Réfléchir et dire… un peu

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27 mars 2017

Notre clown du théâtre

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 18 h 16 min

IL était une fois…. Une Vie en Clown.

Un jour un monsieur sérieux songeait devant ses amis à faire du Clown, il serait parfois inquiet, parfois en colère, parfois amoureux mais toujours amusé.

Et pourquoi pas? Lui dirent ses amis...

En 2003 il intègre l’association ‘ RIRÖLI ‘ équipe de Clowns intervenant auprès des enfants hospitalisés et handicapés.

Les interventions des Clowns permettaient d’aider l’enfant et son entourage à mieux supporter son hospitalisation. Les actions ne consistaient pas à présenter des spectacles mais chaque situation demandait des trésors d’improvisations.

Devenir un Clown, jouer des histoires, même derrière un nez rouge,  le plus petit masque au monde, cela s’apprend. On apprend à s’écouter, à explorer nos émotions, à vivre le moment présent, on s’ouvre aux autres…

Pendant trois années notre Clown à fait son apprentissage auprès de compagnies professionnelle et peu à peu crée son personnage,

Ainsi Jean-Pierre devint PEPPINO.

La scène étant un lieu de liberté, en juin 2006 avec les amis qui lui avaient dit  : «Pourquoi ne pas réaliser ton rêve?». Avec d’autres qui viennent le rejoindre, se crée la Compagnie Le Clown du Spectacle Théâtre Clownesque. Elle reçoit un bel accueil des élus de Saussan  et s’implante au centre Culturel.

Une nouvelle aventure commence, nous devenons acteur, metteur en scène et orchestrateur.

PEPPINO est autodidacte et sait qu’il n’est pas dans le circuit conventionnel des gens sortis du conservatoire…

Nos spectacles seront joués sans dialogue, le jeu du Clown est basé sur l’expressivité, la perception du corps, la gestuelle et la musique.

PEPPINO veut exercer sa passion… il forme une équipe

*Avec des comédiennes de talent (Laura, Clara, Agnès)

*Avec des Techniciens (José, Robert, Daniel), ils créent les bruitages, enregistrent, découpent les musiques, exécutent les plans lumières, pour chacun des spectacles.

*Pour l’écriture des spectacles (Françoise , Alain , Peppino).

*Pour la réalisation des décors (Guy , Robert).

*Et Claude, l’Idée-Ologue ‘’maison’’ passionné par le Clown.

PEPPINO le plus souvent sur scène, mais parfois il fait aussi de l’improvisation en compagnie de partenaires dans une salle d’exposition, l’inauguration d’un espace public, à la mairie pour un mariage, pour une œuvre d’entraide,  PEPPINO et sa troupe s’investisse avec sérieux et sincérité, pour donner et recevoir, partager des moments de plaisir heureux avec un grand complice : Le PUBLIC .

Tous sont unanimes pour mettre en jeu l’affirmation:

« Le Clown théâtre c’est l’enfance de l’art ou l’art de l’enfance retrouvée. »

e-mail : clownduspectacle@gmail.com                         Blog : leclownduspectacle.midiblogs.com

LE CLOWN DU THEÂTRE

24 mars 2017

Alexis de Tocqueville Mémoire sur le paupérisme

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 18 h 41 min

-Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux.

-La plupart estiment que le gouvernement agit mal ; mais tous pensent que le gouvernement doit sans cesse agir et mettre à toute la main.

-Les Français comptent toujours, pour se sauver, en un pouvoir qu’ils détestent, mais se sauver par eux-mêmes est la dernière chose à laquelle ils pensent.

Il n’y a, en général, que les conceptions simples qui s’emparent de l’esprit du peuple. Une idée fausse, mais claire et précise, aura toujours plus de puissance dans le monde qu’une idée vraie, mais complexe

Les partis sont un mal inhérent aux gouvernements libres.

-La charité individuelle produit presque toujours des effets utiles. Elle s’attache aux misères les plus grandes, elle marche sans bruit derrière la mauvaise fortune, et répare à l’improviste et en silence les maux que celle-ci a faits. Elle se montre partout où il y a les malheureux à secourir ; elle croît avec leurs souffrances, et cependant on ne peut sans imprudence compter sur elle, car mille accidents pourront retarder ou arrêter sa marche ; on ne sait où la rencontrer, et elle n’est point avertie par le cri de toutes les douleurs.

-Il faut que les lois soient faites pour les hommes et non en vue d’une perfection idéale que la nature humaine ne comporte pas, ou dont elle ne présente que de loin en loin des modèles

-L’individu est le meilleur comme le seul juge de son intérêt particulier et [...] la société n’a le droit de diriger ses actions que quand elle se sent lésée par son fait, ou lorsqu’elle a besoin de réclamer son concours.

22 mars 2017

Dire le bon droit…

Classé dans : BONNE PIOCHE — linouunblogfr @ 21 h 17 min

Subtilités et richesses de la langue française !

Ne dit-on pas que cette langue est très difficile à apprendre ?

Même pour le bon droit ! En voici un exemple :

                         Une vieille demoiselle se présente chez un notaire pour enregistrer l’acte d’achat de sa maison récemment acquise.

                    Le notaire l’invite à s’installer, appelle son clerc et lui demande textuellement :

            »Veuillez, s’il vous plait, ouvrir la chemise de mademoiselle, examiner son affaire, et si les règles ne s’y opposent pas, faites une décharge pour qu’elle entre en jouissance immédiate! »

                 On n’a toujours pas rattrapé la vieille fille !

L’AÏEUL ET LE PETIT-FILS

Classé dans : BONNE PIOCHE — linouunblogfr @ 17 h 06 min

          Il y avait une fois un homme vieux, vieux comme les pierres. Ses yeux voyaient à peine, ses oreilles n’entendaient guère, et ses genoux chancelaient. Un jour, à table, ne pouvant plus tenir sa cuiller, il répandit de la soupe sur la nappe, et même un peu sur sa barbe.

               Son fils et sa bru en prirent du dégoût, et désormais le vieillard mangea seul, derrière le poêle, dans un petit plat de terre à peine rempli. Aussi regardait-il tristement du côté de la table, et des larmes roulaient sous ses paupières ; si bien qu’un autre jour, échappant à ses mains tremblantes, le plat se brisa sur le parquet.
Les jeunes gens le grondèrent, et le vieillard poussa un soupir ; alors ils lui donnèrent pour manger une écuelle de bois.

                 Or, un soir qu’ils soupaient à table, tandis que le bonhomme était dans son coin, ils virent leur fils, âgé de quatre ans, assembler par terre de petites planches.
-Que fais-tu là ? lui demandèrent-ils.

-Une petite écuelle, répondit le garçon, pour faire manger papa et maman quand je serai marié….

L’homme et la femme se regardèrent en silence… ; des larmes leur vinrent aux yeux. Ils rappelèrent entre eux l’aïeul qui ne quitta plus la table de famille.

Source: InLibroVeritas

21 mars 2017

Il est où le bonheur?

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 22 h 11 min

Si tu ne trouves pas le bonheur,

C’est peut-être que tu le cherches ailleurs…

Ailleurs que dans tes souliers.

Ailleurs que dans ton foyer.

 

Selon toi, les autres sont plus heureux.

Mais, toi, tu ne vis pas chez eux.

Tu oublies que chacun a ses tracas.

Tu n’aimerais sûrement pas mieux leur cas.

 

Comment peux-tu aimer la vie

Si ton cœur est plein d’envie,

Si tu ne t’aimes pas,

Si tu ne t’acceptes pas ?

 

Le plus grand obstacle au bonheur, sans doute,

C’est de rêver d’un bonheur trop grand.

Sache cueillir le bonheur au compte-gouttes :

ce sont de toutes petites qui font les océans.

 

Ne cherche pas le bonheur dans tes souvenirs.

Ne le cherche pas non plus dans l’avenir.

Cherche le bonheur dans le présent.

C’est là et là seulement qu’il t’attend.

 

Le bonheur, ce n’est pas un objet

Que tu peux trouver quelque part hors de toi.

Le bonheur, ce n’est qu’un projet

qui part de toi et se réalise en toi.

 

Il n’existe pas de marchands de bonheur.

Il n’existe pas de machines à bonheur.

Il existe des gens qui croient au bonheur.

Ce sont ces gens qui font eux-mêmes leur bonheur.

 

Si, dans ton miroir, ta figure te déplaît,

À quoi te sert de briser ton reflet ?

Ce n’est pas ton miroir qu’il faut casser.

C’est toi qu’il faut changer !

 

Charles-Eugène PLOURDE

La fête du Printemps chinois.

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 10 h 07 min

 

 

La fête du Printemps s’appelle aussi guonian. Qu’est-ce que le Nian ou Nianshou 年兽 ? C’est un animal imaginaire qui porte malheur. Quand le nian arrive, les arbres se fanent, les feuilles s’éparpillent et l’herbe ne pousse plus. Dès qu’il est parti, tout ce qui vit se développe et les fleurs s’épanouissent. Comment faire pour que l’animal s’en aille ? On eut l’idée de le chasser par le moyen de pétards, d’où l’usage de tirer des pétards.

LEGENDE DU NIANgounian

Selon une légende, il y avait dans l’antiquité, un animal étrange et particulièrement féroce avec des cornes sur la tête, nommé nian. L’animal vivait au fond de la mer et mettait pied à terre à la veille du Nouvel An pour dévorer le bétail et les gens. Chaque année, par conséquent, les villageois emmenaient les vieillards et les enfants dans les montagnes désertes pour y fuir la férocité de l’animal.

Une veille du Nouvel An, un mendiant âgé arrive au village de Taohua, une canne à la main, un sac à l’épaule, à la barbe blanche et aux yeux brillants. Une vieille dame de l’est du village l’a persuadé de fuir le nian dans les montagnes. Le vieux monsieur éclate de rire, la main à la barbe : « Si Madame me permet de rester une nuit chez vous, je chasserai

A minuit, le nian entre dans le village. S’apercevant que dans la famille de la vieille dame à l’est du village, des papiers rouges ont été collés à la porte et que la maison est particulièrement éclairée, l’animal se jette sur la maison en poussant un cri sauvage. Près de la porte, tout d’un coup s’élèvent des sons pif ! paf ! dans la cour. Pris de frissons des pieds à la tête, l’animal se sauve à toutes jambes. En effet, le nian a peur du rouge, des flammes et des détonations.

Le lendemain, le 1er janvier, les réfugiés sont rentrés au village. Voyant que tout est intact, ils se ruent vers la famille de la vieille dame et ils voient des papiers rouges à la porte, des bouts de bambous qui émettent encore des sons pif ! paf ! dans la cour et quelques bouts de bougies encore en train de brûler dans la maison…

Fous de joie, les villageois changent d’habit et de chapeau pour célébrer l’avènement du bon augure et vont présenter leurs félicitations à leurs parents et amis. L’affaire est rapidement connue dans les villages voisins. On connaît ainsi la façon de chasser le nian.

Désormais, une fois à la veille du Nouvel An, toutes les familles collent des papiers rouges parallèles à la porte, tirent des pétards, allument des bougies toute la nuit et restent éveillées jusqu’au lever du soleil. Au petit matin du 1er janvier, on va se souhaiter la bonne année dans les familles.

Avec sa diffusion, l’usage a évolué pour devenir la plus grande fête traditionnelle du peuple chinois.

 

19 mars 2017

La vie n’a pas d’âge.

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 11 h 39 min

Un poème de Jacques Prévert

La vie n’a pas d’âge.

La vraie jeunesse ne s’use pas.

  On a beau l’appeler souvenir,

  On a beau dire qu’elle disparaît,

On a beau dire et vouloir dire que tout s’en va

Tout ce qui est vrai reste là

Quand la vérité est laide, c’est une bien fâcheuse histoire

Quand la vérité est belle, rien ne ternit son miroir.

Les gens très âgés remontent en enfance

Et leur cœur bat là ou il n’y a pas d’autrefois.

 

18 mars 2017

Investir, s’investir…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 11 h 46 min

Je ne comprends pas : il semble… que le bas de laine des Français soit un des plus élevés du monde, les profits boursiers énormes, les indemnités les retraites au plus haut niveau fantastiques… l’écart entre pauvreté, précarité même et richesse s’accroît sans cesse et… la faute en serait à ces gens qui se contentent des minimums sociaux en bullant… ! Pourquoi, expliquez-moi, tout cet argent n’est pas investi pour relancer les entreprises ? Sont-elles si peu attirantes ?

La solidarité existe heureusement, l’état y participe, pas assez disent les uns, trop disent les autres, mais les élans et même les engagements durables de la solidarité (argent – temps bénévole – dons matériels…) viennent souvent, très souvent des moins riches, et sans médiatisation… Assistanat alors, non soutien compensé, et les coups de mains les plus divers sont à demander, pas comme un dû mais comme un échange de service… Je l’ai vécu avec des jeunes, des assos comme Emmaüs, les restos… y poussent, alors est-ce si difficile ?

17 mars 2017

Harcelement, mal-être et violence

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 18 h 47 min

Harcèlement à l’école : dire que ce n’est pas nouveau est un truisme, pourtant lorsque la vigilance de tous les adultes, enseignants, surveillants, intervenants… est possible, programmée, institutionnalisée, les limites : éducation, intervention, punition, existent et sont bien perceptibles.

Lorsque le code de vie de l’établissement n’est pas qu’un règlement formel, mais une réalité créée avec tous, population et partenaires de l’établissement, alors il est possible d’offrir aux élèves, et aux enseignants parfois fragilisés, un contexte où les souffrances sont perceptibles et où les aides sont envisageables.

Bien sûr, peut-on entendre, lire, la famille est la grande responsable… Pas certain, d’abord les parents furent des enfants, et leur propre éducation serait aussi à mettre en cause… Où remonte-t-on ? La Société est bien incriminée aussi, pourtant que de conseils, que de livres, de revues, d’œuvres d’entraide aussi chaque jour s’offrent aux inquiétudes des parents ! Alors quoi, l’instabilité professionnelle, la peur du lendemain, la fièvre de la « gagne » plus néfaste encore que les course aux trésors, le sentiment qu’assurer la « matérielle », le confort et le surconfort sera toujours une façon d’être vraiment acteur dans l’éducation des enfants : prévoir pour demain sans s’arrêter sur aujourd’hui…

L’Ecole, n’a pas varié dans ses missions ; elle devrait offrir à tous les enfants qui lui sint confiés l’égalité des apprentissages en citoyenneté, savoir-faire et connaissances, en toute sérénité. Elle devrait avoir les moyens de compenser les handicaps pour donner à chacun le meilleur départ vers la maturité…

L’Ecole est-elle conçue pour y parvenir ?   Chaque établissement peut-il garantir qu’il est doté des outils nécessaires à sa vocation ? Non, pas dans notre système ! Il ne pourra jamais empêcher les crises mais au moins pourrait-il, souvent, alerter…

Une condition, que je rabâche auprès de tous ceux qui ont une responsabilité, élus, médias, associations… ! L’établissement n’est viable dans sa mission, d’éducation, d’instruction et de sérénité qu’avec une équipe formée, animée par une direction compétente, autour d’un projet établi avec les partenaires, adapté au secteur dans sa spécificité et à la diversité des élèves… Cette équipe n’existe actuellement qu’avec la bonne volonté de certains établissements, elle n’a aucune structure universelle réellement appliquée…  La scolarité devient une loterie !

15 mars 2017

Eternelle justification du moi…

Classé dans : je pense donc... — linouunblogfr @ 15 h 46 min

Histoire de  moutons, pas évident, à moins d’être Saint Exupéry… et encore il avait des problèmes de  dessin…  Bien sûr, il y a La Fontaine et son pauvre petit agneau. Il paye pour les siens dont les bêlements sarcastiques ne sont que prétextes pour justifier sa voracité.

Faut-il qu’il soit  complexé ce carnassier pour éprouver le besoin de justifier son naturel de prédateur derrière une vendetta factice !

Ainsi en est-il, mon cher Jean de nos actes qui ne trouvent grâce, à nos yeux, qu’enrobés d’une couche ce « bons motifs ».

Les autres, les « mauvais motifs », ceux listés dans les péchés capitaux, en partie, car certains anticipent des faits (tu ne  tueras point – tu ne voleras point – d’autres des intentions  – tu ne convoiteras pas – …)

Pire quand c’est mieux : nous sommes souvent capables de trouver des excuses… à nos B.A. et de mauvaises en plus ! « Je ne me suis pas détourné pour faire traverser cette personne par solidarité mais parce que ça se fait, parce que je suis en colère contre  ceux qui regardent sans bouger, parce que ma mémoire de donnerait des cours de honte… »

Impulsion, que d’explications nous cherchons en ton nom ! En allant très haut, nous mettons au sommet des motivations, le besoin, l’impérieux besoin de plaire… à un dieu omniprésent, omnivoyeur et comptable de nos pulsions plus que de nos actions. D’ailleurs, ne suffit-il pas, bon jésuite, de croire que, les doigts croisés derrière le dos et un acte de contrition, suffiront pour annuler l’acte réalisé ou la parole prononcé…. (J’ai même lu très récemment que dans l’échelle des « horreurs » , puisqu’il en existerait une, le viol est préférable à l’avortement, je n’ai pas vu où se situent la pédophilie, le crime pour vol et les meurtres pour convertir… derrière la mendicité peut-être ?) Par contre, la pensée a besoin d’être blanchie par une bonne motivation.

Se justifier devant la Société par le profit « Regardez ce que ça m’a rapporté pas comment je l’ai obtenu ! », à l’aune de l’échelle de réussite :         argent – autorité – pouvoir – notoriété.

Passer pour « bon » est laissé  à ceux qui en ont les moyens. Dame patronnesse, mécène… Oui, mais nantis

Bon m’embête, aujourd’hui, dire « c’est un bon ! » peut recouvrir bien des compliments qui n’ont rien à voir avec la générosité…

Dans tous les autres cas, hors fortune, célébrité, puissance ; vocation à la sainteté, laïque ou religieuse… C’est l’inutile (ce qui ne rapporte pas) le plus souvent dernier nommé : utiliser son temps, ses talents, des ressources au profit des autres, d’abord, relève du déséquilibre : « charité bien ordonnée ne commence-t-elle pas  par soi-même ? »

Autre moteur d’engagement vers les autres: l’amitié, l’amour, plus polarisé vers un autrui bien connu. Ce besoin de plaire est exprimé, au début, par les figures du jeu de la séduction puis par celui plus affirmé, plus posé de l’affection et enfin par celui de la crainte de perdre cette relation privilégiée. Lucidement, cette étape peut être vécue comme celle de la lassitude, voire du rejet, autres formes de sentiments malgré tout !… Cela entraîne à la multiplication des B.A., ou des M.A. Aussi car l’échelle n’est plus celle de la société, mais celle de l’Autre.

Les exemples de l’Histoire comme ceux plus triviaux de notre quotidien abondent. Un seul jugement prévaut, celui de l’être recherché : « Je brûle de tous mes feux possibles pour allumer les yeux, les envies de moi chez l’Autre ! Tant pis si je dois éteindre mes besoins, mes aspirations, mes talents, devenus inutiles puisque dérisoires pour satisfaire l’Autre »

Si fracture il y a, le naturel reviendra-t-il au galop ? Pas  certain… La déformation expérimentée, la déception, peuvent avoir fabriqué une autre personnalité…

Tout n’est pas forcément négatif,  au contraire… Car selon la muse, l’égérie, (désolé que des féminins), l’altruisme a pu aussi s’installer, se renforcer !

Reste la motivation ultime, celle du miroir « Connais-toi, toi-même ! » On dirait une apostrophe de banlieue avec l’intonation adéquate…

Avec son corollaire : « Plais-toi à toi-même !’

Peut-on se mentir durablement ? Sans doute, en permanence, jusqu’au bout ? J’en doute fortement, sauf si la brutalité du « bout » efface toute introspection, pas de « Il paraît que toute notre vie défile au dernier moment… » éventuel.

C’est sûr que le miroir perso est un juge sans appel, seulement, il existe des miroirs déformants, concaves, convexes, tournicotés par l’usage. Notre image revient bien biaisée ; sa lecture aussi.

Ça, c’est le plus beau, c’est que sous la couche de trucage du miroir et des critères d’interprétations faussés, demeure le fondamental de notre vérité : celle que devine notre « valet », que perçoivent nos frères, nos sœurs , la fratrie témoin , plus que les parents , de notre construction primitive ; plus que celle d’un ami, d’un conjoint, d’un confesseur, d’un psy… tous  ces témoins mosaïques de notre être, de notre devenir, qui tous recèlent une part plus ou moins profonde de notre vérité… plus que tous ces témoins est l’ego. Périssable uniquement avec la mort… et encore doutent les croyants.

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Victor Coudesabot |
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