entendais bien avec elle, hélas sa famille a déménagé et je me suis retrouvé célibataire.    Je suppose tout de même que j’ai laissé quelques bâtards, ces demoiselles en redemandaient plus que de raison!

La relation charnelle, c’est bien beau mais ça ne nourrit pas ! Pas une de ces rencontres féminines ne m’a invité à partager un gueuleton et ne m’a accueilli dans son foyer. Je n’étais pas présentable certainement !

Les années ont passé et maintenant< je suis perclus de rhumatismes. J’ai encore des plaies parfois purulentes, je ne suis pas soigné, j’ai rarement pris soin de moi. Erreur de jeunesse car maintenant je le paye le prix fort. Je claudique bas, suite à une bastonnade après m’être introduit dans un garage. J’en ai été chassé à coup de batte de base-ball : le salaud, il aurait pu me tuer ! Mon temps tire à sa fin et par bonheur, sur mes vieux jours, j’ai trouvé une maison hospitalière. La propriétaire ne m’a pas chassé quand elle m’a vu la première fois dans son jardin.  Je crois que nous nous sommes habitués l’un à l’autre.

N’allez-pas croire que je sois devenu plus avenant. Détrompez-vous, j’ai toujours mauvais caractère et je limite nos contacts au maximum. Néanmoins, cette brave dame n’oublie en aucun cas de m’apporter à manger. Je dévore mon repas rapidement sans la regarder et si elle a, par malheur pour elle un geste d’affection vers moi, je fuis, je ne suis pas un sentimental. Mais elle ne m’en veut pas, elle me prend comme je suis ! Il y a comme un modus vivendi entre nous. Progressivement, avec l’âge surtout, je ne me suis de moins en moins éloigné de cette maison.

Je ne cours plus à droite et à gauche, je suis tranquillisé car je sais que je finirais ma vie dignement grâce à cette personne. Comme elle respecte mon indépendance, elle m’a installé un coin pour moi tout seul dans son garage dont elle ne ferme jamais la porte. J’ai une épaisse couverture et je suis à l’abri de la pluie et du froid. Mais l’été, fier de ma liberté, je dors toujours à la belle étoile.

Bon je vous laisse, je viens d’entendre le bruit de mon dîner quotidien. Mais vous avouerez quand même que ce n’est pas tout rose la vie d’un chat abandonné…

25 septembre 2018

LES MOTS par RENAUD

Classé dans : BONNE PIOCHE,être — linouunblogfr @ 19 h 30 min

Les larmes, les rires, ces émotions que je ressens ne seraient pas partagées, s’il n’y avait pas les mots…

Je rencontre des personnes qui ne peuvent dire, et il faut s’inventer un autre langage parfois expressif, certains le font formidablement, pas tous… Nous les encourageons, les « traduisons » mais eux qui n’ont que leur regard, leurs gestes, savent combien est profond, souvent, le fossé du non-dit…

La chanson de Renaud est un cri que j’aime…

 

 

« Les Mots » par Renaud

C’est pas donné aux animaux, pas non plus au premier blaireau
Mais quand ça vous colle à la peau, putain qu’est-ce que ça vous tient chaud
Écrire et faire vivre les mots, sur la feuille et son blanc manteau
Ça vous rend libre comme l’oiseau, ça vous libère de tout les mots,
Ça vous libère de tout les maux

C’est un don du ciel, une grâce, qui rend la vie moins dégueulasse
Qui vous assigne une place, plus près des anges, que des angoisses.

Poèmes, chansons, brûlots, vous ouvrent des mondes plus beaux
Des horizons toujours nouveaux, qui vous éloignent des troupeaux
Et il suffit de quelques mots, pour toucher le cœur des marmots,
Pour apaiser les longs sanglots, quand votre vie part à vau-l’eau
Quand votre vie part à vau-l’eau.

C’est un don du ciel une grâce, qui rend la vie moins dégueulasse
Qui vous assigne une place, plus près des anges, que des angoisses.

Les poèmes d’un Léautaud, ceux d’un Brassens d’un Nougaro
La plume d’un Victor Hugo éclairent ma vie comme un flambeau
Alors gloire à ces héros, qui par la magie d’un stylo
Et parce qu’ils font vivre les mots, emmènent mon esprit vers le haut,
Emmènent mon esprit vers le haut.

C’est un don du ciel, une grâce, qui rend la vie moins dégueulasse
Qui vous assigne une place, plus près des anges, que des angoisses
Qui vous assigne une place, plus près des anges, que des angoisses.

24 septembre 2018

Le berger philosophe

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 07 min

 

En 1961, à Valloire, pendant un séjour à la neige, notre classe d’Elèves-Maîtres de l’Ecole Normale a rencontré un berger, âgé le bonhomme, lustré par les années, la langue des moutons et la météo… Notre prof l’a invité à une réunion, comme ça, pour nous étonner.

Nous l’avons été. Je ne me risquerai pas à garantir la fidélité de ce qu’il nous a conté de sa voix cassée, aux rocailles savoyardes, car c’est comme ça que nous l’avons entendu. Il avait trouvé, hérité… Je ne sais plus, pendant la guerre d’une valise pleine de bouquins, essentiellement des livres de philo… Du lourd, Platon, Aristote, Spinoza, Descartes, Nietzche, Kant, Kierkegaard, Voltaire, Rousseau, Diderot …

Je ne pense pas qu’il avait accru sa provende initiale… Par contre, il avait lu, relu encore et encore… Lui qui était passé devant l’école plus souvent que dedans.

Lu et absorbé, digéré, critiqué… Malins, du haut de notre bac tout neuf, de nos discussions de café, de nos exposés chers à notre prof… Nous avons embrayé sur Sartre, Marx qu’il connaissait à peine… Mais lui, nous ramenait sans cesse au fil de la pensée mouvante, évolutive, contradictoire puis émergente de ses maîtres, tous, quelle que soit leur doctrine fondamentale.

Je me souviens de sa placide rhétorique, gymnastique, plus que de ses assertions, indiscutables parce que déjà discutées, là haut à l’alpage ou au coin de son âtre, avec lui-même et avec toutes oreilles de passage. Il n’attendait pas de réplique ; son monologue, souriant nous était servi réchauffé, à nous de consommer, ou pas…

Ce dont je me souviens, c’est qu’il affirmait en parlant de ses livres, mais cela aurait pu être de son cerveau : « Il y a tout là-dedans ! Il y a des questions, beaucoup de questions… ». C’est en essayant de les comprendre, de comprendre les réponses qu’il a trouvé que les siennes valaient le coup d’y penser, encore et encore…

Sa vie, justifiée pas son quotidien, se trouvait cautionnée par les amoureux patentés de la Sagesse…

57 ans plus tard, c’est ce qui me reste de cette rencontre, arrangée à la sauce de mon automne sans doute…

 

23 septembre 2018

CHAGRIN D »ENFANT merci Jean-Claude

Classé dans : poésies* — linouunblogfr @ 22 h 06 min

Pourquoi  pleurer ainsi ? Souris à ta jeunesse !

Tes larmes me font mal en mouillant ton visage.

Quel mystère profond te couvre de tristesse ?

La vie est devant toi, profite de ton âge.

Pour que brille ton regard, je vendrais bien mon âme.

Et dans l’immensité de tes yeux assombris

Je te tendrais les bras, et sécherais tes larmes,

En délogeant ces rêves, qui viennent troubler tes nuits.

D’apercevoir enfin un rayon de lumière

 Qui viendra congédier, tes peines et tes soucis,

Pour te combler d’espoir sera ma cause première,

Que de voir sur tes lèvres un sourire qui luit .

J’effacerai de tes yeux ce rideau de vermeil,

Évinçant tes angoisses en berçant ton sommeil.

Pour que les jours ne soient que le reflet des nuits,

Recouvrant à jamais ton chagrin endormi .

Jean-Claude  FAGES

21 septembre 2018

PAGAILLE…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 50 min

Souvenir d’une scène vécue pour penser à semblable…

Une fin d’après, midi nous étions dans un embouteillage monstre porte d’Orléans…

Évidemment les klaxons étaient très nombreux, les cris, les grossièretés aussi, la parole était libérée et chacun y allait de ses récriminations, donnait son avis aussi loin que sa voix pouvait porter groupe par groupe… D’autres se taisaient, blottis près de leur radio, attendaient… (Pas de téléphone alors).

La cause de cette pagaille exponentielle : deux chauffeurs de poids lourds avaient laissé leur mastodonte en travers du carrefour et s’injuriaient copieusement en se secouant à l’occasion, sous nos yeux furibonds et nos invectives… Nos « conseils éclairés » aussi. Évidemment l’appel à la police prévalait sans succès pour l’instant.

Soudain une dame a bondi de sa voiture, s’est jetée entre les deux énergumènes. Elle paraissait bien fragile entre eux ; sans un mot, elle en a attrapé un par son blouson et l’a expédié vers son bahut, puis idem pour l’autre resté les poings levés… Ils ont repris leur volant, vu des voitures s’écarter et ont dégagé le passage. La dame est remontée dans son véhicule, sans un mot et ce « sans un mot » sonnait fort dans le silence des voix éteintes et certainement honteuses, en tout cas moi je l’étais, péteux…

La cacophonie tonitruante de la Gauche me fait penser, un peu, beaucoup, à ce moment… C’est à qui fera entendre le plus ses cris, tous bien colériques, bien justifiés et bien intentionnés mais personne pour ramener les agités de la politique devant leur responsabilité : – S’unir pour échanger – puis se fier à celui, à celle qui aura la force, la volonté, le courage d’oublier de crier avec ses loups – ramener calmement, clairement, au moins pour nous, la situation vers un projet commun le plus favorable à tous -permettre enfin à la vie de s’écouler normalement, avec ses hauts, ses bas, mais sans la pagaille  qui nous bouche la route vers du mieux… au moins du mieux choisir !

C’est un rêve, mais qui aura la volonté d’en faire une réalité et de dire « Arrêtez de déconner, débloquez certes, mais notre embouteillage… ».

Alors quoi, tous à une vraie Primaire et tous capables d’en accepter le verdict ?

20 septembre 2018

Une richesse : nos enfants – un outil : l’Ecole !

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 22 h 13 min

Certes l’Ecole ne peut pas tout…. elle est un des paramètres importants pour le présent et le devenir de l’enfant, mais évidemment pas le seul. Les influences sont permanentes, parfois même lorsqu’il dort, parfois même avant de naître- Je me souviens d’un document formidable visionné et discuté lors de ma formation CAEI (Alors on disait Certificat d’Aptitude à l’Enfance Inadaptée) montrant comment un bébé très agité retrouvait l’apaisement en revivant sa période prénatale à travers un système qui lui faisait entendre la voix, ressentir les attitudes sereines d’une Maman qui avait été très perturbée et donc perturbante pendant sa grossesse.

Bien sûr je suppose que ce souvenir et le sentiment qu’il m’a laissé pourraient être discutés, pourtant je pense que tout le temps où des enfants me furent confiés en tant enseignant spécialisé ou en classe élémentaire, que directeur, qu’intervenant en associations, responsable de centre de loisirs… Je n’ai jamais oublié l’environnement et ses facteurs multiples parfois complexes qui participent à la construction d’une personnalité… « Nul n’est une île complète en lui-même… », évidemment en oubliant la fin de cette citation, surtout pas un enfant….

En ce qui concerne l’Ecole, sa mission est essentielle, bien que ni première, ni unique: elle accueille un enfant qui a déjà son vécu, des structures, des acquis… un enfant qui se construit en permanence à chaque moment de sa journée, dans ses réussites et des échecs , dans ses bonheurs et ses peine…Elle doit en tenir compte sans pour autant oublier qu’elle agit d’abord dans une collectivité ordonnée, interactive, avec ses objectifs, ses  règles et ses impératifs de convivialité

L’enfant est une pierre précieuse avec ses caractéristiques propres, un gemme (Pierre brute découverte dans la terre), que l’on peut certes laisser croître en enfant sauvage, à la cueillette de tout ce qu’il pourra glaner pour   grandir », mais nous avons plutôt choisi de le façonner en embellissant, valorisant ses ressources propres, compenser ses difficultés et assurer son épanouissement individuel et sa meilleure intégration dans cette société.

Plus encore, il faut lui donner les moyens de s’adapter pour réagir au mieux à tous les changements qu’il devra volontairement ou non rencontrer…

A nous, ensemble surtout, de faire de l’Ecole un bel outil. Ce n’est pas une exigence facile à assumer mais il y a déjà bien des établissements, des équipes qui chaque jour la remplissent avec enthousiasme et succès. Le partage de ces vécus est essentiel !

Comment intégrer tous les paramètres qui ont influé et influent sur le devenir de nos élèves sans perdre la spécificité du microcosme précis qu’est l’établissement scolaire pour transmettre des connaissances mais aussi assurer un savoir-faire et un pouvoir être fondamentaux ?

Il ne s’agit pas de reprendre ce qui a été écrit par vos intervenants en ce article «  est-ce qu’on attend trop de l’Ecole ? » et que je partage mais d’y joindre ma réflexion…

Chaque entrée est une aventure ; d’abord pour les enfants qui commencent une nouvelle vie, toujours vers la grande école vous remarquerez : entrée à la maternelle, sans doute la plus importante, même pour les habitués de la crèche, puis au C.P. « Tu vas apprendre à lire, à écrire ; c’est toi qui liras des histoires à Papa, à Maman… ». En 6ème, l’émancipation commence sa marche, avec ses séductions et ses inquiétudes.     Au lycée, le regard des autres est devenu encore plus important…  Ce n’est pas « ado. » qui prévaut, comme si c’était un terme d’adulte un peu méprisant, mais pubère suite à « pré-pubère » au collège, comme si l’évolution biologique était plus significative que celle de la psychologie, pour eux, pas pour les parents ! Les niveaux suivants, étudiant, apprenti, ne sont pas les plus détachés des responsabilités familiales mais se vivent, ou devraient se vivre en cogestion…

A chaque étape de la croissance s’affirme l’empreinte de l’éducation personnelle. Les strates, génétiques, familiales et sociales, circonstancielles ou programmées, s’additionnent et s’entremêlent.

Prolétaire, dans son étymologie romaine désignait le citoyen qui n’a que ses enfants comme richesse… C’est un mot magnifique dont je veux oublier la connotation de pauvreté, pour ne garder que celle de richesse présente en route vers l’avenir

Ce n’est pas occulter l’importance de tous les éducateurs qui interviennent, à travers leurs engagements professionnels ou bénévoles auprès des jeunes que de préciser que la mission de l’enseignant est de

Pour que l’école ne soit pas une loterie, il faut généraliser ces initiatives ce qui n’a jamais empêché les demandes, les implications, les revendications afin d’obtenir des conditions meilleures pour tout notre système éducatif.

19 septembre 2018

Je suis la somme de tous mes âges…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 24 min

Je suis la somme de tous mes âges…

Je retrouve une lettre bouleversante trouvée après le décès d’une pensionnaire de maison de retraite : A sa question « Que voyez-vous en moi ? », elle répond âge après âge par toutes les étapes de sa vie avec leurs joies, leurs peines, leurs attentes, leurs responsabilités et avec tous ceux qui les ont ponctuées.  Elle concluait ainsi :

« Je me souviens des bons et des mauvais jours. Dans ma tête, je refais le voyage de l’amour et revis mes expériences passées. Et j’accepte que rien ne dure toujours…

Alors ouvrez les yeux et regardez de plus près ! Ce n’est pas une vielle femme fragile et rigide, c’est MOI ! »

Oh tellement vrai! Hier, comme d’autres fois, nous étions près d’un ami qui répondait surtout à nos pressions de mains, nos mots brefs pour le faire sourire… Un homme dont nous connaissons toutes les étapes de vie, sinon les détails, et dont nous savons l’intensité de cette vie. Et nous ne pouvions croire inactif esprit endormi alors nous lui parlions d’hier mais aussi d’aujourd’hui, des vignes justes vendangées, de la tempête qui s’annonçait, des enfants et petits enfants, de leurs blagues et leurs jeux… De nous et nos journées… Et, peu à peu, d’autres autour de nous se rapprochaient… C’est la vie qui était là avec ses rides et ses marques de joie… Comme nous savons que chaque jour d’autres alternent ces visites et ces partages, que des assistantes ne ménagent ni les mots, ni les sourires ni les câlins parfois, alors, nous sommes heureux, pour eux, pour nous qui sommes maintenant des n’âgés comme disent nos petits enfants.. Comme cette dame, chacun est lui, chacune est elle avec tant et tant de j’ai été en eux… La somme de tous nos âges.

18 septembre 2018

Le siècle des réfugiés

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 23 min

Un homme des médias , évidemment d’intelligence  sinon d’humanité, vient de conspuer tous ceux qui n’avaient pas un prénom péché dans le calendrier… Pas français mais quoi comme ceux qui ont été les  celtes,, les Romains Goths Wisigoths et ces occupants de notre territoire, ceux qui ont donné leur nom de conquérants à notre pays… La liste de leur prénom, de celle des rois, des évêques seraient éloquentes.

 

Quel siècle n’a pas été celui des réfugiés? Ecoutez avec sincérité sans dire « Oui mais lui, il nous ressemblait… » Laissez cela à ceux qui, même enfants d’émigrés, ont besoin de semer la peur de l’autre pour exister, pour ambitionner de diriger…

 Paroles: Leny Escudero
Musique: Julian Escudero
Année: 1982

J’ai vécu
Au siècle des réfugiés
Une musette au pied de mon lit
Avec la peur au ventre
Des humiliés
Des sans logis
Qui tremblent
Les oubliés
Aux mal-partis
Ressemblent

Ils sont toujours les bras ballants
D’un pied sur l’autre mal à l’aise
Le cul posé entre deux chaises
Tout étonné d’être vivant
Ils sont souvent les en-dehors
Ceux qui n’écriront pas l’histoire
Et devant eux c’est la nuit noire
Et derrière eux marche la mort

Ils sont toujours les emmerdants
Les empêcheurs les trouble-fêtes
Qui n’ont pas su baisser la tête
Qui sont venus à contre temps
Dans tel pays c’est mal venu
Venir au monde t’emprisonne
Et chaque jour on te pardonne
Puis on ne te pardonne plus

J’ai vécu
Au siècle des réfugiés
Une musette au pied de mon lit
Avec la peur au ventre
Des humiliés
Des sans logis
Qui tremblent
Les oubliés
Aux mal-partis
Ressemblent

On peut souvent les voir aussi
Sur les photos des magazines
Essayant de faire bonne mine*
Emmenez-moi au loin d’ici
Ils ont des trous à chaque main
C’est ce qui reste du naufrage
Ils n’ont pas l’air d’être en voyage
Les voyageurs du dernier train

Ils sont toujours les séparés
Le cœur perdu dans la pagaille
Les fous d’amour en retrouvailles
Qui les amènent sur les quais
Et puis parfois le fol espoir
Si elle a pu si elle arrive
De train en train à la dérive
Et puis vieillir sans la revoir

J’ai vécu
Au siècle des réfugiés

Nage libre

Classé dans : lire — linouunblogfr @ 10 h 43 min

Lu dans mon bouquin du moment

« … S’endormir avec l’écran, c’est mettre au chômage le rêve. Surtout ne pas voir ce qui sommeille en nous, qui prend vie quand on s’endort… »

Effectivement, peu voire pas d’espérance dans ce livre « Nage libre » ; surtout du présent à consommer quand il est agréable, à avaler avec une grimace quand il est aigre et à subir vite pour mieux le rejeter quand il est douloureux, comme on le peut… La fuite des rêves qui ne libèrent que cauchemars gris… La plongée brutale dans un sommeil qui plombe, sans passage par le sas du demi-sommeil…

Puis… pas d’espérance mais  brusquement l’éveil de l’envie, celui dans ce livre de refaire un présent fort mais accrochant, tentant… Pour lui, c’est une révélation dans son  quotidien, nager. Un défi, nager mieux, plus longtemps, retrouver son présent nouveau dans demain, mieux encore…

Bien sûr naitra l’envie de partager ce plaisir avec quelqu’un, un témoin privilégié, et peut être enfin rêver avec des couleurs arc-en-ciel…

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Victor Coudesabot |
Savoirses |
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