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21 octobre 2016

MA CAISSE DES ECOLES

Classé dans : EDUQUER,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 36 min

Réponse à ceux qui me demandent : Que pensez-vous de la situation de la Caisse des Ecoles Laïques de Montgeron…

 

Je ne sais quoi répondre qui ne soit pas trop subjectif…  donc je le serai !

Pendant mes premières années de direction, je n’ai fait qu’utiliser la Caisse des Ecoles sans me poser de questions. Au besoin, j’encourageais les familles à solliciter des aides sociales, des tarifs pour les repas, les classes de découvertes, des soutiens personnalisés en cas de difficultés d’achat de matériel scolaire… Toutes choses qu’un service municipal bien conçu aurait sans doute pu assumer…                Au fur et à mesure que nos projets d’activités se multipliaient à Jules FERRY, nous nous sommes de plus en plus tournés vers des organismes tels les Pupilles, des entreprises, et la Caisse des Ecoles… L’Amicale du Nouzet est venue plus tard, particulièrement pour notre secteur, compléter nos sources d’aide, tant en temps de bénévolat, d’intervenants qu’en aides matérielles et financières.

De notre côté, le groupe scolaire participait depuis longtemps à la principale fête des Ecoles de la commune, non seulement parce qu’elle générait ces fonds nécessaires à l’entraide mais surtout parce qu’elle rassemblait toutes les écoles, toutes les associations, toutes les bonnes volontés en une large manifestation festive, tous quartiers réunis, ce qui comptait pour une grande ville aux secteurs si diversifiés…

Même si, peu à peu, plusieurs établissements ont organisé avec bonheur et intensité leur propres fêtes, la Fête des Ecoles est restée un rendez-vous incontournable des Montgeronnais. L’énorme travail accompli par les bénévoles responsables de ces manifestations, l’implication des enseignants, des associations avec l’aide des services municipaux se sont toujours trouvés récompensés par le succès de cet immense rendez-vous.

Peu à peu, j’ai appris à connaître l’envers du décor et j’ai accepté de me présenter à son Comité. Longtemps, avec une émotion dont se souviendront les présents, j’ai exercé la fonction de secrétaire. Croyez-moi, retracer les motivations et les réalisations chaque année était un exercice formidable et éloquent ! Ce fut une révélation pour moi : non seulement il fallait alimenter et augmenter le « sou des Ecoles » mais s’assurer du concours de personnes qui répondaient à la mission première des Caisses de Ecoles (créées bien avant Jules FERRY) : être présente et efficace au-delà de toute bonne ou mauvaise volonté envers les écoles, notamment communales, et les enfants… Cette précaution, hélas quelquefois nécessaire, visait à garantir les engagements des élus… Evidemment certains ne peuvent que s’agacer de cette « tutelle » mais à Montgeron, d’autres remonteraient plus loin, je n’ai connu, depuis M.CACHAT (ce sera le seul nom cité),  mon premier maire, que des municipalités qui ont su dépasser leurs ressentis pour utiliser au mieux la Caisse des Ecoles Laïques pour ce qu’elle est : un outil formidable au service de l’enfant et de sa famille.

J’ai eu la chance, parfois le bonheur, de rencontrer, des bénévoles engagés, venus des conseils municipaux successifs et surtout du vote direct des adhérents… des représentants du Préfet, des Inspecteurs de l’Education Nationale ou leurs délégués, tous, le plus souvent, étaient motivés ou gagnés par le seul esprit qui mérite de s’investir : le bien de nos enfants dans et autour de l’école…

Nous n’avions pas tous les mêmes convictions politiques, religieuses, philosophiques et parfois l’exprimions dans d’autres instances, mais œuvrer ensemble au Sein du Comité avec l’intelligence et le souci de mieux servir la communauté scolaire, l’enfance, a permis de dépasser ces différences légitimes…

Tout au long de ces années, jamais une ambition personnelle ou politique n’a primé sur cette ambition !

Je n’ai pas connu, sauf par mes lectures, sauf par les récits, sauf par la fréquentation de ceux qui « y étaient » la naissance des Restaurants d’Enfants, mais j’ai contribué, autant que je le pouvais, en 30 ans, à leur accompagnement… Nombreux projets de classe et d’école ont reçu non seulement notre aide financière mais aussi conseils et valorisation ; l’attribution de soutiens pour les familles en situation précaire était normale et aurait pu relever de la seule application de quotients familiaux, seulement la vie est assez tordue pour ne pas se plier qu’aux chiffres et des circonstances non quantifiables demandaient des oreilles aussi discrètes que compréhensives… Parfois sans déboucher sur une aide financière, l’entretien amenait à des conseils, des orientations pratiques, des médiations pour procurer à une famille l’oxygène, l’espoir nécessaires pour donner à un enfant les mêmes chances qu’à ses camarades…

J’ai participé à la création des garderies, de centres de loisirs, de vacances, de commissions des menus, à l’extension des restaurants, notamment la création de ceux de l’école Jules FERRY, puis en fin de mandat de Ferdinand Buisson, à des recherches pour étudier les projets des classes hors des associations telles aux projets, d’autres pour concilier espaces et temps de l’enfant……… Rien de facile, tout d’enthousiasmant…

Je comprends que la Caisse des Ecoles puisse déranger, elle se doit de mettre la vigilance en tête de ses conduites et cette vigilance va plus dans le sens de la qualité que des budgets et des susceptibilités…

La Caisse des Ecoles ne peut disparaître, légalement, quoique l’ambiguïté des textes offre toute latitude à qui sait les tordre pour justifier ses desseins… mais elle peut s’estomper, puis sombrer… Il suffit de lui rogner ses ressources, voiler son regard en supprimant ses commissions, la faire taire en empêchant ses communications ou modifiant ses comptes-rendus, la discréditer en lui imputant des manques, des aides mal distribuées… en la vidant de sa vitalité et en amenant ses bénévoles au découragement…

Pour avoir connu et rencontré chaque Maire depuis 1972, et discuté avec franchise, âpreté parfois, les points contestables, aussi bien valables pour nous les « utopistes de l’école » que pour les élus « réalistes des contraintes financières », j’ai beaucoup de mal à l’imaginer ! Je sais que les compromis ont toujours permis de trouver des solutions et garantir le succès des initiatives… Ce n’est donner « le monopole du cœur » ni aux uns et aux autres, quelle stupidité, mais donner la priorité au fond et laisser les formes adapter leurs rancœurs, leur parti pris, leurs craintes aussi, (peur de quoi ?) pour mieux faire…

J’ai eu l’occasion de m’entretenir trois fois avec le nouveau maire de Montgeron, bien avant son élection, voire sa candidature, et j’en avais retenu une bonne impression de compréhension mutuelle en ce qui concerne l’éducation en général et l’école en particulier. De même ai-je eu la possibilité de connaître divers de ses conseillers, parfois même à travers la Caisse des Ecoles. Je ne peux croire en leur souhait de mettre en terre cette vieille dame extraordinaire. Au contraire, j’imaginais, quelle naïveté, que son renouvellement conduirait à lui redonner encore plus de vitalité…

Comme j’ai eu la chance de le dire, de l’écrire, aux nombreux anciens élèves qui me font le plaisir de ne pas m’oublier trop vite, je suis fier, mais je l’étais aussi de Verrières le Buisson où j’ai d’abord œuvré en associations très diverses, du scoutisme à la MJC, d’avoir vécu 30 ans à Montgeron… Heureux surtout d’y avoir trouvé tant de personnes et d‘associations, non pas essentielles, (qui l’est ?) mais importantes pour l’enfant, publiques ou privées, laïques ou confessionnelles… Que de gens d’exception !… Je ne donnerai qu’un exemple, mais j’en ai mille au moins en mes souvenirs : le rôle formidable rempli par une fanfare dans l’accueil, la formation, la motivation et la remise en confiance d’enfants désemparés… Cette image, c’est celle de mon Montgeron.

Ce tissu extraordinaire que j’ai eu le bonheur de retrouver à travers les récits de nos anciens de 1929 à nos jours fera toujours que Montgeron, même si elle n’est pas la seule commune, j’en ai connues beaucoup, aussi riches en générosité et ingéniosité, restera chère à mon esprit…

Alors oui, LA CAISSE DES ECOLES après d’autres peut s’endormir, mourir peut-être : « Taisez-vous ! Vous nous dérangez… ». C’est un mode de gestion que j’ai du mal à comprendre, mais ça a marché et ça marchera encore, hélas !!!

Quand même, l’enfant reste un bien universel (Je crois que prolétariat signifierait «  qui a pour premier bien ses enfants » interprétation non garantie) et je ne pense pas que, même si les œuvres (un beau mot) sont muselées, les initiatives déformées, les parents ne soient pas peu à peu inquiets, un peu, beaucoup….

Je n’ai évoqué aucun nom, sauf M.CACHAT pour dater, j’ai essayé de toujours n’impliquer que moi, me laissant la responsabilité de mes mots mais tout au long de mes lignes combien de visages, de prénoms, de noms m’ont accompagné ; certains avec une belle intensité, d’autres, plus récents, plus esquissés mais aucun sans émotion ni reconnaissance, pas pour moi, mais pour eux, nos enfants !

15 octobre 2016

Voici l’histoire de TAI TAI et les trois grains de riz…

Classé dans : contes et légendes,Non classé — linouunblogfr @ 10 h 14 min

                   Un beau conte écrit par notre amie Jacqueline….

 

Il était une fois, dans un lointain pays d’Asie, un petit garçon qui vivait avec ses parents et ses sept frères et sœurs; il s’appelait TAITAI, Son papa et sa maman travaillaient beaucoup pour nourrir toute cette petite famille; mais l’année de la grande sécheresse, ce fut un désastre, La terre était tellement sèche, que le riz qu’il cultivait ne poussait plus, et les réserves que le papa avait faites diminuaient sans arrêt,

Un jour le papa de TAITAI appela son fils ainé :

« Tu es l’ainé de tout nos enfants et tu es le plus fort et le plus courageux, alors TAITAI il faut que je te dise la vérité, nous n’avons plus que trois grains de riz pour nourrir la famille et il n’y a pas d’eau pour faire pousser le riz, Alors TAITAI je vais te confier ces trois précieux grains de riz, et dès demain matin tu partiras vers les montagnes enneigées tout là bas au loin et grâce à l’eau que tu trouveras, tu pourras au moins faire pousser ces grains de riz et nous ramener une bonne récolte pour nourrir tout le monde; je suis sûr que tu y arriveras,

Dès le lendemain matin, à l’aube TAITAI pris le chemin de la montagne courageusement après avoir embrassé son papa sa maman et ses frères et sœurs; je vous promets leur dit-il de faire tout mon possible pour faire pousser ce riz et quand je reviendrai nous ferons une grande fête tous ensemble,

Ils le regardèrent partir plein d’espoir,

TAITAI pris le chemin de la montagne, il gravit des collines, des montagnes, traversa des forêts, pris des chemins semés d’embuches, il eut peur aussi parfois, en entendant des bruits de bêtes bizarres dans la forêt, en écoutant le vent dans les branches qui soufflait si fort, mais qui semblait quand même lui montrer le bon chemin…. Mais dans tout son parcours il ne trouvait pas d’eau, il était désespéré ; il gardait bien soigneusement ses trois grains de riz bien serré dans son petit mouchoir,,, Il fallait absolument trouver de l’eau,

Un soir alors que la nuit commençait à tomber, il entendit un vrombissement au dessus de sa tête, on aurait dit un hélicoptère vroom vroom, vrom ,,,, Il eut peur et voulu se cacher dans la forêt, mais tout à coup il sentit sur son épaule quelque chose qui le chatouillait en tournant la tête il vit un joli papillon avec de grandes ailes qui lui fit un clin d’œil et lui dit :

-                  Où vas tu comme ça petit bonhomme, tout seul sur le chemin ??

-                  Je vais chercher de l’eau pour mes grains de riz répondit TAI TAI mais la route est longue et j’ai peur de ne pas trouver le bon chemin,

-                  Ne t’inquiète pas TAI TAI, maintenant que tu m’as rencontré, tu ne seras plus tout seul et je vais bien t’indiquer le chemin, on m’appelle BOMBYX et je connais toute la région, et toutes les forêts, j’ai toute ma grande famille qui vit la bas un peu plus loin dans la forêt de muriers et ils travaillent tous beaucoup à produire du fil de soie, Pour trouver de l’eau TAI TAI il te faut juste traverser ce grand champ continue encore à monter cette montagne en face de toi, et vois la bas les traces blanches, ce sont les premieres nevées ; tu trouveras de l’eau plus très loin,

TAITAI repartit, plein de courage, guidé par BOMBYX son nouvel ami, et grimpa, grimpa encore et encore… Tout à coup, devant lui une rivière, un lac, une cascade, de l’eau partout ; une eau claire, pure, qui chantait en cascadant par dessus les pierres, TAITAI était fou de joie :  enfin de l’eau !! Mais comment la transporter ?? Heureusement BOMBYX eut encore une idée :

-                  Pour pouvoir la transporter, dit il, tu devras monter encore un peu plus loin vers la neige, il y a plein de stalactites. Tu pourrais ainsi en découper quelques unes et les transporter pour arroser tes trois

grains de riz,

-                  Bonne idée répondit TAI TAI , allons vers la neige…

Ainsi il découvrit pour la première fois ces merveilleux cristaux de glace qui scintillaient au soleil ; des stalactites accrochées aux rochers, des dentelles de glace transparentes comme du verre et qu’il pourrait ainsi transporter.

Il fit donc sa cueillette de glace, et commença à la transporter dans ses petites mains, pour aller arroser ses trois grains de riz,,, En chemin, la glace se mit à fondre au soleil, et passa à travers ses doigts tout gelés !!!

Plus d’eau pour les trois grains de riz !!! Comment faire alors ?? TAI TAI regarda tristement BOMBYX qui le suivait toujours sur le chemin :

- je n’y arriverai jamais, lui dit il, et mon père qui m’attend dans mon petit village pour nourrir mes frères et sœurs ; je dois absolument trouver une solution,

BOMBYX vint de nouveau au secours de son ami :

- J’ai une idée » lui dit il, je vais faire confectionner des petits sacs en fil de soie par ma petite famille, ainsi tu pourras mettre toute la glace que tu ramasseras dedans, et tu pourras vite la transporter pour aller arroser tes grains de riz;

-                  Oh BOMBYX comme tu es un ami précieux et généreux, grace à toi on trouve toujours une solution… Vite au travail,

Et voilà nos petits amis les vers à soie préparant des sacs et des sacs de soie. BOMBYX volait de l’un à l’autre pour les encourager, et TAITAI allait chercher des piles de glace qu’il empilait pour remplir ensuite les sacs de soie…

Ainsi il put transporter tant et tant d’eau et de glace, que les trois grains de riz, furent bien vite tout ragaillardis. TAITAI put semer et semer le riz; grâce à ces trois grains de riz si bien arrosés avec cette eau précieuse et claire venant de la montagne

Bientôt un beau champ de riz s’étendit devant lui.

Il put enfin faire une belle récolte de riz, et descendit à son village avec ces petits sacs de soie remplis cette foie non pas d’eau ou de glace, mais d’un bon riz bien blanc et bien nourrissant  pour toute sa famille,

Quant il arriva dans son village quelle belle fête pour le recevoir, son papa était si fier de lui et sa maman le prit tendrement dans ses bras et pleura de joie; tous ces frères et sœurs l’entourèrent et dégustèrent avec lui ces merveilleux grains de riz,

Grâce à TAI TAI, à son courage, à sa persévérance,  toute la famille était heureuse bien nourrie et enfin réunie,

Les soirs de pleine lune dans ce lointain pays d’Asie, on entend parfois un étrange vrombissement, vrom, vrom, vrom… Ce n’est pas le vent ou la tempête, non, c’est seulement BOMBYX qui vient dire bonne nuit à tous ses nouveaux amis.

                                                             

FIN

13 octobre 2016

L’ORTHOGRAPHE EST IMAGE DE VIE… Être et évoluer…

Classé dans : BONNE PIOCHE,EDUQUER — linouunblogfr @ 11 h 44 min

la cigale et la fourmi

base empruntée à Naturo-Passion.com

Spontanément, comme beaucoup, je me disais que l’orthographe était un patrimoine culturel commun à tous les Français et qu’il fallait le préserver. Or, une langue est par définition vivante et évolue au gré du temps, de ses échanges avec les autres langues et cultures, des apports de la science, des arts, de la technologie, etc.

Que ceux qui s’arc-boutent lisent ceci et regardent comment la première fable de la Fontaine « La Cigale et la Fourmi » était écrite à son époque (1668) ! Chateaubriand, Victor Hugo, Monet, Zola écrivaient nénufar et non nénuphar, cette graphie étant erronée (le mot nénufar vient du perse et non du grec, le ph est donc une erreur, le mot était d’ailleurs écrit nénufar jusqu’en 1935).

La langue française ne sera pas amoindrie par cette réforme qui vient corriger et harmoniser quelques anomalies et exceptions. Il y en a déjà eu plusieurs et il y en aura d’autres. Respirez un bon coup et arrêtons ces combats d’arrière-garde.

MON AVIS

      Merci pour la richesse des échanges. (CHARIVARI A L’ECOLE).. J’engage tout le monde à s’y plonger avec sincérité puis de se prononcer APRES pas A PRIORI!

Oui pour moi, retraité depuis 16 ans, j’ai connu le BO de l’orthographe allégée mais surtout j’ai tenu classes de perf., clin pour enfants du voyage et primo-arrivants ; j’ai assuré des cours de français à des adultes étrangers certes mais aussi à des anciens élèves devenus oublieux de la langue écrite (pas comme le vélo, ça s’oublie), alors les règles d’orthographe venaient quand elles pouvaient…

        Par contre respecter l’orthographe de base, notamment grammaticale, dans nos messages serait bien. (D’accord : erreurs de frappe, moi le premier)

Écrire est devenu moins fréquent et l’encourager en acceptant des syntaxes aléatoires peut lever des obstacles : j’ai lu des textes, des poèmes en particulier d’une grande justesse et porteurs de belles émotions ; fallait-il les tenir clos en sa tête sous prétexte que la critique de leur orthographe serait destructrice ? Il en est de même pour ces taiseux qui  libèrent leurs idées, leurs savoirs après un moment d’ivresse et/ou de confiance et utilisent des termes, des expressions approximatives…Notre langue, comme toutes les autres même et surtout professionnelles voire argotiques, est vivante, merci pour le retour vers nos grands auteurs… C’est vrai que nous pouvons grincer les dents devant l’évolution des usages de pérenniser, d’achalander etc… mais depuis nos premières colères, nos premiers rires, nos premiers areu, chacun de nous se la construit puis adopte, parfois adapte celle de sa société d’hier, d’aujourd’hui et de demain… Les grands orateurs des médias sont les grands vecteurs de ces fantaisies et avec conviction souvent… Le grand mélange des langues régionales, leur grande richesse, l’apport de tous ceux qui ont traversé puis habité notre hexagone, dont les barbares francs, des expressions étrangères… forment un trésor historique et combien passionnant, pour un linguiste comme pour un conteur ; mais historique ne donne pas droit à l’hystérie… J’ai aimé raconter les mots à mes élèves, j’en abuse encore par pédantisme diront certains, mais j’ai surtout aimé les voir s’en servir comme des outils pour être et communiquer…

Je suis navré que notre Ecole, qui a tant besoin d’être repensée, serve d’arène encore une fois, à ceux qui n’y relèvent que des sujets pour disputer et non discuter, à donf…

Monsieur, Madame, ne vous laissez pas prendre au jeu des polémistes de métier… Si vraiment, vraiment, vous estimez que l’éducation officielle ou privée, dans et autour des établissements mérite mieux que des coups de griffes rageurs et stériles alors dites-le et exiger d’être consultés. Des cahiers de doléances pour l’Ecole ce serait bien…

          Utopique, hélas oui, mais « le rêve devient réalité si on lui offre la volonté »

         « Qu’est-ce qu’un vrai rêve ? C’est un rêve qui dure. Et, s’il dure, c’est qu’il s’est marié. Marié avec la volonté. » Eric ORSENNA.

 

11 octobre 2016

PAS MIEUX HIER.

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 06 min

PAS MIEUX HIER.

                          Non l’époque des blousons noirs n’était pas la « belle époque » ;  c’était pour certains jeunes déboussolés par les premiers grands ensembles, déboussolés par les transferts arbitraires des « quartiers insalubres » des grandes villes vers les tours de banlieue, opération bien rentables pour les constructions urbaines, révoltés aussi car à l’époque le passage en 6ème n’était pas automatique et le conflit apprentis/étudiants pesait dans les rencontres… Tout cela je l’ai connu, partagé et assumé avec des gens responsables de collectivité acceptant de faire confiance et de valoriser ces jeunes « paumés.

La bande était le refuge des ados ; il fallait leur offrir plus attractif, nous l’avons fait…

Différence avec aujourd’hui ; l’espoir réaliste d’avoir du travail, avec lui et les premier émois amoureux s’atténuaient les révoltes. Il ne restait plus qu’à recommencer avec les plus jeunes, l’école, les centres aérés (à l’époque) aidaient à cette prise en mains. Aujourd’hui les plus jeunes sont tout aussi hargneux que leurs aînés et les copient. Rien ne vient les réconforter, ni le chômage, ni la situation des parents ni le luxe étalé des mieux lotis… Alors oui, il faut aider tous ceux qui essaient d’améliorer sur le terrain la situation : grands-frères, associations, travailleurs sociaux, enseignants, policiers, même s’ils ne sont pas encouragés à pratiquer les liens de proximité.

La sanction est nécessaire mais la prévention auprès des enfants, le suivi pour ceux qui ont payé, la revalorisation en bref le goût de vivre, de revivre sont indispensable pour que se rééquilibre notre société.

Qui saura faire ?

 

Lény ESCUDERO – Le siècle des réfugiés

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 11 h 15 min

Quel siècle n’a pas été celui des réfugiés? Ecoutez avec sincérité sans dire « Oui mais lui, il nous ressemblait… » Laissez cela à ceux qui, même enfants d’émigrés, ont besoin de semer la peur de l’autre pour exister, pour ambitionner de diriger…

 Paroles: Leny Escudero
Musique: Julian Escudero
Année: 1982

J’ai vécu
Au siècle des réfugiés
Une musette au pied de mon lit
Avec la peur au ventre
Des humiliés
Des sans logis
Qui tremblent
Les oubliés
Aux mal-partis
Ressemblent

Ils sont toujours les bras ballants
D’un pied sur l’autre mal à l’aise
Le cul posé entre deux chaises
Tout étonné d’être vivant
Ils sont souvent les en-dehors
Ceux qui n’écriront pas l’histoire
Et devant eux c’est la nuit noire
Et derrière eux marche la mort

Ils sont toujours les emmerdants
Les empêcheurs les trouble-fêtes
Qui n’ont pas su baisser la tête
Qui sont venus à contre temps
Dans tel pays c’est mal venu
Venir au monde t’emprisonne
Et chaque jour on te pardonne
Puis on ne te pardonne plus

J’ai vécu
Au siècle des réfugiés
Une musette au pied de mon lit
Avec la peur au ventre
Des humiliés
Des sans logis
Qui tremblent
Les oubliés
Aux mal-partis
Ressemblent

On peut souvent les voir aussi
Sur les photos des magazines
Essayant de faire bonne mine*
Emmenez-moi au loin d’ici
Ils ont des trous à chaque main
C’est ce qui reste du naufrage
Ils n’ont pas l’air d’être en voyage
Les voyageurs du dernier train

Ils sont toujours les séparés
Le cœur perdu dans la pagaille
Les fous d’amour en retrouvailles
Qui les amènent sur les quais
Et puis parfois le fol espoir
Si elle a pu si elle arrive
De train en train à la dérive
Et puis vieillir sans la revoir

J’ai vécu
Au siècle des réfugiés
Une musette au pied de mon lit
Avec la peur au ventre

10 octobre 2016

SALE TEMPS POUR LE VIVRE ENSEMBLE…PENSE, ECRIT ET PROPOSE PAR JACQUES ARTIERES

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 14 h 55 min

 

Adopté par moi.

 
Depuis quelques semaines, l’annonce du démantèlement de la jungle de Calais met en transe les paisibles citoyens de villes ou bourgades Françaises (bien Françaises) qui s’insurgent « pas de ça chez nous ! »

Ces réactions épidermiques sont significatives de la radicalisation de notre société, de l’affrontement pas simplement d’idée, mais bien au-delà, il s’agit en réalité d’une conception diamétralement opposée de faire société.

Pour certains riens ne devais changer, à tel points que ses nouveaux gaulois opèrent une distorsion de l’histoire, de notre histoire, des principes républicains qui se sont longuement construit depuis 1789. Ils occultent la lente et douloureuse évolution de notre société, en prenant comme alpha et oméga un instant « T » qui leur va bien, certainement celui d’une France bien blanche ((un peu coloniale) offrant à ses enfants un plein emploi et une insouciance communicative jetant un voile pudique sur les misères du monde. Confortable….

Pour d’autre, il y a une nécessité d’assumer collectivement les blessures de l’histoire (certainement celle occulté par les premiers) dans un monde globalisé pour lequel le modèle libéral de la mondialisation n’a pas su répondre aux attentes légitimes des populations en matière de biens de premières nécessités (alimentation, habitat, éducation, santé). Ce discourt est souvent assortie d’une culpabilité qui n’a pas vraiment lieux d’être.

Face à ces deux discours qui s’opposent en pointant des doigts accusateurs, la troisième voix reste trop souvent inaudible.

Et pourtant, pourtant, nous avons tant à gagner à découvrir les uns des autres ! Le brassage des cultures n’est rien d’autre que la ou les cultures de demain. Qui serions-nous pour dire que nous avons raison ou tort ? Que tel mode de vie, telle croyance a plus de valeur que telle autre ? Plus de légitimité sur tel ou tel territoire ? Au nom des traditions ? La tradition n’est rien d’autre que la répétition de choses ou de situation que l’on perpétue souvent sans savoir vraiment pourquoi mais parce que cela c’est « toujours » fait… le « toujours » étant très relatif.

Nous avons tant à apprendre les uns des autres ! Sur le plan culturel, professionnel, médical, culinaire, musical, artistique, sur le plan agraire, sur notre place et notre rapport à la planète.

Ces gens qui aujourd’hui fuient les guerres et la misère sont ceux qui ont construit hier, ici ou la les sociétés que leurs descendants veulent immuables. Mais l’Homme n’est pas à un anachronisme prêt.

Que faudrait-il, que faudra-il pour instiller dans notre société cette part de curiosité, d’appétence, d’envie d’aller plus loin, de faire autrement, d’être un peu aventureux ?

Quels arguments feront mouche pour dire aux uns et aux autres que tout serait tellement plus simple si nous changions notre postulat de départ, si nous étions juste bien veillant au lieu de nous imposer des craquants et les ripostent qu’ils induisent. Il n’y a pas de murailles qui n’aient trouvé les armes pour la percer, et il n’y a pas de joie plus grande que celle de la rencontre, pas de fructifications plus grandes que celle du partage. La nature nous en donne des exemples tous les jours. Vous connaissez vous des êtres plus différents que les plantes et les insectes polinisateurs ? et pourtant ils sont interdépendant, les uns ne peuvent pas vivre sans les autres (nous non plus d’ailleurs), mais cela n’a pas toujours été ainsi, il a fallu des millénaires d’adaptation. Pourtant les abeilles et les fleurs ne se parlent pas, elles n’ont pas le même langage.

Nous faudra t’il autant de temps ? Je ne suis même plus sûr que nous l’ayons. J’ai l’habitude de dire que je suis un optimiste pathologique, mais que je me soigne… je crois que ce monde est en train de me guérir, mais rassurez-vous… je résiste !!!

 

 

Victor Coudesabot |
Savoirses |
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