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26 février 2016

L’école, ça ne date pas d’aujourd’hui…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 17 h 28 min

classe            Apprendre, ce beau verbe incontournable, sans doute avant même que l’Homme descende de son arbre…

Apprendre par soi-même, tirer la leçon de ses expériences d’échaudé où de «bien aise »…

            Apprendre à autrui, par hasard, mieux par intention à agrandir ses connaissances et ses savoir-faire… L’enseignant et l’apprenant !

Survivre pour une société, c’est progresser dans la grande osmose des échanges et des complémentarités individuelles. Progresser même dans les catastrophes régressives auxquelles il faut échapper avec pour seule arme, non pas la force, destructrice, toujours éphémère au bout du compte, mais l’intelligence…. Cette interaction sans cesse renouvelée, perfectionnée de  l’ontogénèse vers la phylogénèse qui se développe même dans le marasme.

Apprendre est donc la ressource vitale de toute société !

L’un de mes profs en 3ème, s’élevait contre les nostalgiques d’hier, « Avec vous, jamais l’homme ne serait descendu de son arbre ! »

Mais enseigner est-ce si évident ? Il faut la rencontre entre deux volontés, l’une qui montre, démontre parfois, l’autre qui écoute, réagit et assimile.

Il faut, pour l’un et l’autre, y consacrer du temps, tous les experts ne sont pas disposés à « perdre du temps » auprès des arpètes.

Le premier sens originel de la racine d’école, le « skholê » grec signifiait « loisir » parce que consacrer du temps à écouter un maître, hors du temps de travail, «  le tripalum » latin, la torture tout simplement, c’était « fareniente »  pas farniente mais fainéanter…

            Donc ne pouvait se donner le temps d’apprendre en écoutant les sages, druides, philosophes, moines, écolâtres ?  maîstrescholes  régents… que ceux qui en avaient le loisir.

            De schola à escole, la dualité maître/disciples s’est construite longtemps essentiellement  avec ceux des classes sociales qui en avait le temps et qui en laissait le temps à leurs rejetons. Le cadet, pour les nobles, futurs religieux, magistrats, s’ils n’étaient pas militaires en compensation de l’héritage accaparé par l’aîné pouvait prendre le temps d’étudier…

            Peu scolaire jusqu’à Charlemagne, plus de regroupement, pourtant existants avec les écoles communales gallo-romaines vouées à l’imprégnation de la culture, de la langue des vainqueurs chez les celtes vaincus. Peste noire et invasions barbares rendirent moins évidentes les priorités d’instruction.

            Heureusement l’Eglise chère à Clovis, ménagea, dans les monastères pour les novices, à leur porte pour les autres, parfois même dans le maison du curé de village, des lieux d’enseignement… Lire mais pas tout, les psaumes sans les mystères des textes sacrés…

            Alors Charlemagne, pas père de l’Ecole ? Mais pourquoi on le chante alors ? Pourquoi l’afficher dans nos classes la main sur la tête des bons élèves, le courroux aux yeux pour les cancres ?

              Ce « sacré Charlemagne » nous lui devons au moins les prémices des Ecoles Normales, des IUFM, bientôt des centres de formation, ou je ne sais quelle appellation…  S’il essaimait les petites écoles, il promenait surtout avec lui, de palais en palais, son groupe de  maîstreschole, de maîtres es écoles, capables de penser pédagogie, de parler pédagogies et de former des « régents ».

Bon, bien qu’ouverte à tous, la porte n’était franchie que par les enfants de famille qui pouvaient se permettre de se passer des bras de leurs enfants… Le maître, pour compenser la gratuité décrétée par l’empereur, recevait une rétribution, le premier salaire d’enseignement reconnu comme fonction publique. Pas de quoi mener grand train et les cadeaux en nature des familles aidaient bien un quotidien difficile. Il fallait bien être dans l’impossibilité de faire autre chose pour se résoudre à tenir école… D’ailleurs, en dehors laïcs dûment agréés par l’Eglise, la plupart des enseignants étaient des religieux, moines ou curés officiant à leur domicile.

Lire, un peu écrire, compter surtout pour devenir de bons commis et apprendre les « bonnes manières » remplissaient l’essentiel de cette scolarité de base. Les bonnes manières, cette façon de se conduire imitée sur celle des nobles, si séduisante pour les « bourgeois » bien nantis  des villes, au point de vouloir montrer leur urbanité et oublier leur ascendance de « vilains ». Se différencier de la lourdeur et de la rusticité des rustauds des champs…

Ma foi, l’instruction à l’école, existait, certes plus frustre que celle dispensée par les précepteurs dans les familles de bon lignage mais entrait dans les possibilités sociales, dans les esprits… Sans doute dans les espoirs.

Sauf que, la construction balbutiante, perdit beaucoup de son intérêt lorsque les ravages de la Guerre de Cent Ans autant que de la Peste Noire plaça la survie bien avant les études…

Mais nous l’avons posé en truisme dès le début, pas de grande marche de l’humanité sans enrichissement des connaissances et des savoir-faire, même puisé dans les catastrophes…Plus les acquis s’additionnent, se multiplient, plus ils ont besoin d’être organisés, entendus, compris, enseignés donc…

Nous n’en sommes pas encore à Petite Poucette !

Heureux

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 17 h 13 min

heureux

Bruits d’orthographe

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 17 h 06 min

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6 février, 13:24 ·

Spontanément, comme beaucoup, je me disais que l’orthographe était un patrimoine culturel commun à tous les Français et qu’il fallait le préserver. Or, une langue est par définition vivante et évolue au gré du temps, de ses échanges avec les autres langues et cultures, des apports de la science, des arts, de la technologie, etc.

Que ceux qui s’arc-boutent lisent ceci  et regardent comment la première fable de la Fontaine « La Cigale et la Fourmi » était écrite à son époque (1668) ! Chateaubriand, Victor Hugo, Monet, Zola écrivaient nénufar et non nénuphar, cette graphie étant erronée (le mot nénufar vient du perse et non du grec, le ph est donc une erreur, le mot était d’ailleurs écrit nenufar jusqu’en 1935).

La langue française ne sera pas amoindrie par cette réforme qui vient corriger et harmoniser quelques anomalies et exceptions. Il y en a déjà eu plusieurs et il y en aura d’autres. Respirez un bon coup et arrêtons ces combats d’arrière-garde.

MON AVIS

             Merci pour la richesse des échanges. (CHARIVARI A L’ECOLE°.J’engage tout le monde à s’y plonger avec sincérité puis de se prononcer APRES pas A PRIORI!

Oui pour moi, retraité depuis 15 ans, j’ai connu le BO de l’orthographe allégée mais surtout j’ai tenu classes de perf., clin pour enfants du voyage et primo-arrivants ; j’ai assuré des cours de français à des adultes étrangers certes mais aussi à des anciens élèves devenus oublieux de la langue écrite (pas comme le vélo, ça s’oublie), alors les règles d’orthographe venaient quand elles pouvaient…

Par contre respecter l’orthographe de base, notamment grammaticale, dans nos messages serait bien. (D’accord : erreurs de frappe, moi le premier)

Écrire est devenu moins fréquent et l’encourager en acceptant des syntaxes aléatoires peut lever des obstacles : j’ai lu des textes, des poèmes en particulier d’une grande justesse et porteurs de belles émotions ; fallait-il les tenir clos en sa tête sous prétexte que la critique de leur orthographe serait destructrice ? Il en est de même pour ces taiseux qui  libèrent leurs idées, leurs savoirs après un moment d’ivresse et/ou de confiance et utilisent des termes, des expressions approximatives…Notre langue, comme toutes les autres même et surtout professionnelles voire argotiques, est vivante, merci pour le retour vers nos grands auteurs… C’est vrai que nous pouvons grincer les dents devant l’évolution des usages de pérenniser, d’achalander etc… mais depuis nos premières colères, nos premiers rires, nos premiers areu, chacun de nous se la construit puis adopte, parfois adapte celle de sa société d’hier, d’aujourd’hui et de demain… Les grands orateurs des médias sont les grands vecteurs de ces fantaisies et avec conviction souvent… Le grand mélange des langues régionales, leur grande richesse, l’apport de tous ceux qui ont traversé puis habité notre hexagone, dont les barbares francs, des expressions étrangères… forment un trésor historique et combien passionnant, pour un linguiste comme pour un conteur ; mais historique ne donne pas droit à l’hystérie… J’ai aimé raconter les mots à mes élèves, j’en abuse encore par pédantisme diront certains, mais j’ai surtout aimé les voir s’en servir comme des outils pour être et communiquer…

Je suis navré que notre Ecole, qui a tant besoin d’être repensée, serve d’arène encore une fois, à ceux qui n’y relèvent que des sujets pour disputer et non discuter, à donf…

Monsieur, Madame, ne vous laisser pas prendre au jeu des polémistes de métier… Si vraiment, vraiment, vous estimez que l’éducation officielle ou privée, dans et autour des établissements mérite mieux que des coups de griffe rageurs et stériles alors dites-le et exiger d’être consultés. Des cahiers de doléances pour l’Ecole ce serait bien…

Utopique, hélas oui, mais « le rêve devient réalité si on lui offre la volonté »  l’

« Qu’est-ce qu’un vrai rêve ? C’est un rêve qui dure. Et, s’il dure, c’est qu’il s’est marié. Marié avec la volonté. » Eric ORSENNA.

 

 

Victor Coudesabot |
Savoirses |
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