Réfléchir et dire… un peu

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31 mai 2018

Mélodies de la vie: sons et silences

Classé dans : être,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 21 min

la mélodie de la vie, sons et silences

Le silence est une vertu qui nous rend agréables à  nos semblables. - Samuel Butler

Ça se discute :

Pour ceux qui ont la chance de vivre dans des milieux où l’on communique, où la nature bruisse, existe, le silence est sans doute un bel oasis, plein de peut-être à venir… Pour ceux qui vivent dans la solitude, voire la méconnaissance des autres, la crainte d’un environnement mal perçu… le silence peut-être plein de menaces…

Certains silences de contemplation, d’admiration, de compassion aussi sont riches de communion. certains bruits sont aussi des partages formidables, exaltants…

Parfois, rompre le silence est mal venu, mais parfois aussi son poids devient-il trop lourd.

Souvent notre portée de vie alternent sons et pauses…

30 mai 2018

Vivre

Classé dans : être — linouunblogfr @ 16 h 26 min

horizonPoème découvert et retenu parmi un recueil de textes  d’adolescents. Il m’a ramené à l’essentiel, Heureusement, souvent, il y a un sourire, deux ou trois mots échangés, des gens dont le métier  ou simplement l’impulsion, est de vous tirer hors de l’eau et qui le font avec talent…

La vie est ma propriété

J’en fais ce que je veux

Je peux même y attenter

Si je veux

Mais je ne veux pas

C’est un cadeau

Il est très beau

Alors je le garde pour moi.

Finalement, ce n’est pas moche

C’est peut-être même bien

C’est sûrement bien.

Le soleil revient.

La mélancolie s’en va

Je souris

Je chantonne

C’est peut-être bien cela

La joie de vivre…

Michèle classe de 1ère

Le don, de faire renaître la joie de vivre, c’est celui de sublimer  de chaque périt bonheur qui traverse la souffrance, en cette l’harmonie de tous les petits éléments, pas des petits riens, oh non !

 

 

29 mai 2018

CON OU PAS CON ?

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 15 h 13 min

 

                          Des cons, il y en a… mais sans la connerie qui pourrait vivre ? COMMENT ne pas puiser dans sa réserve de lieux-communs, d’assertions impératives, de certitudes fabriquées au fil de la  routes des déceptions, des non-dits, des occasions ratées… pour parfois  se protéger de l’agression d’une réalité immédiate ou trop insistante.

Oui la connerie ne résiste pas à la simplicité du bonheur et la multiplication  des sourires d’enfants, des rencontres paisibles, des coups de mains donnés ou reçus, des simples réchauffements au soleil du ciel ou de l’amitié, « des premières gorgées de bière »  chassent brièvement la connerie.

A nous peut-être de les occasionner, de les cueillir sans les laisser passer…

Je ne peux détester les cons pour ce qu’ils sont mais bien pour ce qu’ils font.

« Quel con ! ». C’est parfois le cri du cœur que l’on s’adresse aussi à soi-même, parfois pour une vraie bévue en actes ou en paroles, parfois aussi pour se blâmer d’un attendrissement, d’une émotion d’une faiblesse quoi !… et c’est alors encore plus con de ne pas savoir/pouvoir l’accepter. En général ça passe ; souvent parce que je/nous essayons de réparer, d’expliquer et aussi d’admettre que les pleurs,  même s’ils ne valent pas un solide réconfort, ont quand même, sinon aidé mais au moins partagé. Pour l’inexprimé au moment opportun on peut toujours y revenir… .

J’ai eu un ami, un vrai, qui est parti voir si les cons d’ici restaient des cons de l’au-delà… lorsque je l’étonnais, d’une blague, d’une tirade, d’une émotion, me lançait « Mais qu’il est con ! », avec toute son affection de méridional. Lui le littéraire taiseux me disait m’envier mes déconnades… lui le fidèle, détenteur de la foi en Brassens, Lapointe, Coluche  et Brel a continue sans aucun doute la quête de l’impossible étoile, mais que de cons il a su désarmer par son sourire et la fumée de sa pipe !

On est un con, je l’ai souvent et encore ces jours-ci proclamé. L’anonymat de cet ON me révolte, non quand il recouvre une généralité facile, quasi proverbiale, mais bien quand derrière se cachent des malfaisants pour qui la destruction des autres est un moyen de se mettre à un niveau supérieur. Comme les pygmées sciant les jambes des grands de taille pour enfin les dominer. Et encore pour eux était-ce avec un résultat de comparaison visible. Le « qu’on m’a dit… » anonyme se réjouit seul ou en groupe restreint. Je vis, plutôt je rencontre car je ne suis qu’observateur, cette situation de corbeau(x) acharnés à la sape d’une jeune femme. Tous ceux qui la connaissent et constatent impuissants cette destruction, s’emploient à l’étayer, la protéger, enquêter même par voie policière mais rien ne désarme le con persévérant…

Excusez-moi cette anecdote mais qui illustre bien la connerie suprême. Mal faire ou faire mal aveugle-t-il tant l’imagination que le con-tortionnaire ne voit ni les conséquences pour la victime (dépression, folie, suicide, violence…) ni pour eux les volatiles noirs ? Je crois (vous aussi je l’ai lu) dans le hasard circonstanciel de la punition à terme. Piètre consolation car le mal fait ne sera jamais réparé par le supplice du bourreau, de l’infirme bousculé par bêtise au génocide organisé…

Non la connerie n’est pas universelle, ni l’intelligence d’ailleurs. L’une comme l’autre est possible mais on ne naît pas con,  on le devient de façon mosaïque par le truchement des circonstances enchaînées.

Oui les impulsions d’intelligence et de connerie sont des déclencheurs universels et peuvent drainer des actions admirables ou de puissantes vilenies  aux inconséquences dramatiques

J’ai pris beaucoup de leçon de cette intelligence multiforme avec mes élèves dits inadaptés à mes débuts puis en difficulté globale ensuite. Chez eux ,comme chez les plus prompts à apprendre, j’ai croisé des cons.  Chez les premiers souvent par inquiétude et replis sur des certitudes protectrices, chez les seconds parfois par trop d’analyse et de certitudes dominatrices, pour tous une armure pour se blottir et où se battre. Mais jamais, en mes plus de quarante années auprès des jeunes de tout poil, dans, hors de l’école, aujourd’hui encore, je n’ai rencontré de jeunes conneries qui ne soit surmontables avec de l’écoute, de la rigueur, de la morale (ça fait peur) et du « faire-ensemble » ! Jamais je n’ai rencontré de ces actes de connerie juvénile qui ne s’estompent devant la fierté trouvée, retrouvée pour avoir accompli un acte utile et reconnu…

Des blousons noirs, de mes rejetés de banlieue parisienne, de mes petits bourges à la recherche d’eux-mêmes… jusqu’à l’hétérogénéité de mes petits villageois, jamais je n’ai rencontré de murailles de jeune connerie sans faille pour y pénétrer… et j’en ai vu pourtant, subi parfois, durement… Certains sont quand même devenus hélas des cons adultes patentés.  Espérons qu’émergent parfois des souvenirs, des engueulos, des regrets lorsqu’une grosse connerie se prépare.

Je crois à l’éducation, lorsque je n’y croirai plus je disparaîtrai, devenu inutile  mais c’est une autre question et à travers médias et courriers, j’essaie souvent de pousser mon coup de gueule. Aurai-je un jour assez de courage pour l’écrire ou pour me brûler en place publique ???

En attendant, je décolle avec la force de la résistance aux repas où certains étripent la société et envoient ces jeunes  casse-tout (les enfants des autres évidemment), ces fainéants tricheurs de chômeurs ( pas dans nos familles car si nous n’avons pas de boulot, c’est  honorablement)… ah! qu’une « bonne guerre » ou au moins un bon camp de discipline remettrait tout cela en ordre… sans parler des autres, étrangers comme nos grands-parents mais mauvais Français c’est sûr…

Dans ces cas là, je déconne, raconte des histoires lestes, fait le pitre, coupe les discussions… attire par-devant des sourires et sans doute par-derrière des flèches.. Quel con !

Il m’arrive d’éclater, fatigue, boisson… et crie assez fort pour que chacun se replie ou que moi je parte. On m’excuse, (avec ce qu’il a connu vous savez, avec ceux qu’il fréquente, vous savez, avec ce qu’il lit aussi : que des pernicieux, des qui donneraient leur chemise à un qui en pas monsieur…  je l’ai même vu devant la gare discuter avec des clodos (pardon SDF).

Et moi j’enrage d’être excusé mais je m’écrase pour ceux que j’estime et pour la lâche petite paix de mon atmosphère.

Vive la connerie bouclier, vive le con du connil et celui de la bergère si doux,,, Pitié pour les cons qui ne savent même plus qu’ils sont cons parfois et sus à ceux qui en abusent et ne sont que de méchants cons dangereux.

Un con, sans doute, n’a-t-il point écrit, à peu près:

« Qui ne veut point voir un con, doit rentrer chez lui et briser son miroir ». J’y vais…

23 mai 2018

Ecrire… merci Juliette

Classé dans : être — linouunblogfr @ 22 h 32 min

            Écrire… Écrire pour s’envoler, écrire pour oublier, écrire pour dénoncer, écrire pour vivre.

S’exprimer, laisser libre court à son imagination, frotter doucement sa plume sur son papier, faire glisser passionnément son stylo sur son cahier, taper machinalement sur les touches de son clavier. Ne pas revenir en arrière, ne jamais regretter ni même appréhender.

S’identifier à ses personnages, se reconnaître dans chaque tâche d’encre, suffoquer, rire, pleurer… Puis souffler. Souffler de bonheur, se sentir rassuré, perdu, amoureux.

Voilà ce à quoi s’engage un écrivain, voilà ce dont il doit être capable. Voyager et faire voyager, détester et faire détester, apprécier et faire apprécier. Et ce uniquement grâce à la magie des mots.

Puis finalement, écrire pour laisser des traces, des idées, des souvenirs. Écrire pour ne jamais être oublié et pour que l’on n’oublie jamais.

Une différence subtile, certes, mais ne valait-elle pas le coup d’être écrite ?

LA FEUILLE BLANCHE merci Jean-Claude

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 22 h 00 min

 

C’est une feuille blanche qui attend le moment

Que je me penche sur elle, lui écrire un roman.

Pour que l’encre et la feuille entres elles se côtoient,

Profitant de la plume, que je tiens dans mes doigts.

Mais voilà qu’aujourd’hui il n’y a rien qui m’inspire,

Les mots ne viennent pas et c’est cela le pire.

En tenant cette plume qui me servait de  guide,

Je me sens pour un peu devenir invalide.

Que de voir maintenant, cette feuille si blanche

Où rien n’y’ est inscrit, à mon grand désespoir…

Je vous le dis tout net, d’une manière franche,

Me conduit  peu à peu à broyer que du noir.

La feuille blanche attend avec un grand regret

Que les mots s’y déposent, pour les faire rimer.

Devant elle je me trouve comme si j’étais veuf

En voyant le papier, qui est resté tout neuf.

Mais je sais que pour elle je ferai le détour,

Moi, j’attendrai demain, ou bien un autre jour…

Et si l’inspiration tarde à me venir,

J’y reviendrais un jour, écrire mes souvenirs.

22 mai 2018

Souvenirs, souvenirs… Je me souviens de mes écoles…

Classé dans : EDUQUER,être — linouunblogfr @ 16 h 45 min

classe2Ecole, que de mots je pourrais aligner, en mon nom…

Sept déménagements avant mon dixième anniversaire, sept école, des souvenirs variés, ô combien – certains spontanés : (mat Aizenay – l’oseille – le Pouliguen  fugue dans les rues – Croix de Vie –l les toupies et l’école buissonnière de la godille – la barre de mont – 2 km à travers bois et la maison de la sorcière – pichenette – Aizenay, les pigouilles,  les poésies, les contes– Fleurigny sur Oreuse dans l’Yonne, M. Bordereaux,  jardin, abeilles, vendanges, écriture, Till l’Espiègle… Verrières le Buisson, le Petit Parc, la rue, l’entrée en 6ème… Des apprentissages de vie mais autant de réadaptations difficiles dans des cours de récréations qui n’étaient pas plus tendres qu’aujourd’hui… Un maître d’école extraordinaire dans une petite école d’un petit village…

Mon maître de l’Yonne devait, après le rêve de ma mère « Tu serais instituteur mon fils ! » initier mon choix.   Un prof au cours complémentaire, auteur des « Michel… » de la bibliothèque verte  pour me forma aux premières pages d’écriture libre… Un autre prof, poète, « automne, oh tonne, au tonneau… »,  de lycée, se rendit complice de mes fugues vers le tribunal pour suivre les audiences, plutôt que les cours de ses collègues… A l’ Ecole Normale d’Auteuil, j’appris beaucoup d’un pédagogue en gym, futur directeur de l’I.N.S., fabuleux, initiateur de « trucs » pour capter l’attention de mes futurs élèves…

Je dois énormément à ces collègues de classes spéciales qui me baignèrent de leurs expériences personnelles. Je ne fis pas ma seconde année de formation, on me demanda d’assumer l’absence imprévue d’un enseignant de classe de perfectionnement à Boulogne Billancourt… Une belle marque de confiance.

Eux m’ont dégrossi aussi : mes premiers enfants, dits « inadaptés » alors, eux  et leurs parents fiers des progrès, au point, d’entendre une maman me confier, qu’ils feraient un instituteur de leur petit Joël réconcilié avec l’école : «…mais pas un vrai, un comme vous… »…

Ces enfants en Centre d’Observation à Montjay près d’Orsay en Centre d’Observation par placement judiciaire m’ont amené à remplir un mémoire bâti de bien d’émotions.

Après une année sous de formidables enseignants de Beaumont , dont cet inoubliable Patte-Malson (L’Enfant Sauvage – Jazz dans la nuit… » et l’obtention du C.A.E.I, je pris en charge une classe de Perfectionnement Professionnel à Antony.. Un beau melting-pot, que mes grands « déclassés », en rupture de scolarité, de société. Leur confiance, durement, c’est l’adverbe de circonstances, acquise, me valut un retour rapide du service militaire pour difficulté de remplacement ! Ils ne m’ont jamais tenu grief de cette claque collective, alors que chacun d’entre eux était rompu aux conflits de rue, distribuée après leurs lourdes moqueries envers une dame croisée en revenant du stade… C’était mérité, m’ont-ils confirmé, au jour de mon départ à la retraite.

Ce type de classe supprimée, pas tenté par la S.E.S. (SEGPA), ’ai postulé pour un poste de direction élémentaire. Dés le début, j’ai voulu abandonner, 30 ans plus tard, j’avais bien du mal à le quitter…

Ma direction, 30 ans d’un seul tenant avec ses routines , rares, ses catas, ses espoirs, ses déceptions,   et ses merveilles… Mes classes « ordinaires », quelle ironie de fait ! Mes classes d’initiation pour non-francophones, pour enfants du voyage… Quel bonheur que cette communauté autour des 500 gosses de notre groupe scolaire ! Quelle émotions partagées pour chaque initiative menée à bien, ensemble… J‘ai la joie renouvelée de suivre bien de nos anciens, vive les réseaux sociaux..

Aujourd’hui, bonheurs d’école nés des écoles de nos enseignants proches, en des fonctions variées, de nos petits-enfants à tous niveaux, un partage extraordinaire même suivi de l’autre côté de la grille. C’est chaud aussi, très !

Enfin, opportunités d’occasions ou engagements durables, initiatives nouvelles ensemble : une vie autour de l’école, après l’école, pendant parfois… Ce sont les ces cadeaux des associations et de ceux qui, plus jeunes, bien impliqués dans leur métier, m’invitent à intervenir… Alors, c’est le conte dit hier, aujourd’hui, l’atelier partagé, la sortie accompagnée… qui tissent la trame de mes souvenirs pour demain…

18 mai 2018

La cruche fêlée

Classé dans : contes et légendes,mon livre,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 13 h 16 min

 

Un beau conte, connu, répété et même utilisé dans mon livre : croire en son utilité envers et contre tous les vents contraires :

 

Dans le train qui me remontait vers Paris, une voisine de siège, de hasard m’a fait retrouver un conte que j’avais entendu ou lu avec des circonstances, des personnages différents, mais qui en tous ses avatars portait toujours la même force.

Pour ce jour, c’est en Chine qu’elle m’a transportée, près d’une vieille paysanne dont la fonction depuis très longtemps était d’alimenter le hameau en eau.

Plusieurs fois par jour, son balancier en équilibre sur ses épaules, elle portait ses cruches vides jusqu’à la source éloignée et les rapportait pleines et fraîches.

Seulement, l’une des cruches, récente, solide, rapportait toute son eau, sans en perdre une goutte alors que l’autre plus âgée, usée, fêlée suintait tout le long du chemin et arrivait à moitié vide au village.

Évidemment la belle grosse cruche se moquait de la pauvre cruche fissurée qui en souffrait  beaucoup.

Un jour, elle n’y tint plus et osa parler à la vieille Chinoise :

- Tu dois me jeter ! Je suis usée, je perds de l’eau et ne rapporte presque plus rien au village. Je suis lourde et tu te fatigues pour peu de résultats… Abandonne-moi ce sera beaucoup mieux !

- Pas question ! s’exclama la porteuse d’eau. As-tu déjà fait attention au chemin que nous parcourons depuis tant de jours ?

- Oui, il est long pour toi !

- Mais non, bécasse ! Regarde bien sur ton côté, lorsque nous allons à la fontaine tout est sec, caillouteux triste… De l’autre côté, celui que tu suis, lorsque je t’ai bien remplie, poussent des fleurs splendides, toutes espèces de fleurs, de toutes formes, toutes tailles, toutes couleurs, tous parfums. Elles sont là grâce à toi.

Sur ce bord de notre chemin habituel, j’ai semé des graines, il y a longtemps, et toi tu les arroses, doucement plusieurs fois dans une journée à chaque retour… Si je peux embellir ma maison, celle de mes amis du village, nos fêtes c’est grâce à toi. Tu es usée, tu fuis, la belle affaire ! Ce que tu appelles tes défauts pour moi, pour nous, ce sont des richesses et nous y tenons…

La jeune cruche avait bien compris le beau travail de sa compagne et demanda à la vieille dame de la remplir encore plus pour remplacer un peu la cruche fêlée…

 

17 mai 2018

LE PETIT BOUT DE BOIS merci Jean-Claude

Classé dans : poésies* — linouunblogfr @ 20 h 25 min

paracou1

Le vent s’était levé la tempête faisait rage

Un bout de bois flotté, venait joncher la plage

Plongé dans mes pensées, je le pris dans mes mains

Mes idées vagabondes ressurgirent soudain

Les vagues incessantes venant fouetter la grève

Me firent subitement replonger dans mes rêves

Serait- il malheureux ? Ce qui serait dommage!

L’ultime rescapé, d’un sinistre  naufrage?

Ou bien, d’un long chemin qu’il aurait parcouru

Sur le flot incessant d’une rivière en crue?

Nul ne sait d’où il vient, pour en arriver là

Car la mer insoumise, de bois elle ne veut pas

Moi, à travers lui, je poursuivrai mes rêves

Qui fleurissent mes jours, de pensées bien trop brèves

Au fond de mon délire d’une folie sereine

D’un petit bout de bois, j’en fais tout un poème.

Quand ces pensées subites viennent en moi se noyer

J’en éprouve l’honneur, de les faire rimer.

16 mai 2018

Croire et être en toute liberté…

Classé dans : je pense donc...,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 12 min

Croire et être en toute liberté…

             J’ai toujours évité de parler religion, par respect pour tous mes amis, mes anciens élèves, les membres de ma famille et les croyants et non-croyants sincères dont j’entends ou lis les témoignages.

Pourtant les questions, les réflexions auxquelles m’invitent nombre de ces personnes et nombre de perplexes, me font franchir le pas de mes convictions… « Mes », ce qui ne cautionne ni une Vérité ni une Légitimité, uniquement le fruit de mes expériences, de mes circonstances et de mes entretiens.

Je suis né dans une famille bivalente : une partie paternelle très croyante, voire cléricale, à l’ombre de fait et d’idées de l’énorme église qui avoisinait la boulangerie familiale et une partie athée, profondément empreinte de l’humanisme laïc.

Les représentants les plus influents de ces deux convictions dans ma commune, partageaient au moins l’intelligence de croire d’abord au mieux être et devenir de l’individu ; ils pratiquaient un altruisme concret   L’hypocrisie des factions les amenait, et j’en fus maintes fois témoin, à se rencontrer clandestinement… souvent pour trouver des solutions à des problèmes… Quitte à se bousculer dans les joutes orales publiques…

Toute ma vie, J’ai rencontré bien de ces hommes, de ces femmes, qui religieux ou non furent des acteurs, des moteurs parfois, pour les actions auxquelles j’ai été amené à participer, scoutisme, création de maison de jeunes, aides à l’habitat, à l’enfant et à l’adulte fragilisés, soutien de familles, centres de vacances, pupilles de l’Education, bibliothèque, vie scolaire bien sûr… Il arrive à chacun de subir des épreuves qui révoltent et font douter de la vie même et alors la ferme présence de telles personnes aide à dépasser ces situations personnelles désespérantes…

Je crois en l’individu et en son potentiel de solidarité ; tant mieux pour lui si ses convictions intimes lui apportent la force d’être. Ce qui différencie l’homme de l’animal, (J’emprunte à Vercors et ses ANIMAUX DENATURES), c’est sa faculté d’abstraction, de ses idées jusqu‘à la spiritualité et c’est cette capacité d’idéalisation, qui le mène, parfois même dans les moments les plus noirs…

Par contre, je ne me fie pas du tout aux Institutions dont l’histoire n’est que trop souvent la justification de dominations, de tortures, de massacres perpétrés par des meneurs à l’aide de fanatiques, sous couvert d’idéologies absolues. Je n’omets certainement pas les idéologies politiques despotiques, religieuses ou non ! Toutes sans exception depuis les premières déifications sauvages, du cannibalisme rituel aux sacrifices humains dédié à telle ou telle entité, au soleil par exemple, aux jugements des dieux, aux arènes, aux guerres de religion, aux missions de « conversion » dans les contrées lointaines, aux fascismes… toutes accompagnaient des tyrans en mal de pouvoir, d’asservissement, de richesses… Même les propriétaires exigeaient de leurs employés, de leurs fermiers l’obéissance à l’Eglise… Je ne peux oublier que longtemps la lecture des écrits fut considérée comme sacrilège, trop susceptible de démystifier des textes obscurs présentés comme paroles divines. La négation de découvertes, de la rotondité de la Terre à des vaccins, du refus de l’âme aux femmes à l’interdiction de la liberté de leur maternité, du rejet des différences individuelles… tout est contraire à la nature profonde de l’humanité : son droit d’être et son obligation au respect d’autrui dés lors qu’il ne nuit pas…

Je répète que cela n’enlève en aucune façon la qualité profonde de tous ces gens qui ont ponctué l’histoire de l’humanité en mettant la charité active en pratique, que ce soit avec la force de leur foi religieuse ou de leur foi laïque

Croire est le lot de tous, mais obliger par force, par peur, par tromperie à se plier à une croyance à une mystique est un délit. Il sape non seulement les Droits de l’Homme mais lui dénie sa liberté à s’assumer dignement et librement.

15 mai 2018

Bonne pioche du jour : Ecrire

Classé dans : BONNE PIOCHE,je pense donc... — linouunblogfr @ 17 h 41 min

 

Bonne pioche du jour : Ecrire

Quand on pioche, on creuse, « in a cavern… excavating for a mine… disait notre chanson Clémentine en cours d’anglais ». Ce que l’on met à jour n’est pas toujours un trésor mais rarement anodin,  alors je pioche en chineur…

A la lumière, 1+1+1+1+1+1, on touche on regarde, on sent,  on goûte, on écoute, peut-être… On brasse les résultats, on explore les caches de notre mémoire et on réfléchit.. Beaucoup de travail pour ce brave on…  La suite, c’est selon chacun heureusement : réalisme du connu et magie du supposé, tout ça fait notre vérité « A chacun la sienne… ».

Ce matin, j’ai enrichi mon coffre de bonnes pioches,  j’ai ramené de mon exploration de papiers, un petit opuscule qui titrait « des livres pour s’évader », une assertion qui n’a rien de nouvelle mais au contraire brille de tout son éclat mille fois ravivé :

« Si la parole est d’argent, si le silence est d’or, l’écriture est la magie des deux, la pierre philosophale. »

Je me suis vissé à l’œil ma loupe d’orpailleur et j’ai analysé ma pépite :

« La parole est d’argent… » : L’argent représente le pôle féminin, lunaire, pas forcément lunatique, ça c’est valable pour chacun de nous, la transparence, le psychisme, l’âme et le monde intérieur. Blanc et lumineux, l’argent symbolise aussi la pureté.

« …le silence est d’or… » (Un taiseux ne dort  pas forcément, au contraire ; de même qu’un bavard peut être bien secret). Revenons à l’or, le pôle mâle, actif, (pas forcément brouillon, bouillonnant aussi), solaire, diurne et chaud… Fragile parfois, notamment confronté à Mercure pas le messager volant ni planète, mais le corrosif hg capable de le dissoudre notre or, mais sans l’altérer, et à un brasier qui le liquéfie. Lui aussi représente la pureté, la majesté, temporelle ou divine…   Sa faiblesse me plait à ce grand séducteur : relativement mou, il ne peut servir d’outil de force ou d’arme…

J’en retiens que mes deux métaux ne sont pas  hiérarchisés  sauf en monnaies, monnaies, mais donnent l’image d’une belle complémentarité, celle du yin et du yang.

« …l’écriture est la magie des deux… » : J’ai lu que l’écriture est apparue afin que nous les roseaux pensant, nous nous souvenions… De quoi, de nos acquis en tous genres biens, savoirs, faits… ?  Si j’ai bien suivi me leçons sur la préhistoire, il semble aussi que le scripteur gravait des souhaits pour un projet, pour une demande de circonstances favorables… J’aime à penser qu’il se souciait de l’agréable, du beau dans sa codification et qu’il prenait, lui et les autres, les lecteurs, du plaisir à « lire et relire »…

Cela me ramène un peu à ce mercure capable de faire se transformer l’or sans le faire disparaître ; ce serait « la représentation symbolique de la communication (transmettre ce que je sais ou crois) reliée à l’intuition (ce que je pense, j’imagine), l’expression de notre moi profond, le lien entre notre  l’âme et notre personnalité… »

Ecrire c’est forcément puiser dans ses savoirs, ses aptitudes, ces acquis tous fruits du vécu mais pas que pour les narrer, pas que pour les accommoder, pour les imprimer avec l’encre du présent, pour les fixer à l’ancre du moment d’écriture, de beaux dires naissent chaque jour, combien de fixent ? Ecrire c’est donner un port à notre mémoire, un droit de pérennité pour le futur..

Me gusta la idea, pourquoi pas, Quand j’écris,  je me dis que parole et écrit sont les matériaux précieux d’un bâtisseur, un bricoleur du dimanche, un tâcheron du quotidien, un architecte de pyramides ou de tours audacieuses…

Rien sur la lecture, parce qu’elle est tout, mon trésor enfoui n’est que néant s’il n’a aucun liseur.

« La pierre philosophale… » : Celle qui pourrait changer les métaux vils en métaux précieux, comme l’argent ou l’or, guérir les maladies ; prolonger la vie humaine au-delà de ses bornes naturelles… Papier, disque dur ou pas, parpaings… tout s’érode, vieillit, s’écroule…     Avec la lecture décodée, revue, source de réécriture… l’Idée demeure, « ne se perd pas, ne se créée pas, se transforme… »  A nous de transmettre les codes et ouvrir les portes vers des lendemains riches des hier, des aujourd’hui, fondus en or et en argent. A nous de faire que la pierre philosophale soit surtout une pierre de Rosette capable d’interpréter toutes les hiéroglyphes de notre humanité en marche incessante.

Çà va bien, c’est bien en le pensant, c’est mieux en l’écrivant, c’est chouette en le gardant pour relire … plus tard

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