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31 décembre 2016

TOUTE UNE ANNEE OUVERTE A VOUS!

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 18 h 06 min

TOUTE UNE ANNEE

4 saisons pour bouger, admirer et  s’épanouir, 4  saisons pour sourire aux moments heureux, dépasser les moments gris et combattre les moments noirs…  4 saisons pour avoir le temps de regarder, de penser et de croire que demain puis les après-demain seront  plus beaux et solides comme des chênes en toutes saisons…

4  saisons fertiles et diverses en petits bonheurs,  

Un rite, c’est beaucoup de passé qui s’inscrit dans notre présent pour servir l’avenir d’espoirs.…

Parce que celui du renouveau du calendrier est le plus universel, il est une tradition qu’il nous est difficile d’éluder…

Nous ne voudrions pas y manquer : de tout ce passé que nous avons partagé, parfois brièvement, parfois avec une forte intensité, nous saisissons ce présent du Nouvel An, pour vous souhaitez, à vous, à ceux qui accompagnent votre vie, un futur, avare en grisaille et généreuse en petits bonheurs…

Belle et bonne année 2018 !

Alain, Huguette

 

16 décembre 2016

Ne touchez pas au sapin des lutins…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 13 h 26 min

 Le sapin des lutins (d’après un conte de la classe de Pierre revu par Alain)

 

Savez vous ce que cet arbre de Noël me raconte  de drôle d’histoires qui sont arrivées à des sapins de sa famille ?

En voici une :

Il était  une fois, le plus beau sapin au monde.  Il vivait heureux  en-dessous des autres grands arbres.

Un jour, un bûcheron est venu déterrer ce magnifique sapin vert.  Une fois rendu chez lui, le bûcheron l’a installé dans le coin de la grande salle de séjour.  Tous les enfants étaient émerveillés, ils lui chantaient de belles chansons de Noël.SAPIN

Pendant ce temps, dans le Grand Nord, les lutins étaient en colère… Ils sont allé dire au le Père Noël  que leur grand, leur beau sapin préféré avaient été volé.

Les lutins  étaient des ouvriers très habiles ; ils créaient des cadeaux pour les enfants du monde entier.  Ils réalisaient de minuscules poupées en chiffons, des robots géants, des oursons en peluches, des merveilleux papillons téléguidés …

Le Père Noël leur demanda de fabriquer un  joli sapin argenté.

A la fin de la journée, deux jours avant Noël, les lutins étaient occupés à remplir de cadeaux  le sac  gigantesque et brillant du le Père Noël.

Le Père Noël , lui, est monte dans son  traineau avec le sapin argenté.

Il a demandé à ses rennes de le conduire dans la ville du bûcheron, c’était très loin.  Il filait vite sur la neige en parlant à ses animaux. Malheureusement, dans un virage, son traîneau a basculé et frappé un gros rocher.

Le Père Noël  est tombé dans la neige blanche comme sa barbe. Il ne pouvait plus se relever parce qu’il était coincé dessous le gros  traîneau rouge.

Les rennes un peu étourdis, sont repartis chercher les lutins.

Ils ont crié en arrivant au Pôle Nord :  »Faites vite, les lutins ! Le Père Noël  est pris sous le  traîneau ! »

Les lutins ont grimpés sur le dos des rennes.  Ils ont lancé de la poudre magique sur eux et ils ont volé haut dans le ciel sous les étoiles brillantes.  Les  rennes sont descendus doucement et se sont posés sur la neige gelée.

A eux tous, les lutins et les rennes, ils ont réussi à soulever l’énorme  traîneau rouge et dégager le Père Noël  Il les a remerciés bien sûr, mais vite, il fallait repartir…  Il devait faire quelque chose d’important avant de distribuer les jouets le lendemain : il voulait aller chercher le beau sapin préféré de ses amis les lutins .

Il commençait à faire noir dehors et toute la famille du bûcheron dormait.  Le Père Noël entra doucement par la cheminée.  Il prit le sapin préféré des lutins et mit à la place le joli sapin argenté.  Avant de partir, le Père Noël plaça des boules et des guirlandes sur le nouvel arbre de Noël.

Le lendemain matin, toute la famille se réveilla pour préparer le réveillon. Quelle surprise devant ce changement ! Que s’était-il passé ?

Vous, vous le savez maintenant, mais ce soir-là, le bûcheron, sa femme et ses enfants n’ont pas deviné la vérité.

En dégustant la bûche de Noël, ils se grattaient toujours la tête en regardant le sapin argenté…

Un jour, s’ils sont sages, peut-être que le Père Noël viendra leur raconter ce qui s’est vraiment passé.

Christmas Tree  and Gifts. Over white background.

Quand vous approcherez votre oreille des branches du sapin de Noël, je suis certain qu’à vous aussi, il racontera de belles histoires…

14 décembre 2016

Petit Pierre et le bonhomme de neige

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 12 h 03 min

                C’est bientôt Noël, Petit Pierre est dans le parc près de sa maison. Il est content parce que la neige est épaisse, mais il s’ennuie un peu.

            Que peut-on faire dans un parc tout seul quand la neige est tombée… des boules ?  Oh non…  A qui les lancer ?

            Ou alors une grosse, oui, pour faire un beau ventre de bonhomme puis une autre belle plus petite pour la tête ;

            Pierre roule ses boules… Il a froid, il saute et frotte son nez.

            Bon maintenant, il faut un beau foulard pour le cou du bonhomme, un chapeau sur son crâne… Vite, Petit Pierre court à la maison, ramène ses trésors : une carotte pour le nez, deux moitiés de pomme de terre pour les oreilles, dans le trou de la bouche, il enfonce une vieille pipe

            Il dessine les bras, les jambes, accroche une canne au côté du bonhomme et voilà !

Et non il manque quelque chose…Quoi donc ?

            Mais oui, les yeux ! De sa poche d’anorak, Petit Pierre sort deux belles agates claires ave des ailes de papillons multicolores  dedans. Voilà fixé l’œil droit, puis l’œil gauche… Petit Pierre est fier : son bonhomme est réussi, vraiment !

            Petit Pierre tape des pieds, mouline ses bras ; il se réchauffe et souffle un gros nuage de vapeur sur le visage de son bonhomme.

-        Soudain, il entend une grosse voix :

-        Ouais, je suis très beau ! Tu as bien travaillé !

            Quel bond pour le garçon ! Il tourne sur lui-même, il tourne autour du bonhomme de neige… Personne !

- Ah, ah, ah, que tu es drôle ! Ne cherche pas, c’est moi, ton copain tout froid. Ton souffle m’a donné vie. C’est bientôt Noël, je voudrais en profiter pour aller voir les rues de ta ville !

-Mais, mais, bredouille Petit Pierre, un bonhomme de neige, ça ne parle pas, ça ne bouge pas, ça ne regarde pas…

- Moi en tout cas, si. Allez viens, souffle fort sur mon nez, et en route.

            Petit Pierre avance doucement suivi par le bonhomme qui glisse sans bruit sur la neige du parc

            Ils arrivent dans la rue aux vitrines illuminées, une rue pleine de gens pressés.

Petit pierre se demande ce que vont penser toutes ces personnes..

            Et bien, elles ne s’étonnent pas ; si elles pensent, c’est seulement que Petit Pierre est avec un copain très bien déguisé en bonhomme de neige. Ce ne serait pas sa pipe qui fume et ses yeux qui remuent, on dirait un vrai !

            Le bonhomme de neige, lui, ne regarde que les lumières des magasins. Il est ravi, heureux…

            Petit Pierre lui souffle

–       Ne t’approche pas trop, ça chauffe toutes ces lampes ! Tu commences à fondre.

–       Tant pis, c’est trop beau

–       Allez viens, retournons dans le parc tout froid, ici la neige est sale, grise.

-        Non, non, je suis trop bien.bonhomme de neige

Et arrive ce qui doit arriver à tout flocon, tout glaçon réchauffé ; notre bonhomme de neige fond, fond, diminue, diminue…

Tombent la canne puis le foulard, la pipe aussi puis le nez carotte ; le bonnet glisse et bientôt les yeux ne brillent plus.

Petit Pierre entend un dernier gros : « MERCI ! »

Puis sur le trottoir, il n’y a plus qu’une belle flaque d’eau.

 Petit Pierre rentre chez lui, triste bien sûr mais peut-être a-t-il rêvé… Dans sa chambre, il dessine un magnifique bonhomme de neige, tout semblable à son copain.

           Petit Pierre a souvent rebâti des bonshommes de neige, il a soufflé dessus très fort, mais aucun n’a fait briller ses yeux, pris une grosse voix et glissé derrière lui… mais un jour d’hiver, peut-être…

            Chaque soir, Petit Pierre regarde son dessin et parfois, juste, juste avant de s’endormir, il voir deux billes briller et une pipe fumer.

 Allez, bonne nuit Petit Pierre…  Le principal, c’est d’avoir rêvé puis, avec un peu de volonté d’en faire une réalité, même le temps d’une boule de neige…

13 décembre 2016

Rêve de Noël,

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 15 h 34 min

                    Je laisse à tous les experts de la langue, le choix d’une étymologie et d’une définition pour Noël… J’aime bien celle qui nous amène loin dans les mots du passé et évoque l’espoir d’un renouveau de la lumière…

Comme j’aimerais que cette lumière soit celle de la Paix… De la paix non parce que l’on a exterminé des hommes, des femmes, des enfants, mais la paix parce qu’elle admet l’autre et que ne pas nuire devient l’essentiel.

Bon, c’est une utopie, un rêve de fin d’année, bien ridicule au regard des luttes qui brûlent aussi bien notre voisinage, que nos écrans nationaux et internationaux… Alors pourquoi pas recourir à ce bonhomme inventé par des rêveurs et des commerçants mais qui a une hotte pleine de surprises… Vous savez cette hotte où nous les grands, déposons des présents pour que le futur de nos petits ait une chance un jour de se nommer Paix…

paix de noêl       Bonne route vers des jours de Noel lumineux…

 Le voilà :

L’as-tu vu ? L’as-tu vu, l’as-tu vu, Le petit bonhomme, le petit bonhomme? L’as-tu vu, l’as-tu vu, le petit bonhomme au capuchon pointu? On l’appelle Père Noël, par la cheminée, par la cheminée, On l’appelle Père Noël, par la cheminée il est entré. Il apporte des joujoux, y’en a plein sa hotte, y’en a plein sa hotte Il apporte des joujoux, y’en a plein sa hotte et c’est tout pour nous

MES AMIS DU CLOWN DU SPECTACLE…

Classé dans : contes et légendes,spectacles,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 10 h 11 min

 

                     Depuis un peu plus de 5 ans, j’accompagne une petite compagnie du CLOWN du SPECTACLE. Faire valoir, grincheux, un peu scénariste et secrétaire, monteur de flyers, critique de répétitions… je m’implique et m’applique quand je le peux…

Après presque 4 années de clown auprès d’enfants hospitalisés, notre ami Jean-Pierre a créé sa compagnie

logo clown

Le CLOWN de THEÂTRE, derrière son nez rouge abrite un énorme coffre à trésors.

Il parle très, très peu… Il bouge beaucoup ; il ose quelques grimaces, il exagère tous ses gestes, toutes ses mimiques….

Le CLOWN de THEÂTRE  ne soulève pas le sable d’un cirque, mais fait vibrer les planches d’une scène.

Il a des pensées, des envies, des peurs et des bonheurs… il nous les fait partager… Nous nous inquiétons avec lui, nous sommes soulagés avec lui… Lui et nous, c’est pareil, le temps d’un spectacle…

Le clown de notre spectacle est très, très maladroit, il parle peu, mais sait être, se faire entendre même par ses silences…

Seul ou avec des complices acteurs, danseurs, musiciens, avec moi parfois comme empêcheur de tourner en rond sous les huées des enfants… il est entouré d’une bonne équipe technique, de décorateurs, de scénaristes…

La Compagnie compte 5 pièces à son répertoire…

 

AFFICHE NOUVELLE PEINTREAFFICHE- Couchtot??????????Affiche Melodies -Affiche CARMEN

 

Notre Clown accompagne aussi des expos, des mariages, des inaugurations,..

Avec lui, j’ai eu le bonheur de monter et animer deux spectacles de rue…. Pas de quoi vieillir trop vite… ?
« C’est une étrange entreprise que celle de faire rire les honnêtes gens » écrivait quelqu’un qui s’y connaissait, Molière !

Et nous le vérifions à chaque rencontre avec grands et petits…

Un jour peut-être souhaiterez-vous que nous venions jouer pour vous, vos amis….

 

9 décembre 2016

40% en échec scolaire… Colère!

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 11 h 59 min

               Sans évoquer ma scolarité rurale  (Vendée – Yonne) où les difficultés étaient compensées par une attention particularisée de nos instits en classe unique, je me souviens que, arrivé au CM2 en région parisienne, nous étions 5 sur 34 présentés au concours d’entrée en 6ème et 3 reçus… Cela ne veut pas dire que tous les autres étaient en échec mais que d’autres voies, choix des parents ou des enseignants, leur étaient proposées. Ce qui n’a pas empêché mes camarades de devenir de bons professionnels en divers domaines.

Devenu enseignant spécialisé, j’ai pris en charge des enfants en difficulté, on disait « inadaptés », en rejet scolaire, et pour cause…. Plusieurs niveaux, d’abord 6/8 ans puis préprofessionnel adapté 12 /17, toujours dans le cadre d’une école élémentaire (avant création des SES).

Puis, directeur chargé de classe, j’avais dans notre école une classe d’accueil d’enfants du voyage et d’enfants non-francophones ; nous recevions aussi des enfants en réintégration scolaire après passage en institution surveillée…

Notre prise en compte était collective et le suivi permanent… Avant même que nous soyons tenus à un Projet, à des Cycles… Evidemment la concertation en équipe était réelle et régulière… Le lien avec l’école maternelle permanent et avec le collège, recherché…

Si nous avions des aides du Réseau, de bénévoles… si nous avions des actions de recomposition partielle momentanée pour des « remédiation », nous le devions à nos demandes et nos recherches…

La population de notre secteur de banlieue francilienne était très hétérogène sur le plan des origines et des milieux culturels, mais aussi très solidaire avec le groupe scolaire…

Je suis évidemment retraité mais non absent des préoccupations d’éducation et d’instruction… Je sais bien des établissements, notamment en école maternelle, aux équipes vraiment attentives et efficaces pour reconnaître et pallier aux différences sociales et individuelles… Entendre leurs enseignants, les familles, parler de « leur école » m’émeut profondément…

D’autres, c’est vrai, me mettent en colère, par leur lamentations, leurs revendications fondées mais démobilisatrices, oublieuses des enfants….

La loterie scolaire est-elle donc une fatalité ?

Comment peut-on arriver à une telle progression d’échec ?

Si la société est malade, est-il vraiment impossible de revoir, d’adapter le système, de revoir la formation, les initiatives, autrement que par des replâtrages médiatisés mais aléatoires, mais ponctuels ?

Ah si j’ai lu : Eliminer les enfants des familles « clandestines », puis ce sera ceux des familles « à problèmes » puis carrément les enfants trop « handicapés »

Cela ne vous fait pas penser à une époque terrible ? Sans oublier de remettre la Morale à l’honneur bien sûr…

Je terminerai, provisoirement, en déclarant que nombre de nos élèves « défavorisés », certains sont grands parents aujourd’hui, ont ou ont eu un, des métiers , une vie familiale et sociale valorisants, avec hauts et bas , mais autant que les « favorisés » au départ »…

L’Ecole ne peut pas tout, mais elle peut beaucoup !

J’affirme que, si j’ai cru pouvoir faire au mieux, à mes différents postes pendant 40 ans, je le dois, souvent à des inspecteurs de circonscription, des inspecteurs spécialisés, des responsables locaux, des intervenants, capables d’écoute, de critique, de corrections, de bons conseils actifs…. jusqu’au bout.

Être maître d’école n’est peut-être pas une vocation, mais c’est un engagement, (je me souviens d’une époque où les candidats enseignants avaient une période d’implication, d’observation dans une école avant de confirmer leur volonté d’entrer dans le métier). Un métier qui nous amène des doutes, des inquiétudes, des claques, des révoltes parfois, mais aussi de sacrés bonheurs…

Ne pas y croire, c’est aller dans le mur…

Le pire, c’est lorsque, entre les lignes, des déclarations de nos politiques, on a le sentiment que eux n’y croient pas !

Alors vogue et sombre la galère, à 40% pour commencer puis complètement…

Resteront les yachts de luxe pour « favorisés ».

Ouf !

8 décembre 2016

Directeur d’école…

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 23 h 08 min

J’ai exercé pendant une dizaine d’années dans l’enseignement spécialisé et vingt-huit ans en fonction de direction d’école élémentaire dans la région.

Autant ma première fonction fut l’objet d’un choix, autant la seconde survint-elle par le hasard des circonstances. Elle fut donc acceptée de mauvais gré. Par la suite, j’aurai pu revenir vers ma spécialisation, mais je me suis piqué au jeu de ma petite école, devenue moyenne par la suite, et 28 ans après, au moment de dire adieu à ma classe et à mon bureau, j’ai trouvé le temps bien vite passé et les tâches inachevées encore nombreuses.

Les journées me semblaient bien pesantes et mes ressources pour faire de chaque jour un temps utile, efficace pour mes collègues, pour les familles, pour tous les intervenants dans et autour de l’école diminuaient autant qu’augmentait ma fatigue du soir. En bref, je ne me sentais plus assez combatif et disponible pour demeurer le garant de l’accueil optimal des élèves.

Je ne peux m’empêcher de penser à mes collègues responsables d’une école maternelle ou élémentaire qui se retrouvent confrontés chaque jour à des tâches de plus en plus lourdes :

Une gestion administrative certes informatisée souvent mais mangeuse de temps.

Une harmonisation des actions éducatives et pédagogiques d’autant plus riche que l’équipe fait preuve d’initiatives qu’il faut susciter, encourager, relancer et rendre viables.

Une gestion des moyens matériels, budgétaires, immobiliers, pointilleuse, exempte d’erreurs …

Une recherche, une coordination des interventions possibles liées à l’Education Nationale, à la municipalité, à la vie associative…

Une disponibilité d’écoute des divers personnels, des familles, des partenaires périscolaires…

Une participation active, éclairée à la recherche de solutions pour les problèmes des enfants en difficulté.

Une prévention attentive de tous les risques d’insécurité même éloignés par les besoins d’une sortie, d’une classe de découverte.

Une flexibilité à toutes épreuves pour réagir très vite aux aléas inévitables,  indissociables du microcosme scolaire.

Le catalogue des tâches prévues et circonstancielles pourrait être source d’anecdotes, de réflexion, d’humour quelquefois, d’émotion aussi, de colère parfois.

Une école c’est avant tout une équipe, pas forcément liée par l’amitié mais mobilisée par une même volonté d’éduquer et d’instruire. Ses membres n’ont pas toujours fait le choix de l’école ou de la classe, certains débutent, d’autres ont une grande expérience, tous sont confrontés à une même population, au même potentiel de ressources, en principe. Le projet d’Ecole dresse l’état des lieux et traduit la somme des réflexions pour que naissent les actions propres à répondre aux spécificités de l’établissement, en termes de cohérence des enseignements, de motivation, d’harmonisation de la vie collective…

J’ai connu bien des réformes, bien des orientations pédagogiques modernes ou nostalgiques, bien des structures nouvelles, des organisations de soutiens variés et je ne discute pas la générosité qui a sans doute toujours présidé puis accompagné ces mobilisations, de même que je ne nie pas les bonnes intentions attachées aux deux concertations nationales que j’ai été amené à partager, pas plus qu’à celles de la loi en programmation, mais aucune action n’a pu et ne pourra avoir de véritables retentissements, une véritable expérimentation durable, si l’équipe de terrain, si les maîtres d’école ne sont pas écoutés, organisés, préparés, soutenus et assurés de la confiance de leurs autorités de tutelle pour la traduire et la vivre convenablement dans l’école.

C’est simple, jamais une institution, publique, privée, agricole, industrielle, commerciale… ne peut être efficace sans véritable coordination, harmonisation. Dans nos écoles cette équipe n’a pas d’existence  généralisée et durable.

Les écoles qui vivent pleinement leurs fonctions éducatives et instructives, leur intégration dans leur milieu, la sérénité de leur quotidien le doivent à des initiatives particulières, à une implication exceptionnelle mais fragile. Que parte le directeur, la directrice, que change la composition de l’équipe, que les moyens varient selon la nouvelle municipalité, la disparition de partenaires et, souvent c’est la diminution de la vitalité de l’équipe…

Dans notre pays, on laisse nos écoles à la merci des circonstances, des enthousiasmes ou des découragements. La grande inégalité qui règne entre les moyens alloués par les communes, entre les ressources locales ne fait qu’accentuer l’inégalité des chances et si l’école laïque est celle qui est ouverte à tous, pour que chacun obtienne les compensations qui lui donnent le droit à l’avenir, alors nous sommes loin du compte.

Il faut que toutes les écoles puissent se doter d’une équipe solide animée par un responsable reconnu et valorisé.

Il faut donner à chaque école les moyens qui compensent la faiblesse des ressources locales et qui prennent bien en compte la spécificité de sa population scolaire.

Je crois que nos régions ou les agglomérations de communes dans le cadre de la décentralisation pourraient aider les municipalités pour parvenir à cette égalité des moyens pour une égalité des chances.

La direction d’école est la charnière du fonctionnement de nos écoles, elle mérite une considération véritable.

Le blé de décembre

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 12 h 12 min

BLE DE DECEMBRELe 4 décembre, Ste BARBE, sur le marché de Frontignan, nous avons reçu un sachet de graines de blé.

Vous trouverez de nombreuses légendes païennes ou religieuses, parfois dramatiques pour donner racines à cette tradition, n’hésitez pas à les lire…

Pour ma part, j’aime celle écrite sur le paquet. Elle nous ramène en ces temps celtiques, Jules César disait gaulois pour se moquer des tribus conquises ou ralliées, où des cérémonies accompagnaient les mystères du temps et de la nature. Les Grecs, les Romain, les Hébreux, les Incas, etc…  en avaient aussi d’ailleurs et des sacrifices pas toujours tendres… Par peur souvent…

Donc, nos tribus, sous la houlette, la faucille de leurs druides, craignaient que la nuit ne s’ouvre plus sur le jour et que l’hiver venant soit une fin, pas un pas vers le renouveau… Quoi de mieux que de mettre en terre des graines pour appeler la renaissance du printemps…

J’en connais qui sans une petite lumière qui attire le jour, le réveil, ne pourrait s’endormir…

Gauloisement, nous avons semé nos graines et … le blé germe… Le printemps est en terre, l’hiver sera protecteur et les récoltes d’été, d’automne seront belles… Rien à craindre !

 Quand lou blad vèn bèn, tout vèn bèn ! : Blé bien germé, c’est la prospérité pour toute l’année !

 

7 décembre 2016

L’école du bonheur, l’école de la chance…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 23 h 41 min

Je ne sais pas si l’école a pour mission de rendre les enfants heureux, mais je suis convaincu qu’elle a celle leur donner toutes leurs chances d’épanouissement. Bravo à ces enseignants, au-delà de leur compétence, savent transcender leur attention, leur vigilance pour non seulement conduire leurs élèves vers le meilleur de leurs possibilité, quel que soit leur potentiel personnel de départ,  mais également les conduire à le dépasser.

Il est bien des enseignants, mieux des équipes parfois,  qui par la cohérence de leurs projets, par leur suivi attentif, leur capacité à dépasser les difficultés savent  persévérer et ne pas céder au découragement… Ils  sont discrets le plus souvent, et votre article est aussi un hommage envers eux.

Oui, l’école peut être cet accueil intelligent, ingénieux et valorisant dès la première heure de la journée ; oui, elle peut amener familles et partenaires à  œuvrer vraiment pour tous les enfants, au-delà des différences et même tenir compte de ces différences pour enfin vive ensemble, s’éduquer ensemble, s’instruire ensemble…  Je suis fier d’avoir appartenu et œuvré auprès de ces « animateurs d’intelligence », ces « passeurs de savoir » et je suis particulièrement heureux, en mon automne, d’en connaître…

Dommage que ces exemples ne soient pas le fonds de la formation de nos maîtres et maitresses.

Vous savez, les réformes sont nécessaires, notamment celle du temps de l’enfant, mais que seraient elles si des enseignants comme eux n’étaient pas prêts à les faire vivre en étant d’abord ; au quotidien au service de l’enfant…

Sur le badge d’un enseignant au Portugal, j’ai lu «  Nous donnons une chance au futur : nous sommes professeurs… ». Belle conviction non ?

6 décembre 2016

PAGAILLE.

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 14 h 55 min

Souvenir d’une scène vécue pour penser à semblable…

Une fin d’après, midi nous étions dans un embouteillage monstre porte d’Orléans…

Évidemment les klaxons étaient très nombreux, les cris, les grossièretés aussi, la parole était libérée et chacun y allait de ses récriminations, donnait son avis aussi loin que sa voix pouvait porter groupe par groupe… D’autres se taisaient, blottis près de leur radio, attendaient… (Pas de téléphone alors).

La cause de cette pagaille exponentielle : deux chauffeurs de poids lourds avaient laissé leur mastodonte en travers du carrefour et s’injuriaient copieusement en se secouant à l’occasion, sous nos yeux furibonds et nos invectives… Nos « conseils éclairés » aussi. Evidemment l’appel à la police prévalait sans succès pour l’instant.

Soudain une dame a bondi de sa voiture, s’est jetée entre les deux énergumènes. Elle paraissait bien fragile entre eux ; sans un mot, elle en a attrapé un par son blouson et l’a expédié vers son bahut, puis idem pour l’autre resté les poings levés… Ils ont repris leur volant, vu des voitures s’écarter et ont dégagé le passage. La dame est remontée dans son véhicule, sans un mot et ce « sans un mot » sonnait fort dans le silence des voix éteintes et certainement honteuses, en tout cas moi je l’étais, péteux…

La cacophonie tonitruante de la Gauche me fait penser, un peu, beaucoup, à ce moment… C’est à qui fera entendre le plus ses cris, tous bien colériques, bien justifiés et bien intentionnés mais personne pour ramener les agités de la politique devant leur responsabilité : – S’unir pour échanger – puis se fier à celui, à celle qui aura la force, la volonté, le courage d’oublier de crier avec ses loups – ramener calmement, clairement, au moins pour nous, la situation vers un projet commun le plus favorable à tous -permettre enfin à la vie de s’écouler normalement, avec ses hauts, ses bas, mais sans la pagaille  qui nous bouche la route vers du mieux… au moins du mieux choisir !

C’est un rêve, mais qui aura la volonté d’en faire une réalité et de dire « Arrêtez de déconner, débloquez certes, mais notre embouteillage… ».

Alors quoi, tous à une vraie Primaire et tous capables d’en accepter le verdict ?

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Victor Coudesabot |
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