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18 mars 2018

Eternelle justification du Moi…

Classé dans : contes et légendes,je pense donc... — linouunblogfr @ 11 h 11 min

 

 

Histoire de  moutons, pourquoi pas bientôt a transhumance… Pas évident, à moins d’être Saint-Exupéry… et encore il avait des problèmes de  dessin…  Bien sûr, il y a La Fontaine et son pauvre petit agneau. Il paye pour les siens dont les bêlements sarcastiques ne sont que prétextes pour justifier sa voracité.

Faut-il qu’il soit  complexé ce carnassier pour éprouver le besoin de justifier son naturel de prédateur derrière une vendetta factice !

Ainsi en est-il, mon cher Jean de nos actes qui ne trouvent grâce, à nos yeux, qu’enrobés d’une couche ce « bons motifs ».

Les autres, les « mauvais motifs », ceux listés dans les péchés capitaux, en partie, car certains anticipent des faits (tu ne  tueras point – tu ne voleras point – d’autres des intentions  – tu ne convoiteras pas – …)

Pire quand c’est mieux : nous sommes souvent capables de trouver des excuses… à nos B.A. et de mauvaises en plus ! « Je ne me suis pas détourné pour faire traverser cette personne par solidarité mais parce que ça se fait, parce que je suis en colère contre  ceux qui regardent sans bouger, parce que ma mémoire de donnerait des cours de honte… »

Impulsion, que d’explications nous cherchons en ton nom ! En allant très haut, nous mettons au sommet des motivations, le besoin, l’impérieux besoin de plaire… à un dieu omniprésent, omni voyeur et comptable de nos pulsions plus que de nos actions. D’ailleurs, ne suffit-il pas, bon jésuite, de croire que, les doigts croisés derrière le dos et un acte de contrition, suffiront pour annuler l’acte réalisé ou la parole prononcé…. (J’ai même lu très récemment que dans l’échelle des « horreurs », puisqu’il en existerait une, le viol est préférable à l’avortement, je n’ai pas vu où se situent la pédophilie, le crime pour vol et les meurtres pour convertir… derrière la mendicité peut-être ?) Par contre, la pensée a besoin d’être blanchie par une bonne motivation.

Se justifier devant la Société par le profit « Regardez ce que ça m’a rapporté pas comment je l’ai obtenu ! », à l’aune de l’échelle de réussite :   argent – autorité – pouvoir – notoriété.

Passer pour « bon » est laissé  à ceux qui en ont les moyens. Dame patronnesse, mécène… Oui, mais nantis !

Bon m’embête, aujourd’hui, dire « c’est un bon ! » peut recouvrir bien des compliments qui n’ont rien à voir avec la générosité…

Dans tous les autres cas, hors fortune, célébrité, puissance ; vocation à la sainteté, laïque ou religieuse… C’est l’inutile (ce qui ne rapporte pas) le plus souvent dernier nommé : utiliser son temps, ses talents, des ressources au profit des autres, d’abord, relève du déséquilibre : « charité bien ordonnée ne commence-t-elle pas  par soi-même ? »

Autre moteur d’engagement vers les autres: l’amitié, l’amour, plus polarisés vers un autrui bien connu. Ce besoin de plaire est exprimé, au début, par les figures du jeu de la séduction puis par celui plus affirmé, plus posé de l’affection et enfin par celui de la crainte de perdre cette relation privilégiée. Lucidement, cette étape peut être vécue comme celle de la lassitude, voire du rejet, autres formes de sentiments malgré tout !… Cela entraîne à la multiplication des B.A., ou des M.A. Aussi car l’échelle n’est plus celle de la société, mais celle de l’Autre.

Les exemples de l’Histoire comme ceux plus triviaux de notre quotidien abondent. Un seul jugement prévaut, celui de l’être recherché : « Je brûle de tous mes feux possibles pour allumer les yeux, les envies de moi chez l’Autre ! Tant pis si je dois éteindre mes besoins, mes aspirations, mes talents, devenus inutiles puisque dérisoires pour satisfaire l’Autre »

Si fracture il y a, le naturel reviendra-t-il au galop ? Pas  certain… La déformation expérimentée, la déception, peuvent avoir fabriqué une autre personnalité…

Tout n’est pas forcément négatif,  au contraire… Car selon la muse, l’égérie, (désolé que des féminins), l’altruisme a pu aussi s’installer, se renforcer !

Reste la motivation ultime, celle du miroir « Connais-toi, toi-même ! » On dirait une apostrophe de banlieue avec l’intonation adéquate…

Avec son corollaire : « Plais-toi à toi-même !’

Peut-on se mentir durablement ? Sans doute, en permanence, jusqu’au bout ? J’en doute fortement, sauf si la brutalité du « bout » efface toute introspection, pas de « Il paraît que toute notre vie défile au dernier moment… » éventuel.

C’est sûr que le miroir perso est un juge sans appel, seulement, il existe des miroirs déformants, concaves, convexes, tournicotés par l’usage. Notre image revient bien biaisée ; sa lecture aussi.

Ça, c’est le plus beau, c’est que sous la couche de trucage du miroir et des critères d’interprétations faussés, demeure le fondamental de notre vérité : celle que devine notre « valet », que perçoivent nos frères, nos sœurs , la fratrie témoin , plus que les parents , de notre construction primitive ; plus que celle d’un ami, d’un conjoint, d’un confesseur, d’un psy… tous  ces témoins mosaïques de notre être, de notre devenir, qui tous recèlent une part plus ou moins profonde de notre vérité… plus que tous ces témoins est l’ego. Périssable uniquement avec la mort… et encore doutent les croyants.

 

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Victor Coudesabot |
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