Réfléchir et dire… un peu

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30 mai 2017

DELIRES PHILOSOPHIQUES avant le bac

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 25 min

 

Tout ce qui ne tue pas rend plus fort. Friedrich Nietzsche ? Pas pour moi ! Tout ce qui fait souffrir, affaiblit au moins notre humanité. Ce qui nous construit n’est pas la recherche d’une armure mais des moyens de comprendre de s’adapter. Alain Valeau

Tout ce qui est simple, tout ce qui est fort en nous, tout ce qui est durable même, est le don d’un instant. - Bachelard Vrai, dans la plénitude du moment, drôlement restrictif si nous ne pouvions envisager de le retrouver dans notre futur… L’espoir reste toujours le dernier trésor de la boîte de Pandore. AV

La justice sans amour nous rend durs. La foi sans amour nous rend fanatiques. Le pouvoir sans amour nous rend brutaux. Le sens du devoir sans amour nous rend grincheux. L’ordre sans amour nous rend maniaques. - Anonyme Et l’amour qui n’a que la passion comme raison peut conduire à la dureté, au fanatisme, à la violence, à l’oubli des devoirs, au repli puis au désespoir lorsqu’il n’est plus partagé. AV

…il ne faut jamais désespérer son ennemi. Cela le rend fort. La douceur est une meilleure politique. Elle dévirilise. Une bonne occupation ne doit pas briser, elle doit pourrir. - Jean Anouilh Quelle belle leçon pour les envahisseurs, des territoires comme des esprits !! L’intelligence qui conduit à la convivialité semble moins tyrannique, mais plus épanouissante que le « pourrissement » espéré… AV

Tout comprendre rend très indulgent. - Baronne (Germaine de Necker) de Staàl Pourquoi ? Comprendre n’est pas admettre, encore moins tolérer, mais sans doute ouvrir la voie à la discussion et à la vie ensemble dans les limites du respect mutuel,AV

Tout pouvoir sans contrôle rend fou. - Alain Qui confie des pouvoirs à quiconque, sans en établir les limites et les contrôles est fou ; la pire des folies étant celle de certains groupe. Elle ira même jusqu’à retirer le pouvoir à  celui qui modérerait sa folie pour la donner à un plus fou. AV

Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. - Jean-Jacques Rousseau Moi je préfère penser que le plus fort doit savoir traduire sa force en devoirs et conduire les plus faibles, de l’obéissance aux droits bien compris, sinon que la dictature « éclairée » serait belle ! AV  Quand la parole atteint son point de perfection, elle cesse de paraître. C’est la réalité elle-même qu’elle nous rend tout à coup présente. - Lavelle Problème, la parole est circonstancielle, aussi affinée soit-elle elle ne traduit qu’une vérité bien subjective (le beau temps ne l’est qu’en fonction de notre humeur du jour) AV  Le combat est le père et le roi de tout. Les uns, il les produit comme des dieux, et les autres comme des hommes. Il rend les uns esclaves, les autres libres. - Héraclite  Diable ! Faut-il vaincre pour être libre, dominer toujours… Alors, nous serons toujours en guerre ?AV L’humilité rend invulnérable. - Marie von Ebner-Eschenbach Et le silence grandit, peut-être quelle ânerie ! Dire et agir restent encore les meilleurs moyens de se faire comprendre et d’exister auprès des autres. Se taire n’offre que la permission d’interpréter… peut-être même de laisser croire que le modeste, le taiseux… n’a rien à dire, à penser. AV

L’amour rend congelé. - Wezo Quand il a disparu ! Car autrement, quel iceberg pourrait résister à sa flamme AV

Ce n’est pas le doute qui rend fou : c’est la certitude. - Friedrich Nietzsche  t rès circonstanciel… La certitude peut briser mais le doute ne peut que miner. Si le doute scientifique est un moteur puissant de découverte, le doute psychologique est une vrille qui est alimentée par un peut-être rarement satisfait. AV

Dès qu’il s’agit des hommes, le mot « connaitre » me rend rêveur. - André (Georges) MalrauxMoi aussi, l’interprétation, la fouille, subjectives de la nature de l’autre empêchent souvent d’apprécier ses actes… AV

Le plus beau lendemain ne nous rend pas la veille. - Proverbe Chinois Les petits bonheurs au présent n’effacent pas les ravins d’hier mais bâtissent un pont pour les franchir vers d’autres demain en devenir, chacun, d’une suite d’aujourd’hui ! AV  La plus raisonnable des passions, l’avarice, est celle qui rend le plus fou. - Les frères (Edmond et Jules ) Goncourt La générosité appauvrit les poches et enrichit l’esprit AV La vanité nous rend aussi dupes que sots. - Jean-Pierre Claris de Florian et l’amour-propre nous oblige à nous accomplir AV

Rien ne vous rend si grands qu’une grande douleur. - Alfred de Musset

Non mon cher Alfred, l’homme n’est pas un éternel apprenti soumis à la douleur… La recherche du plaisir peut conduire à bien des réflexions pour les reproduire et les amplifier… Il est évident que douleurs comme plaisirs s’entendent hors des déviances qui ne conduisent elles qu’à la dépendance, à l’over dose en tous domaines.AV C’est une fois le puits asséché qu’on se rend compte de la valeur de l’eau. - Taine

Alors il faudrait apprendre à l’homme à modérer ses soifs… Ce n’est pas toujours facile lorsque la pénurie est là, que la survie se conjugue dans l’instant… La sécheresse, comme la solitude affective peuvent conduire à des boulimies désespérées ignorantes des réserves pour l’avenir. AV

   Le silence est une vertu qui nous rend agréables à  nos semblables. - Samuel Butler

Pour ceux qui ont la chance de vivre dans des milieux où l’on communique, où la nature bruisse, existe, le silence est sans doute un bel oasis… Pour ceux qui ne vivent que dans la solitude, voire la méconnaissance des autres, la crainte d’un environnement mal perçu… le silence peut-être plein de menaces.AV

Être et avoir

Classé dans : BONNE PIOCHE — linouunblogfr @ 10 h 04 min

Je redécouvre, bravo à l’auteur!

Pour les amateurs de langue française, un vrai petit bijou.

Loin des vieux livres de grammaire,

Écoutez comment un beau soir,

Ma mère m’enseigna les mystères

Du verbe être et du verbe avoir.

Parmi mes meilleurs auxiliaires,

Il est deux verbes originaux.

Avoir et Être étaient deux frères

Que j’ai connus dès le berceau.

Bien qu’opposés de caractère,

On pouvait les croire jumeaux

Tant leur histoire est singulière.

Mais ces deux frères étaient rivaux.

Ce qu’Avoir aurait voulu être

 

Être voulait toujours l’avoir.

À ne vouloir ni dieu ni maitre,

Le verbe Être s’est fait avoir.

Son frère Avoir était en banque

Et faisait un grand numéro,

Alors qu’Être, toujours en manque.

Souffrait beaucoup dans son égo.

Pendant qu’Être apprenait à lire

Et faisait ses humanités,

De son côté sans rien lui dire

Avoir apprenait à compter.

Et il amassait des fortunes

En avoirs, en liquidités,

Pendant qu’Être, un peu dans la lune

S’était laissé déposséder.

Avoir était ostentatoire

Lorsqu’il se montrait généreux

Être en revanche, et c’est notoire,

Est bien souvent présomptueux.

Avoir voyage en classe Affaires.

Met tous ses titres à l’abri.

Alors qu’Être est plus débonnaire,

Il ne gardera rien pour lui.

Sa richesse est tout intérieure,

Ce sont les choses de l’esprit.

Le verbe Être est tout en pudeur,

Et sa noblesse est à ce prix.

Un jour à force de chimères

Pour parvenir à un accord,

Entre verbes ça peut se faire,

Ils conjuguèrent leurs efforts.

Et pour ne pas perdre la face

Au milieu des mots rassemblés,

Ils se sont répartis les tâche

Pour enfin se réconcilier.

Le verbe Avoir a besoin d’Être

Parce qu’être, c’est exister.

Le verbe Être a besoin d’avoirs

Pour enrichir ses bons côtés.

Et de palabres interminables

En arguties alambiquées,

Nos deux frères inséparables

Ont pu être et avoir été.

Vive la langue française ! Oublie ton passé, qu’il soit simple ou composé, participe à ton présent pour que ton futur soit plus que parfait Que vive la langue française

QUE LA LANGUE FRANCAISE EST BELLE MAIS PAS SIMPLE

Classé dans : BONNE PIOCHE — linouunblogfr @ 9 h 50 min

 

Dans la catégorie BONNE PIOCHE: partage…

Amateurs de Français… 

Mais comment pourrait-on écrire cette phrase: en avez-vous la réponse ?…  Dans une main, j’ai un VER de terre et dans l’autre, un VERRE d’eau. J’ouvre les deux mains et… les deux VER…. (?!) tombent. Comment faudrait-il écrire: « VER……………… », à votre avis ?

Curieux notre français, n’est-il pas ? On appelle ceci des « Homographes non homophones Car ces mots s’écrivent de la même façon mais se prononcent autrement suivant le sens…. Pauvres Flamands (ou Suisses) qui apprennent le français !

En français : deux mots composés des mêmes lettres se prononcent toujours de la même façon ! En êtes-vous bien sûr ?

Voici quelques exemples d’homographes de prononciations différentes ! (Homographes non homophones) Sortant de l’abbaye où les poules du couvent couvent, je vis ces vis. Nous portions nos portions, lorsque mes fils ont cassé les fils. Je suis content qu’ils vous content cette histoire. Mon premier fils est de l’Est, il est fier et l’on peut s’y fier. Ils n’ont pas un caractère violent et ne violent pas leurs promesses Leurs femmes se parent de fleurs pour leur parent.

Elles ne se négligent pas, je suis plus négligent.

Elles excellent à composer un excellent repas avec des poissons qui affluent de l’affluent. Il convient qu’elles convient leurs amis, elles expédient une lettre pour les inviter, c’est un bon expédient. Il serait bien que nous éditions cette histoire pour en réaliser de belles éditions.

Voyons aussi quelques exemples d’homographes de même prononciation (Homographes homophones)

Cette dame qui dame le sol Je vais d’abord te dire qu’elle est d’abord agréable. A Calais, où je calais ma voiture, le mousse grattait la mousse de la coque. Le bruit dérangea une grue, elle alla se percher sur la grue. On ne badine pas avec une badine en mangeant des éclairs au chocolat à la lueur des éclairs. En découvrant le palais royal, il en eut le palais asséché. Je ne pense pas qu’il faille relever la faille de mon raisonnement.

Le ver allait vers le verre vert et non vers la chaussure de vair gris argenté.

29 mai 2017

INTERDIRE

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 21 h 37 min

                                      1968, date à laquelle on revient toujours : « Il est interdit d’interdire ». C’était au départ empêcher d’aller rejoindre les filles dans leur dortoir pour les étudiants de Nanterre… Tout le reste ne fut qu’un amalgame… dans lequel chacun, plus ou moins bien intentionné, fourrait ses idées, ses fantasmes. En faire une fragmentation morale de la société est un énorme non-sens : Jeune enseignant avant 68, comme pour beaucoup de mes collègues ça n’a rien changé après, ni dans le règlement ni dans son application… J’ai connu les rues de Boulogne Billancourt, d’Auteuil, les bals de village et en bleu, en cravate, les rencontres étaient violentes les transgressions hypocrites, réelles dans les familles comme dans les bandes… Quels ados furent ceux qui vilipendent la permissivité actuelle, chez les autres, combien furent, sont ou seront des parents ouverts autant que fermes…

                  La peur, pas forcément celle de la violence, est un grand moteur ; peur de perdre sa tranquillité, peur de déplaire à ses voisins, peur de ce qu’en dira-t-on que l’on veut bien appliquer aux autres mais pas se voir appliquer…

Interdire, ce verbe que l’on veut voir appliquer aux AUTRES mais pas à nous. Interdire, ce verbe que l’on veut voir ouvrir à sanction par les « autorités » mais pas pour nous…

Comprendre oui, admettre peut-être, selon les circonstances et la nuisance, discuter toujours si possible, sanctionner, oui avec bon sens et à bon escient avec équité.

De nombreux élèves en responsabilité, de tous âges, de toutes origines, confessions, éducation, niveaux de compréhension, de nombreuses familles, bien des associations m’ont appris que fermeté n’est pas dictature, que discuter, (écouter et dire) n’est pas faiblesse et que réagir ( admettre les raisons de l’autre- maintenir les nôtres – sanctionner et corriger) vaudront toujours mieux que hausser les épaules, baisser les bras et laisser à d’autres le soin de décider pour nous… en fait se réfugier dans l’abstention…

27 mai 2017

Mamans, que chaque jour vous soit une fête!

Classé dans : Non classé,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 15 h 16 min

 

 maman-et-enfant-assis-sur-un-lit

Je ne peux pas dire que ce jour, pour moi, soit symbolique…

Etre mère, comme un titre que l’on reçoit automatiquement plus qu’une fonction véritable.

Etre mère représente un telle étendue de possibilités, d’images, depuis la mère indifférente, la mère rejetante, la mère Folcoche…. jusqu’à la mère fusionnelle castratrice, dévoreuse… qu’il est difficile d’honorer un titre.

Il est des mamans qui ne sont pas les génitrices, les mères biologiques dit-on, il est des mères qui sont des secondes mamans, par le jeu de circonstances, y compris l’adoption, des mères qui n’ont pas porté et senti croître la vie d’un bébé en elles et qui, pourtant, comme la majorité des mamans, répondent bien à ce qui est l’essentiel : l’affection, la confiance, l’éducation, l’ouverture aux autres, la conduite à chaque étape vers la maturité de l’enfant.

Le plus souvent, l’intelligence et les sentiments du couple donnent une harmonie à ce qui est le plus beau de notre histoire humaine, se continuer. J’ai appris, pas seulement dans mes lectures, pas seulement à travers des émissions, des articles… mais dans ma vie professionnelle, associative et amicale, combien il existe de mises en œuvres formidables de cette réalité : aimer et assumer un enfant même au-delà des décès, divorces, choix de couples, tant dans les familles aisées que dans les familles en précarité…

J’ai appris aussi combien l’image d’une mère, d’un couple pouvait être trompeuse et été confronté à bien des envers d’apparences affligeants… De ces situations pour lesquelles, malheureusement, je souhaitais qu’elles se délitent.

Aussi, aujourd’hui, je veux simplement dire mon émotion permanente, mon bonheur, lorsque je rencontre ces mamans qui font de leur foyer un nid solide, douillet, vigilant, ouvert vers la vie en général et qui arment vraiment leurs enfants vers l’avenir avec et non contre les autres

Huguette et moi avons une pensée particulière pour nos mamans qui demeurent profondément dans nos pensées, notre cœur parce qu’elles ont illustrées et illustrent au quotidien à travers bien des moments de joie mais aussi de douleurs cette admiration : D’abord nos Mamans, Colette et Laure, qui ont traversé la tête haute, tant et tant de tempêtes et de belles journées, Mireille, et nos filles, les mamans de nos merveilleux petits enfants.

Nous y associons toutes ces mamans qui ont accompagné ou accompagnent encore notre chemin, liés par des attaches familiales ou amicales ; affection et estime mutuelle sont précieuses !

Une pensée très émue pour tous ces enfants qui eux, en cachette, parfois avec impatience, ont fait, font de cette journée celle de leur maman, maman de tous les jours et Maman Reine d’un jour. Bien des souvenirs chauds en revoyant nos préparatifs et en retrouvant ceux de nos élèves Maladroits souvent, tant pour les boites décorées que les poèmes écornés mais tendres, si tendres…

mere et enfant

 

 

 

 

22 mai 2017

Vin et eau, deux éléments révélés du patrimoine de nos villages…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 38 min

Vivre, c’est se situer et se construire au présent… Pour s’approprier le lieu où on implante sa vie, même temporairement, il faut le connaître, le respecter, le pratiquer. « On ne comprend bien un espace qu’avec ses pieds ! » disait une dame ce samedi de cheminement dans le village.

Le pratiquer se conjugue au présent : en identifier les rues, les paysages, les apprécier dans leurs charmes et dans leurs défauts, en goûter les ressources naturelles ou sociales, trouver son loisir, son épanouissement dans les offres des associations, des services divers, partager les moments conviviaux…

Le respecter, c’est savoir combien chaque pierre travaillée, chaque lopin retourné, chaque embellissement ajouté à valu de sueur, d’initiatives, de temps, de découragement, de remises sur le chantier, de fierté, à ceux qui, pour eux ou pour la collectivité ont œuvré sur notre territoire.

Cette randonnée sur ce parcours œnologique de Saint Christol, c’est un grand salut de respect consacré d’abord à ces vignerons, petits ou plus grands propriétaires, ouvriers, pour lesquels la terre est d’abord un potentiel de ressources, une incertitude, un chantier à vaincre avant d’espérer.

Le vin, comme tout ce qui peut tenter l’homme, la femme, comme tout ce qu’ils produisent, pêche par ses excès. Une belle légende grecque fait acheminer le buveur, de la gaîté, à la bravoure téméraire puis à la sottise profonde… Le meilleur et le pire.

Pour bien des travailleurs de nos vastes régions viticoles, il fut, il est, le « sel de la terre », le moyen de vivre, puis souvent, tant la tâche était prenante, incertaine,  source de fierté.

J’ai parcouru dans un village une exposition consacrée aux grandes colères de 1907, «  Cette saison des gueux » était émouvante, comme l’étaient les lettres de cette mère à son fils émigré pour lui conter les luttes…

Parmi nous, un viticulteur évoquait son aïeul, soldat du 17ème, refusant de tirer sur les hommes, les femmes les enfants désespérés de Béziers… Ce « camp d’épreuves » auquel ce « rebelle » et ses camarades furent expédiés, il pouvait nous le montrer sur les photos exposées…

Les paroles du chanteur et poète, ce soir-là, ponctuèrent l’épopée du vin à travers les siècles mais aussi traduisirent ce désespoir d’une région qui perdait la confiance, la foi dans le pouvoir de ses mains devenues improductives.

Revivre, tâche après tâche, de la terre dure jusqu’à la vendange, la ténacité des vignerons qui écrivirent l’histoire de bien des villages fut un grand moment. Nous faire partager leur colère en fut un autre.

Le lendemain fut essentiel car l’eau, vitale, était à l’honneur. Cette eau qu’il fallait aller chercher dans la gangue de son sous-sol pour l’exhumer jusqu’au jour. Cette eau qu’il fallait s’ingénier à drainer, à conserver, à ménager aussi… Cette eau, qu’il fallait offrir, partager en des puits communaux puis en des fontaines pour tous, ce village en multiplie les possibilités de découverte… Que de puits, droits ou avec grottes, aux mécanismes les plus ingénieux, nous a-t-on révélés, à l’air libre ou bien à l’abri dans un jardin clos, une cave voutée…

Merci à tous ceux qui ont permis cette chasse aux trésors de l’eau.

Pas anecdotique, si leur animal totémique est né, a été découvert par les porteuses d’eau…

 

Il paraît, selon le philosophe antique que « L’homme est intelligent parce qu’il a une main… » Comment ne pas le croire en voyant tant de témoignages de constructions diverses, ingénieuses pour que l’eau, «  la vie » selon Saint-Exupéry, justifie que là où elle jaillit, une communauté se fixe !

 

En ces deux journées j’ai, aussi, rodé dans un jardin à travers les âges, entendu conter la lente construction puis destruction puis reconstruction d’une abbaye, applaudi des comédiens de rue…

J’aime les écrits, j’aime les productions exposées dans les lieux de culture mais souvent plus pour la passion qui a guidé leurs auteurs que pour l’œuvre… J’aime sans doute plus les lieux de travail, tous, le champ, l’atelier, la classe, le cabinet de praticien, le bureau de secrétaire, le stade, tous vraiment lorsque leurs pratiquants sont sincères et généreux, donc j’ai aimé partagé, une nouvelle fois, ces occasions, dans notre village et ses environs, d’entendre, de voir, des gens d’aujourd’hui dire l’existence des gens d‘hier. J’ai éprouvé avec émotion, leur force, pour, à travers,  espoirs, colères, rires et amertumes, avec persévérance, intelligence, courage, générosité brillent la vie.

Ces témoignages le prouvent. Ils seraient bien surpris ces puisatiers de nous voir admirer leur création. Chaque jour, nous laissons une empreinte. Le quotidien de notre village est riche de l’inventivité de chacun ; même créatrice d’un embellissement, d’un mur, d’un jardin, d’une poterie, d’une peinture « pour soi » ou d’un spectacle, d’une fête, d’une belle salle de classe pour tous… l’ingéniosité est un trésor qui deviendra une page que liront plus tard les futurs découvreurs des journées du Patrimoine.

 

 

21 mai 2017

Lettre à un enfant qui n’aime pas la grammaire

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 21 h 33 min

La grammaire est une aventure formidable autour des mots. Si, si !!

Ce fut vraiment extraordinaire lorsque les gestes les grognements pour désigner quelque chose sont devenus, peu à peu, des sons articulés et attachés à un objet, une personne, un animal, un acte, une idée….

Ce fut une joie importante lorsque tes parents t’ont entendu utiliser tes mots à toi, étrange, au début, puis copiés de façon amusante, sur ceux des personnes qui t’entouraient puis identiques  « Tu n’es plus un bébé ! » Enfin, tu te faisais comprendre,  sans gestes, sans grimaces, sans te mettre en colère quand nous nous trompions sur ce que tu voulais dire. Nous avions les mêmes mots !

 

N’empêche que chaque jour des gens, toi, moi, nous, des savants, des travailleurs, des copains, des sportifs, même les muets, les sourds … inventent des mots nouveaux, pour mieux désigner, se comprendre ou simplement s’amuser…

Une vie sans mots qui bougent, qui se créent, serait vraiment triste.

Je suis certain que même Robinson Crusoé, lorsqu’il était tout seul dans son île, se parlait, donnait des mots à ce qui l’entourait, ce qu’il faisait, ce qu’il pensait…

Des mots, de toutes les formes, de toutes langues, de toute imagination, il en faut, ça c’est plus que sûr !

 

Mais pourquoi nous casser la tête avec eux puisque Papa, Maman, Papy, Mamy, les amis… peu à peu nous les apprennent ? C’était mieux dans les tribus, non ?

Je n’en suis pas certain, parce que gare à toi si tu te trompais de mots pour demander, obéir, chasser, te nourrir… Moins il y avait de mots et plus on pouvait se tromper, surtout s’ils se prononçaient pareils ! Entendre « mur » tout seul, c’était quoi, des pierres les unes sur les autres, un fruit comestible, le fruit des ronces… Il fallait l’accompagner de gestes, de mimes…

 

Avant, bien avant même, de trouver des signes pour tracer les mots sur du sable, des écorces, des pierres, des peaux, du papier… il fallait une sacrée mémoire pour essayer de se souvenir de tous les mots nouveaux… même si on restait enfermé dans sa grotte…

Toi, tu n’as pas envie de rester isolé, non ! Alors ? il faut comprendre et te faire comprendre le mieux.

Les signes pour garder les mots, l’écriture, furent quand même le second progrès le plus extraordinaire pour la grande histoire de la COMMUNICATION ! Pour comprendre ce que connaissaient les anciens, pour ne pas oublier nos découvertes, pour envoyer et recevoir des messages à ceux qui étaient loin… écrire, c’était formidable… On n’a pas fait mieux que parler/écouter, écrire/ lire… Le téléphone, l’écran d’internet ne sont que des bons moyens pour aller plus vite, plus loin, plus longtemps et aider à se comprendre…

Du dictionnaire, à l’encyclopédie, à Google nous avons des réserves de mots et d’explications de plus en plus extraordinaires…

 

MAIS TOUT ÇA CE N’EST QUE BULLES DE SAVON INUTILE SANS LE PLUS IMPORTANT, L’ESSENTIEL….. TOI ET TON CERCEAU !!!

 

Si tu as de magnifiques outils dans un atelier bien rempli en matériaux, sans que tu saches t’en servir, qu’en feras-tu ?

Si tu as une belle équipe de copains en bonne santé mais que vous ignorez tout des règles d’un sport, des astuces pour être performants, des installations.. Que ferez-vous ?

Le plus perfectionné des ordinateurs reste un tas de ferrailles, de plastique, de fils, si tu n’as pas appris ses modes d’emploi.

Tu peux te poser la question en peinture, en musique autant que pour l’utilisation d’une machine…

Toi qui es astucieux, je te vois sourire : « Pas de problème : j’inventerai, je ferai des essais, nous chercherons des règles, je lirai des modes d’emploi, nous chercherons des gens qui savent pour nous expliquer… »

Et bien oui, tu inventerais comme les hommes et les femmes d’hier et d’aujourd’hui, de demain aussi parce que sans communication on ne vit plus ensemble. Tu trouverais des « maîtres », tu lirais des explications… Tu créerais l’apprentissage, allez, disons-le, les cours, les profs… l’Ecole quoi.

 

Un sage de l’Antiquité disait que la langue, la voix, c’est la meilleure ou la pire des choses, d’autres affirment que cette parole est d’argent et le silence d’or… Nous, on dira simplement que écouter/lire est aussi important que parler/écrire.

Pour terminer cette partie de réflexion, à ceux qui haussent les épaules et affirment que l’on peut s’exprimer autrement qu’avec des mots, que mimer, peindre, sculpter, danser, dessiner… c’est aussi communiquer, je réponds « D’accord avec vous ! Mais toutes ces formes demandent autant, plus encore souvent d’apprentissages que pour le travail des mots     Je le sais bien, j’ai essayé sans beaucoup de succès… même pour me mette en colère parce que je razrais, ou pour trouver ce que j’écoutais, observais, contemplais, beau, moche, difficile, facile… ben , comme pour toi, il me fallait des mots !

 

Bon ces mots dont on ne peut se passer, il faut bien en faire un bon usage, le meilleur possible même !

Les inventer, c’est faire du VOCABULAIRE (bonjour le latin pour désigner l’ensemble des mots) (utiliser ta voix.) – avec un mot tu peux en fabriquer beaucoup d’autres selon ce que tu veux en faire (c’est toute sa famille que tu crées alors). Certains te paraissent insuffisants, alors tu leur trouves des cousins « petit c’est bien mais minuscule, microscopique, c’est mieux non ? » Tu les maries même dans des expressions «  grand – immense – très grand – hyper géant -  vachement super géant… ». Ce qui n’est pas terrible, ce sont ceux qui se prononcent, se lisent parfois pareils mais ne veulent pas dire la même chose  (même si en cherchant bien autrefois, ils étaient très cousins «  la plage arrière de la voiture n’a pas beaucoup de sable sauf si tu reviens de la plage du bord de mer ». « Livre, est-ce le poids du paquet de beurre ou les pages reliés de mon histoire ? C’est casse-pieds, tiens, est-ce que cette expression veut vraiment dire que ces histoires de mots m’écrasent les orteils ? Parfois un mot suffit pour se faire comprendre « Aïe – assez – vite… » et encore faut-il savoir à quelle occasion tu cries ça. Si c’est écrit, il faut même lui ajouter un petit signe pour comprendre comment tu le prononces.

Je ne sais pas quels mots sont apparus en premier : ceux pour désigner ce que l’on voyait, touchait, sentait, entendait, imaginait LES NOMS ou ceux pour désigner ce que l’on avait fait, faisait, voulait faire (soi ou quelqu’un d’autre d’ailleurs) LES VERBES.

Ce qui est certain C’est que ? Très vite, il a fallu les préciser : «  Un, deux ou plusieurs bisons – un gros, un petit, avec de la fourrure, pelé… »… Pour le bébé « chaud – bon – encore – mon – celui-là… », c’est aussi important à faire comprendre aux adultes… préciser c’est aussi déterminer, décrire, qualifier, ajouter des renseignements, compléter les nos les verbes principaux… donner des détails, c’est te faire mieux comprendre. « Souris », c’est bien, mais est-ce une action, un animal, comment ça se passe ? Qu’st-ce que je dois me représenter ? Les mots de précision vont être bien utiles non ?

 

Chaque mot possède son écriture de base, celle du dictionnaire, son ORTHOGRAPHE. (écrire – droit – juste encore du Grec) Quelle BELLE HISTOIRE aussi ! Chaque orthographe a son histoire, depuis la naissance du mot jusqu’à aujourd’hui en traversant par toutes ses transformations à travers ses voyages dans les chemins des voyageurs et dans le temps, année après année. Tu parles grec ‘téléphone – parler de loin – latin « aquarium » anglais ‘’football ‘’ indien ‘’véranda’’ ‘’pyjama’’ russe ‘’bistro- vite’’ , etc.…

 

Oui, ton mot a besoin de s’entourer d’une petite histoire souvent : une expression « une rose magnifique – un tir au but de toute beauté… »  – une phrase simple est préférable «  Le jardinier a créé une rose magnifique. ». Mon copain a réussi un tir de toute beauté. »  Une phrase avec des circonstances attire encore mieux l’attention : Hier, dans le par d’exposition florale, nous avons rencontré un jardinier qui a crée une rose magnifique. » – «  Samedi dernier, le match semblait perdu, soudain, après ma passe, mon copain a réussi un tir au but de toute beauté. »

Bon, tu ne le dirais pas comme cela, mais même avec tes mots, il faudrait donner le bon sens (le tien) à ta communication.

Lorsque tu auras rassemblé tes phrases dans une belle suite, tu auras crée ton histoire…

 

Mais tes expressions en groupe de mots, tes phrases… comme tes histoires, elles s’agitent, changent de forme, vivent, se prononcent, s’écrivent différemment selon ce que tu veux exprimer !

Cette cuisine de mots, c’est LA GRAMMAIRE (Encore du Grec à l’origine): art de lire et d’écrire » rien que ça !

Comme en cuisine, art d’arranger agréablement les aliments, il faut respecter les recettes pour obtenir un plat qui donne envie de le goûter

Un mot sans grammaire, c’est comme une carotte ; une pomme de terre, une nouille, de la farine, une côtelette… non préparés… Certains, peuvent être curieux du goût, certains peuvent aimer mais beaucoup les préfèrent nettoyer, cuits, mélanger, additionner avec d’autres produits…

Pour bien lier les ingrédients, il faut très souvent, ajouter des aromates, des aides à la cuisson : sel- poivre – herbes – huile – beurre – eau – etc…  de nombreux petits produits qui seuls sont souvent insuffisant à nourrir mais qui bien placés donnent sa solidité, ses belles couleurs, son bon goût, son originalité, à un plat, en grammaire, ce sont tous ses petits mots qui accompagnent les mots principaux d’une expression ou d’une phrase.

La gastronomie de l’expression, la belle cuisine, c’est quand avec tous ces beaux plats de mots tu pourras organiser tout un repas (UNE HISTOIRE) bien ordonnée, avec son décor, ses surprise, ses entrées, ses étapes et son dessert – la conclusion.

 

LA GRAMMAIRE OU L’ART D’ACCOMMODER LES MOTS

Voyons un peu, dans ce panier j’ai des NOMS et des VERBES.

J’ai des noms de toutes sortes : objets naturels ou créés, des animaux, des humains, des idées, des actes, des évènements….

J’ai des verbes, parfois de la même famille que les noms, comme ce que nous faisopns « écrire et écriture », des verbes qui bougent, des actions, des verbes qui décrivent un état, une apparence, un air, des verbes qui aident d’autres verbe à se faire comprendre, l’aide d’un médecin, par exemple, c’est un auxiliaire, ces verbes outils s’appellent comme ça aussi : AUXILIAIRES

 

Avant de cuisiner mon expression ou ma phrase, il me faut bien préciser le NOM puis le verbe que je choisis.

Je cueille le nom « tomate ». lisons la recette que j’ai choisi :

N’importe quelle tomate ? Combien ? Laquelle choisir, ciment la préciser ? La déterminer ?

Je fouille mon placard de DETERMINANTS :

Une , non par n’importe laquelle, bien définie ce sera la tomate du jardin de Victor. Comme il en faut plusieurs ce seront les tomates de ce jardin, pas des, indéfinies, mal connues, non ! Peut-être sais-tu il t’en faut exactement, trois, quatre… pas quelques ou plusieurs mais un compte précis. Tu peux préciser, puisque qu’elles t’appartiennent maintenant, mes trois tomates tu insistes, je veux ces trois tomates, que je montre, pas d’autres…

 

Et l’aventure de la grammaire commence…

drôles d’oiseaux

Classé dans : BONNE PIOCHE — linouunblogfr @ 21 h 26 min

Sais-tu que….

La poule caquette, le chien aboie quand le cheval hennit et que beugle le bœuf et meugle la vache… ?

L’hirondelle gazouille, la colombe roucoule et le pinson ramage… ?

Les moineaux piaillent, le faisan et l’oie criaillent quand le dindon glousse ?

La grenouille coasse mais le corbeau croasse et la pie jacasse et si le chat comme le tigre miaule, l’éléphant barrit, l’âne braie, mais le cerf rait… ?

Le mouton bêle évidemment et bourdonne l’abeille.

La biche brame quand le loup hurle.

Tu sais, bien sûr, tous ces cris-là mais sais-tu que…  si le canard nasille, les canards nasillardent ?!

Que le bouc ou la chèvre chevrote ? Que le hibou hulule mais que la chouette, elle, chuinte ? Que le paon braille, que l’aigle trompète ?

Sais-tu…

Que si la tourterelle roucoule, le ramier caracoule et que la bécasse croule ? Que la perdrix cacabe ? Que la cigogne craquette et que si le corbeau croasse, la corneille corbine et que le lapin glapit quand le lièvre vagit ?

Tu sais tout cela ? Bien…. mais sais-tu, sais-tu …

Que l’alouette grisolle ?

Tu ne le savais pas. Et peut-être ne sais-tu pas davantage que le pivert picasse ?

C’est excusable !

Ou que le sanglier grommelle, que le chameau blatère, et que c’est à cause du chameau que l’on déblatère ? Tu ne sais pas non plus peut-être que la huppe pupule ?

Je ne sais pas non plus si on l’appelle en Limousin la pépue parce qu’elle pupule ou parce qu’elle fait son nid avec de la chose qui pue ?

Qu’importe ! Mais c’est joli: la huppe pupule…

Et encore sais-tu  que la souris, la petite souris grise : devine… La petite souris grise chicote ?

Oui ! Avoue qu’il serait dommage d’ignorer que la souris chicote et plus dommage encore de ne pas savoir, que le geai, Que le geai cajole ! »

Que de chants, au joli, au curieux nom et tout ça sans bruitage..

20 mai 2017

LE SUICIDE DES JEUNES

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 30 min

                Comme la violence, comme la dépression, il peut toucher tous les âges et nous avons tous appris de tels décès d’enfant… il est difficile de savoir s’il s’agissait de véritables envies de ne plus être, de provocation, de chantage même, mais quel que soit ce qui se passait dans la tête de l’enfant,  que le geste soit voulu comme une volonté de disparaître ou comme un simulacre, qu’il aboutisse à la mort ou non, il est avant tout un cri que l’entourage n‘a pu ou pas su entendre, comprendre.

                      Peut-on empêcher le geste de s’accomplir ? C’est vraiment difficile, voire culpabilisant de chercher une réponse après les faits, car il y a tant de circonstances qui interfèrent : le moment, le lieu choisi, la proximité ou non d‘autres personnes… que l’on tombe vite dans la ronde des si…

Alors rien à faire ? Et bien justement, il agir sur ces si, pour que le hasard ne soit pas l’élément dominant de la sauvegarde, de la survie.

Bien sûr il faudrait agir sur les préalables du geste, mais parfois il est le résultat d’un instant, d’un désespoir très fort mais ponctuel, d’un sentiment de rejet, d’un parent, d’un ou d’une amie, d’un groupe, d’un prof, de quelqu’un d’important qui donne un sentiment d’exclusion tellement important qu’il conduit à la négation de l’envie de vivre, à la violence envers les autres ou envers soi. J’ai connu le cas d’un enfant de CM2 qui avait affolé ses parents et moi-même en envoyant un courrier où il annonçait sa décision de se tuer. Joint immédiatement l’instituteur responsable tombait des nues, le gamin lui-même au téléphone, nous disait ne pas savoir de quoi on parlait…  La querelle avec ses copains qui avait conduit à ce sentiment de rejet, était dépassée et même oubliée, heureusement sans doute que les activités soutenues de la classe transplantée, la présence constante d’animateurs, ne l’avait jamais laissé seul avec sa peine…

D’autres cas remontent plus loin et sont l’aboutissement d’un cheminement psychologique que ni la famille, ni l’école, ni parfois des éducateurs sportifs, cultures n’ont su identifier, parfois parce que les symptômes n’avaient rien d’évidents : trop sage, peut-être, un peu renfermé aussi…

Il n’y pas de solution pour assurer aux enfants des conditions d’éducation, d’affection, de compensation des troubles, idéales… Mais i y a au moins un rôle, un devoir que l’Ecole, peut et doit assurer, c’est celui de la vigilance…

Dès le plus jeune âge, tous ceux qui accompagnent des enfants parce qu’ils ont choisi cette fonction, professionnelle ou associative doivent être attentifs à ceux qui leur sont confiés. Cela nécessite une formation autant psychologique que pédagogique, cela nécessite que l’enfant, l’adolescent, dans les établissements notamment soit au centre d’l’attention non pas du maître de la classe mais de toute l’équipe de l’établissement, enseignants, surveillants, personnel des interclasse…  cela nécessite une belle cohérence et confiance au sein de toute la communauté qui est impliqué par la scolarité dans cet établissement. C’est la seule façon de combattre cet isolement, cette montée du rejet et du désespoir dans l’esprit d’un jeune. Qu’ensuite se mettent en place des actions de retour vers l’apaisement, c’est utile, nécessaire mais possible que si l’alarme a été déclenchée à temps…

 

 

18 mai 2017

Chance pour l’élève

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 22 h 09 min

Permettez-moi de dire (redire) que l’école n’est une chance pour l’enfant qu’avec une base simple, mais hélas jamais instituée officiellement : une équipe solide, bien formée non seulement sur le plan des connaissances individuelles de chaque enseignant, mais sur et pour la cohérence du travail collectif.

Un enfant suivi depuis son entrée dans le système selon ses acquis, ses possibilités et son rythme d’apprentissage, selon un projet adapté et mis en œuvre par tous et non classe par classe est la solution, tant pour les précocités que les retards…Oui, il faut prendre exemple sur ce qui marche, souvent des écoles avec des initiatives particularisées, jamais assurées de leur pérennité… une pédagogie individualisée, autant qu’un suivi qu’une cohérence par tous est possible… malheureusement ce n’est pas la règle : les réformes de méthodes comme de fond (rythmes – règles de vie … ne prendront que sur des équipes solides et bien dirigées…) le reste n’est qu’une loterie avec laquelle, année par année, l’enfant tombe ou non, dans « une bonne classe » avec tous les paramètres évoqués « bon maître » «  bon niveau général » «  pas de cas qui alourdissent » etc

Pourquoi est-il si difficile de généraliser cette formation et cet accueil dans notre pays ?

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Victor Coudesabot |
Savoirses |
P4corneille |
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