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31 janvier 2018

Il est… merci Jean-Marie

Classé dans : poésies* — linouunblogfr @ 21 h 24 min

IL EST…

 

Il est petit

Il est gros,

Il est gentil

Il est méchant,

Il est doux

Il est fort,

Il est mignon

Il est coquin,

Il important

Il est insignifiant,

 

Il est gai

Il est triste,

Il est heureux

Il est malheureux,

Il est encourageant

Il est vexant,

Il est bon

Il est  mauvais,

Il est intelligent

Il est idiot

Qu’importe ! Il ne restera toujours… qu’un mot

 

A tous les bénévoles de toutes les origines…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 12 h 02 min

 

Je suis un n’âgé comme disaient mes petites filles, c’est dire que j’avais 20 ans en 62, la bonne année chantait Claude François. J’ai le sentiment trop fort aujourd’hui, que je fus, que je suis un n’âgé qui a mal vécu, qui a trop vécu.

Mal vécu car, comme beaucoup de mes amis; j’ai négligé ce qui semble devoir dès lors triompher : le pouvoir et l’argent. Je suis, nous sommes passés à côté de bien des occasions d’améliorer notre compte en banque, de traduire en argent notre temps donné.

Depuis mes 20 printemps, avant si je me souviens de mes BA de scout, j’ai toujours appartenu à une puis deux puis à plusieurs associations, œuvres…. Inconscient, j’en ai même créé! Toujours au détriment de mon temps et souvent au détriment de celui de mes proches. Pire, j’ai entraîné femme, enfants, amis dans ce le bénévolat. « Bonne volonté » belle absurdité oui ! C’est certain, à l’aune d’aujourd’hui, mes cours particuliers auraient dû être payés, mes soirées d’alphabétisation pour les ouvriers d’usiniers un peu négriers, auraient dû m’enrichir, autant que mes W.E. à encadrer des jeunes loulous blousons noirs pour retaper des maisons de personnes âgées peu argentées. Et mes vacances avec ces mêmes jeunes révoltés pourquoi ne pas en avoir demandé salaire.

A ma retraite d’enseignant, 3 ans après l’âge possible, sans que ces années de supplément ne comptent le moindre pour une meilleure pension, mais parce que quitter me semblait difficile même si ma santé criait « repos », j’étais toujours accro des associations. Aujourd’hui, incorrigible même si plus calme, j’appartiens à une amicale dont beaucoup de mes anciennes relations sont membres et je participe à une bibliothèque de village, gratuite, où contes font rêver petits et grands.

Bien sûr nous sommes tous des bénévoles.

Lorsque j’évalue mon patrimoine je suis certain de ne jamais craindre l’I.S.F. appelé à disparaître d’ailleurs…

Un soir d’élection, j’étais dans un bureau de vote et un « bien informé » vers 18 h 30 nous confia avoir reçu les estimations des résultats ; bien informé car ils se révélèrent exacts. Cela amena la réflexion d’un voisin connu pour son vaste parc immobilier, appartements achetés à bas prix, retapés, loués aux meilleures conditions, pas d’impôts sur le revenu mais I.S.F. : «  A partir de maintenant, je vais faire fortune même en dormant ! » Il avait raison ce brave homme au demeurant sympathique et rien aujourd’hui ne le dément.

Mes fins de mois sont celles d’un fonctionnaire retraité ordinaire. Je n’ose pas évaluer ce que j’aurais pu économiser, placer ? si mes fâcheuses habitudes de me mêler de la vie des autres à la manière de « ceux-là capables de donner leur seule chemise à un qui en a pas » pour parodier le grand Jacques.

Oui, à l’heure où le CAC 40 est le BAROMETRE, où les actionnaires importants jouent aux échecs avec des employés pour pions, où le parachutisme ne se conçoit que doré, qu’il est difficile le bénévolat. S’envisager chiffonnier d’Emmaüs, distributeur de soupe aux restos, secouriste, animateur de sport, enseignant coincé le WE par ses corrections, par des trucs à trouver pour un enfant en difficulté, directeur aidant à écrire un courrier, à servir de médiateur entre des parents divorcés devient difficile… Que d’heures bêtement gaspillées pour tous ceux qui pensent, eux, à leur lendemains et non pas au maintenant des autres…

Bilan, que me reste-t-il en dehors de mes poches légères : des souvenirs chauds, des moments intenses partagés avec des prêtres, des communistes fièrement mécréants, des élus de droite, des élus de gauche, des nantis généreux, des pauvres souriants. Des heures et des heures, côte à côte, dans le bureau d’un ministre à convaincre, d’un mécène potentiel… des rires, des émotions chaudes ou froides, des larmes de tensions apaisées, des larmes de rage…             J’ai connu le décès de mon épouse et toutes les questions perforantes : Quel temps lui ai-je accordé ? Quelles privations lui ai-je imposées ? Questions qui mènent vers le néant dont je fus détourné par un appel au secours puis par mon métier, puis par les besoins exprimés, répétés, que me lançaient les autres, ceux qui servaient toujours et ceux qui tendaient la main en regardant ailleurs par honte. Je suis reparti à vivre.

J’ai peur de l’orientation prise par notre société majoritaire, de ce qu’elle révèle, de cette priorité à la recherche des gains matériels, de la notoriété et non des fruits de la solidarité.

Plus que jamais, je souhaite que ceux, ils sont des milliers, dont le cœur passe avant le portefeuille, surtout s’il leur permet déjà une vie sans crainte, ne perdent pas courage. Qu’ils n’écoutent pas les cris de la foule : « Fini l’assistanat ! ». Qu’ils restent persuadés que sans leur assistanat à eux, la vie n’est plus qu’une course à la survie et que la société n’est plus que l’arène où les gladiateurs n’obtiennent la gloire et la richesse qu’en éliminant les plus faibles, après usage.

J’ai l’impression que je pourrai revivre tout mon passé, celui de mes parents, grands-parents, oncles, tantes sans jamais y trouver le déni de l’autre ; alors ont-ils donné, souffert pour que l’égoïsme du veau d’or se relève ?

C’est un long message et pourtant que de phrases restées dans ma tête, je ne sais si vous le lirez, si vous le partagerez, mais, je vous le confie.

30 janvier 2018

Let It Be Me

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 27 min

♪ Let It Be Me ♪

{Que ce soit moi}

Il vient un temps,
Un temps dans la vie de chacun
Où rien ne va comme tu le souhaites
Où rien ne se passe comme prévu
Il viendra même un temps,
Ou tu ne pourras simplement pas trouver ta place
Pour chaque porte ouverte,
On dirait que 2 seront claquées à ton visage
C’est à ce moment que tu as besoin de quelqu’un,
Quelqu’un que tu puisses appeler
Et quand toute ta foi est partie
C’est comme si tu ne pouvais pas avancer

Que ce soit moi
Que ce soit moi
Si c’est d’un ami dont tu as besoin
Que ce soit moi
Que ce soit moi

C’est comme si tu arrivais toujours dernier
Les poches pleines de rien, tu n’as pas d’argent
Peu importe où tu tournes, tu n’as pas d’endroit où aller
Tu tends la main pour quelque chose et ils te tapent la main
A présent je me rappelle que trop bien
Simplement ce que ça fait d’être tout seul
C’est comme si tu donnerais n’importe quoi
Pour un petit endroit que tu considérerais à toi
C’est à ce moment que tu as besoin de quelqu’un,
Quelqu’un que tu puisses appeler
Et quand toute ta foi est partie
C’est comme si tu ne pouvais pas avancer

Que ce soit moi
Que ce soit moi
Si c’est d’un ami dont tu as besoin
Que ce soit moi
Que ce soit moi
-Ray_Lamontagne-Let_It_Be_

29 janvier 2018

LA VIE merci Pierre-Marie…

Classé dans : poésies* — linouunblogfr @ 21 h 09 min

LA VIE


Où que la vie te mène
Il  y a des échecs, il y a de la veine
Où que la vie te mène
Espère  ou partage car cela en vaut la peine.

Où que la vie te mène
Il y a de l’amour, il y a de la haine,
Où que la vie te mène
Aime ou pardonne car cela en vaut la peine.

Où que la vie te mène
Il y a de la joie, il y a de la peine,
Où que la vie te mène
Donne ou souffre car cela en vaut la peine.

« Destin quotidien »

Réflexion sur la taille d’une école…

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 21 h 03 min

J’ai commencé par 32 classes dans un cours complémentaire près des usines Renault, du CP à la 3ème. J’avais la classe de perf et je me sentais bien isolé, des groupes mais pas de vrais échanges… Puis école de 16 classes, dans un grand ensemble dont 3 spéciales. J’avais celle des ados et nous étions bien seuls. Les collègues fonctionnaient par niveau surtout (ni cycles, ni conseil d’école, des maîtres parfois). Puis direction sans décharge de 6 classes dont une Clin (primo arrivants et enfants du voyage…). Beaucoup mieux pour les concertations mais classes à plusieurs cours souvent pour équilibrer les effectifs… Enfin 12 classes, plus une Clin, plus un poste adaptation, 1/2 décharge et ce fut formidable pendant 20 ans. De vrais cycles, un Conseil des maîtres actif, des regroupements possibles pour les soutiens ; un solide Conseil d’Ecole avec un vrai projet pour des actions et des suivis personnalisés… Peu à peu, autour, une communauté bien présente, aidante même, sans être envahissante… Des crises parfois dures comme partout mais plus faciles à dépasser dans ces conditions.

Je dois ajouter que l’école maternelle travaillait en belle collaboration avec nous, pour les projets, les suivis pédagogiques et les connaissances du travail de chacun, à tous les niveaux… Nous avions la chance de pouvoir compter aussi sur les rencontres avec les profs de 6ème.

Je me suis toujours opposé à la fusion maternelle élémentaire, même quand on me l’a proposée. Je connais des villages qui ont opté pour poursuivre la séparation même si cela entraîne des transports et les résultats sont probants… Tant que cela est possible, il faut ménager ces deux espaces scolaires en multipliant les échanges…

Ce n’est pas tant la taille de l’école qui compte mais bien son équipe, son organisation et j’ose le dire sa direction ! On peut faire sans, c’est mieux avec…

28 janvier 2018

Balade sur le Pont du Diable…

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 20 h 16 min

Ce dimanche, il a fait beau… Alors nous avons levé  le pied.

D’abord quelques blagues avec des amies, sur le trottoir, (non, pas de mauvaises pensées…) dont une dame d’un âge affirmé qui porte sa bouteille d’oxygène pour promener son chien et répond à mes plaisanteries  par d’autres plus drôles, un bel exemple de priorité au sourire…

Puis une bonne table en famille de grands-parents où enfants grands et petits sont bien présents bien qu’ absents…

Ensuite, en route vers les gorges de l’Hérault aux eaux très hautes et aux barrages bouillonnants.

Puisque vous avez été sages voici l’histoire (Adaptation très libre à ma façon, tant pis pour les puristes) du Pont du Diable que nous avons emprunté pour traverser la rivière proche de Saint Guilhem le Désert.  

                            En des temps forts anciens, les habitants de Saint Guilhem souffraient d’un terrible isolement. La rivière Hérault était impossible à traverser à cause de ses gouffres et de ses tourbillons ; il leur fallait se risquer à de périlleuses et longues traversées des forêts et des montagnes.

                       Jamais, ils n’avaient pu construire de pont au-dessus de ce torrent qui cassait tout !

                       Un jour, l’un des habitants en a assez de faire tant de kilomètres pour contourner le torrent. Il jure qu’il fera TOUT pour éviter ces détours. Un sorcier, l’entend jurer. Il s’approche doucement de notre homme et avec une voix mielleuse, Le plaint :

« Que de détours pour quitter votre village !.»

« Oh oui,  je ferais n’importe quoi pour éviter ces trop longs kilomètres à pieds… » lui répond notre homme.

« Hé, hé… J’ai peut être la solution » ricane le sorcier.

- « Et…..Que veux-tu en échange, étranger ?… »

« Mais, presque rien…. ton fils » souffle le sorcier en gonflant sa voix.

- « Mon fils ?..Heu… Quelqu’un d’autre ne ferait-il pas l’affaire.., ? », demande le villageois qui n’avait pas vraiment envie de donner son fils mais, pourtant,  voulait avoir ce pont.

                      Le sorcier s’énerve et crie : « …Bon, pas d’importance ! Quelqu’un, c’est quelqu’un ! Le premier qui passera sur le pont tout neuf, ça ira… Il sera pour moi, ce sera aussi bien….».

- « Très bien, très bien ! Je vous amènerai quelqu’un demain, mais à la condition que le pont soit beau, large, solide et, terminé dans 24 heures… »

« Bien, à demain petit homme. N’oublie pas ! La première personne traversant le pont sera à moi…! »

                                     Il repart très, très vite vers son repaire pour aller tracer des plans et ramener tous ceux qu’il avait déjà enlevés, pour les faire travailler au pont.

                         Vite, vite les pierres sont taillées, fixées,  bientôt, le pont commence à monter au-dessus de la rivière…

                         Notre homme revient à Saint Guilhem et en parle avec ses amis du village, au curé, au maire, au maître d’école…Tous voudraient ce pont qu’ils n’avaient jamais réussi à construire, mais  qui passera le premier sur  ce pont et se fera enlever par ce sorcier ?

                          Le pont à l’incroyable architecture est construit en une nuit.

                        Le lendemain matin, tout le village se réunit devant lui mais personne ne se bouscule pour le traverser…

                  Déjà le sorcier se fâche ; il crie qu’il va tout casser!

                   Notre homme arrive bien après les autres. Il a eu une idée dans la nuit. Il va au bout du pont, un sac sur l’épaule. Le sorcier se tient au milieu et attend :

                   -Alors, j’ai fait mon travail ! Maintenant, paie-moi, envoie-moi ce quelqu’un pour que je l‘emmène avec moi !

                 L’homme avance, ouvre son sac, et en fait sortir… un chien…

Vite, il saisit un os et le jette de l’autre côté du pont… Le chien court après ce bel os et traverse le pont d’un seul coup.

                      Le sorcier est très en colère. Il hurle de rage et gesticule tant…. qu’il chute dans la rivière. Il essaie de sortir de ce tourbillon… Impossible ! Il ne fait que s’enfoncer encore plus.

                      Si vous passez sur le pont de Saint Guilhem, parfois, vous pouvez voir de gros bouillons, on dit que c’est le sorcier qui s’agite encore. Traversez vite parce qu’un jour ou l’autre, le sorcier pourrait bien remonter à la surface pour réclamer le paiement de son travail.

 

 

CHAGRIN D »ENFANT merci Jean-Claude

Classé dans : poésies* — linouunblogfr @ 11 h 19 min

CHAGRIN  D »ENFANT

Pourquoi  pleurer ainsi ? Souris à ta jeunesse !

Tes larmes me font mal en mouillant ton visage.

Quel mystère profond te couvre de tristesse ?

La vie est devant toi, profite de ton âge.

Pour que brille ton regard, je vendrais bien mon âme.

Et dans l’immensité de tes yeux assombris

Je te tendrais les bras, et sécherais tes larmes,

En délogeant ces rêves, qui viennent troubler tes nuits.

D’apercevoir enfin un rayon de lumière

 Qui viendra congédier, tes peines et tes soucis,

Pour te combler d’espoir sera ma cause première,

Que de voir sur tes lèvres un sourire qui luit .

J’effacerai de tes yeux ce rideau de vermeil,

Évinçant tes angoisses en berçant ton sommeil.

Pour que les jours ne soient que le reflet des nuits,

Recouvrant à jamais ton chagrin endormi .

27 janvier 2018

C’est bête…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 22 h 55 min

C’est bête hein !

Ce matin, devant la fenêtre sur l’autre rive du canal une scène qui me retient. Une aigrette bien blanche sur ses pattes sombres suit à pas rigides le bord du quai. Ses yeux fixent le cormoran bien noir lui. Il plonge, émerge, replonge et ressort, dans de grandes ondes concentriques. Parfois, il a une prise qui s’agite. L’aigrette s’envole vers son bec, attrape le poisson sans provoquer de résistance, puis retourne s’en repaître sur l’herbe. Le cormoran replonge, sans doute pour lui cette fois.. Les deux complices doivent me réserver ce numéro car, à peine hors de mon champ de vue, ils font demi-tour. Un goéland les survole mais n’intervient pas… Sur la clôture, deux pies en uniforme noir et blanc échangent des commentaires. L’hiver, le canal et ses éperlans est un refuge bienveillant pour eux. Plus loin je sais que des flamants sont regroupés dans un étang écarté, que des colverts et leurs canes naviguent prés des buissons du bord et qu’un long héron cendré protège son territoire. Mon spectacle favori est le vol d’étourneaux. Autant je n’apprécie pas la rencontre avec un de ces garnements au bec pointu et aux petits yeux perçants, accroché à la branche d’un tamaris, autant j’admire sans réserve leur vol en bande, les figures extraordinaires que le groupe dessine dans l’espace… Mais ça, ce sera pour ma balade…

Je n’ai pas d’animal at home, j’en ai eu chez mes parents, Dolly le loulou blanc puis Sultan le fier berger allemand. Leur présence nous était familière. Si nous n’en avons pas à domicile, trop de mouvements sans doute, nous en retrouvons chez nos enfants. Les montagnards avec leur chat, ce malin Chopper explore des espaces même enneigés mais est bien content de gratter à la baie pour retrouver chaleur et nourriture. Pour sa petite maîtresse, c’est une évidence indiscutable. Pas plus discutable que son avenir : « Je serai vétérinaire, pas docteur… Tu comprends, les animaux, eux, ils ne peuvent s’expliquer, alors ils ont besoin de nous… » Les Franciliens de Montgeron ont des poisons rouges. Il y a quelques jours, l’un deux s’est retrouvé le ventre en l’air. Tristesse de son petit copain à deux pattes avec lequel il se regardait par-delà le verre, avec lequel il échangeait des secrets sans doute… Nous l’avons enterré cérémonieusement au pied d’un arbre. J’ai été prié de le saluer en évoquant non pas l’au-delà mais les heures passées à se parler en silence.

Les deux plus grandes petites filles ont un lapin, le second, la perte du premier fut un drame… Il les suit en vacances, donc nous sommes souvent avec ce « 4-pattes » comme disent les superstitieux marins. Lorsqu’un visiteur familier arrive, souvent, il demande des nouvelles de Doucky avant de solliciter les nôtres… Bien sûr les deux grandes lui parlent, mais j’ai souvent surpris l’un des adultes, allez, moi aussi, s’adresser à lui comme témoin d’une pensée, d’une décision…  Un confident bien discret

Tout cela en regardant des oiseaux devenus nécessaires au premier coup d’œil du matin vers dehors…

C’est bête, et non !

 

 

Surprise heureuse…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 12 h 00 min

 

 

Surprise heureuse…

Hier : ce n’était pas la Mongolie que nous retrouvions mais une région qui semble plus lointaine et parfois mystérieuse, l’esprit d’un vieil ami qui peine à s’exprimer par la parole, qui peine à se déplacer si une main ne manipule pas son fauteuil… Pourtant, il est présent, par le regard, intense, vif, par sa moue parfois souriante, parfois dubitative, parfois peinée…

Nous ne l’avions pas revu depuis plus d’un mois alors que nos rencontres sont habituellement hebdomadaires ; nous l’avons retrouvé avec un peu d’inquiétude… A tort. Certes il n’avait guère grossi, ses enfants nous en avait prévenus, mais il nous a reconnu avec des yeux étonnés puis rieurs. A la plaisanterie d’Huguette, « Bonjour Monsieur ! », il a répondu, vraiment répondu sur le même ton, «Bonjour Madame… ».

Très vite il a tendu ses mains ; des mains larges encore de vigneron, des bras noueux et drus comme des ceps. Non pas pour nous saluer mais pour se soulever, une fois, deux fois, encore et encore, lui qui fatiguait si vite… Il nous regardait, guettait notre réaction… Quand nous lui disions notre surprise et notre contentement, il nous répondait «  Super, super »…

 Une infirmière est venue près de nous et nous a dit leur étonnement puis leur bonheur de le retrouver un matin puis d’autres debout, certes appuyé, certes guidé par le kiné mais dressé et ferme, lui qui n’avait pas quitté fauteuil et lit depuis si longtemps… C’est lui sans doute qui l’encourage de ce « Super ! » qu’il nous répétait.

Son amusement à nous surprendre faisait plaisir à voir… Du bonheur…

Evidemment ses efforts tant pour se redresser que pour articuler le fatiguait alors il nous tendait les mains, doucement cette fois, pour que nous les caressions en lui parlant paisiblement, en fredonnant même. Il fermait les yeux, cessait ses petits gémissements et s’assoupissait un peu… Jusqu’à son réveil pour de nouveaux étirements, de nouveau mots à articuler…

Un beau, très beau moment que ressentent certainement tous ceux qui chaque jour viennent se poser près de lui.

A bientôt l’ami Jean…

 

 

26 janvier 2018

CIEL BLEU merci Pierre Marie

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 13 h 20 min

 

                                                CIEL BLEU

Il y a toujours du ciel bleu
Au-dessus des nuages
Pour redonner l’espoir de jours plus heureux
A ceux, qui parfois dans la vie, font naufrage.

Il y a toujours du ciel bleu
Face à la mort injuste d’un petit enfant
Pour soulager le chagrin des parents malheureux
Après le départ de leur petit ange vers le firmament

Il y a toujours du ciel bleu
Quand les grands adolescents
Savent partager les moments heureux
Avec leurs vieux parents.

Il y a toujours du ciel bleu
Même quand la santé vous lâche
Car rien n’est plus merveilleux
Que de la retrouver après une partie de cache-cache.

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Victor Coudesabot |
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