Réfléchir et dire… un peu

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23 septembre 2017

REGARD…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 31 min

L’essentiel est invisible pour les yeux (Saint Exupéry » et les filtres de l’esprit ont besoin d’être souvent nettoyés pour rester ceux du cœur……

Un jeune couple venait de s’installer dans un nouveau quartier. Le lendemain matin, au moment où le couple prenait le petit déjeuner, la femme aperçut leur voisine qui étendait son linge. « Quel linge sale! dit-elle. Elle ne sait pas laver. Peut-être a-t-elle besoin d’un nouveau savon pour mieux faire sa lessive ». Son mari regarda la scène mais garda le silence.

C’était le même commentaire chaque fois que la voisine séchait son linge.

Après un mois, la femme fut surprise de voir un matin que le linge de sa voisine était bien propre et elle dit à son mari :

« Regarde! Elle a enfin appris à laver son linge maintenant. Qui le lui a enseigné ?

» Le mari répondit: « Personne, je me suis levé tôt ce matin et j’ai lavé les vitres de notre maison ! »

Moralité : Parfois tout dépend de la propreté de la fenêtre à travers laquelle nous observons les faits. Avant de critiquer, il faudrait peut-être vérifier d’abord la qualité de notre regard. Alors, nous pourrions voir avec clarté, la limpidité du cœur des autres.

 

CHAQUE MATIN…

Classé dans : je pense donc...,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 10 h 15 min

     Nous ne savons pas si le Bonheur existe, et, peut-être, cela vaut-il mieux car comme le savetier de la fable, nous aurions souvent peur de lapin oeufs pâquesle perdre

     Par contre, nous savons que les bonheurs, eux, abondent. Petits, grands, ils sont attendus ou imprévus ; ils apparaissent dans les circonstances les plus diverses, insolites parfois mais ils sont fortement calorifiques

La chaleur d’un coup de main, que l’on donne ou que l’on reçoit, le sourire d’un inconnu croisé, la gentillesse, la sincérité, la bonne volonté… même fugaces ces signes sont des cadeaux qui ne résolvent pas les soucis mais font de mesquinerie et égoïsme des mots périssables.

Chaque aube est le début d’une nouvelle vie disent les optimistes, sans oublier celles qui les ont forgées, à chacun, il faut souhaiter de belles journées éclairées de rencontres vivifiantes et vraies. Acceptez ces brefs rayonnements. A votre tour, vous rayonnerez et l’espérance, cachée par les misères, émergera de son tonneau.

Ce n’est pas toujours facile mais c’est tellement agréable à retrouver, après dans un coin de son esprit.

22 septembre 2017

C’EST L’AUTOMNE

Classé dans : BONNE PIOCHE — linouunblogfr @ 19 h 17 min

automne et ses fruitsCITATIONS D’AUTOMNE

 

Extrait de « Automne malade »

Guillaume Apollinaire

 

Et que j’aime ô saison que j’aime tes rumeurs

Les fruits tombant sans qu’on les cueille

Le vent et la forêt qui pleurent

Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille

 

Les feuilles

Qu’on foule

Un train

Qui roule

La vie s’écoule

 

La vieillesse embellit tout : elle a l’effet du soleil couchant dans les beaux arbres d’octobre.

[Maurice Chapelan]

 L’automne est le printemps de l’hiver.

[Henri de Toulouse-Lautrec]

 A-t-on bien vu que, lorsque le destin s’en mêle, il va comme le vent et jonche la route avec les coeurs – nos pauvres coeurs humains ? Ainsi se font les feuilles mortes.

[Edouard Estaunié]

Extrait de L’Ascension de Monsieur Baslèvre

 La clémence est autant agréable aux hommes qu’une pluie qui vient sur le soir, ou dans l’automne, tempérer la chaleur du jour ou celle d’une saison brûlante, et humecter la terre que l’ardeur du soleil a desséchée.

[Jacques-Bénigne Bossuet]

Extrait de Politique Tirée de l’écriture sainte

 C’est à l’automne qu’il faut compter la couvée.

[Proverbe russe]

A l’automne des saisons, ce sont les feuilles qui meurent. A l’automne de la vie, ce sont nos souvenirs.

[Flor Des Dunes]

Extrait d’ Et les feuilles tombent

 Les feuilles sèches préparent la tisane de l’automne.

[Ramon Gomez de la Serna]

 L’automne a beau se parer, comme une vieille coquette, s’orner de feuillages pourpres ou mordorés, il n’est que leurre et trompe-l’oeil.

[Harry Bernard]

Extrait de Juana, mon aimée

 L’automne, c’est cousu de moments de grâce, qui ne durent pas.

[Janine Boissard]

Extrait de La Maison des enfants

 A l’automne les arbres font des stripteases pour faire pousser les champignons.

[Patrick Sébastien]

Extrait de Carnet de Notes

 L’automne est un andante mélancolique et gracieux qui prépare admirablement le solennel adagio de l’hiver.

[George Sand]

Extrait de François le Champi

 Quand le chagrin est là, une journée dure autant que trois automnes.

[Le Thanh Tong]

Extrait de Nostalgie des guerriers

 Les femmes aussi ont leurs saisons. L’été ne dure pas toujours et après l’été… Ah oui ! Les splendeurs de l’automne ! Mais combien éphémères !! Qui prend le temps de regarder et d’aimer l’automne ?

[Françoise Dumoulin-Tessier]

Extrait de Le Salon vert

 Ce qu’il y a parfois de beau avec l’automne, c’est lorsque le matin se lève après une semaine de pluie, de vent et brouillard et que tout l’espace, brutalement, semble se gorger de soleil.

[Victor-Lévy Beaulieu]

Extrait de L’Héritage

 La végétation s’arrête, elle meurt ; nous, nous restons pour des générations nouvelles, et l’automne est délicieuse parce que le printemps doit venir encore pour nous.

[Senancour]

Extrait d’ Oberman

 A-t-on bien vu que, lorsque le destin s’en mêle, il va comme le vent et jonche la route avec les coeurs – nos pauvres coeurs humains ? Ainsi se font les feuilles mortes.

[Edouard Estaunié]

Extrait de L’Ascension de Monsieur Baslèvre

 La clémence est autant agréable aux hommes qu’une pluie qui vient sur le soir, ou dans l’automne, tempérer la chaleur du jour ou celle d’une saison brûlante, et humecter la terre que l’ardeur du soleil a desséchée.

[Jacques-Bénigne Bossuet]

 

Histoire du tablier

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 8 h 51 min

tablier
Te souviens-tu du tablier de ta Grand’Mère ?  Le principal usage du tablier de Grand’Mère était de protéger la robe en dessous, mais en plus de cela :

- Il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau.
- Il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants, et, à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.
- Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les oeufs, et de temps en temps les poussins. !
- Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d’abri à des enfants timides.
- Quand le temps était frais, Grand’ Mère s’en emmitouflait les bras.
- Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois.
- C’est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans  la cuisine.
- Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes; après que les petits pois aient été récoltés, venait le tour des choux.
- En fin de saison, il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l’arbre.
- Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c’était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.
- A l’heure de servir le repas, Grand’ Mère allait sur le perron agiter son tablier, et les hommes aux champs savaient aussitôt qu’ils devaient passer à table.
- Grand’ Mère l’utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu’elle refroidisse; de nos jours, sa petite fille la pose là pour la décongeler.
Il faudra de bien longues années avant que quelqu’un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de choses.
En souvenir de nos Grand-Mères, envoyez cette histoire à ceux qui savent, et à ceux qui pourront apprécier : ‘ l’histoire du tablier de Grand’Mère.’

20 septembre 2017

Le MARCHAND DE SABLE.

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 16 h 16 min

Grand-père, je me tournais et me retournais dans mon lit, sans pouvoir trouver le sommeil.

         À minuit passé, j’avais encore les yeux grands ouverts. « Si seulement je pouvais dormir, si seulement le marchand de sable de mon enfance existait. »

J’avais à peine prononcé ces mots que je vis surgir devant moi un très grand homme, vêtu magnifiquement. Il portait des bottes de cuir qui lui montaient jusqu’aux cuisses, un pantalon d’un superbe velours bleu qui brillait doucement dans la nuit, une chemise d’un blanc éclatant finement brodée et un chapeau aux larges bords qui laissait flotter des rubans multicolores.

« Alors comme ça, tu ne crois pas au marchand de sable, Alain, et pourtant me voici. »

En effet, il portait un grand sac de soie rouge avec, à l’intérieur, du sable qui ressemblait à de la poudre d’or.

« Si tu veux me suivre, mets cette poignée de sable dans ta poche. »

Très intrigué, je fis ce que l’homme me demandait et je me mis tout à coup à voler dans les airs. Nous sommes passés alors par la fenêtre et j’ai fait le plus beau voyage de toute mon existence.

Nous avons survolé tous les continents et j’ai vu des choses merveilleuses : j’ai vu des bêtes sauvages d’Afrique s’abreuver la nuit tombée au bord des grands lacs.

J’ai vu, dans le désert, un petit Bédouin écouter les histoires fantastiques que lui racontait sa petite-fille à l’ombre de la grande tente familiale.

Parvenu jusqu’au ciel, j’ai glissé sur le toboggan de l’arc-en-ciel… J’ai joué à cache-cache derrière les planètes… J’ai jonglé avec les étoiles et j’ai tourné sur le manège des rayons du soleil !

J’étais être épuisé à la fin et c’est à peine si je me suis rendu compte que le marchand de sable me prenait par la main en me disant :

« Viens, je vais te ramener dans ta chambre. »

Le lendemain matin, je me suis éveillé en m’étirant :

« Comme j’ai bien dormi, et quel beau rêve j’ai fait. Dommage que ce ne soit pas la réalité. »

C’est alors qu’en glissant la main dans la poche de mon pyjama… j’en ai retiré, une poignée de sable qui scintillait comme de la poudre d’or.

Je n’avais même plus mal au dos…

19 septembre 2017

L’école du bonheur, l’école de la chance…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 18 h 59 min

Je ne sais pas si l’école a pour mission de rendre les enfants heureux, mais je suis convaincu qu’elle a celle leur donner toutes leurs chances d’épanouissement. Bravo à ces enseignants, au-delà de leur compétence, savent transcender leur attention, leur vigilance pour non seulement conduire leurs élèves vers le meilleur de leurs possibilité, quel que soit leur potentiel personnel de départ,  mais également les conduire à le dépasser.

Il est bien des enseignants, mieux des équipes parfois,  qui par la cohérence de leurs projets, par leur suivi attentif, leur capacité à dépasser les difficultés savent  persévérer et ne pas céder au découragement… Ils  sont discrets le plus souvent, et votre article est aussi un hommage envers eux.

Oui, l’école peut être cet accueil intelligent, ingénieux et valorisant dès la première heure de la journée ; oui, elle peut amener familles et partenaires à  œuvrer vraiment pour tous les enfants, au-delà des différences et même tenir compte de ces différences pour enfin vive ensemble, s’éduquer ensemble, s’instruire ensemble…  Je suis fier d’avoir appartenu et œuvré auprès de ces « animateurs d’intelligence », ces « passeurs de savoir » et je suis particulièrement heureux, en mon automne, d’en suivre de semblables dans des rencontres ou des médias…

Vous savez, les réformes catégorielles sont nécessaires mais que seraient elles si des enseignants comme ceux évoqués n’étaient pas prêts à les faire vivre en étant d’abord ; au quotidien au service de l’enfant…

Sur le badge d’un enseignant au Portugal, j’ai lu «  Nous donnons une chance au futur : nous sommes professeurs… ». Belle conviction non ?

18 septembre 2017

Le Coucaïrous de Saussan !

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 10 h 52 min

coucaïrous

 

Regardez comme il est énorme le Coucaïrous ! Regardez comme sa tête est grosse ! Regardez comme ses grandes mâchoires sont puissantes et ses oreilles pointues ! Et ses yeux ! On dirait qu’ils vont envoyer des éclairs….

Figurez vous que j’ai parlé avec des gens qui l’ont bien connu autrefois. Dès sa naissance, il était de cette taille… !

Une petite porteuse d’eau m’a raconté comment elle l’a découvert.

Un beau matin, elle va à la fontaine chercher de l’eau et … et elle assiste à la naissance du Coucaïrous ! Mais oui ! Mais oui !

Voilà comment ça se passe : elle s’approche de la fontaine pour prendre de l’eau, lorsque du trou sort un son terrible qui fait trembler l’air, plier les arbres et tonne dans les oreilles ; une voix, à faire frémir tous ceux qui l’entendent dans le village.

Elle recule et voit un œuf énorme. Il dépasse  de l’ouverture de la fontaine, un œuf qui craque, qui se fend. Le hurlement sort de l’œuf.

Tout le monde ferme portes et fenêtres et se cache dans les maisons, dans les remises, dans les caves… Personne n’ose regarder ce qui se passe…Personne, sauf la petite porteuse d’eau. Curieuse, elle s’approche de la fontaine…

La grosse bête n’est pas sortie mais a poussé son hurlement affreux.

Elle crie plus fort et la petite fille ne dit plus rien, ne bouge plus.

L’animal se glisse hors de sa coquille, hors de son trou. La petite fille aperçoit une patte, deux pattes, une tête toute ronde et un corps tout carré, gigantesque! Comment ce monstre, si effrayant, peut-il sortir d’une coquille d’œuf toute fragile ?

C’est elle qui lui donne son nom.

Souvent, sa mamette dit : «  Oh coucaro ! devant une situation extraordinaire – oh coucaro, le beau coca, le beau gâteau! » Coucaro, c’est aussi un mot qui veut dire pour elle « chenapan, coquin… » Alors vite, il est devenu son Coucaïrous, un coquin extraordinaire.

La porteuse d’eau n’a pas tremblé, elle chante doucement :

« Coucaïrous, Coucaïrous, sors de ton trou toi qui es si douce…. »

Le Coucaïrous sursaute et vite retourne dans la fontaine.

- N’aie pas peur, mon Coucaïrous…

- Je n’ai pas peur, mais c’est toi qui dois trembler ! Maintenant, personne ne me craindra…. Et je ne pourrai pas protéger le village. Je ne pourrai pas crier sans faire rire ; je n’ai plus qu’à partir…

-Ne sois pas en colère ! Ne bouge pas Coucaïrous ; moi, je t’aime beaucoup et je te trouve effrayant mais gentil. Je connais quelqu’un qui va sûrement t’aider. Je reviens, tu me promets de m’attendre?

- Bon, oui mais pas plus d’une heure, après je me sauve loin, loin, loin…

La petite fille part en courant et va rejoindre sa Mamette. Elle lui raconte tout, tout…

- Tu as raison de l’appeler le Coucaïrous, sais-tu qu’à Saussan, il y a un endroit qui se nomme ainsi. Attends, j’ai une d’idée ! .

La Mamette ferme les yeux et creuse son cerveau…

- Vite, vite, dit la petite fille sinon le Coucaïrous va se sauver!

- J’ai trouvé, dit sa grand-mère, je t’expliquerai en chemin.

Toutes  les deux partent en courant vers la Fontaine.

La petite porteuse d’eau appelle :

- « Coucaïrous, Coucaïrous, sors de ton trou toi qui es si douce….»

En entendant la chansonnette, l’animal extraordinaire montre sa tête.

Il gronde : – Que veux-tu maintenant ? Tu crois que tu ne m’as pas assez dérangé ?

- Mais non, au contraire, avec ma mamette, nous allons t’aider, tu vas voir, fais-nous confiance…

Toutes les deux s’approchent du trou de la Fontaine et expliquent au Coucaïrous, leur idée.

Elles vont le garder fort, grand, gros, aussi grand, aussi gros, aussi fort que sa voix… aussi effrayant, mais gentil, très gentil…

 

Et alors que s’est-il passé ?  Et bien, je vais vous confier leur secret.

Elles réunissent des enfants, les plus sages les plus gentils comme vous ; et avec la porteuse d’eau, avec la Mamette, en cachette, sans s’effrayer de sa grosse tête, de son museau, de ses dents pointues, de son gros corps poilu tout vert, de ses yeux malins, de ses longues oreilles, jour après jour, ils le nourrissent de plein de bons légumes, de gros fruits, de raisin surtout…  et des cocas, ces bons gâteaux, bien sûr !

 

Depuis le Coucaïrous ne mange pas de petits enfants, il n’aime pas la viande, non, non! Il n’a même plus de dents.  Notre Coucaïrous, est un gourmand, mais il dévore des salades, des carottes, des navets, des pommes, des poires, des figues, des jujubes, des grenades aussi… et du raisin et des biscuits…

Peu à peu, le terrible Coucaïrous, gros comme un dragon, est devenu l’énorme, l’effrayant monstre que vous voyez, mais si gentil, si gentil pour les petits enfants..

Pour les gens qui sont méchants, qui embêtent les petits enfants de Saussan, le Coucaïrous sort de son trou et chasse le vilain en hurlant puis après il retourne dans sa Fontaine.

Mais nous, à Saussan, nous savons qu’il ne mange pas les gens, que les légumes, les fruits et les gâteaux.

Peut-être que si vous allez près de sa fontaine et que vous chantez doucement :

« Coucaïrous, Coucaïrous, sors de ton trou toi qui es si douce….», et bien, il sortira peut-être pour te faire un coucou…

La petite porteuse d’eau est partie dans toutes les rues du village en dansant et en  chantant :

Depuis tous les ans, Coucaïrous se promène dans les rues de Saussan et chante, danse et tous chantent, dansent avec lui.

Il s’est marié et a même eu un bébé, dans un œuf, bien sûr ! Parfois, avec lui, se promènent sa COUCAÏRETTE et son COUCÏROUSPITCHO…

Moi je connais des gens qui sont des amis du Coucaïrous et, souvent, ils vont lui brosser son poil,  lui frotter les écailles et le nourrir avec des légumes, des fruits, des cocas pour qu’il reste notre terrible copain de la fontaine.

 

17 septembre 2017

La cruche fêlée…

Classé dans : contes et légendes,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 50 min

 

       Un beau conte, connu, répété et même utilisé dans mon livre : croire en son utilité envers et contre tous les vents contraires :

 

Dans le train qui me remontait vers Paris, une voisine de siège, de hasard m’a fait retrouver un conte que j’avais entendu ou lu avec des circonstances, des personnages différents, mais qui en tous ses avatars portait toujours la même force.

Pour ce jour, c’est en Chine qu’elle m’a transportée, près d’une vieille paysanne dont la fonction depuis très longtemps était d’alimenter le hameau en eau.

Plusieurs fois par jour, son balancier en équilibre sur ses épaules, elle portait ses cruches vides jusqu’à la source éloignée et les rapportait pleines et fraîches.

Seulement, l’une des cruches, récente, solide, rapportait toute son eau, sans en perdre une goutte alors que l’autre plus âgée, usée, fêlée suintait tout le long du chemin et arrivait à moitié vide au village.

Évidemment la belle grosse cruche se moquait de la pauvre cruche fissurée qui en souffrait  beaucoup.

Un jour, elle n’y tint plus et osa parler à la vieille Chinoise :

- Tu dois me jeter ! Je suis usée, je perds de l’eau et ne rapporte presque plus rien au village. Je suis lourde et tu te fatigues pour peu de résultats… Abandonne-moi ce sera beaucoup mieux !

- Pas question ! s’exclama la porteuse d’eau. As-tu déjà fait attention au chemin que nous parcourons depuis tant de jours ?

- Oui, il est long pour toi !

- Mais non, bécasse ! Regarde bien sur ton côté, lorsque nous allons à la fontaine tout est sec, caillouteux triste… De l’autre côté, celui que tu suis, lorsque je t’ai bien remplie, poussent des fleurs splendides, toutes espèces de fleurs, de toutes formes, toutes tailles, toutes couleurs, tous parfums. Elles sont là grâce à toi.

Sur ce bord de notre chemin habituel, j’ai semé des graines, il y a longtemps, et toi tu les arroses, doucement plusieurs fois dans une journée à chaque retour… Si je peux embellir ma maison, celle de mes amis du village, nos fêtes c’est grâce à toi. Tu es usée, tu fuis, la belle affaire ! Ce que tu appelles tes défauts pour moi, pour nous, ce sont des richesses et nous y tenons…

La jeune cruche avait bien compris le beau travail de sa compagne et demanda à la vieille dame de la remplir encore plus pour remplacer un peu la cruche fêlée…

16 septembre 2017

Ensemble avec Brassens !

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 15 h 19 min

 

                   J’entends « Différent » et, « Ensemble » et c’est Brassens qui me saute à l’esprit…, avec tous ses excès, ses contradictions mais aussi sa générosité à fleur de notes… n’importe qui ; ou presque, peut encore être interpellé en chantant « Hécatombe », mais, mais qui sera interpellé parce qu’il chante, à belle voix, avec émotion, la « chanson pour l’Auvergnat », tout en vivant comme un croquant ?  Brassens  était, peut-être, un rebelle de cœur,  de faits, je ne sais pas vraiment, de mots certainement… J’aime penser, qu’il s’adressait, s’adresse toujours, à ceux qui, à tous les niveaux de la solidarité, chaque jour, sont des hôtesses – des étrangers – des Auvergnats et se plaisent, les innocents, à servir plutôt qu’à se servir… Ceux qui se reconnaissent dans l’autre

Je ne chante pas juste, mais le miel des messages de Brassens me chauffe l’âme depuis si longtemps que, en mon automne, je me les fredonne lorsque ça tangue trop dans notre société, pour être ENSEMBLE en pleine « FRATERNITE » : Coccinelles de toutes les couleurs…

LA COCCINELLE et le PAPILLON

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 9 h 59 min

Il était une fois une petite coccinelle, très jolie dans sa belle robe rouge, mais très triste aussi

Elle s’agitait beaucoup dans les rosiers du jardin, elle les parcourait de bas en haut, de haut en bas en évitant bien les épines.

Elle chassait les gros pucerons noirs qui voulaient dévorer les pétales des fleurs. Elle avait beaucoup de travail.

Elle devait aussi faire très attention à tous ceux qui voulaient la croquer : la mante religieuse, les araignées noires, les petits oiseaux, et même des espèces de mouches bleues et jaunes..

COCC JAUNEPourquoi était-elle triste ? Et bien voilà… notre Catarinetta, c’était son nom, avait une belle carapace rouge qui protégeait de belles ailes en dentelle mais sur cette carapace, les sept points n’étaient pas noirs mais d’un beau jaune de bouton d’or.

Les autres coccinelles se moquaient d’elle :

-                  Elle a des taches jaunes, elle est pas belle.

Elles lui tiraient la langue, faisaient des grimaces et surtout… ne voulaient pas de Catarinetta avec elles… c’est pour cela que notre petite coccinelle était si triste.

Un jour, alors qu’elle était perchée tout en haut d’une branche de rosier, alors qu’elle balayait les feuilles avec ses pattes pour chasser les pucerons, une grosse ombre est apparue au-dessus d’elle : c’était une énorme mouche qui avait bien vu que notre coccinelle rouge et jaune était toute seule. Elle a tourné en bourdonnant autour de notre pauvre amie ; déjà la trompe de la mouche s’allongeait et ses pattes s’agitaient pour attraper la coccinelle paralysée par la peur…

Mais deux grandes ailes, deux belles ailes dorées, bordées de rouge et de vert se sont glissées entre la mouche et Catarinetta… C’était Parpaillou, un gigantesque papillon qui a remué très fort ses ailes jusqu’à ce que la mouche, toute étourdie, tombe sur l’herbe où un lézard l’a avalée.

Ouf, la coccinelle a dit un grand merci à son sauveur.

-Pourquoi es-tu toute seule lui a demandé le bel insecte ?

Catarinetta lui a expliqué que les autres coccinelles ne voulaient pas d’elle parce qu’elle avait des points jaunes au lieu de points noirs.

-                  Qu’elles sont bêtes, tu es magnifique et tu ne ressembles à aucune autre, ce qui est très bien. Ecoute j’ai un secret que je vais te faire partager… Veux-tu venir avec moi ?

-                  Est-ce que c’est loin ? Tu sais moi je n’ai que de petites ailes…

-                  Non, non c’est dans un beau jardin, nous y serons rapidement…

La coccinelle a soulevé ses ailes toutes fines et s’est élevée juste au-dessous de beau, du grand papillon. Ils se sont dirigés ver une autre allée.

Catarinetta ne reconnaissait pas ce paysage, il faut dire qu’elle n’avait jamais quitté son rosier jusqu’à ce jour…

 Volant et voletant, ils sont arrivés dans un parc extraordinaire : jamais Catarinetta n’avait vu de si belles couleurs, de si belles fleurs, les buissons embaumaient, chaque coup d’ailes lui faisait découvrir d’autres merveilles, un bassin, un petit ruisseau, un parterre de tulipes, des hortensias, des cerisiers, des rosiers de toutes sortes…

Le papillon a annoncé :

-                  Attention, nous allons nous poser

Délicatement, il a replié ses ailes et s’est perché sur une grande herbe, Catarinetta a choisi une feuille de framboisier, juste à côté.

-                  Regarde maintenant, lui a dit son ami

C’était étrange, toutes les herbes remuaient, tout bruissait et brusquement Catarinetta a vu apparaître plein de coccinelles ; pas comme elle, oh non : certaines étaient bleues avec des points noirs, d’autres vertes avec des points jaunes, d’autres dorées avec des points rouges…

-                  Je te présente mes amies les coccinelles multicolores, elles se sont rencontrées grâce à moi et depuis elles vivent dans  ce parc et sont très heureuses.

Catarinetta souriait et remuait ses antennes pour faire connaissances avec ses nouvelles amies.

Désormais, c’est dans  ce grand jardin qu’elle habite et qu’elle chasse les pucerons, entourée de toutes les autres coccinelles de toutes les couleurs.

Un soir où je me promenais, j’ai entendu le papillon raconter à une libellule que Catarinetta s’était mariée avec un monsieur coccinelle d’un beau noir avec des points dorés brillants come des étoiles d’un ciel d’été. Le papillon disait aussi que Catarinetta et son mari avaient donné naissance à beaucoup de petites larves qui étaient devenues beaucoup de petites coccinelles de toutes, toutes les couleurs…

Quand Catarinetta, son mari, ses enfants et toutes leurs amies du parc s’envolent ensemble derrière le grand papillon doré, ceux qui les voient passer dans le ciel disent :

-                  Oh quel étrange et splendide arc-en–ciel !!

-                  Un vrai arc-en ciel porte-bonheur !

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