Réfléchir et dire… un peu

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23 février 2017

Vous parlez d’école..?

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 17 h 20 min

Je suis attentif à tout ce qui s’échange sur notre école. Parfois cela me galvanise, parfois cela me désole et parfois cela me met en rogne, mais ce qui est certain c’est que j’aime mieux les mobilisations que l’indifférence…

Je réagis, parfois :

Formation :

Souvenirs: Je suis passé par l’Ecole Normale et estime que nos profs, alors souvent instits au départ, donnaient de bonnes bases, parfois même de bons « trucs ». J’ai gardé les conseils démontrés d’un prof de gym devenu responsable de Formateurs sportif de haut niveau : « Votre classe pense et peut prévoir : faites imaginer le mouvement, le mot, le calcul, les yeux fermés au besoin puis faites réaliser… » Même à 74 ans, j’applique, pour mes petits enfants, pour ceux que j’anime encore parfois, pour des amis, pour moi surtout. Aujourd’hui, vous souriez de mes « trucs » car vous en utilisez de plus élaborés, en relaxation, méditation…

Nous apprenions beaucoup dans les classes d’accueil, les stages; beaucoup sur nous en situation aussi. C’est en préparant le CAEI pour classes spéciales que j’ai vraiment acquis des connaissances en psychologie et sociologie appliquées, en pédagogie différenciée également. Là aussi, les insertions en stages furent déterminantes.

Par la suite, j’ai apprécié les réunions pédagogiques de circonscription avec des inspecteurs capables de les transformer, non en conférences, mais en véritables concertations avec échanges d’expériences. Enfin, j’ai beaucoup apprécié nos réunions d’équipes, parfois par cycles, par école, par groupe scolaire et parfois avec rencontres école /collège. Nous n’étions pas des grands érudits de pédagogie universitaire, nous ne connaissions pas toutes les recherches, mais ensemble, nous avions les moyens de nous perfectionner, voire harmoniser et nous adapter en fonctions des cas individuels et de l’évolution de nos populations. N’est-ce pas la vraie chance pour l’école?

Il y a les méthodes reçues ou ressenties et il y a surtout et avant tout ce que l’enseignant réalise en fait et en faits avec ses élèves. Il y a ce qu’une véritable réflexion d’équipe conduit  à mettre en place. Le reste est soit caricature, soit mauvaise compréhension de son travail.

Rester au plus simple des besoins de l’enfant, sans trop extrapoler :

Une anecdote non deux: un enfant montre un dessin, un personnage sans tête. Discussion psychologique autour de l’absence de tête, explications de l’enfant coupant court aux élucubrations : « Je n’avais pas la place… ». Autre plus en accord avec vos remarques: je complimente un enfant: «Il est beau ton mouton. »  » C’est pas un mouton, c’est mon chat. Je sais pas faire les chats, tu veux pas me montrer? » Ce jour là j’ai compris, ce n’est pas de flatterie même pour encourager, dont nos élèves ont besoin mais d’aide pour apprendre.

 

Les enfants apprenaient mieux « avant » :

Je suis de l’âge de vos parents, voire grands parents peut-être… Sur 35 élèves de notre CM2, 5 ont été présentés en 6ème (concours) 3 admis)… Les autres parfois plus aptes que nous, allaient en classe de certif (nous le passions aussi au cours complémentaire) puis en apprentissage avec centre ou non… Certains ont obtenu leur certif dans de bonnes conditions et après, souvenez-vous bien des « bachotages » intensifs … Devenu instit, j’ai eu à donner des cours de français, math… à des adultes de tous âges qui avaient bien oublié, perdu, leurs acquis scolaires. Plus qu’aujourd’hui, l’école était inégalitaire…. Aujourd’hui, elle est simplement un melting pot dont les normes sont aberrantes et où la loterie domine: celle du bon lot tiré par un enfant, « Cette année il a un bon maître  » ou « Mon enfant est dans une bonne école ».

 

Relevé : Quand est-ce que s’arrêtera cette guéguerre anti pédago? Ce qui compte, n’est ce pas que CHACUN trouve SON chemin, qui n’est pas nécessairement le même pour tous, n’est-ce pas…

Et comment, surtout si ces chemins conduisent vers le seul but: porter un enfant vers un mieux, c’est plus facile à écrire qu’à réaliser mais c’est possible. Un peu assez d’entendre dire qu’avant c’était plus facile… 40 ans, de 60 à 2000, j’ai connu bien des circonstances diverses, bien des coups de déprime, de doutes mais aussi de réussites et de bonheur. Retrouver des anciens élèves me conforte plus que tout. Un collègue m’a dit à mes débuts:  » Ne te ronge pas pour les textes. Adapte à ta réalité de classe et puis attends le contre-texte ». Ce qui compte c’est le contexte, l’équipe, et les solutions ensemble pour s’épauler.

 

Pour des collègues belges qui se soucient de la langue :

La connaissance de sa langue et son respect, au moins face à des élèves, sont essentiels bien sûr. Son usage commenté pour l’enseigner et pour corriger peut se faire en reprenant son histoire (souvent évolutive) autant que ses règles et en rebondissant sur les déformations exprimées par no jeunes… Mais il serait bon aussi que tous les communicants médiatiques, encore plus entendus que les profs soient attentifs à leur langue.

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Victor Coudesabot |
Savoirses |
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