Réfléchir et dire… un peu

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31 mai 2018

Mélodies de la vie: sons et silences

Classé dans : être,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 21 min

la mélodie de la vie, sons et silences

Le silence est une vertu qui nous rend agréables à  nos semblables. - Samuel Butler

Ça se discute :

Pour ceux qui ont la chance de vivre dans des milieux où l’on communique, où la nature bruisse, existe, le silence est sans doute un bel oasis, plein de peut-être à venir… Pour ceux qui vivent dans la solitude, voire la méconnaissance des autres, la crainte d’un environnement mal perçu… le silence peut-être plein de menaces…

Certains silences de contemplation, d’admiration, de compassion aussi sont riches de communion. certains bruits sont aussi des partages formidables, exaltants…

Parfois, rompre le silence est mal venu, mais parfois aussi son poids devient-il trop lourd.

Souvent notre portée de vie alternent sons et pauses…

30 mai 2018

Vivre

Classé dans : être — linouunblogfr @ 16 h 26 min

horizonPoème découvert et retenu parmi un recueil de textes  d’adolescents. Il m’a ramené à l’essentiel, Heureusement, souvent, il y a un sourire, deux ou trois mots échangés, des gens dont le métier  ou simplement l’impulsion, est de vous tirer hors de l’eau et qui le font avec talent…

La vie est ma propriété

J’en fais ce que je veux

Je peux même y attenter

Si je veux

Mais je ne veux pas

C’est un cadeau

Il est très beau

Alors je le garde pour moi.

Finalement, ce n’est pas moche

C’est peut-être même bien

C’est sûrement bien.

Le soleil revient.

La mélancolie s’en va

Je souris

Je chantonne

C’est peut-être bien cela

La joie de vivre…

Michèle classe de 1ère

Le don, de faire renaître la joie de vivre, c’est celui de sublimer  de chaque périt bonheur qui traverse la souffrance, en cette l’harmonie de tous les petits éléments, pas des petits riens, oh non !

 

 

29 mai 2018

CON OU PAS CON ?

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 15 h 13 min

 

                          Des cons, il y en a… mais sans la connerie qui pourrait vivre ? COMMENT ne pas puiser dans sa réserve de lieux-communs, d’assertions impératives, de certitudes fabriquées au fil de la  routes des déceptions, des non-dits, des occasions ratées… pour parfois  se protéger de l’agression d’une réalité immédiate ou trop insistante.

Oui la connerie ne résiste pas à la simplicité du bonheur et la multiplication  des sourires d’enfants, des rencontres paisibles, des coups de mains donnés ou reçus, des simples réchauffements au soleil du ciel ou de l’amitié, « des premières gorgées de bière »  chassent brièvement la connerie.

A nous peut-être de les occasionner, de les cueillir sans les laisser passer…

Je ne peux détester les cons pour ce qu’ils sont mais bien pour ce qu’ils font.

« Quel con ! ». C’est parfois le cri du cœur que l’on s’adresse aussi à soi-même, parfois pour une vraie bévue en actes ou en paroles, parfois aussi pour se blâmer d’un attendrissement, d’une émotion d’une faiblesse quoi !… et c’est alors encore plus con de ne pas savoir/pouvoir l’accepter. En général ça passe ; souvent parce que je/nous essayons de réparer, d’expliquer et aussi d’admettre que les pleurs,  même s’ils ne valent pas un solide réconfort, ont quand même, sinon aidé mais au moins partagé. Pour l’inexprimé au moment opportun on peut toujours y revenir… .

J’ai eu un ami, un vrai, qui est parti voir si les cons d’ici restaient des cons de l’au-delà… lorsque je l’étonnais, d’une blague, d’une tirade, d’une émotion, me lançait « Mais qu’il est con ! », avec toute son affection de méridional. Lui le littéraire taiseux me disait m’envier mes déconnades… lui le fidèle, détenteur de la foi en Brassens, Lapointe, Coluche  et Brel a continue sans aucun doute la quête de l’impossible étoile, mais que de cons il a su désarmer par son sourire et la fumée de sa pipe !

On est un con, je l’ai souvent et encore ces jours-ci proclamé. L’anonymat de cet ON me révolte, non quand il recouvre une généralité facile, quasi proverbiale, mais bien quand derrière se cachent des malfaisants pour qui la destruction des autres est un moyen de se mettre à un niveau supérieur. Comme les pygmées sciant les jambes des grands de taille pour enfin les dominer. Et encore pour eux était-ce avec un résultat de comparaison visible. Le « qu’on m’a dit… » anonyme se réjouit seul ou en groupe restreint. Je vis, plutôt je rencontre car je ne suis qu’observateur, cette situation de corbeau(x) acharnés à la sape d’une jeune femme. Tous ceux qui la connaissent et constatent impuissants cette destruction, s’emploient à l’étayer, la protéger, enquêter même par voie policière mais rien ne désarme le con persévérant…

Excusez-moi cette anecdote mais qui illustre bien la connerie suprême. Mal faire ou faire mal aveugle-t-il tant l’imagination que le con-tortionnaire ne voit ni les conséquences pour la victime (dépression, folie, suicide, violence…) ni pour eux les volatiles noirs ? Je crois (vous aussi je l’ai lu) dans le hasard circonstanciel de la punition à terme. Piètre consolation car le mal fait ne sera jamais réparé par le supplice du bourreau, de l’infirme bousculé par bêtise au génocide organisé…

Non la connerie n’est pas universelle, ni l’intelligence d’ailleurs. L’une comme l’autre est possible mais on ne naît pas con,  on le devient de façon mosaïque par le truchement des circonstances enchaînées.

Oui les impulsions d’intelligence et de connerie sont des déclencheurs universels et peuvent drainer des actions admirables ou de puissantes vilenies  aux inconséquences dramatiques

J’ai pris beaucoup de leçon de cette intelligence multiforme avec mes élèves dits inadaptés à mes débuts puis en difficulté globale ensuite. Chez eux ,comme chez les plus prompts à apprendre, j’ai croisé des cons.  Chez les premiers souvent par inquiétude et replis sur des certitudes protectrices, chez les seconds parfois par trop d’analyse et de certitudes dominatrices, pour tous une armure pour se blottir et où se battre. Mais jamais, en mes plus de quarante années auprès des jeunes de tout poil, dans, hors de l’école, aujourd’hui encore, je n’ai rencontré de jeunes conneries qui ne soit surmontables avec de l’écoute, de la rigueur, de la morale (ça fait peur) et du « faire-ensemble » ! Jamais je n’ai rencontré de ces actes de connerie juvénile qui ne s’estompent devant la fierté trouvée, retrouvée pour avoir accompli un acte utile et reconnu…

Des blousons noirs, de mes rejetés de banlieue parisienne, de mes petits bourges à la recherche d’eux-mêmes… jusqu’à l’hétérogénéité de mes petits villageois, jamais je n’ai rencontré de murailles de jeune connerie sans faille pour y pénétrer… et j’en ai vu pourtant, subi parfois, durement… Certains sont quand même devenus hélas des cons adultes patentés.  Espérons qu’émergent parfois des souvenirs, des engueulos, des regrets lorsqu’une grosse connerie se prépare.

Je crois à l’éducation, lorsque je n’y croirai plus je disparaîtrai, devenu inutile  mais c’est une autre question et à travers médias et courriers, j’essaie souvent de pousser mon coup de gueule. Aurai-je un jour assez de courage pour l’écrire ou pour me brûler en place publique ???

En attendant, je décolle avec la force de la résistance aux repas où certains étripent la société et envoient ces jeunes  casse-tout (les enfants des autres évidemment), ces fainéants tricheurs de chômeurs ( pas dans nos familles car si nous n’avons pas de boulot, c’est  honorablement)… ah! qu’une « bonne guerre » ou au moins un bon camp de discipline remettrait tout cela en ordre… sans parler des autres, étrangers comme nos grands-parents mais mauvais Français c’est sûr…

Dans ces cas là, je déconne, raconte des histoires lestes, fait le pitre, coupe les discussions… attire par-devant des sourires et sans doute par-derrière des flèches.. Quel con !

Il m’arrive d’éclater, fatigue, boisson… et crie assez fort pour que chacun se replie ou que moi je parte. On m’excuse, (avec ce qu’il a connu vous savez, avec ceux qu’il fréquente, vous savez, avec ce qu’il lit aussi : que des pernicieux, des qui donneraient leur chemise à un qui en pas monsieur…  je l’ai même vu devant la gare discuter avec des clodos (pardon SDF).

Et moi j’enrage d’être excusé mais je m’écrase pour ceux que j’estime et pour la lâche petite paix de mon atmosphère.

Vive la connerie bouclier, vive le con du connil et celui de la bergère si doux,,, Pitié pour les cons qui ne savent même plus qu’ils sont cons parfois et sus à ceux qui en abusent et ne sont que de méchants cons dangereux.

Un con, sans doute, n’a-t-il point écrit, à peu près:

« Qui ne veut point voir un con, doit rentrer chez lui et briser son miroir ». J’y vais…

26 mai 2018

MAMANS BONNE FÊTE !

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 17 h 11 min

maman-et-enfant-assis-sur-un-lit

Je ne peux pas dire que ce jour, pour moi, soit symbolique…

Etre mère, comme un titre que l’on reçoit automatiquement plus qu’une fonction véritable.

Etre mère représente un telle étendue de possibilités, d’images, depuis la mère indifférente, la mère rejetante, la mère Folcoche…. jusqu’à la mère fusionnelle castratrice, dévoreuse… qu’il est difficile d’honorer un titre.

Il est des mamans qui ne sont pas les génitrices, les mères biologiques dit-on, il est des mères qui sont des secondes mamans, par le jeu de circonstances, y compris l’adoption, des mères qui n’ont pas porté et senti croître la vie d’un bébé en elles et qui, pourtant, comme la majorité des mamans, répondent bien à ce qui est l’essentiel : l’affection, la confiance, l’éducation, l’ouverture aux autres, la conduite à chaque étape vers la maturité de l’enfant.

Le plus souvent, l’intelligence et les sentiments du couple donnent une harmonie à ce qui est le plus beau de notre histoire humaine, se continuer. J’ai appris, pas seulement dans mes lectures, pas seulement à travers des émissions, des articles… mais dans ma vie professionnelle, associative et amicale, combien il existe de mises en œuvres formidables de cette réalité : aimer et assumer un enfant même au-delà des décès, divorces, choix de couples, tant dans les familles aisées que dans les familles en précarité…

J’ai appris aussi combien l’image d’une mère, d’un couple pouvait être trompeuse et été confronté à bien des envers d’apparences affligeants… De ces situations pour lesquelles, malheureusement, je souhaitais qu’elles se délitent.

Aussi, aujourd’hui, je veux simplement dire mon émotion permanente, mon bonheur, lorsque je rencontre ces mamans qui font de leur foyer un nid solide, douillet, vigilant, ouvert vers la vie en général et qui arment vraiment leurs enfants vers l’avenir avec et non contre les autres

Huguette et moi avons une pensée particulière pour nos mamans qui demeurent profondément dans nos pensées, notre cœur parce qu’elles ont illustrées et illustrent au quotidien à travers bien des moments de joie mais aussi de douleurs cette admiration : D’abord nos Mamans, Colette et Laure, qui ont traversé la tête haute, tant et tant de tempêtes et de belles journées, Mireille, et nos filles, les mamans de nos merveilleux petits enfants.

Nous y associons toutes ces mamans qui ont accompagné ou accompagnent encore notre chemin, liés par des attaches familiales ou amicales ; affection et estime mutuelle sont précieuses !

Une pensée très émue pour tous ces enfants qui eux, en cachette, parfois avec impatience, ont fait, font de cette journée celle de leur maman, maman de tous les jours et Maman Reine d’un jour. Bien des souvenirs chauds en revoyant nos préparatifs et en retrouvant ceux de nos élèves Maladroits souvent, tant pour les boites décorées que les poèmes écornés mais tendres, si tendres…

 

 

mere et enfant

23 mai 2018

Ecrire… merci Juliette

Classé dans : être — linouunblogfr @ 22 h 32 min

            Écrire… Écrire pour s’envoler, écrire pour oublier, écrire pour dénoncer, écrire pour vivre.

S’exprimer, laisser libre court à son imagination, frotter doucement sa plume sur son papier, faire glisser passionnément son stylo sur son cahier, taper machinalement sur les touches de son clavier. Ne pas revenir en arrière, ne jamais regretter ni même appréhender.

S’identifier à ses personnages, se reconnaître dans chaque tâche d’encre, suffoquer, rire, pleurer… Puis souffler. Souffler de bonheur, se sentir rassuré, perdu, amoureux.

Voilà ce à quoi s’engage un écrivain, voilà ce dont il doit être capable. Voyager et faire voyager, détester et faire détester, apprécier et faire apprécier. Et ce uniquement grâce à la magie des mots.

Puis finalement, écrire pour laisser des traces, des idées, des souvenirs. Écrire pour ne jamais être oublié et pour que l’on n’oublie jamais.

Une différence subtile, certes, mais ne valait-elle pas le coup d’être écrite ?

LA FEUILLE BLANCHE merci Jean-Claude

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 22 h 00 min

 

C’est une feuille blanche qui attend le moment

Que je me penche sur elle, lui écrire un roman.

Pour que l’encre et la feuille entres elles se côtoient,

Profitant de la plume, que je tiens dans mes doigts.

Mais voilà qu’aujourd’hui il n’y a rien qui m’inspire,

Les mots ne viennent pas et c’est cela le pire.

En tenant cette plume qui me servait de  guide,

Je me sens pour un peu devenir invalide.

Que de voir maintenant, cette feuille si blanche

Où rien n’y’ est inscrit, à mon grand désespoir…

Je vous le dis tout net, d’une manière franche,

Me conduit  peu à peu à broyer que du noir.

La feuille blanche attend avec un grand regret

Que les mots s’y déposent, pour les faire rimer.

Devant elle je me trouve comme si j’étais veuf

En voyant le papier, qui est resté tout neuf.

Mais je sais que pour elle je ferai le détour,

Moi, j’attendrai demain, ou bien un autre jour…

Et si l’inspiration tarde à me venir,

J’y reviendrais un jour, écrire mes souvenirs.

22 mai 2018

Souvenirs, souvenirs… Je me souviens de mes écoles…

Classé dans : EDUQUER,être — linouunblogfr @ 16 h 45 min

classe2Ecole, que de mots je pourrais aligner, en mon nom…

Sept déménagements avant mon dixième anniversaire, sept école, des souvenirs variés, ô combien – certains spontanés : (mat Aizenay – l’oseille – le Pouliguen  fugue dans les rues – Croix de Vie –l les toupies et l’école buissonnière de la godille – la barre de mont – 2 km à travers bois et la maison de la sorcière – pichenette – Aizenay, les pigouilles,  les poésies, les contes– Fleurigny sur Oreuse dans l’Yonne, M. Bordereaux,  jardin, abeilles, vendanges, écriture, Till l’Espiègle… Verrières le Buisson, le Petit Parc, la rue, l’entrée en 6ème… Des apprentissages de vie mais autant de réadaptations difficiles dans des cours de récréations qui n’étaient pas plus tendres qu’aujourd’hui… Un maître d’école extraordinaire dans une petite école d’un petit village…

Mon maître de l’Yonne devait, après le rêve de ma mère « Tu serais instituteur mon fils ! » initier mon choix.   Un prof au cours complémentaire, auteur des « Michel… » de la bibliothèque verte  pour me forma aux premières pages d’écriture libre… Un autre prof, poète, « automne, oh tonne, au tonneau… »,  de lycée, se rendit complice de mes fugues vers le tribunal pour suivre les audiences, plutôt que les cours de ses collègues… A l’ Ecole Normale d’Auteuil, j’appris beaucoup d’un pédagogue en gym, futur directeur de l’I.N.S., fabuleux, initiateur de « trucs » pour capter l’attention de mes futurs élèves…

Je dois énormément à ces collègues de classes spéciales qui me baignèrent de leurs expériences personnelles. Je ne fis pas ma seconde année de formation, on me demanda d’assumer l’absence imprévue d’un enseignant de classe de perfectionnement à Boulogne Billancourt… Une belle marque de confiance.

Eux m’ont dégrossi aussi : mes premiers enfants, dits « inadaptés » alors, eux  et leurs parents fiers des progrès, au point, d’entendre une maman me confier, qu’ils feraient un instituteur de leur petit Joël réconcilié avec l’école : «…mais pas un vrai, un comme vous… »…

Ces enfants en Centre d’Observation à Montjay près d’Orsay en Centre d’Observation par placement judiciaire m’ont amené à remplir un mémoire bâti de bien d’émotions.

Après une année sous de formidables enseignants de Beaumont , dont cet inoubliable Patte-Malson (L’Enfant Sauvage – Jazz dans la nuit… » et l’obtention du C.A.E.I, je pris en charge une classe de Perfectionnement Professionnel à Antony.. Un beau melting-pot, que mes grands « déclassés », en rupture de scolarité, de société. Leur confiance, durement, c’est l’adverbe de circonstances, acquise, me valut un retour rapide du service militaire pour difficulté de remplacement ! Ils ne m’ont jamais tenu grief de cette claque collective, alors que chacun d’entre eux était rompu aux conflits de rue, distribuée après leurs lourdes moqueries envers une dame croisée en revenant du stade… C’était mérité, m’ont-ils confirmé, au jour de mon départ à la retraite.

Ce type de classe supprimée, pas tenté par la S.E.S. (SEGPA), ’ai postulé pour un poste de direction élémentaire. Dés le début, j’ai voulu abandonner, 30 ans plus tard, j’avais bien du mal à le quitter…

Ma direction, 30 ans d’un seul tenant avec ses routines , rares, ses catas, ses espoirs, ses déceptions,   et ses merveilles… Mes classes « ordinaires », quelle ironie de fait ! Mes classes d’initiation pour non-francophones, pour enfants du voyage… Quel bonheur que cette communauté autour des 500 gosses de notre groupe scolaire ! Quelle émotions partagées pour chaque initiative menée à bien, ensemble… J‘ai la joie renouvelée de suivre bien de nos anciens, vive les réseaux sociaux..

Aujourd’hui, bonheurs d’école nés des écoles de nos enseignants proches, en des fonctions variées, de nos petits-enfants à tous niveaux, un partage extraordinaire même suivi de l’autre côté de la grille. C’est chaud aussi, très !

Enfin, opportunités d’occasions ou engagements durables, initiatives nouvelles ensemble : une vie autour de l’école, après l’école, pendant parfois… Ce sont les ces cadeaux des associations et de ceux qui, plus jeunes, bien impliqués dans leur métier, m’invitent à intervenir… Alors, c’est le conte dit hier, aujourd’hui, l’atelier partagé, la sortie accompagnée… qui tissent la trame de mes souvenirs pour demain…

Beau jour !

Classé dans : être,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 11 h 00 min

montpellier_peyrou_2

 

 Il s‘assied sur mon banc, au Peyrou le 18 mai 2018.

«Mir et droujba ! me lance-t-il, c’est mon anniversaire, je viens souffler mes vingt bougies près de vous.»

Que me raconte-t-il celui-là?

«Quand j’étais enfant, je rêvais : « On dirait que »… Plus âgé, j’ai adopté le « si » de la chance « Si je rencontre Magali… ». Etudiant, je m’attache le futur avec des « lorsque » suivis de réussites futures»

Je douche sa flamme; il en rie:

«Vous plaignez mes 20 ans inconséquents… ?

Les désillusions détricoteront mes espoirs… ?

Demain est un illusionniste… ?»

Il se rapproche de moi.

«Justement, voyez dans ma paume, l’un de ces euros qui vous chagrinent. Hop… il disparaît. Tenez ! Il file vers le ciel.

Mais non… Vous le retenez derrière votre oreille!»

Je grimace, je me plisse et je souris.

Maintenant, il philosophe… !

« Ce qui est escamoté n’est pas envolé. Vos joies sont enfouies mais pas enfuies.

Pensez à la chance qui nous accompagne depuis que des êtres animent notre Terre. Combien de « si » ont permis de traverser guerres, maladies, accidents … pour que naissent les bébés qui furent nous? Que de 20 ans fêtés! Et nous voilà, ensemble, au soleil du Peyrou. Quels veinards!

Ma pause se termine, je vais retrouver mon p’tit boulot.»

Il se lève.

«Peut-être à demain, si le banc est libre… Belles journées!

Au fait ! « Mir et droujba », en russe c’est « paix et amitié », un reste de lecture.»

Il part en courant.

Bel anniversaire, mon garçon ! « ANNUM NOVUM FESTUM »: une bouffée de parfums scolaires…

Mes journées seront belles!

21 mai 2018

Porteurs de livres…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 22 h 02 min

Une bibliothèque, c’est comme un éclairage public… Pas vitale, mais bien utile… Comme pour les lampadaires, il est des bibliothèques de belle stature et de forte intensité, il en est d’autres plus modestes… Dans un quartier, un village, c’est souvent une lumière qu’il est bon d’entretenir.  On y collectionne de l’intelligence en lignes pour la tenir à la disposition de tous. Mieux, on y rassemble des témoignages de cette intelligence passée et contemporaine, si possible, capables de satisfaire des goûts divers et de susciter des curiosités…

Cela ne veut pas dire qu’elle détient des trésors de sagesse : l’intelligence des auteurs, comme celle des personnes qu’ils font revivre ou qu’ils créent, peut être façonnée de qualités humaines bien diverses : de la générosité à la mesquinerie, de la bonté à la méchanceté, de la naïveté à la lucidité, de la simplicité d’esprit au génie… toute la palette de la psychologie et de la sociologie étale ses teintes, ses nuances et ses mixages… dans nos rayons.

Choisir, bénévolement ou professionnellement d’appartenir à l’espèce des « Passeurs d’histoires, de savoirs » pour plagier Vincenot, c’est un bel engagement.

Comme tous les engagements, il a ses intensités et ses faiblesses ; appartenir à une collectivité qui partage cette croyance dans l’écrit et tous ses avatars imagés, sonores… permet de modérer ensemble les trop-pleins d’enthousiasme et de trouver le réconfort nécessaire parfois…

La richesse de ce groupe, c’est aussi celle de la convivialité active au service des autres, pour la bibliothèque, au service du public, connu et potentiel.

J’ai appartenu avec bonheur à un tel groupe ; nous avons le choix de la forme et de l’intensité que nous voulons donner à cet engagement : des impératifs de disponibilité, de goûts, d’aptitudes aussi, rendent obligatoires la diversité de cet engagement, et c’est ce qui en assure sa richesse

La seule nécessité est le respect ! Respect de la finalité globale de l’association qui nous réunit. Respect de la forme que chacun a choisi de donner à son engagement. Respect des personnes dans les paroles comme dans les actes…

Assurer la plénitude de l’accomplissement de cet engagement dans la mesure du possible et des circonstances, aussi petite soit la taille que nous pouvons lui donner, est une base appréciable.

Choix, engagement, respect… et un autre mot auquel je suis attaché, c’est celui de crédit : croire en ce que l’autre accordera et redonnera, faire crédit à ceux qui partagent notre choix de promouvoir l’écrit dans notre lieu de lumière, faire crédit de leurs belles intentions et de leur volonté de bien servir ensemble…

Aucun de ces lieux de mots offerts n’est anodin dans son ingéniosité : contes – livres à découvrir – débats philo – écritures de nouvelles….

Après bien des choix, des engagements précédents ailleurs, toutes ces années furent formidables !

Belle suite et bel épanouissement à tous ceux qui donnent vie aux livres et dont j’ai le bonheur de retrouver les sourires, les mots d’accueil, à Montgeron, aux Sables d’Olonne, à Frontignan, ailleurs aussi, là où lisent mes enfants, petits-enfants, amis…!       Brefs ou prolongés, ce sont tous des souvenirs heureux que ces malles ouvertes sur leurs trésors m’ont bâtis et me bâtiront…

 

Passeurs de livres…

Classé dans : être,je pense donc... — linouunblogfr @ 11 h 33 min

Une bibliothèque, c’est comme un éclairage public… Pas vitale, mais bien utile… Comme pour les lampadaires, il est des bibliothèques de belle stature et de forte intensité, il en est d’autres plus modestes… Dans un quartier, un village, c’est souvent une lumière qu’il est bon d’entretenir.  On y collectionne de l’intelligence en lignes pour la tenir à la disposition de tous. Mieux, on y rassemble des témoignages de cette intelligence passée et contemporaine, si possible, capables de satisfaire des goûts divers et de susciter des curiosités…

Cela ne veut pas dire qu’elle détient des trésors de sagesse : l’intelligence des auteurs, comme celle des personnes qu’ils font revivre ou qu’ils créent, peut être façonnée de qualités humaines bien diverses : de la générosité à la mesquinerie, de la bonté à la méchanceté, de la naïveté à la lucidité, de la simplicité d’esprit au génie… toute la palette de la psychologie et de la sociologie étale ses teintes, ses nuances et ses mixages… dans nos rayons.

Choisir, bénévolement ou professionnellement d’appartenir à l’espèce des « Passeurs d’histoires, de savoirs » pour plagier Vincenot, c’est un bel engagement.

Comme tous les engagements, il a ses intensités et ses faiblesses ; appartenir à une collectivité qui partage cette croyance dans l’écrit et tous ses avatars imagés, sonores… permet de modérer ensemble les trop-pleins d’enthousiasme et de trouver le réconfort nécessaire parfois…

La richesse de ce groupe, c’est aussi celle de la convivialité active au service des autres, pour la bibliothèque, au service du public, connu et potentiel.

J’ai appartenu avec bonheur à un tel groupe ; nous avons le choix de la forme et de l’intensité que nous voulons donner à cet engagement : des impératifs de disponibilité, de goûts, d’aptitudes aussi, rendent obligatoires la diversité de cet engagement, et c’est ce qui en assure sa richesse

La seule nécessité est le respect ! Respect de la finalité globale de l’association qui nous réunit. Respect de la forme que chacun a choisi de donner à son engagement. Respect des personnes dans les paroles comme dans les actes…

Assurer la plénitude de l’accomplissement de cet engagement dans la mesure du possible et des circonstances, aussi petite soit la taille que nous pouvons lui donner, est une base appréciable.

Choix, engagement, respect… et un autre mot auquel je suis attaché, c’est celui de crédit : croire en ce que l’autre accordera et redonnera, faire crédit à ceux qui partagent notre choix de promouvoir l’écrit dans notre lieu de lumière, faire crédit de leurs belles intentions et de leur volonté de bien servir ensemble…

Aucun de ces lieux de mots offerts n’est anodin dans son ingéniosité : contes – livres à découvrir – débats philo – écritures de nouvelles….

Après bien des choix, des engagements précédents ailleurs, toutes ces années furent formidables !

Belle suite et bel épanouissement à tous ceux qui donnent vie aux livres et dont j’ai le bonheur de retrouver les sourires, les mots d’accueil, à Montgeron, aux Sables d’Olonne, à Frontignan, ailleurs aussi, là où lisent mes enfants, petits-enfants, amis…!       Brefs ou prolongés, ce sont tous des souvenirs heureux que ces malles ouvertes sur leurs trésors m’ont bâtis et me bâtiront…

 

 

 

 

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