Réfléchir et dire… un peu

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21 mai 2019

DIFFERENTS

Classé dans : philosophie,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 18 h 37 min

LA DIFFERENCE

Où n’est elle pas ?

Art. 1er. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Pour Rousseau, la liberté est le fondement de la condition humaine.

Puisque tous les humains sont libres et égaux par nature, ils devraient également l’être au sein de l’État. Rousseau différencie alors liberté naturelle, civile et morale :

• Dans l’état de liberté naturelle illimitée, tout être vivant, en fait, ne peut pas vraiment être libre, car il est esclave de ses impulsions et de ses besoins vitaux propres.

• L‘être humain n’est vraiment libre qu’à partir du moment où il décide directement, de se conformer à des lois qu’il s’impose lui-même, des rites de vie.

Dans l’état de collectivité, il vit en interaction avec les autres, soit en égoïste, soit en accord relationnel.

Dans le premier cas il est en confrontation, dans le second en adaptation.

Alors, il renonce consciemment à la liberté naturelle en faveur des libertés civiles et morales. Il s’organise dans un État et se conforme aux lois qu’il se dicte à lui-même.

Sa liberté s’arrête lorsqu’il nuit à autrui!

Tous les individus possèdent le droit de participer à la vie politique sur un pied d’égalité. C’est ainsi, d’après Rousseau, que naît un État qui prend des décisions en fonction du bien commun. Le droit à la liberté est la base de l’État, sans lui, il ne serait pas envisageable.

Texte de réflexion :

«Il est aisé de voir qu’entre les différences qui distinguent les hommes, plusieurs passent pour naturelles qui sont uniquement l’ouvrage de l’habitude et de divers genres de vie que les hommes adoptent dans la société.

Ainsi, un tempérament robuste ou délicat, la force ou la faiblesse qui en dépend, viennent souvent plus de la manière douce ou efféminée dont on a été élevé, que de la constitution primitive des corps. Il en est de même des forces de l’esprit, et non seulement l’éducation met de la différence entre les esprits cultivés et ceux qui ne le sont pas, mais elle augmente celle qui se trouve entre les premiers à proportion de la culture ; car qu’un géant et un nain marchent sur la même route, chaque pas qu’ils feront l’un et l’autre donnera un nouvel avantage au géant. Or, si l’on compare la diversité prodigieuse d’éducations et de genres de vie qui règnent dans les différents ordres de l’état civil avec la simplicité et l’uniformité de la vie animale et sauvage, où tous se nourrissent des mêmes aliments, vivent de la même manière et font exactement les mêmes choses, on comprendra combien la différence d’homme à homme doit être moindre dans l’état de nature que dans celui de la société, et combien l’inégalité naturelle doit augmenter dans l’espèce humaine par l’inégalité d’institution.»

Rousseau, Discours sur l’origine de l’inégalité parmi les hommes.

 

J’ai pris connaissance, par curiosité du concours de nouvelles lancé cette année par le Loir littéraire… Coïncidence, j’avais participé, peu de temps avant, à un Philocafé dans une médiathèque sur le thème « Différents mais égaux. Pourquoi les êtres humains, tous différents, sont-ils égaux ? »

Je l’avais trouvé formidable par la diversité des intervenants et par la richesse des échanges. Les arguments, parfois même les convictions opposés ne voulaient pas convaincre mais exposer, libérer aussi sans doute.

Bien sûr le thème n’avait rien de nouveau et c’est une discussion avec mes petites filles étudiantes post bac qui m’a ramené à la juste mesure :

Tu es tenté d’écrire sur le sujet (la preuve), moi aussi, plein d’autres certainement, d’ailleurs mes étagères plient sous les bouquins de philo et rares sont ceux qui ne traitent pas de nos différences… Vrai de même que depuis les premiers signes expressifs gravés sur les murs des grottes jusqu’au dernier roman à sortir demain, tout n’est que mise en évidence de différences.

 

La seule évidence est que chacun de nous, roseau pensant, quel que soit son degré de pensée, est un être unique : « Je pense donc je suis moi. ».

J’en étais là de mon renoncement lorsque je fus reboosté par deux événements ; à titre individuel, nos rebonds sont toujours des événements.

 

Le premier date d’il y a un peu plus d’un mois ; l’installation sous nos fenêtres, le long du quai du canal de deux bateaux abritant de jeunes marginaux sous le pavillon flottant des pirates.

Puis, décidément la médiathèque joue bien son rôle de malle aux trésors, l’emprunt d’un livre exposé. Pas récent, déjà beaucoup lu et loué, depuis 1960, mais inconnu pour moi : «  Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » de Harper Lee. Je ne vous en parlerai pas plus, ce n’est pas le lieu mais sachez qu’il deviendra mon second roman « à portée de main ». Il m’a ramené vers la Différence en une phrase : « La différence naît du regard que l’on porte sur les autres », avec pour référence le regard que l’on porte sur soi. Simpliste dans la verbalisation, complexe dans la réalité.

Après vient le jugement, voire la condamnation.

 

J’en étais là de mes cogitations quand, un matin, de bonne heure, légale sans doute, des policiers embrassardés ont embarqué sur les bateaux. L’arrivée des forces de l’ordre, la scène violente qui s’en suivit lorsque les deux jeunes voulurent se débattre, ne dura pas longtemps. Les chiens enfermés dans une cabine, les jeunes menottés poussés dans les voitures, le quai reprit son calme…

J’avais déjà eu l’occasion de discuter avec le jeune homme et la jeune femme. Ils me rappelaient bien des séquences de ma jeunesse et surtout bien des moments de notre MJC, de mes classes de grands ados dits inadaptés… Bien des étapes de leur entrée en société avec souvent des suites apaisées mais aussi des épisodes tumultueux voire brutaux.

… Les nautoniers se disaient « libres », voire rebelles et les juges riverains se disaient atteints dans leurs droits au calme, à la sécurité…

Jugements sur des modes de vie, de générations, de peurs : « Diable, si des migrants colorés avaient choisi cette base de campement, où en serions nous ?… » Pétitions, démarches en mairie, auprès des journaux… L’eau des colères non dites, sait-on jamais, frissonne longtemps avant de bouillir chez un impétueux meneur…

 

Avec eux ces jeunes différents de vie,  j’ai évoqué les regards de chaque fenêtre tournés vers eux, indulgents ou faussement indifférents, mais aussi condamnatoires. Inquiets, nous l’étions tous, au moins pour deux raisons : leurs 4 chiens vagabonds, hostiles aux nombreux promeneurs des rives puis les regroupements nocturnes peu discrets et enfin la perspective de l’agrandissement de leur communauté. Ils m’ont rassuré, sans doute pour que je transmette : les chiens seront maintenus, les rassemblements se feraient ailleurs… Pas question de communauté, des copains seulement…

Depuis le voisinage allait cahincaha mais sans écueils…

Sauf entre nous, les observateurs établis ou de passage.

« Enfin quand même, vous ne direz pas le contraire : ils sont différents de nous, non ?

-                  Vous n’avez pas eu leur âge et envie de vous extraire de la société parfois ?

-                  Envie de vivre à nos crochets, vous voulez dire, en faisant des pieds de nez !

-                  Ils vous dérangent vraiment ?

-                  Par tous les sens, oui ! Et par leur paresse et par leurs regards moqueurs…

-                  La paresse, c’est discutable, moi je les vois souvent trimballer de l’eau, nettoyer les chiens, leurs traces. D’accord, on les croise sur le marché accroupis ou donnant un coup de main pour une cagette de fruits par exemple ; d’accord, ils palabrent beaucoup, comme nous d’ailleurs…. Puis c’est leur choix, ils ne volent rien.

-                  Deux expressions à retenir, une très grosse : leurs regards et l’autre, vite démentie – ils ne volent rien.

La seconde affirmation se fissura lorsque la BAC les emporta : drogue, consommée, dealée ; pas de précision mais un jugement rapide pour le garçon. 8 mois de prison, me dit la fille à son retour. « Pour bagarre, précisa-telle »

-                  Je n’ai pas essayé d’en savoir plus, mais tout cela me paraissait bien rapide et conséquent pour de simples rixes ou rébellion.

Par contre le regard ressenti lancé, goguenard, par mes interlocuteurs me ramenèrent vers l’oiseau moqueur. Oui, notre regard vers eux affirme leur différence mais surtout leur regard les inscrits dans nos jugements sans circonstances atténuantes : ils sont autres

20 mai 2019

Porteurs de livres

Classé dans : être — linouunblogfr @ 21 h 33 min

Passeurs de livres…

 

Une bibliothèque, c’est comme un éclairage public.. Pas vitale, mais bien utile… Comme pour les lampadaires, il est des bibliothèques de belle stature et de forte intensité, il en est d’autres plus modestes… Dans un quartier, un village, c’est souvent une lumière qu’il est bon d’entretenir.  On y collectionne de l’intelligence en lignes pour la tenir à la disposition de tous. Mieux, on y  rassemble des témoignages de cette intelligence passée et contemporaine, si possible, capables de satisfaire des goûts divers et de susciter des curiosités…

Cela ne veut pas dire qu’elle détient des trésors de sagesse : l’intelligence des auteurs, comme celle des personnes qu’ils font revivre ou qu’ils créent, peut être façonnée de qualités humaines bien diverses : de la générosité à la mesquinerie, de la bonté à la méchanceté, de la naïveté à la lucidité, de la simplicité d’esprit au génie… toute la palette de la psychologie et de la sociologie étale ses teintes, ses nuances et ses mixages… dans nos rayons.

Choisir, bénévolement ou professionnellement d’appartenir à l’espèce des «Passeurs d’histoires, de savoirs » pour plagier Vincenot, c’est un bel engagement.

Comme tous les engagements, il a ses intensités et ses faiblesses ; appartenir à une collectivité qui partage cette croyance dans l’écrit et tous ses avatars imagés, sonores… permet de modérer ensemble les trop-pleins d’enthousiasme et de trouver le réconfort nécessaire parfois…

La richesse de ce groupe, c’est aussi celle de la convivialité active au service des autres, pour la bibliothèque, au service du public, connu et potentiel.

La seule nécessité est le respect ! Respect de la finalité globale de l’association qui nous réunit. Respect de la forme que chacun a choisi de donner à son engagement. Respect des personnes dans les paroles comme dans les actes…

Assurer la plénitude de l’accomplissement de cet engagement dans la mesure du possible et des circonstances, aussi petite soit la taille que nous pouvons lui donner, est une base appréciable.

 

J’ai appartenu avec bonheur à un tel groupe ; nous avons le choix de la forme et de l’intensité que nous voulons donner à cet engagement : des impératifs de disponibilité, de goûts, d’aptitudes aussi, rendent obligatoires la diversité de cet engagement, et c’est ce qui en assure sa richesse

Choix, engagement, respect… et un autre mot auquel je suis attaché, c’est celui de crédit : croire en ce que l’autre accordera et redonnera, faire crédit à ceux qui partagent notre choix de promouvoir l’écrit dans notre lieu de lumière, faire crédit de leurs belles intentions et de leur volonté de bien servir ensemble…

Aucun de ces lieu de mots offerts n’est anodin dans son ingéniosité : contes – livres à découvrir – débats philo – écritures de nouvelles….

Après bien des choix, des engagements précédents ailleurs, toutes ces années  furent formidables !lire à la BIBLIO

19 mai 2019

Chaque matin…

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 22 h 53 min

Nous ne savons pas si le Bonheur existe, et, peut-être, cela vaut-il mieux car comme le savetier de la fable, nous aurions souvent peur de le perdre

 

Par contre, nous savons que les bonheurs, eux, abondent. Petits, grands, ils sont attendus ou imprévus ; ils apparaissent dans les circonstances les plus diverses, insolites parfois mais ils sont fortement calorifiques

La chaleur d’un coup de main, que l’on donne ou que l’on reçoit, le sourire d’un inconnu croisé, la gentillesse, la sincérité, la bonne volonté… même fugaces ces signes sont des cadeaux qui ne résolvent pas les soucis mais font de mesquinerie et égoïsme des mots périssables.

Chaque aube est le début d’une nouvelle vie disent les optimistes, sans oublier celles qui les ont forgées, à chacun, il faut souhaiter de belles journées éclairées de rencontres vivifiantes et vraies. Acceptez ces brefs rayonnements. A votre tour, vous rayonnerez et l’espérance, cachée par les misères, émergera de son tonneau.

Ce n’est pas toujours facile mais c’est tellement agréable à retrouver, après dans un coin de son esprit.

14 mai 2019

Anniversaire

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 02 min

 

Anniversaire, fête, chacun son avis exprimés par j’aime… je n’aime pas, parfois en accusant ces marques du calendrier d’être fautives du temps passé, du vieillissement présent, parfois aussi d’être des empreintes douloureuses… Voire hypocrite. D’autres aiment parce qu’elles sont au contraire significatives de durée de vie, de joies autour d’un prénom, des peintures persistantes, même si pâlies, de temps heureux, éphémères.

Pour moi, en souhaitant un « Bel anniversaire ! » Une « Bonne belle fête », ce sont des portes, que l’on rouvre successivement dans le couloir de l’existence, ces portes nombreuses, très nombreuses… Nous n’en ouvrons que quelques unes, les autres resteront un mystère, mais celles franchies tissent notre passé et marquent durablement notre mémoire de route… Notre journal de vie s’écrit avec ces dates et les saluer non seulement le ponctue, mais surtout leur donne un renouveau, plein de continuité et parfois de souhait en un mieux… Si l’oubli est impossible, demain peut au moins le compenser par d’autres actions, d’autres sentiments…J’ai un profond respect des dates d’anniversaires,
Ces portes que le temps dispose autour de nous,
Pour ouvrir un instant nos cœurs à ses mystères,
Et permettre au passé de voyager vers nous.

1 mai 2019

petite histoire du Muguet.

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 12 h 28 min
  • Une fête du muguet…

                Depuis le Moyen-âge. Il semble que le muguet aussi appelé lys des vallées, une plante originaire du Japon, soit présente en Europe depuis le Moyen-âge. La plante à clochettes a toujours symbolisé le printemps et les Celtes qui lui accordaient des vertus porte-bonheur.

    Le 1er mai 1561, le roi Charles IX officialisa les choses : ayant reçu à cette date un brin de muguet en guise de porte-bonheur, il décida d’en offrir chaque année aux dames de la cour. La tradition était née.
    La fleur est aussi celle des rencontres amoureuses. Longtemps, furent organisés en Europe des « bals du muguet ». C’était d’ailleurs l’un des seuls bals de l’année où les parents n’avaient pas le droit de cité. Ce jour-là, les jeunes filles s’habillaient de blanc et les garçons ornaient leur boutonnière d’un brin de muguet.

    … et une fête du Travail

    1er mai 1886. Ce samedi à Chicago, un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures est lancé par les syndicats américain. Une grève, suivie par 400 000 salariés paralyse de nombreuses usines.

    20 juin 1889 : le congrès de la IIème Internationale socialiste réuni à Paris pour le centenaire de la Révolution française, décide de faire du 1er mai un jour de lutte à travers le monde avec pour objectif la journée de huit heures. Cette date fut choisie en mémoire du mouvement du 1er mai 1886 de Chicago.
    Dès 1890, les manifestants arborent un triangle rouge symbolisant leur triple revendication : 8 heures de travail, 8 heures de sommeil, 8 heures de loisirs. Cette marque est progressivement remplacée par une fleur d’églantine, puis en 1907 par un brin de muguet. Le muguet fait son grand retour…

    24 avril 1941 : en pleine occupation allemande, le 1er mai est officiellement désigné comme la fête du Travail par le gouvernement de Vichy. Le jour devient chômé.

    Avril 1947 : la mesure est reprise par le gouvernement issu de la Libération. Celui-ci fait du 1er mai un jour férié et payé.

    Aujourd’hui, la Fête du Travail est commémorée par un jour chômé dans la plupart des pays d’Europe à l’exception notamment de la Suisse et des Pays-Bas. Au Royaume-Uni, c’est le premier lundi de mai qui est férié.

     

               DU MUGUET, DE LA CHANCE POUR VOUS…

    Fait authentique ou amélioré, pour moi il est avéré puisqu’inclus dans ma mémoire affective : mon grand-père me racontait qu’il devait sa blessure de Verdun à un brin de muguet téméraire, qu’il s’était penché pour  le cueillir en pensant à sa fiancée ; debout la balle lui aurait été fatale, disait-il, dans l’’épaule elle l’éloigna un temps du front… et peu à peu , nous sommes nés de cette chance !

    Beaucoup d’évènements, parfois heureux pour symboliser le renouveau, un départ avec les beaux jours, parfois des luttes âpres pour un meilleur lendemain, pour croire en la liberté, l’égalité, le muguet,  lys des vallées,  clochette de mai, larmes de sainte Marie, est traditionnellement fleur de la chance pour tous donc celle des amoureux, le printemps de la vie à construire ; celle des amis qui nous ont accompagné ou nous accompagnent, celle de tous ceux qui croient en la paix et rejettent la méchanceté…

    Un vieux symbole tintinnabulant, parfumé pour une éternelle jeunesse des cœurs, pour une flamme d’espérance toujours à ranimer!

    Pour tous, deux photos du muguet qui poussent sous nos fenêtres vendéennes :

    Le jardin porte-bonheur et la vie doucement en marche sur les clochettes du muguet !

    a tradition du premier mai remonte à l’Antiquité : c’était la date à laqauelle les navigateurs reprenaient la mer.
    Mais depuis la fin du XIXème siècle, le premier mai est un jour férié commémorant ce jour de 1886 où les syndicats américains demandèrent à plus de 400 000 travailleurs de descendre dans les rues pour l’obtention de la journée de 8 heures de travail.
    Depuis ce jour, le premier mai est traditionnellement la journée des revendications sociales.

    Dès la Renaissance, le muguet est une fleur porte-bonheur et son utilisation comme symbole du premier mai remonte à deux faits : le premier mai 1895, le chansonnier Mayol (auteur du célèbre  »Viens poupoule ! ») rencontre son amie Jenny Cook avec du muguet à sa boutonnière. De plus, dans les années 1900, les couturiers offraient, le premier mai, des brins de muguet aux clientes.
    Depuis, le muguet est omniprésent lors de la fête du travai

     

  • Mais nous sommes nombreux à garder de petites histoire de 1er mai, de clochettes de la chance!
  • Le muguet est à l’honneur le 1er mai ! Aussi appelée la Convallaria Majalis, le lys des vallées, la clochette de mai, les larmes de sainte Marie, voici les clés de cette fleur symbole de bonheur..
  • Pourquoi le 1er mai est la fête du muguet?

    Il semble que le muguet aussi appelé lys des vallées, une plante originaire du Japon, soit présente en Europe depuis le Moyen-Age. La plante à clochettes a toujours symbolisé le printemps et les Celtes lui accordaient des vertus porte-bonheur. Le 1er mai 1561, le roi Charles IX officialisa les choses : ayant reçu à cette date un brin de muguet en guise de porte-bonheur, il décida d’en offrir chaque année aux dames de la cour. La tradition était née.
    La fleur est aussi celle des rencontres amoureuses. Longtemps, furent organisés en Europe des « bals du muguet« . C’était d’ailleurs l’un des seuls bals de l’année où les parents n’avaient pas le droit de cité. Ce jour-là, les jeunes filles s’habillaient de blanc et les garçons ornaient leur boutonnière d’un brin de muguet. A Paris, au début du siècle, les couturiers en offrent trois brins aux ouvrières et petites mains. Mais il faut attendre 1976 pour qu’il soit associé à la fête du 1er mai. Sur la boutonnière des manifestants, il remplace alors l’églantine et le triangle rouge qui symbolisait la division de la journée en trois parties égales : travail, sommeil, loisirs.

    CHANCE ET BONHEUR MUGUET

27 avril 2019

Pas de Belle Époque mais de belles personnes !

Classé dans : VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 56 min

Non l’époque des blousons noirs n’était pas la « belle époque »,  c’était pour certains jeunes déboussolés par les premiers grands ensembles, déboussolés par les transferts arbitraires des « quartiers insalubres » des grandes villes vers les tours de banlieue, opération bien rentables pour les constructions urbaines, révoltés aussi car à l’époque le passage en 6ème n’était pas automatique et le conflit apprentis/étudiants pesait dans les rencontres… Tout cela je l’ai connu, partagé et assumé avec des gens responsables de collectivité acceptant de faire confiance et de valoriser ces jeunes « paumés. La bande était le refuge des ados, il fallait leur offrir plus attractif, nous l’avons fait…

Différence avec aujourd’hui, l’espoir réaliste d’avoir du travail, avec lui et les premier émois amoureux s’atténuaient les révoltes.  Il ne restait plus qu’à recommencer avec les plus jeunes, l’école, les centres aérés (à l’époque) aidaient à cette prise en mains.

Aujourd’hui, les plus jeunes sont tout aussi hargneux que leurs aînés et les copient ; rien ne vient les réconforter, ni le chômage, ni la situation des parents ni le luxe étalé des mieux lotis…

Alors oui, il faut aider tous ceux qui essaient d’améliorer sur le terrain la situation : grands-frères, associations, travailleurs sociaux, enseignants, policiers même s’ils ne sont pas encouragés à pratiquer les liens de proximité. La sanction est nécessaire mais la prévention auprès des enfants, le suivi pour ceux qui ont payé, la revalorisation en bref le goût de vivre, de revivre sont indispensable pour que se rééquilibre notre société.

Qui saura faire ?

26 avril 2019

LE CIEL EST TRISTE…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 38 min

 

 Le ciel était si triste qu’il ne cessait de pleurer. Les grosses larmes qu’il versait finissaient par inquiéter les animaux qui vivaient sur terre.

Afin de stopper ce déluge qui les menaçait, le roi des animaux chargea le plus beau d’entre eux, l’oiseau de Paradis, d’aller voir le ciel pour tenter de le consoler.

Celui-ci ne voulut pas lui rendre visite sans un cadeau et demanda à ses sept plus fidèles compagnons de lui donner leur plus belle plume :

Le perroquet lui donna sa plus belle plume violette, la perruche une plume indigo; le paon une plume bleue, le pivert une plume verte, la mésange une plume jaune, le martin-pêcheur une plume orange et le rouge-gorge une plume rouge, bien sûr.

L’oiseau de Paradis en fit un éventail qu’il emporta avec lui.

Après un long voyage, il atteignit enfin le ciel et lui demanda pourquoi il était si triste.

« Je me sens tellement seul. », répondit ce dernier.

Alors l’oiseau de Paradis offrit l’éventail au ciel qui tout heureux essuya enfin ses larmes. Il lui promit aussi de venir souvent le voir avec tous les autres oiseaux de la terre.

« Quel beau cadeau ! », remercia le ciel, je le garderai toujours avec moi, et je le sortirai quand je me sentirai seul et triste. »

Depuis, quand par hasard, le ciel a du chagrin; il sort son éventail, ce qui lui rend son sourire.

De la terre, on voit alors un bel arc se déployer dans le ciel.Rainbow

 

 

 

25 avril 2019

Le devoir de vote !

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 18 h 01 min

Le devoir de vote !
Je comprends le mécontentement, je comprends l’indécision et, mal, je peux comprendre l’oubli de l’histoire sociale et la méconnaissance des risques pour que le FN devienne un choix…. mais je ne comprends pas l’abstention : pourquoi ne pas se rendre aux urnes ?
Cent hypothèses, cent flous et donc cent interprétations des politiques : un vote blanc ou nul, même non reconnu, est comptabilisé et je ne pense pas que cet acte réel ne soit pas relevé et commenté si son ampleur est importante.
Voter sans s’exprimer est un geste au moins de reconnaissance de ce droit de vote si durement gagné, notamment par les femmes…
Que restera-t-il ensuite la rue, les conflits médiatisés, le chaos, pour dira-t-on sauver la République, dont on aura boudé l’expression principale, le vote !

16 avril 2019

Le marchand de sable

Classé dans : contes et légendes,Non classé — linouunblogfr @ 21 h 53 min

 

Grand-père, je me tournais et me retournais dans mon lit, sans pouvoir trouver le sommeil.

À minuit passé, j’avais encore les yeux grands ouverts. « Si seulement je pouvais dormir, si seulement le marchand de sable de mon enfance existait. »

J’avais à peine prononcé ces mots que je vis surgir devant moi un homme très grand, vêtu magnifiquement. Il portait des bottes de cuir qui lui montaient jusqu’aux cuisses, un pantalon d’un superbe velours bleu qui brillait doucement dans la nuit, une chemise d’un blanc éclatant finement brodée et un chapeau aux larges bords qui laissait flotter des rubans multicolores.

« Alors comme ça, tu ne crois plus au marchand de sable, Alain, et pourtant me voici. »

En effet, il portait un grand sac de soie rouge avec, à l’intérieur, du sable qui ressemblait à de la poudre d’or.

« Si tu veux me suivre, mets cette poignée de sable dans ta poche. »

Très intrigué, je fis ce que l’homme me demandait et je me mis tout à coup à voler dans les airs. Nous sommes passés alors par la fenêtre et j’ai fait le plus beau voyage de toute mon existence.

Nous avons survolé tous les continents et j’ai vu des choses merveilleuses : j’ai vu des bêtes sauvages d’Afrique s’abreuver la nuit tombée au bord des grands lacs.

J’ai vu, dans le désert, un petit Bédouin écouter les histoires fantastiques que lui racontait sa petite-fille à l’ombre de la grande tente familiale.

Parvenu jusqu’au ciel, j’ai glissé sur le toboggan de l’arc-en-ciel… J’ai joué à cache-cache derrière les planètes… J’ai jonglé avec les étoiles et j’ai tourné sur le manège des rayons du soleil !

J’étais épuisé à la fin et c’est à peine si je me suis rendu compte que le marchand de sable me prenait par la main en me disant :

« Viens, je vais te ramener dans ta chambre. »

Le lendemain matin, je me suis éveillé en m’étirant :

« Comme j’ai bien dormi, et quel beau rêve j’ai fait. Dommage que ce ne soit pas la réalité. »

C’est alors qu’en glissant la main dans la poche de mon pyjama… j’en ai retiré, une poignée de sable qui scintillait comme de la poudre d’or.

Je n’avais même plus mal au dos…

14 avril 2019

Marginal…

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 21 h 16 min

Bonjour à vous qui avez choisi de vivre libres et à côté…

Comme de bien des fenêtres, je vous vois, comment faire autrement, je pourrais compter toutes ces bouteilles d’eau que vous transportez, vos chiens et vos « A quoi bon…? ».

J’ai 76 ans, un peu plus, cet un peu plus, un rien pour vous  est dense à mon âge et vous me rajeunissez au moins mon vécu.

Par contre votre revendication « marginaux » me heurte. Chacun l’est à sa façon, je l’ai été tout de suite ; 10 déménagements avant d’avoir 12 ans… Bien des rejets dans les nouvelles cours de récré… Des groupes scouts dits « foulards noirs » puis des provocs pour être… A votre âge, avant sans doute, j’ai connu avec d’autres la chambre de bonnes au 7ème étage dans Paris, les tentes dans les bois environnants, le drapeau noir aussi, puis la MJC et les plus jeunes à occuper, à emmener prendre des risques ailleurs… Elève récalcitrant, j’ai rencontré des « gens » enseignants, curés, qui m’ont dit « Fonce.. » Je suis devenu enseignant spécialisé dans des quartiers chauds, pour des ados de 18 ans en colère… A mon tour, j’allais les chercher dans leurs refuges ; j’ai rencontré des « enfants du voyage » dans leurs camps mouvants, d’autres venus de plus loin, sans la langue pour les aider… Puis je suis devenu responsable d’école, et j’ai avec d’autres, réalisé que sans la communauté et la solidarité rien n’était joué… Pas question de gommer les différences, mais de compenser les manques, répondre au moins aux questions… Alors ce fut en 40 ans beaucoup de moments de vie chargés, certes j’ai essayé de donner mais j’ai reçu aussi car les coups durs ne sont pas que pour les autres…

Plus précisément, j’ai beaucoup attaché d’importance à la famille, à celles de mes jeunes (un possessif inévitable), sans doute parce que la mienne m’a raté…

A part pour participer à un groupe de clowns, je ne suis plus membre d’associations, et ne réponds qu’à des besoins de coups de mains occasionnels, mais  si divers que je me sens Tintin, de 7 à 97 ans…

Vous savez, accompagner quelqu’un qui s’oublie dans une maison de retraite, une maison finale, même en chantant avec lui, avec elle, c’est dense, chaud, froid aussi… Peut-être rêve-t-il ce balbutiant, à son drapeau noir qui flottait en ses jeunes années…

Le drapeau noir a flotté dans notre jardin, sur notre marmite parfois, même celui de nos enfants et de leurs copains…Ces enfants qui aujourd’hui maraudent dans les rues de Paris…

Je corresponds avec beaucoup de mes anciens, certains se sont « rangés » d’autres restent « ouverts »… Certains ont sombré, pas dans l’oubli mais dans la vie…

Tous nous avons vieilli, hélas non pas tous, peut-être vieux cons, mais au moins pas aveugles… Ni moralisateurs, inquiets seulement… Vous, sous nos yeux vers quoi allez-vous ? Mais au moins vous aurez dit oui à vos envies et certainement que plus tard, vous aurez comme moi, comme nous, ça dans votre conscient…

Sincèrement, jeunes nomades de la vie qui commence belle suite de vie à vous…

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