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30 septembre 2016

Espoir, utopie pour l’Ecole, rien sans tous…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 11 h 50 min

Espoir, utopie pour l’Ecole, rien sans tous…

Plus de notes de « jugement » mais des notes formatives, retour à la semaine de 4 jours ½, les devoirs à l’école… pourquoi pas mais l’essentiel : la formation des enseignants, la constitution de vraies équipes bien dirigées, (tout repose sur la qualité des professionnels), l’adaptation de chaque établissement à ses fonctions et son environnement, des projets clairs, réalistes basés sur de vrais états des lieux, ça, c’est encore dans les tiroirs… et surtout une véritable collaboration, implication je dirais même complicité entre familles et équipe d’établissement… Les initiatives officielles ne sont pas inutiles mais se présentent comme des éléments de puzzle dont ont ne perçoit ni la globalité ni l’espoir de voir combler les espaces vides…

L’Ecole, nos enfants et notre futur n’ont qu’une chance : que nous nous donnions la main, après nous être remué le cerveau ensemble pour parvenir à un projet collectif adaptable aux circonstances (populations – handicaps divers – précocité…) pour toutes les écoles pas seulement selon le hasard des engagements d’un prof, d’une direction ou d’une équipe… L’école ne devrait plus être une loterie… Les enfants n’ont pas changés fondamentalement, ça c’est la belle excuse, leur environnement oui et l’intérêt que leur porte la société oui !

Serions-nous capables de, non pas refonder, mais repenser l’Ecole ensemble ?

23 septembre 2016

Pour conter à un enfant qui n’aime pas la grammaire.

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 16 h 13 min

Pour conter à un enfant qui n’aime pas la grammaire.

 

Je sais que LA GRAMMAIRE EST UNE CHANSON DOUCE mais je n’ai pu m’empêcher de raconter la mienne pour répondre à une demande…

 

La grammaire est une aventure formidable autour des mots. Si, si !!

Ce fut vraiment extraordinaire lorsque les gestes, les grognements pour désigner quelque chose sont devenus, peu à peu, des sons articulés, organisés et attachés à un objet, une personne, un animal, un acte, une idée….

Ce fut une joie importante lorsque tes parents t’ont entendu utiliser tes mots à toi, étrange, au début, puis copiés de façon amusante, sur ceux des personnes qui t’entouraient puis, identiques  « Tu n’es plus un bébé ! ». Enfin, tu te faisais comprendre, sans gestes, sans grimaces, sans te mettre en colère quand nous nous trompions sur ce que tu voulais dire. Nous avions les mêmes mots !

 

N’empêche que chaque jour des gens, toi, moi, nous, des savants, des travailleurs, des copains, des sportifs, même les muets, les sourds … inventent des mots nouveaux, pour mieux désigner, se comprendre ou simplement s’amuser…

Une vie sans mots qui bougent, qui se créent, serait vraiment triste.

Je suis certain que même Robinson Crusoé, lorsqu’il était encore seul dans son île, se parlait, donnait des mots à ce qui l’entourait, ce qu’il faisait, ce qu’il pensait…

 

Des mots, de toutes les formes, de toutes langues, de toutes imaginations, il en faut, ça c’est plus que sûr !

Mais pourquoi nous casser la tête avec eux à l’école puisque Papa, Maman, Papy, Mamy, les amis… peu à peu nous les apprennent ? C’était mieux dans les tribus, non ?

Je n’en suis pas certain parce que gare à toi si tu te trompais de mots pour demander, obéir, chasser, te nourrir… Moins, il y avait de mots et plus on pouvait se tromper surtout s’ils se prononçaient pareils ! Entendre « mur » tout seul, c’était quoi, des pierres les unes sur les autres, un fruit comestible, le fruit des ronces, il fallait l’accompagner de gestes, de mimes    Pas simple…

 

Avant, bien avant même, de trouver des signes pour tracer les mots sur du sable, des écorces, des pierres, des peaux, du papier… il fallait une sacrée mémoire pour essayer de se souvenir de tous les mots nouveaux… même si on restait enfermé dans sa grotte…

Toi, tu n’as pas envie de rester isolé, non ! Alors, il faut comprendre et te faire comprendre le mieux possible.

 

Les signes pour garder les mots, l’écriture, furent quand même le second progrès le plus extraordinaire pour la grande histoire de la COMMUNICATION ! Pour comprendre ce que connaissaient les anciens, pour ne pas oublier nos découvertes, pour envoyer et recevoir des messages à ceux qui étaient loin… écrire, c’était formidable… On n’a pas fait mieux que parler/écouter, écrire/ lire… Le téléphone, l’écran d’internet ne sont que des bons moyens pour aller plus vite, plus loin, plus longtemps et aider à se comprendre…

Du dictionnaire, à l’encyclopédie, à Google nous avons des réserves de mots et d’explications de plus en plus extraordinaires…

 

MAIS TOUT ÇA CE N’EST QUE BULLES DE SAVON INUTILES SANS LE PLUS IMPORTANT, L’ESSENTIEL….. TOI ET TON CERCEAU !!!

 

Si tu as de magnifiques outils dans un atelier bien rempli en matériaux, sans que tu saches t’en servir, qu’en feras-tu ?

Si tu as une belle équipe de copains en bonne santé mais que vous ignorez tout des règles d’un sport, des astuces pour être performants, des installations.. Que ferez-vous ?

Le plus perfectionné des ordinateurs reste un tas de ferrailles, de plastique, de fils si tu n’as pas appris ses modes d’emploi.

Tu peux te poser la question en peinture, musique, utilisation d’une machine…

Toi qui es astucieux, je te vois sourire : « Pas de problème : j’inventerai, je ferai des essais, nous chercherons des règles, je lirai des modes d’emploi, nous chercherons des gens qui savent pour nous expliquer… »

Et bien oui, tu inventerais comme les hommes et les femmes d’hier et d’aujourd’hui, de demain aussi parce que sans communication, on ne vit plus ensemble. Tu trouverais des « maîtres », tu lirais des explications… Tu créerais l’apprentissage, allez disons-le, les cours, les profs, l’Ecole quoi.

 

Un sage de l’Antiquité disait que la langue pour s’exprimer, c’est la meilleure ou la pire des choses selon son utilisation, d’autres affirment que cette parole est d’argent et le silence d’or… Nous, on dira simplement que écouter/lire est aussi important que parler/écrire.

Pour terminer cette partie de réflexion, à ceux qui haussent les épaules et affirment que l’on peut s’exprimer autrement qu’avec des mots, que mimer, peindre, sculpter, danser, dessiner… c’est aussi communiquer, je réponds « D’accord avec vous ! Mais toutes ces formes demandent autant, plus encore souvent d’apprentissages que pour le travail des mots     Je le sais bien, j’ai essayé sans beaucoup de succès… même pour me mettre en colère parce que je ratais, pour trouver, exprimer, m’expliquer, dire ce que j’écoutais, observais, contemplais, beau, moche, difficile, facile… ben , comme pour toi, il me fallait des mots !

 

Ces mots dont on ne peut se passer, il faut bien en faire un bon usage, le meilleur possible même !

Les inventer, c’est faire du VOCABULAIRE (bonjour le latin pour désigner l’ensemble des mots) (utiliser ta voix.) – avec un mot tu peux en fabriquer beaucoup d’autres selon ce que tu veux en faire (c’est toute sa famille que tu crées alors).

Certains te paraissent insuffisants, alors tu leur trouves des cousins « petit c’est bien mais minuscule, microscopique, c’est mieux non ? » Tu les maries même dans des expressions «  grand – immense – très grand – hyper géant -  vachement super géant… ». Ce qui n’est pas terrible, ce sont ceux qui se prononcent, se lisent parfois pareils mais ne veulent pas dire la même chose  (même si en cherchant bien autrefois, ils étaient très cousins «  la plage arrière de la voiture n’a pas beaucoup de sable sauf si tu reviens de la plage du bord de mer ». « Livre, est-ce le poids du paquet de beurre ou les pages reliés de mon histoire ? C’est casse-pieds, tiens, est-ce que cette expression veut vraiment dire que ces histoires de mots m’écrasent les orteils ? Parfois un mot suffit pour se faire comprendre « Aïe – assez – vite… » Encore faut-il savoir à quelle occasion tu cries ça. Si c’est écrit, il faut même lui ajouter un petit signe pour comprendre comment tu le prononces.

Je ne sais pas quels mots sont apparus en premier : ceux pour désigner ce que l’on voyait, touchait, sentait, entendait, imaginait LES NOMS ou ceux pour désigner ce que l’on avait fait, faisait, voulait faire (soi ou quelqu’un d’autre d’ailleurs) LES VERBES.

Ce qui est certain, c’est que, très vite, il a fallu les préciser : «  Un, deux ou plusieurs bisons – un gros, un petit, avec de la fourrure, pelé… »… Pour le bébé « chaud – bon – encore – mon – celui-là… » C’est aussi important à faire comprendre aux adultes… Préciser c’est aussi déterminer, décrire, qualifier, ajouter des renseignements, compléter les noms, les verbes principaux… donner des détails, c’est te faire mieux comprendre. « Souris », c’est bien, mais est-ce une action, un animal, comment ça se passe ? Qu’est-ce que je dois me représenter ? Les mots de précision vont être bien utiles non ?

 

Chaque mot possède son écriture de base, celle du dictionnaire, son ORTHOGRAPHE. (écrire – droit – juste encore du Grec) Quelle BELLE HISTOIRE aussi ! Chaque orthographe a son histoire, depuis la naissance du mot jusqu’à aujourd’hui en traversant par toutes ses transformations à travers ses voyages dans les chemins des voyageurs et dans le temps, année après année. Tu parles grec ‘téléphone – parler de loin – latin « aquarium » anglais ‘’football ‘’ indien ‘’véranda’’ ‘’pyjama’’ russe ‘’bistro- vite’’.etc…

 

Oui, ton mot a besoin de s’entourer d’une petite histoire souvent : une expression « une rose magnifique – un tir au but de toute beauté… »  – une phrase simple est préférable «  Le jardinier a créé une rose magnifique. », mon copain a réussi un tir de toute beauté. »   Une phrase avec des circonstances attire encore mieux l’attention : « Hier, dans le parc d’exposition florale, nous avons rencontré un jardinier qui a crée une rose magnifique. » – «  Samedi dernier, le match semblait perdu, soudain, après ma passe, mon copain a réussi un tir au but de toute beauté. »

Bon, tu ne le dirais pas comme cela, mais même avec tes mots, il faudrait donner le bon sens (le tien) à ta communication.

Lorsque tu auras rassemblé tes phrases dans une belle suite, tu auras créé ton histoire…

 

Tes expressions en groupe de mots, tes phrases… comme tes histoires, elles s’agitent, changent de forme, vivent, se prononcent, s’écrivent différemment selon ce que tu veux exprimer !

Cette cuisine de mots, c’est LA GRAMMAIRE (Encore du Grec à l’origine): art de lire et d’écrire » rien que ça !

Comme en cuisine, art d’arranger agréablement les aliments, il faut respecter les recettes pour obtenir un plat qui donne envie de le goûter

Un mot sans grammaire, c’est comme une carotte ; une pomme de terre, une nouille, de la farine, une côtelette… non préparés… Certains, peuvent être curieux du goût, certains peuvent aimer mais beaucoup les préfèrent nettoyer, cuits, mélanger, additionner avec d’autres produits…

Pour bien lier les ingrédients, il faut très souvent, ajouter des aromates, des aides à la cuisson : sel- poivre – herbes – huile – beurre – eau –etc… de nombreux petits produits qui seuls sont souvent insuffisant à nourrir mais qui bien placés donnent sa solidité, ses belles couleurs, son bon goût, son originalité, à un plat, en grammaire, ce sont tous ses petits mots qui accompagnent les mots principaux d’une expression ou d’une phrase.

La gastronomie de l’expression, la belle cuisine, c’est quand avec tous ces beaux plats de mots tu pourras organiser tout un repas (UNE HISTOIRE) bien ordonnée, avec son décor, ses surprise, ses entrées, ses étapes et son dessert – la conclusion.

 

à suivre : LA GRAMMAIRE OU L’ART D’ACCOMMODER LES MOTS

 

 

Victor Coudesabot |
Savoirses |
P4corneille |
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