Réfléchir et dire… un peu

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17 novembre 2018

Une fiche pour tout… presque…

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 21 h 58 min

Essai de Réponse à des demandes, de parents, d’élèves… Si c’est utile tant mieux, sinon j’aurai fait fonctionner mes petites cellules grises…

Je dois apprendre et mémoriser pour réutiliser vite ou plus tard…

Le   problème de base : J’ai quelque chose à faire !

-          – Je sais que je n’y arriverai pas ; je   râle et j’abandonne. « c’est nul et ça ne sert à rien… »-          – Je râle mais j’appelle à l’aide quelqu’un   qui s’y connait qui fera à ma place, parent, copain, internet…- Je pense que je peux faire sans trop   creuser en sabotant pour me débarrasser…-    Bon,  je vais le faire en réfléchissant, après   tout je pense donc je suis, donc je peux…

SITUATION :   je vais m’y mettre…

L’énoncé de la situation en tous domaines :-          – comprendre ce qui m’est demandé… Je me l’expose avec mes mots

MA   DOCUMENTATION

-          – D’abord perso : « ce que je   sais sur ce sujet. »-          - les documents à ma disposition : – livres cahiers   de leçons exercices  bon, c’est déjà   faits, voyons d’autres…-          – des gens de références que je peux questionner

OUTILS à   rassembler, en plus de la doc

-Pas les mêmes à la piscine, en géométrie, au stade, au jardin, en   rédaction…. en bricolage- Mettre à portée de vue la doc retenue.

INSTALLATION (un coin habituel déjà organisé, c’est   du temps et des habitudes gagnés)

IMPORTANT lieu où être le plus à l’aise possible distraction quand on   doit réaliser quelque chose n’est pas pareil que distraction pour s’amuser.   Quoique, s’organiser pour un loisir peut aussi être l’objet d’une fiche…

PRÊT ? MISE   EN ŒUVRE. Tu l’es concentré ?

Nouveau point Je revois la situation :.2 Feu ! Je me lanceAdapter mes premières   impressions : ça me paraît bien ou tordu ou faux… ça ne me dit rien…-          Quelques essais – premières impulsions --          3 – Je me reporte aux documents   d’éveil – de grammaire aux notes des leçons …et je les applique à ma question

-          4- Essais Je rédige un premier « brouillon »   pas trop parce que erreurs d’écriture, de soin peuvent entraîner des   confusions

-          (Je teste mes résultats :

-          Est-ce que ça répond bien à la question ?   Ex : On me demandait qui a été vaincu par Jules CESAR. J’ai trouvé   « Le chef des Gaulois », bon, mais peut mieux faire non ?

5-J’ai pensé à tout (rien d’oublié   dans ma fiche de danse du début à la fin) donc je mets au propre.

6- Bien relire  – Est-ce logique ? Est-ce que j’ai   oublié, mal rédigé, mal dit, mal illustré… quelque chose ?

Un truc : pour les idées et la   construction des phrases relis bien en prononçant, au moins dans ta tête, pas   que des yeux.

Pour l’orthographe, pour éviter de   globaliser sur le sens (tu liras et comprends bien le mot   « potection » dans une phrase même si le r est oublié, et bien   relis chaque mot de ta phrase à l’envers, ça permet de mieux t’y arracher,   mieux t’interroger sur écriture et accord…)

7 - Rangement : je désinstalle en remettant   bien de côté ce qui m’a servi, pour la prochaine fois.

MEMORISATION   (IMPORTANT)

-          -Je rédige ma fiche (simplement, des mots et   des dessins) qui retrace ce que j’ai fait.-          -Je le raconte à quelqu’un : d’abord ça   peut lui servir-surtout, ça classe   mes idées dans ma boîte à mémoire

BILAN

-          – Est-ce que j’ai appris quelque chose (dans   ta façon de faire peut-être, espérons-le) mais en connaissances :-          J’analyse mieux le découpage des mouvements   pour le saut en hauteur – je classe mieux les éléments pour tracer un losange   – je comprends mieux le fonctionnement une paire de jumelle… je peux procéder   çà une réparation…etc.-          Je prépare mieux le plan d’un récit… puis dès   que possible, tu t’en resserviras en rédac et en dictéeexploitation possible lors d’une semblable situationLe meilleur bilan sera celui que tu feras en réalisant plus tard de   nouvelles activités semblables et EN LES AMELIORANT…

COMMENTAIRES

Une fiche n’est pas toujours obligatoire ; à la longue, elle   peut devenir mentale ave des habitudes bien ancrées MAIS :1- Elle t’habitue à organiser tes travaux – elle se met dans tes habitudes de réflexion –   elle te fait gagner du temps en évitant les oublis et les ratés –
2- C’est vrai que la répétition les erreurs, les critiques, les   mauvais résultats peuvent t’amener à te corriger puis à réussir de mieux en   mieux à condition que tu ne te décourage pas, puis que tu t’en souviennes.   MAIS  erreurs répétées peuvent devenir   des habitudes dangereuses…
3- C’est  vrai qu’il faut   aussi/surtout, que tu aies   vraiment envie de progresser.
4- A qui s’adresse une fiche ? A tout le monde, et pas qu’à   l’école… A ceux qui ne sont habiles dans un domaine comme à eux qui sont   doués. Les premiers seront plus à l’aise, (c’est le cas de bien des   bricoleurs, d’artistes et de sportifs d’occasion),  les autres iront encore plus loin… mais   aussi de ceux que l’écrit ne tente pas vraiment…
5- Aucun domaine   n’est exclu de la fiche de préparation :arts sport technologie littérature santé… nature… Tant que tu vis, tu   as des choses à faire, parfois par choix, parfois par besoin, parfois parce   qu’on te l’impose… (Ah ce ONJ).Organiser ses tâche, c’est le meilleur moyen pour qu’elles ne soient   pas trop lourdes… ça ne résout pas tout, mais ça allège les efforts et les   idées.

Le mot essentiel «   CONCENTRATION », ça compense l’envie parfois…

Si tu ne fais pas ce que tu aimes, intéresse-toi à ce que tu fais,   concentre-toi, au moins le temps de cette activité. (presque de moi   seulement)

De l’ESPOIR EVIDENT (de   la philo pour tous…)

Bien ou mal, on ne peut arrêter les progressions des connaissances et   des savoir-faire, tant pendant la vie d’un individu que pendant l’histoire de   l’humanité.-          Regarde-toi du petit enfant à aujourd’hui, que   d’apprentissages… (des blagues et des réussites) et ça va continuer…-          Pense à une invention essentielle, le feu, par   exemple : depuis la première étincelle de silex jusqu’à l’allumage à   distance que de petits essais de fiches mise en tête puis améliorées….  Il paraît    que nous sommes intelligents parce que nous faisons, retenons,   refaisons un peu mieux, puis encore et encore… 

16 novembre 2018

Bénévoles de partout

Classé dans : Non classé — linouunblogfr @ 22 h 29 min

Bénévoles de partout…

 

Alors que s’agitent les commentaires pour savoir si les engagements pour les autres sont sincères voire nécessaires, je me suis posé cette question : « Pour toi, c’est quoi être bénévole ? »

 

Être bénévole, c’est une façon de vivre, d’être en soi, et une façon de vivre, d’être dans l’humanité, concept plus large, plus flou que celui de société et par cela même, plus ouvert en opportunités pour tenir compte des autres.

Plus que la force de vie, s’ancre l’Espoir, celui de la boîte de Pandore, celui du bûcheron implorant la venue de la mort et trouvant des prétextes, des travaux inachevés, pour la repousser lorsqu’elle répond à ses appels. Aspirer au repos ultime même, en des circonstances d’intense lassitude, de souffrance, n’est-ce pas espérer en cette porte, non pas de sortie mais de secours ?

Comment faire preuve d’élan, d’engagement vers les autres si on ne possède pas cet espoir ?

J’ai eu la chance, de côtoyer, de faire, avec d’autres bénévoles… Ensemble, nous avons rêvé, réfléchi, tenté, espéré, désespéré, réussi, abandonné, aimé, détesté… Nous avons souvent été des « Auvergnats » à la Brassens, moqués, exploités par les « Croquants » du même poète. Nous avons ri et pleuré aussi. Nous avons éprouvé beaucoup, beaucoup d’émotions, de la rage au bonheur. Ce bonheur d’avoir rendu d’autres heureux, d’avoir tiré hors de l’eau la tête de quelques uns qui se noyaient…  Ce sentiment de réconfort final est le plus difficile à éprouver car il nous laisse vacants en fin d’action, donc vulnérables à l’émotivité, alors que la colère et la rage, donne de l’énergie, celle du désespoir.

Le plus souvent, le bénévolat est assimilé, avec condescendance, à amateurisme et gratuité du geste (Presque plus à blâmer que le souci de gagner de l’argent pour certains. Parfois on lui cherche une mauvaise intention ! C’est vrai et faux !

Vrai, parce qu’être amateur, c’est aimer et que le cœur a des élans que ne soutient pas toujours la raison, mais faux parce que, pour donner corps à ces élans, pour faire, souvent, les amateurs deviennent de vrais spécialistes de l’objet de leurs passions et se donnent les moyens de comprendre et d’agir.

Vrai, quant à la gratuité du geste, parce que l’acteur de la belle volonté, n’attend ni bénéfice matériel ni honneurs, ni reconnaissance, en principe, mais ça, c’est autre chose car donner sans que soit apprécié, donner son prix humain, à l’action, ce n’est pas la renier certes, mais c’est un partage raté. Même si ce ne sont pas les bénéficiaires de l’aide apportée qui en témoignent, il est chaud de pouvoir trouver chez ceux qui ont vu, suivi et constaté la réalisation, le reflet de l’effort, de l’implication  fournis. Le bénévole n’est pas un robot ; il éprouve des émotions et leur partage est important… Un mot, un sourire, une tape… valent plus que toutes les médailles, lorsqu’ils sont prodigués au bon moment…

Faux car lier bénévolat à la seule absence de rémunération est une méconnaissance :

Chaque jour, chaque heure, des hommes de femmes, de tous âges, de toutes conditions, accomplissent pendant leur temps de travail ou en complément, des actions généreuses conséquentes.

L’accueil, l’accompagnement, la démarche, le suivi hors temps professionnel, la politesse même, le respect, sont des élans de bonne volonté qui font que celui qui les reçoit, retrouve espoir et confiance… Mieux, il trouve une réponse à son problème, un regain d’énergie pour se remobiliser…

Je salue aussi bien des femmes et des hommes politiques qui accomplissent fortement leur engagement au service des autres, c’est sans doute celui qui est le plus difficile et, fait avec foi, lucidité et compétence, le plus utile à tous les stades de notre mille-feuille administratif… Discrets ou médiatisés, ils sont indispensables. Tant que notre pays ne sera pas une dictature ou redevenu une monarchie, notre pays a besoin d’eux pour rester une démocratie…

Pas d’exclusive pour ces engagés, tous, tous, peuvent être l’occasion de ces plus qui lient les individus.

Bien sûr il y a les requins, les petits qui attendent qu’on les laisse grossir, les gros qui avalent toujours de plus en plus, surtout sans regarder qui, sur les côtés de leur route, est écrasé… L’aisance, la richesse ne sont pas des tares, chacun y aspire mais le deviennent quand elles rendent aveugles… L’altruisme n’a pas de préalables,  il est personnel et sera toujours supérieur à la révolte de ceux qui crient, tempêtent sur ce qu’on leur prend pour les pauvres et restent parmi les spectateurs…

Je ne sais si les bénévoles apportent plus, moins, que les services publics, différemment sans doute, mais c’est un acte nécessaire, autant pour ceux qui agissent, que pour ceux qui reçoivent.

La fragilité du bénévolat et son usure sont manifestes en général, mais son renouvellement aussi et nombreux sont les jeunes volontaires, partout, en tous domaines, sans souci de savoir qui ils aident pourvu qu’ils arrivent pour un instant, pour plus longtemps à amener un apaisement ou de l’espoir !

En plus de 30 ans, j’ai eu la chance de vivre mon bénévolat avec des personnes largement impliquées dans d’autres actions dans des association locales ou nationales et ce sont des évocations bien chaudes lorsque l’on est en automne de la vie !

J’ai la chance de trouver dans ma famille, mes amis, de véritables acteurs du bénévolat tels que ces lignes vous l’ont présenté.

Cette communauté d’engagement, d’esprit et d’actes, oserai-je dire cette communion, est une richesse dont je suis fier pour notre société.

 

Je sais que nombre de bénévoles se mettent à la disposition d’œuvres où les « consommateurs » sont plus nombreux que les acteurs. Mais, aider à ce que chacun se sentent bien, mieux parfois, n’est-ce pas aussi favoriser la convivialité, base de relations apaisées e comprends la réticence à cet engagement. Parfois, lorsqu’un ami me disait : « Je renonce à mon appartenance à un mouvement altruiste, parce ce que cela prends (vole) du temps à ma famille… », ma réponse était, le plus souvent car il faut bien s’adapter aux cas :

« Si vous êtes convaincu de votre utilité dans ce mouvement, si vous y trouvez votre épanouissement, si vous en êtes fier, alors faites le partager aux vôtres. Pas en les impliquant, ça c’est leur choix, mais en vous expliquant, en partageant vos émotions, la chaleur ressentie dan vos réussites et l’inquiétude dans vos ratés…

Je n’ai jamais rencontré un enfant qui ne soit fier, au fond, de savoir ses parents appréciés et utiles, dans leur travail comme dans leurs engagements. Tout est une question de dosage, c’est difficile, pas de renoncement !»

 

Être bénévole, ce n’est ni se résigner à abandonner ce qui nous fait plaisir, ni se sentir dévalorisé en regard de ceux qui accordent la priorité à leur réussite sonnante et trébuchante, en écus comme en grelots notoires

Être bénévole, c’est servir avant de se servir, comme une simple politesse de tour de table.

Et puis, finalement, devant son miroir, jusqu’au dernier clin d’œil, pouvoir se dire «  Tu as bien vécu ! Malgré, tes erreurs, tes fautes même, tes attentions pour les autres ont fait de toi un individu qui a, un peu aidé, à ton échelle, à huiler le cheminement de l’humanité. »

Mon prof de philo, la philo est éternelle, nous avait fait disserter sur ontogenèse reproduisant la phylogenèse, j’aime mieux penser que l’histoire d’un être humain laisse une empreinte sur celle de l’humanité, si possible, une trace positive et constructive… même par simple bonne volonté !

Être bénévole ce n’est pas rendre notre société viable, mais vivable.

11 novembre 2018

L’OMBRE D’UN DOUTE merci Jean-Claude

Classé dans : poésies* — linouunblogfr @ 22 h 36 min

L’OMBRE  D’UN  DOUTE

?

L’ART

A travers certaines œuvres, on peut y voir sans doute

Quelques ombres au tableau, dont on perçoit le doute.

Une interrogation se pose alors à nous

Etait-il un génie ? Ou bien était-ce un fou ?

Les deux se pourraient bien, dans la pensée des gens.

D’autres diront peut- être qu’il avait du talent !

C’est sûr qu’avec le temps, on lui rendra hommage,

D’avoir de par son ombre, effacé les images.

Bon nombre de tableaux vous mettait en extase

Lorsque que vous en parliez, avec autant d’emphase.

Mais votre zététique confirmait sans nul doute,

Devant de telles œuvres la certitude du doute.

L’art ne produit l’illusion

Que sur les bases d’une réalité

Ce qui est pour moi une évidence

Et non dans l’abstraction du réel, par de l’imaginaire.

10 novembre 2018

« J’ai tué pour que vive mon beau pays… »

Classé dans : être — linouunblogfr @ 21 h 44 min

                 Ecrit par Louis BUTON, notre grand-père, soldat dans les tranchées de Verdun, résistant en 1943, déporté jusqu’en mai 1945

 

                  « Sur les bancs de mon école, j’avais appris à aimer la France on m’avait dit que la vie était un bien précieux auquel on ne doit pas attenter, que tuer était une lâcheté, un crime qu’il ne fallait pas commettre.

                  «La vie d’un homme est sacrée, nous devons la respecter » me disait mon bon vieil instituteur. Je m’étais donc engagé dans cette existence avec Ces principes acquis en classe.

 

              Je haïssais les querelles et parfois m’interposais en conciliateur dans bien des heurts… en un mot j’étais pacifiste.

 

                 Aussi, quel ne fut pas mon émoi lorsqu’éclata la guerre de 1914 ! Quel désarroi et quelle lutte je dus livrer ! J’aimais la paix mais j’aimais la France. Cette dernière attaquée, il fallait la défendre. Comment concilier les deux ?

 

                La deuxième voix l’emporta. Je partis ! Je fis mon devoir ! J’ai combattu, j’ai souffert. J’ai tué pour que vive mon beau pays

 

             Quelle ne fut pas ma joie de pouvoir après la tourmente dès 1919, reprendre la route que je m’étais tracée vers la liberté pacifique. J’ai lutté dans la mesure de mes faibles moyens pour le rapprochement des peuples et la suppression des armées ; je voulais croire, après cette tuerie, que tous les hommes pouvaient être frères… »

            22 ans après, toujours en colère contre toutes les violences, il prenait le chemin de la Résistance … et des camps de concentration !

 

9 novembre 2018

Regard et regard

Classé dans : Non classé,VIVRE ENSEMBLE — linouunblogfr @ 21 h 23 min

 

L’essentiel est invisible pour les yeux (Saint Exupéry » et les filtres de l’esprit ont besoin d’être souvent nettoyés pour rester ceux du cœur……

Un jeune couple venait de s’installer dans un nouveau quartier. Le lendemain matin, au moment où le couple prenait le petit déjeuner, la femme aperçut leur voisine qui étendait son linge. « Quel linge sale! dit-elle. Elle ne sait pas laver. Peut-être a-t-elle besoin d’un nouveau savon pour mieux faire sa lessive ». Son mari regarda la scène mais garda le silence.

C’était le même commentaire chaque fois que la voisine séchait son linge.

Après un mois, la femme fut surprise de voir un matin que le linge de sa voisine était bien propre et elle dit à son mari :

« Regarde! Elle a enfin appris à laver son linge maintenant. Qui le lui a enseigné ?

« Le mari répondit : « Personne, je me suis levé tôt ce matin et j’ai lavé les vitres de notre maison ! »

Moralité : Parfois tout dépend de la propreté de la fenêtre à travers laquelle nous observons les faits. Avant de critiquer, il faudrait peut-être vérifier d’abord la qualité de notre regard. Alors, nous pourrions voir avec clarté, la limpidité du cœur des autres.

6 novembre 2018

Harcèlement

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 20 h 39 min

Tous les harcèlements et d’abord ceux d’enfants, dans et hors du milieu scolaire.

Dans les familles déjà et je déplore en 40 ans d’avoir dû être confronté à trop de parents humiliants et tourmenteurs « pour le bien de leurs enfants »… Certainement chaque enfant ne peut faire l’objet d’une surveillance constante, ni les victimes ni les tourmenteurs, mais je persiste à croire qu’une communauté bien solidaire, équipes scolaire ou d’animation, en liaison sinon de confiance mais surtout de compréhension peuvent faire preuve d’une attention positive et d’une réaction adaptée… Encore faudrait-il que cette communauté autour des enfants existe partout, pas seulement en quelques secteurs où volonté et compétences dominent ! Quand prendra-t-on conscience qu’éduquer est le fait de toute une société, pas une délégation à des « autorités » ? A quand la révolution réfléchie de tous pour une éducation vers la chance du Futur pour Tous ?

31 octobre 2018

VIVRE au centre du monde

Classé dans : être — linouunblogfr @ 17 h 16 min

Je crois en la vie, même si je la gaspille souvent. Je crois en la vie parce qu’elle est mouvement, même dans une cellule, même dans la chambre close du seul esprit. Je crois à la vie parce que je suis…

J’ai acquis la certitude de la mort, connaissance longtemps refoulée par l’élan même de la vie. Littéraire, platonique, virtuelle dirait-on plus aujourd’hui, elle s’est imposée à moi, brisant les piliers de mes ignorances avec la force d’un tsunami que rien ne peut contenir. Bien sûr, comme et pour cette vague, il y a les lendemains de convalescence, de reconstruction mais jamais d’oubli de la leçon…

Ces leçons furent variées, la première qui m’ait frappé, était une disparition, celle de mon maître en éducation, de mon maître en découverte, en reconstruction, mon « Si tu peux… », longuement récité, appliqué dans le tumulte de mon enfance, les émois de incertitudes de mon adolescence et mes premiers pas matures… Mon grand-père, mon parrain au sens le plus précis si bien traduit dans les engagements du baptême républicain, mon grand-père dont les écrits, plus que les récits, m’ont fait côtoyer la mort brutale des chambres de torture, des exécutions, la mort en masse des tranchées, des camps de concentration sans jamais la personnaliser, mon grand-père, mon découvreur de cette vie qu’il cultivait avec sensualité avec passion, mon grand-père a disparu…

Il nous promenait devant son futur tombeau, qu’il avait voulu grand, bien orienté, confortable, convivial sans doute…  Pour les siens, avons-nous compris ensuite. Rentré à l’hôpital, il n’en est pas ressorti, il avait donné son corps à la science, totalement, comme il s’était donné à la vie.

Je ne connaissais pas encore la mort proche et je ne me suis senti que frustré de lui, amputé mais toujours habité de ses regards, de ses sourires, de ses gravités et de ses mots.

Je ne me suis pas senti concerné par toutes les cérémonies qui ponctuèrent son souvenir officiel, sauf et là j’en suis encore, toujours particulièrement fier, de son nom offert à un groupe scolaire… Lui, le Républicain, le laïc, l’intolérant des doctrinaires, le croyant en l’Homme et le connaisseur en hommes, lui le druide convaincu de la primauté absolue de la connaissance transmise autant que de ce potentiel de bon à la Rousseau si aisément pollué par les artifices de la société, lui mettait tous ses espoirs en l’Ecole.

Aujourd’hui, un film est en cours d’élaboration à partir de lui, exactement à partir de l’homme aux multiples tranches de vie ; de l’homme aux cercles sociaux en 3 D, en même temps concentriques et sécants. Une existence de risques, de chances, de malheurs, de bonheurs, de fermeté et de tendresse, de gourmandise et de sagesse… Nous avons la chance que le maître d’œuvre de ce projet, déjà bien avancé, soit un arrière-petit-fils de notre grand père, un petit cousin réalisateur confirmé, attaché au récit des destinées des êtres ordinaires que les circonstances et le caractère ont conduit sur des routes extraordinaires…

Dans la Grande Librairie, François Busnel demanda à Jean d’Ormesson, pour reprendre le mot de Napoléon visant Châteaubriant, s’il se croyait le « centre du monde ». L’Académicien a souri en répondant : « Non, absolument non… ». Pour moi, Il avait tort ! La question aurait porté sur le « Roi du monde », le « Maître à penser du monde », bien sûr que son amusement aurait été recevable, mais pas le « centre du monde ». Chacun de nous est le centre du monde, ne se dit pas le centre du monde mais se vit ainsi. La preuve, lorsque la conscience de soi disparaît dans l’abîme du coma de la platitude cérébrale clinique, dans la mort enfin, et bien le monde n’est plus, pour moi, pour toi, pour vous, pour chacun d’entre nous, individu…

Je ne sais pas, si la conscience d’un au-delà de la porte fatale, redonne la lucidité et l’inscription en un nouveau monde… Aucun médium, et pourtant la littérature, les « témoignages » abondent, aucune résurrection ne m’a convaincu de cette renaissance.

O combien j’aurais aimé y croire parfois !

Vivre et regarder vivre me convient mieux…

29 octobre 2018

Si on souriait un peu…

Classé dans : humour — linouunblogfr @ 22 h 10 min

Une très belle femme frappe à la porte de son voisin et lui dit.
- J’ai une envie folle de m’amuser, de me saouler et de faire l’amour toute la nuit…  êtes vous occupé ce soir ?
« - Non ! répond le voisin tout heureux « 

« - Alors, vous pouvez garder mon chien ???

……………….

 Une superbe jeune femme sort de chez le fleuriste avec un magnifique bouquet de roses.
Un monsieur s’approche et lui dit :
-Mademoiselle, vous ne pouvez savoir à quel point j’aimerais être à la place de vos roses.
-Ah bon mais pourquoi monsieur?
-Mais pour être dans vos bras, voyons.
-Ah mais ne vous y fiez pas, aussitôt à la maison, je leur coupe la queue.
…………….
Deux hommes sont à la pêche sur glace à leur trou de pêche favori,
Ils pêchent tranquillement en buvant leur bière….
Presque silencieusement, afin de ne pas effrayer le poisson, Bob dit :
- »Je pense que je vais divorcer d’avec ma femme, elle ne m’a pas parlé depuis plus de 2 mois. »
Son compagnon continue lentement à boire sa bière à petits coups et dit alors pensivement :
- »Réfléchis bien; des femmes comme ça, c’est dur à trouver…  »
………………..
Ses amis lui disent qu’il a pris des risques.
- Oh ! À mon âge, on n’est pas cocu … on est secondé ! **

……………..

Le propriétaire d’un cirque a passé une annonce pour trouver un dompteur  de lions.
Deux personnes se présentent :

Un homme de bonne présentation, retraité, de près de 70 ans , et une blonde spectaculaire de 25 ans.

Le patron du cirque, reçoit les deux candidats et leur dit :
« Je n’irai pas par quatre chemins : « mon lion est très fort et a tué mes deux derniers dompteurs. »Ou vous êtes très bon ou ça ne durera pas une minute ! »Voici l’équipement :le banc, le fouet et le pistolet .  »Qui veut commencer ? « 

La blonde dit : « moi j’y vais. »
Elle fait fi de l’équipement, du fouet du pistolet, et entre rapidement dans la cage.

Le lion rugit et court jusqu’à la blonde. Quand il arrive à moins d’un mètre, elle commence à se déshabiller et reste complètement nue, montrant son corps superbe. Le lion s’arrête immédiatement !
Il se couche devant elle et lui lèche les pieds. Petit à petit, il se relève et lui lèche tout le corps pendant un long  moment !
Le patron du cirque n’en revient pas et dit :

« Je n’ai jamais vu ça de toute ma vie !  »
Il se tourne vers l’ancien et lui demande :

 Est-ce que vous pouvez en faire autant ? « 

Et l’homme lui répond :

« Bien sûr … mais d’abord sortez le lion « 

27 octobre 2018

Eau…eau !!! bonne pioche

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 21 h 41 min

L’eau a disparu !

Une grenouille vivait au bord d’un trou rempli d’eau, près d’un ruisseau. C’était une petite grenouille verte, discrète, ordinaire. Elle avait envie de devenir extraordinaire et réfléchissait au moyen de se faire remarquer. À force d’y penser, elle eut une idée. Elle se mit à boire l’eau de son trou, à boire, à boire…, et elle la but jusqu’à la dernière goutte ! Et elle commença à grossir. Ensuite elle se mit à boire l’eau du ruisseau, à boire, à boire…, et elle la but jusqu’à la dernière goutte ! Et elle grossissait de plus en plus. En suivant le lit du ruisseau, elle arriva à la rivière, et elle se mit à boire l’eau de la rivière, à boire, à boire…, et elle la but jusqu’à la dernière goutte ! Et comme la rivière se jetait dans le fleuve, elle alla près du fleuve, et elle se mit à boire l’eau du fleuve, à boire, à boire…, et elle la but jusqu’à la dernière goutte !
Et la grenouille gonflait, gonflait !

Comme le fleuve se jetait dans la mer, la grenouille alla jusqu’au bord de la mer, et elle se mit à boire l’eau de la mer, à boire, à boire…, et elle la but jusqu’à la dernière goutte qui était la dernière goutte d’eau de toute la terre. Son ventre, ses pattes, sa tête étaient gorgés d’eau, et même ses yeux, qui devinrent tout globuleux. La petite grenouille était maintenant extraordinaire, gigantesque ; sa tête touchait le ciel !

Les plantes avaient soif, les animaux avaient soif, et les hommes aussi avaient terriblement soif. Alors tous se réunirent pour chercher un moyen de récupérer l’eau de la terre.

« Il faut qu’elle ouvre sa large bouche afin que l’eau rejaillisse sur la terre.
– Si on la fait rire, dit quelqu’un, elle ouvrira la bouche, et l’eau débordera.
– Bonne idée » dirent les autres.

Ils préparèrent alors une grande fête, et les animaux les plus drôles vinrent du monde entier. Les hommes firent les clowns, racontèrent des histoires drôles. En les regardant, les animaux oublièrent qu’ils avaient soif, les enfants aussi. Mais la grenouille ne riait pas, ne souriait même pas. Elle restait impassible, immobile. Les singes firent des acrobaties, des grimaces, dansèrent, firent les pitres. Mais la grenouille ne bougeait pas, ne riait pas, ne faisait même pas l’esquisse d’un sourire.

Tous étaient épuisés, assoiffés, quand arriva une petite créature insignifiante, un petit ver de terre, qui s’approcha de la grenouille. Il se mit à se tortiller, à onduler. La grenouille le regarda étonnée. Le petit ver se démena autant qu’il put. Il fit une minuscule grimace, et… la grenouille éclata de rire, un rire énorme qui fit trembler tout son corps ! Elle ne pouvait plus s’arrêter de rire, et les eaux débordèrent de sa bouche grande ouverte. L’eau se répandit sur toute la terre, et la grenouille rapetissa, rapetissa.

La vie put recommencer, et la grenouille reprit sa taille de grenouille ordinaire. Elle garda juste ses gros yeux globuleux, en souvenir de cette aventure.

24 octobre 2018

Réflexion sur la taille d’une école….

Classé dans : EDUQUER — linouunblogfr @ 21 h 50 min

J’ai commencé par 32 classes dans un cours complémentaire près des usines Renault), du CP à la 3ème. J’avais la classe de perf et je me sentais bien isolé, des groupes mais pas de vrais échanges… Puis école de 16 classes, dans un grand ensemble dont 3 spéciales. J’avais celle des ados et nous étions bien seuls. Les collègues fonctionnaient par niveau surtout (ni cycles ni conseil d’école, des maîtres parfois). Puis direction sans décharge de 6 classes dont une CLIN (primo arrivants et enfants du voyage… Beaucoup mieux pour les concertations mais classes mixtes souvent pour équilibrer les effectifs… Enfin 12 classes, plus une Clin, plus un poste adaptation, 1/2 décharge et ce fut formidable pendant 20 ans. De vrais cycles, un Conseil des maîtres actif, des regroupements possibles pour les soutiens ; un solide Conseil d’Ecole avec un vrai projet pour des actions et des suivis personnalisés… Peu à peu, autour, une communauté bien présente sans être envahissante… Des crises parfois dures comme partout mais plus facile à dépasser dans ces conditions.

Je dois ajouter que l’école maternelle travaillait en belle collaboration avec nous, pour les projets, les suivis pédagogiques et les connaissances du travail de chacun, à tous les niveaux… Nous avions la chance de pouvoir compter aussi sur les rencontres avec les profs de 6ème.

Je me suis toujours opposé à la fusion maternelle élémentaire, même quand on me l’a proposée. Je connais des villages qui ont opté pour poursuivre la séparation même si cela entraîne des transports et les résultats sont probants… Tant que cela est possible, il faut ménager ces deux espaces scolaires en multipliant les échanges…

Ce n’est pas tant la taille de l’école qui compte mais bien son équipe, son organisation et j’ose le dire sa direction ! On peut faire sans, c’est mieux avec…

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Victor Coudesabot |
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