Réfléchir et dire… un peu

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31 mars 2018

La fleur et les œufs de Pâques.

Classé dans : BONNE PIOCHE,contes et légendes — linouunblogfr @ 22 h 52 min

OEUFS DE PAQUES

            L’hiver, ce méchant géant, devait retourner dans ses contrées du Nord à l’arrivée du Printemps.

Mais il refusa de céder aussi facilement le terrain à son successeur le Printemps.

Aussi laissa-t-il le vent du Nord souffler à travers le pays. Celui-ci aperçut un jour un pré couvert de fleurs multicolores.

Il cueillit une des fleurs pour l’offrir à l’hiver. La fleur tremblait de peur et de froid devant ce méchant géant, le grand froid du Nord.

« Pitié ! le supplia-t-elle.

-Non ! répondit-il. Je tiens enfin l’un des enfants de mon ennemi en mon pouvoir.

Je veux bien te libérer à une seule et unique condition : que tu couvres mon royaume d’une prairie multicolore.

_C’est impossible » dit la pauvre petite fleur. Et elle se mit à pleurer car elle fut obligée de suivre l’hiver dans son palais de glace.

Le palais n’était que des flocons de neige. La fleur n’y tient plus. « Donne-moi une heure, une seule heure de liberté, demanda-t-elle.

Je prierai les autres fleurs de me suivre dans ton royaume. »

L’hiver finit par accepter :

Une heure pas plus. » Le vent du Nord ramena la fleur au pays du Printemps.

Tout le monde accueillit son retour avec joie : les fleurs, les oiseaux et même les animaux de la forêt.

La petite fleur était heureuse de se retrouver dans son pays, au royaume du Printemps. Mais elle songea aussitôt que son heure de liberté passerait bien vite.

Aussi demanda-t-elle aux fleurs et aux animaux de l’aider. « Nous ne pouvons pas t’accompagner ni t’aider, lui dirent les fleurs et les animaux tristement. Le souffle glacé de l’hiver nous tuerait tous et toutes ! »

Mais un lapin âgé, dont la sagesse était reconnue de tous, prit la parole.

« Nous allons t’aider nous savons ce qu’il faut faire, nous les lapins et les lièvres. Le jour de Pâques, au lever du soleil, le jardin de l’hiver ressemblera à une prairie fleurie.

Après le départ de la fleur, le lapin ordonna à tous ses compagnons de trouver beaucoup d’œufs.

Les lapins et les lièvres coururent alors dans les villages et ils demandèrent à toutes les poules de leurs donner leurs plus beaux œufs.

Les poules acceptèrent bien volontiers et de bon gré, et les lapins et les lièvres retournèrent voir le vieux lapin sage, fiers d’avoir bien accompli leur mission.

« C’est à vous les fleurs de participer pour aider notre amie la fleur, vous allez colorer les œufs de vos plus belles couleurs, et de couleurs si vives que l’hiver les prendra pour des fleurs ».

Les fleurs donnèrent volontiers leurs plus belles couleurs ainsi les lapins et les lièvres s’empressèrent de teindre les œufs.

Le matin de Pâques ils se rendirent dans le royaume de l’hiver et dispersèrent les œufs aux couleurs vives dans la prairie.

A son réveil l’hiver regarda pa r la fenêtre, comme il le fait tous les jours, à son réveil.

Il n’en cru pas ses yeux. Son jardin de neige et de glace était devenu une prairie fleurie.

Il fit souffler le vent du Nord de toutes ses forces, il fit venir le gel glacé, mais les fleurs résistaient.

Alors il libéra la petite fleur. Plus tard, il s’aperçut qu’on l’avait trompé.

Mais il était tellement touché par l’amour des lapins et lièvres pour la petite fleur qu’il ne dit rien. Et hiver, depuis, laisse la place au Printemps…

 

30 mars 2018

LE TABLIER

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 22 h 50 min

Histoire du tablier

J’ai retrouvé, dans les trésors de vos messages, car si les réseaux peuvent transporter de l’affreux, ils peuvent aussi nous offrir du beau, ce document qui m’a fait ressurgir un souvenir :

 

Mes parents tenaient un café sur le port de Croix de Vie, aujourd’hui Saint-Gilles-Croix de Vie et moi je badais au milieu des marins pêcheurs qui y venaient en débarquant de leur bateau. J’ai gardé l’image d’un jeune matelot, peut-être moussaillon qui criait fièrement à sa mère «  Donne ta dorme, la mère te vas voir ce que vas t’y bailler !» en versant sa part de pêche dans le creux du tablier de sa maman. Ce creux qui entre autres fonctions avait aussi celle de servir de couchette au bébé pendant que la mère travaillait. D’ailleurs le surnom lui est resté : « Donne ta dorme »

Enfant de la campagne, avant d’être au bord de mer, je retrouve bien des gestes dans l’évocation suivante. Merci à son auteur.

 

Te souviens-tu du tablier de ta Grand’mère (de ta mère peut-être)?  Le principal usage du tablier était de protéger la robe en dessous, mais en plus de cela :

- Il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau.

- Il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants, et, à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.

- Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les oeufs, et de temps en temps les poussins. !

- Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d’abri à des enfants timides.

- Quand le temps était frais, Grand’ Mère s’en emmitouflait les bras.

- Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois.

- C’est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans  la cuisine.

- Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes; après que les petits pois aient été récoltés, venait le tour des choux.

- En fin de saison, il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l’arbre.

- Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c’était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.

- A l’heure de servir le repas, Grand’ Mère allait sur le perron agiter son tablier, et les hommes aux champs savaient aussitôt qu’ils devaient passer à table.

- Grand’ Mère l’utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu’elle refroidisse; de nos jours, sa petite fille la pose là pour la décongeler.

Il faudra de bien longues années avant que quelqu’un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de choses.tablier

29 mars 2018

L’AMITIE

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 53 min

L’amitié.

                           Il s’appelait DESIRE, c’était un pauvre fermier écossais. Un jour, alors qu’il tentait de gagner la vie de sa famille, Il entendit un appel au secours provenant d’un marécage proche.

Il laissa tomber ses outils, y courut et y trouva un jeune garçon enfoncé jusqu’à la taille dans le marécage, apeuré, criant et cherchant à se libérer.

Le fermier sauva le jeune homme de ce qui aurait pu être une mort aussi lente que cruelle.

Le lendemain, un attelage élégant se présenta à la ferme.

 

Un noble, élégamment vêtu, en sortit et se présenta comme étant le père du garçon que le fermier avait aidé.

- Je veux vous récompenser, dit le noble.  Vous avez sauvé la vie de mon fils!

- Je ne peux accepter de paiement pour ce que j’ai fait répondit le fermier écossais.

Au même moment, le fils du fermier vint à la porte de la cabane.

- C’est votre fils ? demanda le noble.

- Oui, répondit fièrement le fermier.

- Alors, je vous propose un marché.

Permettez-moi d’offrir à votre fils la même éducation qu’à mon fils.  Si le fils ressemble au père, je suis sûr qu’il sera un homme duquel tous deux seront fiers.

Et le fermier accepta.

Le fils de Désiré Fleming, le fermier, suivit les cours des meilleures écoles  et à la grande finale, Il fut diplômé de l’Ecole de Médecine de l’Hôpital Sainte-Marie de Londres.

Porteur d’une grande aspiration, il continua jusqu’à être connu du monde entier et devint fameux !

Son nom ?? Dr Alexander Fleming qui découvrit la pénicilline !

Des années plus tard, le fils du même noble qui avait ét sauvé du marécage était atteint d’une pneumonie.

Qui lui sauva la vie, cette fois ?… La pénicilline.

Comment s’appelait le noble ?

Sir Randolph Churchill et son fils, Sir Winston Churchill.

Quelqu’un a dit un jour :

 » Tout ce qui s’en va, revient… « 

Travaille comme si tu n’avais pas besoin d’argent.

Aime comme si tu n’avais jamais été blessé.

Danse comme si personne ne te regardait.

Chante comme si personne ne t’écoutait.

Vis comme si le Ciel était sur la Terre.

Si les bisous étaient de l’eau, je te donnerais la mer

Si les câlins étaient des feuilles, je te donnerais un arbre

Si la vie était une planète, je te donnerais une galaxie

Si l’amitié était la vie, je te donnerais la mienne.

28 mars 2018

la Maison hantée…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 29 min

La maison hantée

 Une belle maison du village abandonnée – les gens l’évitent – Lorsque je vis cette maison, je fus très intriguée – On me raconta son histoire – il y a au moins 30 ans un couple de retraités se fit construire cette maison – c’était vraiment celle de leurs rêves – le premier jour, ils donnèrent une belle fête à tous leurs amis et nouveaux voisins. Le soir, heureux, ils s’apprêtèrent à passer leur première nuit chez eux.

A peine la lumière éteinte, le mari fut intrigué par un drôle de bruit : ça faisait comme ça « toc toctoc toc toctoc… ». Sa femme avait aussi entendu, ils allumèrent, le bruit cessa. Ils éteignirent, le bruit recommença. Le monsieur se leva, explora la chambre, placards, coins et recoins…

Toute la nuit il explora : lumières allumées – pas de bruit – lumières éteintes – « toc toctoc toc toctoc… ».

Le lendemain, avec des amis, ce fut une grande fouille de toute la maison. En vain, rien, rien qui put expliquer ce bruit.

Au bout d’une semaine de recherche, de nuits blanches et de bruits, ils furent convaincus que la maison était hantée et qu’un fantôme y avait trouvé refuge… Ils décidèrent de la revendre…

Ainsi, on peut évoquer plusieurs familles qui se sont succédées sans jamais découvrir la cause de ce bruit… jusqu’à ce que la maison soit vraiment abandonnée et que même les promeneurs évitent de passer devant.

Moi, je décidai de m’y risquer, d’ailleurs la maison seraient cédée à très bon marché à qui pourrait l’habiter.

La première nuit, avec mon épouse et mes enfants, ce fut une nuit de terreur ; effectivement ce : « toc toctoc toc toctoc… » était vraiment inquiétant… Nous nous apprêtions aussi à abandonner après avoir inspecté tous les recoins de la maison.

Le hasard voulut que l’un de mes amis m’appelle ; il était très intéressé par les mystères, les énigmes… Je lui racontais notre histoire et il répondit :

« Ne bougez pas, j’arrive dans la journée… »

Vers 19 h, il était avec nous.

Dès la nuit tombée, toutes lumières éteintes, il put entendre le fameux : « toc toctoc toc toctoc… »

N’allumez pas, surtout. Faites du bruit, beaucoup, chassons ce bruit de pièce en pièce

Ainsi du grenier à la cave, nous poursuivîmes le brut, qui, c’était net, fuyait devant nous, sans traverser les murs…

…Nous avons réussi à le coincer dans notre chambre, la porte refermée sur nous et le mystère.

A force de cris, nous avons isolé le « « toc toctoc toc toctoc… » sous le lit. Alors notre ami, se coucha sur le plancher, tendit le bras, fureta sous le lit et enfin cria :

« Je le tiens ! »

Effectivement, plus de pas, plus de bruit !

« Allumez tout ! » Il se redressa les deux mains bien refermées l’une sur l’autre…

« Attention, regardons ! »

Et nous découvrîmes l’auteur de toutes les craintes nées depuis 30 ans dans cette maison du mystère :

Au creux de sa main, penaude, se recroquevillait… une puce avec une jambe de bois…

Entendue en 1948, j’avais six ans et demi, mon grand-père me l’inventait pour la première fois.. Depuis je l’ai dite, déformée, une bonne centaine de fois, dans des versions très diverses. Inventée autant de fois par mes petits-enfants.

Un enseignement réussi

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 18 h 44 min

Un enseignement réussi, c’est celui qui conduit à un jeune homme, une jeune femme doté de connaissances, de savoir-faire et de capacités à s’adapter en fonction der ses choix et des circonstances. Si le système éducatif complète heureusement l’éducation familiale et périscolaire pour en faire des citoyens attentifs à la société et aux autres, alors nous aurons réussi notre mission.

Un enseignement réussi au jour le jour, à l’année, si vous le voulez, c’est celui assumé avec compétence, intelligence et générosité par un enseignant voué à son choix professionnel, souvent au-delà de ses humeurs personnelles ou sociales. Ce qui n’empêche pas les engagements pour changer vraiment le système, toujours vers le mieux. Désolé si voué fait penser à vocation, ce n’est pas un gros mot.

Un établissement efficace c’est celui qui a su faire de son personnel une équipe solide autour d’un projet adapté à ses objectifs mais aussi aux  réalités de sa population d’élèves et son environnement.

Faire des constats sur la formation, les programmes, les diversités les rythmes de l’enfant, dans et autour de l’école, les méthodes d’apprentissages fondamentaux, d’éveil… ont toujours été d’actualité et bien avant Jules FERRY, mais doit-on, sous prétexte qu’ils bouleversent des habitudes, sous prétexte qu’ils sont mal construits, les rejeter avant même de les avoir essayés, analyser et corriger…

Ce serait, c’est hélas, se réfugier hypocritement derrière « l’enfant », constater les échecs en haussant des épaules fataliste.

Heureusement bien de établissements  ont su et savent se donner les conditions favorables à leur mission, du projet à l’équipe et à la symbiose avec leur contexte.

La vocation des responsables de l’Education Nationale, c’est que l’Ecole ne soit pas une loterie mais que partout, les élèves et leurs enseignants trouvent une égalité de ressources (qualité des personnels bien formés autant que des moyens optimisés, compensés lorsqu’il y a des manques.)

La mise en œuvre alors reposerait vraiment sur la bonne volonté et les compétences.

27 mars 2018

Légende indienne… Naissance de la Terre

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 21 h 35 min

tortue terreChez les indiens, on croyait que la tortue portait la Terre

            Selon eux, avant notre monde, toutes les créatures vivantes étaient au-dessus des nuages, au milieu de lacs, de rivières et de forêts.

Un jour, un vieil homme pour se faire soigner eut besoin d’une potion à base d’écorce. Sa fille décida d’aller en chercher, accompagnée de son chien. Mais en pleine forêt, un ours tenta de l’attraper pour la dévorer.

L’animal sauta sur la petite fille, mais tomba dans un trou.

Il entraîna le chien avec lui. Sa maîtresse se précipita pour le sauver ; à son tour elle tomba dans le trou. Durant la chute, elle s’agrippa à un arbre pour se retenir, mais au lieu de remonter, elle descendit en emportant avec elle tout le paysage qui l’entourait. Elle atterrit directement sur la carapace d’une tortue. Celle-ci, tout étonnée d’avoir une passagère clandestine sur le dos, demanda au castor, à la loutre et au crapaud d’apporter de la terre sur sa carapace pour que la fille s’y sente à l’aise[2].

Ainsi, grâce aux animaux, la Terre se créa, de plus en plus grosse et devint, sur le dos de cette tortue, la boule énorme telle qu’on la connait.

Comme elle porte notre globe sur son dos[], la tortue pour les tribus indiennes d’Amérique représente la Terre-Mère.

Ils croient aussi qu’elle protège les nouveau-nés… Certains Indiens disent qu’elle représente l’immortalité et la sagesse…

Légende indienne… Naissance de la Terre

 

            Chez les indiens, on croyait que la tortue portait la Terre

Selon eux, avant notre monde, toutes les créatures vivantes étaient au-dessus des nuages, au milieu de lacs, de rivières et de forêts.

Un jour, un vieil homme pour se faire soigner eut besoin d’une potion à base d’écorce. Sa fille décida d’aller en chercher, accompagnée de son chien. Mais en pleine forêt, un ours tenta de l’attraper pour la dévorer.

L’animal sauta sur la petite fille, mais tomba dans un trou.

Il entraîna le chien avec lui. Sa maîtresse se précipita pour le sauver ; à son tour elle tomba dans le trou. Durant la chute, elle s’agrippa à un arbre pour se retenir, mais au lieu de remonter, elle descendit en emportant avec elle tout le paysage qui l’entourait. Elle atterrit directement sur la carapace d’une tortue. Celle-ci, tout étonnée d’avoir une passagère clandestine sur le dos, demanda au castor, à la loutre et au crapaud d’apporter de la terre sur sa carapace pour que la fille s’y sente à l’aise[2].

Ainsi, grâce aux animaux, la Terre se créa, de plus en plus grosse et devint, sur le dos de cette tortue, la boule énorme telle qu’on la connait.

Comme elle porte notre globe sur son dos[], la tortue pour les tribus indiennes d’Amérique représente la Terre-Mère.

Ils croient aussi qu’elle protège les nouveau-nés… Certains Indiens disent qu’elle représente l’immortalité et la sagesse…

25 mars 2018

jardinier

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 22 h 07 min

jardinier

24 mars 2018

LE TEMPS S’ECOULE merci Jean-Claude

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 9 h 52 min

LE  TEMPS  S’ECOULE

La vie est un torrent qui coule et qui m’entraine

Vers des gouffres profonds et des rives incertaines.

J’étais jeune impatient de brûler ma jeunesse

Et de ces jours trop longs j’accusais la paresse.

Mais le temps est furtif, faut savoir le saisir

Et lorsque tu le tiens, l’empêcher de partir.

Il est parfois sournois, à chaque lendemain

Il glisse entre nos doigts comme du sable fin.

Combien d’fois ai-je compté les tics- tac du réveil …

Quelques heures passées sans mener au sommeil.

Je voudrais remonter le courant de ma vie,

Pour nourrir à nouveau, mon enfance tarie.

Mais la vieillesse est là, chaque jour d’avantage,

A parler de ses maux parfois on les soulage.

J’essaie de m’accrocher peu à peu à la rive,

Mais le flot est si fort, il m’emporte, je dérive.

Je garde au fond de moi quelques belles images,

Comme un livre jauni, dont on tourne les pages.

Car la vie est si belle que j’en garde la flamme,

Qui me ride la peau, mais ne brûle mon âme.

23 mars 2018

1968 interdire

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 18 min

1968  date à laquelle on revient toujours : « Il est interdit d’interdire ». C’était au départ empêcher d’aller rejoindre les filles dans leur dortoir pour les étudiants de Nanterre… Tout le reste ne fut qu’amalgame… dans lequel chacun, plus ou moins bien intentionné, fourrait ses idées, ses fantasmes. En faire une fragmentation morale de la société est un énorme non-sens : Jeune enseignant avant 68, comme pour beaucoup de mes collègues ça n’a rien changé après, ni dans le règlement ni dans son application… J’ai connu les rues de Boulogne Billancourt, d’Auteuil, les bals de village et en bleu, en cravate, les rencontres étaient violentes les transgressions hypocrites, réelles dans les familles comme dans les bandes… Quels ados furent ceux qui vilipendent la permissivité actuelle, chez les autres, combien furent, sont ou seront des parents ouverts autant que fermes…

La peur, pas forcément celle de la violence, est un grand moteur ; peur de perdre sa tranquillité, peur de déplaire à ses voisins, peur de ce qu’en dira-t-on que l’on veut bien appliquer aux autres mais pas se voir appliquer…

Interdire, ce verbe que l’on veut voir appliquer aux AUTRES mais pas à nous. Interdire, ce verbe que l’on veut voir ouvrir à sanction par les « autorités » mais pas pour nous…

Comprendre oui, admettre peut-être, selon les circonstances et la nuisance, discuter toujours si possible, sanctionner, oui avec bon sens et à bon escient avec équité.

De nombreux élèves en responsabilité, de tous âges, de toutes origines, confessions, éducation, niveaux de compréhension, de nombreuses familles, bien des associations m’ont appris que fermeté n’est pas dictature, que discuter, (écouter et dire) n’est pas faiblesse et que réagir ( admettre les raisons de l’autre- maintenir les nôtres – sanctionner et corriger) vaudront toujours mieux que hausser les épaules, baisser les bras et laisser à d’autres le soin de décider pour nous… en fait se réfugier dans l’abstention…

20 mars 2018

Le printemps de l’amandier de Jean-Claude.

Classé dans : poésies* — linouunblogfr @ 9 h 33 min

                  L’AMANDIER

L’amandier va fleurir au fond de mon jardin.

Endormi pour l’hiver, le voilà qui s’éveille!

Pour blanchir de ses fleurs la rosée du matin

Et offrir en parfum, leur nectar aux abeilles.

….

Il est dans le verger le premier à renaître;

Quelques bourgeons dorés, commencent à paraître.

En s’habillant de blanc il se ceint de son aube,

Se parant  fièrement, d’une aussi si belle robe.

….

Ses fleurs sont  fugitives et n’ont que peu de temps

Pour  couvrir de leurs larmes, ses branches dépourvues,

        Qu’effeuillera l’été au printemps finissant,

        Dépouillant ses ramures, de leurs beaux attributs.

….

Comme les marguerites dénudées tour à tour,

Elles ont gardé l’éclat, de ces fleurs du matin.

Attendant avec hâte chaque année leur retour,

Pour habiller de neige, la beauté du jardin.

   Jean – Claude   FAGES

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