Réfléchir et dire… un peu

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1 janvier 2021

Naviguons ensemble en 2021,

Classé dans : être — linouunblogfr @ 21 h 41 min

Naviguons ensemble en 2021,

 Nous nous sommes sans doute déjà liés par nos espoirs, que dis-je nos fortes pressions, par écrit, par la voix, le dessin peut-être… pour que 2021 se ponctue de petites et grandes joies, de petites et de grandes réussites. A nouveau merci pour l’affection, l’amitié, la sympathie de vos souhaits. Peut-être n’est-ce pas encore le cas… Nous vous rassemblons en ce même message !

Même sans être souvent en contact, nous t’avons connu(e), nous vous connaissons et nous réchauffons en notre mémoire, entre nos hiers et nos aujourd’hui, des envies de vous savoir heureux.

Certes, comme les années précédentes ; et ô combien 2020, du gris, parfois du très sombre viendra ternir nos arcs-en-ciel, mais, Mais, faites arrêts-souvenirs sur tous ces moments qui ont rendus lumineux un instant, une journée, un début d’avenir… Ils comptent, ils sont notre vie, ils sont nous…

A toi, à lui, à elle, à vous, nous souhaitons des jours paisibles, des jours de bonheur intense aussi,  Cultivez les armes, la force, l’envie de repousser les fatigues et les renoncements !

Garde-toi bien, gardez vous bien, tissez des trames de force avec tous ceux qui enrichissent votre vie !

Nous allons essayer aussi !

Belle année nouvelle !

Alain Huguette

 

Ensemble embarquons sur la nef des aventuriers de 2021, au-delà des embellies, nous vaincrons les tempêtes ! !


‘’ Elle voulut aller sur les flots de la mer, 

Et comme un vent bénin soufflait une embellie, 

Nous nous prêtâmes tous à sa belle folie…  »

Paul VERLAINE

 

Emboussolés…

Classé dans : être — linouunblogfr @ 21 h 29 min

Emboussolés…

Déboussolé, vous connaissez… Qui ne l’a jamais été ? Qui ne l’est pas ? Mais ‘’Emboussolé’’, connaissez-vous ? P’têt ben qu’oui…

 Aujourd’hui, dernier jour d’une année dont tout le 20-20 n’est pas encore tiré complètement, c’est sur un banc de pierre, au bord du canal qui coule vers celui du Midi, que songe un bonhomme, vénérable autant que malicieux…

En autres circonstances, il aurait pu être sur un banc semblable contre le mur de St Nicolas, le regard guidé par le friselis des vagues qui dentelle le sable jusqu’aux Roches Noires.

De l‘eau, il en a vu passer… Eaux de fontaines en des villages aux maisons encore sans robinet, eaux des fossés qu’il fallait sauter avec une perche pour aller à l’école, eaux sous le bac pour traverser la Loire, eaux de l’Océan les dimanches d’échappées des campagnards vers les plages sablaises, Grandes Eaux des bassins de Versailles, eaux de l’Oreuse avec ses écrevisses, eaux du lac du rendez-vous des copains ados en l’ex Seine et Oise, eaux des bassins du Luxembourg des étudiants, eaux de la Seine bordant l’école de ses premiers élèves, eaux bondissantes du Tarn sous les kayacs faits main, eaux vénitiennes,  eaux ravinant les Cévennes aux randonnées vivifiantes, eaux retrouvées du port de la Chaume, eaux de notre lac essonnien, véritable terrain de découverte à la Freinet, eaux du bassin de plantes formidables creusé dans la cour près du préau.

Eaux du Douro et de cette ronde d’élèves mélangés pour chanter « O maya que vida é tua… ». Eaux pour étudier, eaux pour se délasser, eaux pour nager, plonger, s’éclater… Eaux de rocher en rocher de la corniche de St Hilaire, et même, eaux basses jusqu’au phare des Barges. Eaux de l’ancienne Leningrad, eaux de Vieux-Port pour un zouk de carnaval, eaux de la Venise du Nord… Eaux des Alpes, cascadantes ou enneigées… Encore eaux de la Chnoue voisine de la maison et, si présentes, ces eaux transmises de génération en génération à la Paracou ! Récentes, les eaux du Bassin d’Arcachon illuminées d’une fraîche naissance…

Que d’eaux, que d’eaux ! Sans doute encore bien des eaux au fond de sa mémoire… Il lui faudrait s’immerger un peu plus pour provoquer leurs geysers.

Le bonhomme, sur sa canne appuyé, en était inondé d’émotion !

Perlent les eaux des éclats de rire à en pleurer, eaux des larmes aussi, larmes de bonheur, larmes de malheur, larmes des naissances, des évènements chauds vibrants de joie, d’espoir… Eaux des larmes des deuils, de sentiments jamais effacés mais aujourd’hui sans échos.

Ruissellent, vagabondes, toutes ces eaux du courant de la vie. Vie des espaces parcourus, trop hâtivement  parfois, vie des rencontres aux échanges denses aux carrefours d’une balade, aux notes d’une ballade chantée ensemble…

Le bonhomme du banc ne rejette aucune eau. Mieux, il ouvre leurs résurgences ; il s’oriente sans cesse vers elles.

Il s’emboussolle ! Tant d’aimants actifs pour polariser son aiguille : là où sont ses enfants, ses petits enfants, là où se disperse sa famille, là où sont ses amis, ses copains, là où d’autres tissent des images qui sont les écrins de ses souvenirs, mais aussi de son imagination, et projettent les étapes à parcourir pour, encore et toujours, se régénérer, se ressourcer, se continuer…

Savez vous que notre époque a ses boussoles que d’aucuns critiquent ?  Elles se nomment : réseaux sociaux. Un gros mot ? Bof… Depuis Esope et la langue, souvenez vous, ‘’dire’’, la meilleure et la pire des choses, selon l’usage que l’on en fait.

Notre bonhomme se baigne dans leurs eaux  Il suffit de les connaître. Il suffit de leur dire ‘’Adieu !’’, si certains flots sont saumâtres.

Mais quel bonheur d’y retrouver d’anciens élèves, des amis lointains, des lieux connus ou à découvrir, même en mots, en images ! Quel bonheur lorsque le bonhomme est loin, de piocher dans le Berceau de la Cité pour reconstruire son havre sablais ou à l’opposé de retrouver sur l’écran, sur les messages, ses copains frontignanais, ses écrivains pour hier, pour aujourd’hui, les marais de la sansouïre et la flamboyance de l’envol des flamands roses…,

Par-dessus tout, bonhomme confiné en cette fin 2020, a aimé, aime, les rassemblements en visio, si précieux en ses temps d’isolement préventif. « Je ne vous touche pas, je ne vous respire pas, mais je vous dis, vous me dites, vous me souriez, je vous souris, nous communions… »

C’est une autre eau, celle des ondes de maintenant, invisibles, mais si présentes, qui transportent l’essentiel, n’en déplaise à Monsieur Saint-Ex. : la conjugaison du verbe être, de l’auxiliaire de vie, être, été quelque part, être avec toi, avec vous, en se disant très fort, serons pour nous revoir vite et à être ensemble maintenant.

Bonhomme sent vibrer son téléphone mobile : Son moi intime devient bavard.

« J’ai un message sans doute… Des messages, une photo, une vidéo. Des aiguilles agitées de ma boussole pour guider mon eau vitale  vers la Vendée, l’Occitanie, la banlieue parisienne, Paris, les Hautes Alpes, le Crakoï du Bassin d’Arcachon, de Belgique, de l’Anjou, du Nord… Je revois, je découvre, je partage… Je suis rattaché, je vis ! ».

C’est un message de son eau de vie courante partagée, de sa compagne. Elle s’inquiète : « Où rêves-tu ? ». Elle le connait bien et suit les mêmes rives que lui.

Bonhomme se lève de son banc. Les cormorans et les aigrettes se disputent un affleurement d’éperlans. Lui marche avec une canne devenue presque inutile. Il est ici, il est ailleurs, reconstruit par ce chacun, cette chacune évoqué(e), pour un instant, pour un encore. Avec toi peut être ?

L’eau de son puits a retrouvé celle du Petit Prince, celle du pilote, invisible, souvent, visible à qui sait regarder. Elle coule partout, presque… « Celle qui est bonne pour le cœur » « celle qui nourrit des trésors de vie des trésors même dans les déserts »  « Eau essentielle pour entretenir notre rose, si fragile, fripée quelquefois, celle de l’autre », de « ceux qui ne sont jamais une île en eux-mêmes… »

Finis les songes, demain sera une autre année et les chemins devront être bordés des fleurs que la cruche percée du conte fera pousser.

En route vers l’an que ven… La boune an-née a tortous !

Que votre boussole vous mène vers le bonheur partagé !

24 décembre 2020

Swan au secours du Père Noël…

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 11 h 00 min

image swan

 

Je me souviens d’une histoire, un conte, mais si vrai, que je lisais avec mes élèves. C’était notre partage à nous, enchaîné à la demande, main levée pour dire, « A moi ! »

Son titre exact était, sauf oubli ou déformation, ‘’L’Orange du Père Noël’’.

C’était un bon moment d’imagination… Je n’aurais pas cru que 20 ans plus tard, je me retrouverai plongé dans sa réalité magique Si, si ça va ensemble…

Figurez-vous que, Swan, fier comme le cygne de son prénom, un garçon de 9 ans, nous a fait vivre cette aventure, bien malgré lui.

 

C’était deux jours avant la fin des classes et le début des congés de Noël. Il s’était attardé chez un copain et, pour raccourcir son chemin, coupait par le parc enneigé.

Soudain, au milieu de l’une d’elles, il vit un tas, une forme sombre qui se relevait d’une chute dans la neige. Swan est un garçon courageux, mais prudent. Il demanda : «  Bonsoir, vous êtes tombé ? ». Une voix grave sortit de la capuche en tremblant un peu. « « - Et oui mon garçon, je crois m’être un peu tordue la cheville. Ce vieux monsieur barbu, enveloppé dans sa vaste cape grise, continua : «- Merci, je vais essayer de me déplacer. »

Visiblement, il souffrait beaucoup.

«-Attendez, je ne suis pas loin de chez moi. Maman s’y connait bien en soins et en plantes.  Elle va vous soigner… »

Le vieux monsieur n’a pas le temps de protester, Swan était déjà parti.

Il revint vite avec son papa, sa maman et Shana sa grande sœur.

A eux trois, ils ont encadré le blessé et conduit chez eux.

Il faisait bien bon dans cette maison !

Maman invita le monsieur à se blottir dans un fauteuil et lui dit de se dévêtir : «  Non, non, refusa t-il. Je ns suis pas propre et je préfère rester dans ma cape. »

A la demande de la maman de Swan, il retira sa botte, releva son gros pantalon et tendit sa jambe.

« - Vous avez un beau bleu et votre cheville est un peu tordue. Attendez, j’ai des herbes à poser en cataplasme bien chaud. »

La cheville fut bientôt bandée ; le blessé se sentit mieux. Il s’endormait presque.

« - Où alliez vous ? demanda le Papa

-        Assez loin, mais mon véhicule est tombé en panne. Je me suis perdu en cherchant un réparateur.

-        Si vous le voulez, vous pouvez dormir chez nous dans la chambre de Swan et dès demain vous pourrez, faire réparer votre voiture.

-        Je suis gêné, vous êtes trop gentils. Mais je suis si fatigué que j’accepte. »

Ainsi, après un repas rapide, le vieux monsieur, toujours enfermé dans sa cape, alla se coucher.

Vous savez, Swan est curieux, très… Il regarda par le trou de la serrure. Oh !

Que découvrit-il ? Une fois la cape retirée, une barbe blanche apparut complètement ainsi qu’un beau costume de Père Noël !

Il était stupéfait !

Sa nuit fut bien agitée, mais pas question de révéler sa découverte.

Le lendemain matin, Shana et le papa étant partis tôt au travail et au collège, Swan raccompagna le bonhomme jusqu’à son véhicule. C’était un traîneau enfoui sous la neige du parc. Swan laissa sa langue parler trop vite :

-        Au revoir Père Noël !

- Ah, tu as compris et pourtant tu n’as rien dit. Je vais te faire un cadeau extraordinaire. Voici une orange. Lorsque tu la mangeras, fais un vœu et il se réalisera !

Le Père Noël  lui dit : « - Ne t’inquiète pas pour moi, Rudolph, mon renne au nez rouge va venir me retrouver avec ses copains et nous pourrons repartir. »

Swan partit, en traversant le parc. Il prit l’orange et, impossible de résister, l’éplucha à moitié.

- Quel vœu faire ? Je sais. J’ai 9 ans et je suis trop jeune pour faire librement tout ce que j’ai envie : voyager, conduire une grosse moto, travailler sur un bateau… Je voudrais, je voudrais vieillir de… 15 ans, souhaita-t-il en dévorant la moitié de l’orange.

L’effet fut immédiat !

Ses vêtements devinrent trop petits, sa barbe avait poussé. Il était droit comme un arbre et fort come un lion. Son cartable lui paraissait ridicule.

Il se précipita vers l’école. Fermée, usée, rouillée, plus un cri dans la cour, que des jeunes hommes en vêtements trop étroits autour d’un monsieur de plus de 60 ans. « -Il ressemble à notre maître, trouva Swan. »

Dans les rues, que des gens vieillis, stupéfaits de ce qui leur arrivait.

Certains étaient même si âgés qu’ils peinaient à bouger. Souvenez-vous, c’était vendredi, dernier jour de classe. Qu’avez-vous ressenti ? Moi, je pédalais sur mo vélo d’appartement, et d’un seul coup, plus de force, une grande fatigue, mes mains toutes sèches, toutes ridées…

Vite, vite, Swan malgré son pantalon court, craqué, couru chez lui. Dans la cuisine, lui tournant le dos, vieillie,  il vit sa mère tout recroquevillée. Par la fenêtrée, il aperçut son père, courbé, bien ridé et sa sœur devenue une dame.

Même les meubles lui parurent bien vermoulus.

Swan galopa jusqu’à l’endroit où il avait laissé le Père Noël.

Que trouva-t-il ? Un nouveau tas de neige, Père Noël  effondré sous le brusque poids des années. Même les rennes ne pouvaient plus s’envoler.

-        Qu’ai-je fait?

Il sortit en vitesse l’autre moitié d’orange et la mangea en souhaitant fort : « - Je veux que tout redevienne comme avant. Je le veux fort ! »

Aussitôt, les rennes et Père Noël  se redressèrent.

Swan avait retrouvé ses 9 ans et moi mes forces. Et vous ?

Le Père Noël  s’envola.

Notre écolier rejoignit ses copains, son maître dans la cour de récréation.

Dans les rues, tout le monde avait retrouvé sa vigueur et s’attardait devant les vitrines décorées pour les fêtes.

Le soir, Maman, Papa, Shana, lui dirent : «- Il nous est arrivé une drôle d’aventure, comme si nous et, tout avec nous, vieillissait brusquement. Heureusement, ce n’était qu’un cauchemar éveillé. Il s’est vite achevé. Ouf ! »

Swan n’a rien dit. Mais en lui-même, ô combien, il regrettait d’avoir été si égoïste.

Maintenant, il avait eu peur aussi pour toutes ces années d’enfance qui auraient été perdues.

A Noël, leur maison fut la première à recevoir d’extraordinaires cadeaux. Un seul savait pourquoi ils furent tous aussi magnifiquement gâtés.

 

Swan, le confident du Père Noël.

Lilwen chante avant Noël, ses amis accourent…

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 10 h 56 min

liwen et ses amis

Nez-Rouge bondit de nuage en nuage. C’est son bonheur, parcourir le ciel au dessus des villes, des villages, des forêts, des bords de mer… Bientôt la grande tournée de Noël va commencer ; aujourd’hui, il est libre…

Il survole une prairie enneigée entre une grande maison, une grange bien aménagée et une forêt.

Notre petit renne, si bien soigné par Romane, souvenez-vous, est un grand curieux, oh oui ! Une drôle de scène bloque son regard. Il se pose discrètement près des grands arbres et regarde de tous ses yeux immenses.

 

Au milieu  de l’étendue blanche, une belle demoiselle, 8, 9, 10 ans estime-t-il, attire vers elle quelques animaux.

Ils traversent la prairie ou sortent des fourrés.

Comment les séduit-elle ? Nez-Rouge le comprend vite car lui-même a du mal à résister.

Lilwen chante, simplement… Simplement mais merveilleusement. Son chant flotte dans les airs et enchante ceux qui l’entendent.

Près d’elle, déjà, deux poules bien dodues. Elles se sont échappées d’une basse-cour où elles se savaient destinées à servir pour le repas du réveillon. Elles ont té rejointes par un lapin et un lièvre, attirés eux aussi par les chants de Lilwen.

« Vous savez, ont prévenu les poules, il faut vous cacher aussi car si le fermier ne nous trouve pas, il viendra chasser et vous tuera ! »

Un petit écureuil gelé, les a suivis aussi ; il se méfie. Il pourrait servir de plat de remplacement ! Et, là bas, l’aimant de la voix de la fillette est si attirant !

Deux biches ont franchi l’orée de la forêt. Les notes cristallines sont venues jusqu’à elles. Leur magie mène leurs pas vers le petit groupe qui se forme autour de la chanteuse.

Lilwen resplendit dans cet après-midi d’hiver !

Saviez-vous que son prénom, venu des landes celtiques, évoque une fleur magnifique, une fleur dont elle a toute la grâce, ‘’le lys blanc’’. On dit même qu’il signifie ‘’Reine de Beauté’’. Ce qui est certain, c’est qu’Erato, la muse des chants, a soufflé sur son berceau !

Nez-Rouge s’apprête à quitter sa cachette et intervenir car apparaît celui qui se régalerait certainement des poulettes, du lièvre, du lapin et peut être même d’une biche…

Goupil, le renard affamé !

Rien à craindre. Je vous livre un secret : Goupil et Lilwen sont de grands amis depuis qu’elle a soigné sa patte blessée. C’est pour lui qu’elle chante en pleine nature, près de la forêt. Leur signe de reconnaissance plein de trilles. Lui glapit de joie et accourt.

Lilwen a compris les peurs de ces animaux. Tous deviennent aussitôt ses protégés.

Avec elle, ils repartent vers la grande maison que Papa et Maman aménagent.

Il y a bien de la place pour tous, de quoi ménager une belle crèche de Noël. Bien assez de nourriture variée pour que chacun festoie avec la maisonnée.

Nez-Rouge a laissé la belle image de cette troupe d’amitié s’effacer,  vers leur abri.

Ce qu’il n’a pas laissé s’estomper, ce sont les chants, les envolées de notes féériques de Lilwen

En bondissant vers les nuages, vers les rennes, les lutins, son cher maître le Père-Noël… il  fredonne.

 

Nez-Rouge est heureux !

Lilwen aussi !

Greta, Choréa, la déesse de la danse et les lutins chassent Griffa la sorcière

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 10 h 50 min

18 Gréta image totale.

 

Greta a bien entendu les grelots dans le salon, mais elle se disait que ‘’Tiens, Benjamin a trouvé de nouvelles notes !’’

Pas plus. Il faut dire que son livre l’avait emmenée au pays des magiciens avec un Harry Potter déchainé… Pas question de se laisser distraire.

Pourtant des clochettes dans le jardin blanchi par une mince couche de neige, ça l’intrigue quand même finalement.

Elle  pose son livre, se lève, va à la fenêtre. Rien, sinon là, sous le grand pin, une drôle de lueur.

Greta regarde plus attentivement. Elle se frotte les yeux : une danseuse lutin tourbillonne soulevant quelques nuages de neige. Une musique accompagne ses mouvements. Une musique à en frémir d’envie, surtout pour une danseuse comme notre Greta.

Mais, que voit-elle surgir du ciel, chevauchant son balai ? Une sorcière. Elle fonce sur la petite danseuse de Noël tellement prise par ses pirouettes qu’elle ne se doute de rien.

Greta se sent pousser des ailes. Ses plus beaux élans de ballet lui reviennent. Elle ouvre la fenêtre et bondit. Quelle grâce ! Quelle rapidité ! Mais la sorcière en rit : « - Que peux tu contre mes sorts ? Ricane-t-elle. »

«- Elle peut tout, avec moi ! Claironne une voix sortie des nuages.

A côté de Greta est apparue Terpsichore, la déesse de la danse, magnifique.

Elle n’est pas seule, avec elle, 4 amis de Choréa, la danseuse du jardin alertés par les  bonds et les cris de Greta. Tous, sur le dos du plus grand renne, se sont précipités vers Griffa, la sorcière.

Elle ne peut rien contre la magie de Noël ; rien contre les pouvoirs de la déesse. Elle rage, peste et disparait vers ses grottes les plus profondes.

Choréa, la danseuse lutin à la clochette, a tout compris, elle se précipite pou embrasser Gréta, Terpsichore, et ses amis…

 

Avant de repartir, la déesse exprime un souhait : « - J’aimerai, Greta et Choréa vous voir danser sur la musique magique de la clochette de Noël, capable d’embellir tous les mouvements.

Bientôt dans le jardin, deux ballerines magnifiques se croisent, extraordinaires de charme, de grâce.

Greta jamais n’oubliera ces impulsions qui guident sa danse.

 

Juste avant de repartir, Choréa, la danseuse lutin, lui a laissé sa clochette et la déesse, une bourse dorée, emplie d’une poussière d’argent, une poussière capable d’alléger toutes les figures de chorégraphie, sur toutes les musiques.

Les lutins ont trouvé place sur le large dos du renne et ont disparu dans les cieux, vers la demeure du Père Noël.

La déesse n’a besoin que d’un tourbillon de ses longues mains fines pour s’envoler rejoindre son monde magique, celui de la danse. Avant de s’élancer, elle a confié à notre demoiselle : « Sais tu que ton prénom vient d’il y a longtemps, des pays du Nord, proches de la demeure du Père Noël ? Il voulait dire Perle. Un beau nom pour une étoile de la danse ! »

 

Greta, s’est retrouvée sur son lit, Harry Potter posé à portée de sa main. C’est certain, elle n‘a pas rêvé, la clochette, la bourse de poudre d’argent sont bien près d’elle.

Elle se lève, et danse, danse, légère, aérienne, heureuse !

Elle sait que toujours, lorsqu’elle enfilera son tutu, ses chaussons, Terpsichore sera près d’elle.

 

Danser, pour Greta, sera toujours une fête, celle d’un Noël toujours recommencé.

16 décembre 2020

Papou et le sucre d’orge du Père Noël

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 22 h 26 min

Eulalie est en CM1. Elle écrit, dessine, imagine beaucoup. Voici le conte qu’elle m’a envoyé hier.

Eulalie : « Et maintenant, il est temps de vous raconter une histoire sur quelqu’un dont on n’avait pas encore parlé. Il s’agit d’un drôle de bonhomme qui se prénomme Alain, mais aussi plus connu sous le nom de Papou ! ».

Plus tard, j’ai même eu l’occasion de rendre sa canne en sucre d’orge au Père Noël.

 

Papou et le sucre d’orge du Père Noël

 

Un jour, Papou se promenait dans son jardin où il a découvert un sucre d’orge, mais un sucre d’orge qui n’avait pas une aussi petite taille qu’un vrai. Ah ça non ! Il faisait plutôt la taille d’une canne, une très jolie canne … Papou se demanda si ce n’en était pas vraiment une…

Mais il se dit : « Une canne en sucre d’orge, c’est vraiment bizarre. »

Il le garda pour chercher pourquoi il était aussi gros et à qui appartenait- il ?

 

Un soir, il sortit de sa boîte aux lettres une très jolie enveloppe dans laquelle il y avait une très jolie carte… Il l’ouvrit et a découvert un mot : « Bonjour Alain, ce sucre d’orge que vous avez trouvé, c’est le mien. Il me sert de canne. ». Papou était très étonné. Jamais il n’aurait pu penser que c’était vraiment une canne, mais il voulait savoir à qui elle appartenait. Alors il lut la suite : « J’aimerais que vous me la rendiez, mais comme le Pôle Nord est trop loin, je vous propose de m’en faire un colis. Il ne pourra certainement pas arriver demain soir, alors je voudrais que vous fassiez la tournée de cadeaux à ma place. Les enfants seront quand même heureux, j’en suis certain ! »

 

Papou n’était pas très sûr de lui, mais il essaya de penser qu’il pouvait y arriver.

Le lendemain matin, lorsqu’il se réveilla, à sa porte, il découvrit un troupeau de rennes avec un très beau traîneau rouge… Et devant la troupe, Rudolf, le petit renne au nez rouge (voir conte avec Romane sur Rudolf, si déjà vu, continuer vite l’histoire). Papou s’écria : « MAIS OUI, C’EST NOËL CE SOIR ! »

Il sortit dans son jardin et ouvrit aux rennes. Il les accueillit, il passa sa journée à s’occuper des rennes du Père Noël (Car il ne faut pas l’oublier ce sont les siens).

Le soir arrivé, Papou monta sur le traîneau et guida les rennes vers la première maison … Puis la deuxième, la troisième et ainsi de suite … A la fin de la soirée, il était épuisé !

Le lendemain matin, il se réveilla, devant son lit : rien plus de renne, ni de traîneau. Ils avaient disparus, mais sur sa table de nuit, Papou à trouvé un mot, ah oui et cette fois, il sait qui le lui a écrit.

« – Merci beaucoup Alain pour votre travail et votre générosité. Je vous remercie pour les cadeaux tous bien livrés, mes rennes sont très en forme mais … Vous avez oublié de leur brosser les dents !

 

J’espère que ce conte vous plaira ! 

Victoria, Cosmos et Séléna…

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 22 h 23 min

                   Victoria, Cosmos et Séléna…

 

Victoria joue bien tranquillement près de la cheminée chez Papy Martine et Papy Bernard. Pendant qu’ils sont partis faire quelques courses, elle aligne sa dinette, ses poupées ont faim !

 Son magnifique ami à 4 pattes est allongé près d’elle.  Cosmos est un beau chien beagle qu’elle aime beaucoup taquiner. Lui veille bien sur elle.

 

Soudain, les oreilles de Cosmos se dressent. Il se lève et va vers la grande baie. Victoria le suit, comment faire autrement ? Une vive lumière a envahi le jardin !

La lune, oui la lune énorme, en plein après midi est descendue bien bas. Victoria se frotte les yeux : « Je rêve ! » Et non ! Cosmos aboie puis s’aplatit

Un long, très long toboggan doré pend sous la lune maintenant : un étrange personnage le descend, très vite. Il glisse jusqu’à la terrasse blanche de givre.

Papy, mamy ne sont pas rentrés ; maman est au travail, que faire ?

 

Victoria est très curieuse et puis ce drôle de bonhomme est très souriant. En fait, quand il se rapproche de la fenêtre, Victoria voit bien que c’est une dame plutôt.

Elle ouvre un peu la baie en serrant bien Cosmos contre elle

« - Bonjour dit ce personnage tout habillé de rose et de vert avec de grands cheveux flottants et surtout d’immenses ailes ! Elle regarde Victoria et Cosmos de tous ses deux grands yeux ronds comme des pleines lunes.

-                  Je suis Séléna. C’est moi qui habite sur la lune et qui la guide. Je suis très curieuse comme toi.  Je te regarde depuis longtemps. Alors aujourd’hui, un jour magique pour tout ce qui emplit le ciel, j’ai décidé de venir te voir

Victoria est bien rassurée maintenant. Elle s’habille chaudement et sort auprès de sa visiteuse. Cosmos la suit

- Que veux-tu savoir ?

- J’aime beaucoup t’entendre poser des questions, rire, faire des blagues, chanter, danser… Voilà ! Depuis mon haut de ciel, chaque année à cette époque, je vois un grand trait lumineux qui vite passe sous les nuages et va de maison en maison. J’entends un peu des grelots, mais impossible de savoir ce que c’est !

- Ah ça, répond Victoria, c’est le Père Noël dans son traîneau tiré par des rennes. Il distribue les cadeaux que nous lui avons demandés. Mais tu sais, il ne les donne que si tu as été sage !!

– D’où vient-il ? Pourquoi je ne le vois pas ? Que fait-il le reste de l’année ?

-        Il va très vite et se cache dans les nuages. Je crois qu’il envoie une poudre pour mieux se cacher. C’est mon cousin Lucas qui me l’a dit. Il habite dans un pays très, très froid, dans un château de glace avec ses lutins. C’est là qu’il prépare les cadeaux. Il dort beaucoup aussi, son voyage de Noël est si fatigant !

- Merci Victoria ! Il va venir dans ta maison alors ?

            – Oh oui, j’ai été sage ! Regarde sous le sapin, il y a déjà mes souliers. Il y posera mes jouets. Mais moi, je dormirai sinon il ne viendra pas.

        – Alors voilà, je veux te demander quelque chose Voici trois de mes plus beaux rayons de lune bien enfermés dans une belle boîte en verre de chez moi. Veux-tu la mettre dans une pochette ? Je vais écrire dessus « POUR TOI PERE NOËL ». Dedans, je mets une belle carte où je luis dis : « Père Noel, je suis ton amie la Lune, s’il te plait vole un peu au dessus des nuages et fais moi un grand coucou. Moi je te répondrai avec une belle lumière et un grand éclat de rire »  

Bien sûr Victoria est d’accord !

 

Il est temps de se séparer. Séléna lui fait un grand signe d’amitié.

Elle se place sur le bout du toboggan qui se replie et disparait dans la lune

Victoria et Cosmos ont bien vu la grosse boule diminuer en remontant dans le ciel, Ils ont même vu des petits éclats d’au-revoir.

 

Papy, Mamy maman, ont écouté Victoria en hochant la tête et en souriant. « Quelle imagination ! »

Seul Lucas l’a écouté en disant.

           – Et pourquoi pas ? Çà ne m’étonne pas. Quand on a un chien qui se nomme Cosmos, il est normal que les astres viennent vous parler.

 

Le soir de Noël, Victoria a mis le paquet de Séléna dan son soulier et le lendemain matin, il avait disparu.

Lorsque la nuit tombe maintenant, souvent, la belle petite fille et son chien voient bien par la fenêtre la lune leur lancer des éclats de lumières, leur dessiner un grand sourire même. Rien que pour eux !

Leur amie Séléna, la guide de la lune veille sur eux !

LAURY, La reine des lutins coquins et le fermier.

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 22 h 20 min

LAURY, La reine des lutins coquins et le fermier.  

 

D’après un conte québécois à la sauce Papou.

             Partons sur une montagne, vers une ferme perdue au-dessus du Grand-Bornand. Cet hiver est très long, très froid. Partout dans la région, dans le pays même les gens sont isolés par un affreux microbe.

 

           Là-haut, vivait un fermier nommé Jean-Martin, drôle pour un montagnard ! Il était très pauvre. Dans cette ferme-chalet, invisible, il y avait aussi une demoiselle-lutin très coquine  qui passait son temps à lui jouer des tours. Un coup, elle faisait galoper son âne toute la nuit, si bien qu’au matin, l’animal était trop fatigué pour travailler. Une autre fois, elle cachait les sabots de Jean-Marin et le malheureux passait des heures à les chercher !

Ce soir, pour fêter Noël, Jean-Marin décide de se faire une bonne soupe de lentilles. Mais voilà qu’il n’y a plus une seule lentille dans le bocal.

Evidemment, il soupçonne l’esprit caché et grogne :

- Ah si je le tenais celui-là, je lui tordrai le cou !

Une petite voix s’élève :

- Bonsoir mon ami et joyeux Noël !

           Etonné, Jean-Marin se retourne et voit une jolie fille avec une vaste cape verte, un bonnet rouge au gros pompon jaune. Des bottes vernies, brillantes, étonnantes par ce temps de neige….

            – Puisque tu parles de moi, me voilà. Je suis Laury la Reine des Lutins. Alors tu m’attrapes ou pas ?

La voilà qui réapparaît, perchée sur un tabouret ! Très contente d’elle, Laury dit :

- Allons ne sois pas en colère ! J’aime faire des farces, mais au fond,  je ne suis pas méchante. Tiens, je t’ai même apporté un cadeau de Noël !

            Et elle sort de son sac un bon mètre de boudin bien gras.

 Déçu, Jean-Marin proteste :

-Si tu as des pouvoirs magiques, tu pourrais m’offrir autre chose que du boudin ! Un sac d’or, par exemple…

- Eh bien, je vais faire encore mieux ! Répond la Fée des Lutins. Tu n’as qu’à formuler trois vœux et je les exaucerai.

 Jean-Marin réfléchit, puis il dit :

- Je voudrais être à la place du seigneur du village ! Il est tellement riche !

- D’accord. Ton deuxième souhait ?

- Je voudrais vivre jusqu’à cent ans !

- Accordé ! Et ton troisième souhait ?

            – Je voudrais être si heureux que j’en pleurerais de joie !

            – Encore d’accord, dit Laury. En avant pour tes trois vœux.

 

Pouf ! Elle touche le fermier avec son bâton et aussitôt ils se retrouvent tous deux au manoir du village. Or ce jour-là, le seigneur est très malade. Il est couvert de boutons des pieds à la tête et gémit dans son lit :

-        Ouille, ouille ! Que j’ai mal ! Je vais sûrement mourir cette nuit !

Moqueur, Laury le Lutin Coquin souffle à l’oreille de Jean-Marin :

            – Alors, tu veux toujours être à sa place ?

 - Euh…  Non, non ! Je te laisse ce vœu-là !

 - Dans ce cas, passons à ton deuxième vœu !

Et pouf ! Elle touche Jean- Marin avec son bâton.

           

Cette fois, les voilà devant la fenêtre d’une vieille maison. A travers les carreaux, le fermier voit un vieux et une vieille tout ratatinés. Ils sont si maigres que leurs jambes ne les portent presque plus. Ils ne font que soupirer :

-Oh là, là ! Quelle tristesse d’être vieux. On ne fait que s’ennuyer à longueur de journée !

Effrayé, Jean-Marin tire Laury par la manche et chuchote :

-        Allons-nous-en ! Finalement, je ne veux pas vivre jusqu’à cent ans !

Puis il ajoute, déçu :

-        Si mon dernier vœu est du même genre, je préfère rentrer chez moi !

 - Pas question ! dit la Reine des lutins. Ton dernier souhait, j’y tiens. Tu vas voir comme tu seras heureux tout à l’heure !

Et pfft ! Elle disparaît, laissant Jean-Marin tout seul dans la nuit. Le fermier a beau appeler, le lutin ne réapparaît pas. Il se met donc en marche pour grimper chez lui. Mais il fait froid, le vent est glacé et tout à coup, il est pris d’une terrible rage de dents ! Se tenant la mâchoire. Il peste contre Laury :

 - Grrr ! Je suis sûr que c’est encore un de ses mauvais tours !

Enfin, Jean-Marin arrive chez lui épuisé. La coquine est là, perchée sur le tabouret, un sourire jusqu’aux oreilles. Furieux, le fermier grogne :

-        C’est ça que tu appelles être heureux? Je n’ai jamais eu aussi mal de ma vie.

 - Attends un peu… répond Laury. Tu voulais être heureux ? Et bien voilà !

Sur ce, elle touche Jean Marin avec son bâton magique et d’un coup, plus de doukeur.

La Fée-Lutin lui explique :

- Pour apprécier ton bonheur, il fallait bien que tu souffres un petit peu ! Allez maintenant, j’espère que tu vas faire honneur à mon réveillon !

            Soudain, Jean-Marin se souvient du mètre de boudin et se dit qu’à tout prendre, c’est bien mieux qu’une soupe aux lentilles. Tout joyeux, il s’attable avec Laury, la jolie fée, la Reine invisible des lutins.

 

Il passe la plus belle fête de Noël de sa vie ! Si vous allez au Grand-Bornand, montez jusqu’au chalet de Jean-Marin. Il vous enchantera avec tous les récits que lui livre parfois la Reine des Lutins, Laury l’Invisible-Coquine.

 

Antonin, Copain-Malin perdu en forêt…

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 22 h 17 min

Antonin, Copain-Malin perdu en forêt…

(P ‘tite Pomme,  à la sauce Alain)

            Vous savez maintenant que mon arbre de Noël me raconte de drôles d’histoires ?

En voici une que j’ai entendue, redite à mon tour, enfin presque car celle-ci est arrivée à l’un des enfants de notre famille. Le grand Antonin, un chaumois de cœur…

 

Antonin est un enfant très sage. Il était tout rond avec de belles joues roses. C’est pourquoi on a envie de les croquer.

Il était souvent chez sa Mamie dans sa maison séparée de la mer par une épaisse forêt de beaux arbres de toutes espèces. Ce qu’il préférait, c’était le coin des sapins. Il partait souvent s’y promener.

Parfois, il mettait son bonnet de marin tricoté par Sonia et allait se rendre visite  à ses amis à écorce.

Tout le monde connaissait et aimait Antonin. Il l’appelait notre Copain-Malin.

Mon sapin m’a même confié que lorsqu’il arrivait, son oncle le Roi des  Sapins de la forêt et les autres arbres soufflaient ;  » Voilà Antonin! Bonjour Copain-Malin ! « . Et tous, les lapins, les biches, les sangliers, les merles, les mésanges, les écureuils, les énormes sangliers, les insectes  et même les araignées répétaient en chœur : « Bonjour Copain-Malin ! ».

Lorsqu’il se blottit contre un petit sapin, protégé par ses branches basses, tous s’approchent de lui.  Ensemble, ils écoutent le Roi des Sapins qui connait beaucoup de belles histoires

Mais voici ce qui arrive ce jour à Antonin. Nous sommes une semaine avant Noël, il a un peu neigé.  Antonin a 7 ans. Ses parents travaillent, sa Mamie Gigi est partie voir une amie malade et il est resté tout seul. Il a promis d’attendre gentiment son retour. Il a d’abord joué dans la neige avec ses camarades d’école puis est rentré à la maison. Il s’est amusé un peu avec Casse-cou le chat et a fait du coloriage…

 Mais il s’ennuie et regarde par la fenêtre. Il se dit alors qu’il pourrait faire une surprise à sa Mamie Gigi en allant à sa rencontre. Il met son bonnet de marin et part sur le petit sentier le long de la forêt.

 En le voyant sortir, les sapins se demandent où il pouvait bien aller si tard… Sur le chemin, P’tite Pomme guette mais n’aperçoit toujours pas sa Mamie.

Tout à coup, tout devient sombre. La nuit est tombée bien vite. Antonin décide de rebrousser chemin. Marcher dans la neige est difficile, mais il est courageux. Il est fatigué, il a perdu le sentier. Il fait nuit, il est perdu et il a froid.  Antonin se met à pleurer.

Il arrive devant le Roi des Sapins. Le grand arbre l’entend sangloter. Il le touche de ses grandes branches et le reconnait tout de suite.

« -Notre Copain-Malin s’est perdu !  » dit-il à ses voisins. Et les sapins le répètent aux écureuils et aux lapins : » Copain-Malin s’est perdu ! « .

Le Roi des sapins soulève Antonin sur ses grandes branches et il le berce. Pour le réchauffer, les écureuils et les lapins viennent se presser contre lui. Avec tous ses amis autour de lui, bien au chaud, Antonin se sent rassuré et il s’endort.

Mais les vieux sapins savent que bientôt le Père Noël allait passer, comme chaque soir en cette période, poser ses cadeaux dans des cachettes pour ne pas avoir trop de travail le 24 décembre. Alors, ils guettent l’arrivée du Bonhomme et de ses lutins.

Dès qu’ils aperçoivent son traîneau, ils l’appellent et lui expliquent la mésaventure d’Antonin. Le Père-Noël sait que ce garçon est très sage.

Avec l’aide de ses lutins, il garnit le Roi des Sapins, le plus grand de la forêt, d’étoiles et de fils d’argent. Il demanda à madame la Lune de l’éclairer. Puis le traîneau s’élance dans le ciel. Tout doucement,  le Roi des Sapins réveille Antonin. Lorsque le garçon  ouvre ses yeux, il est émerveillé de le voir tout argenté, qui brille et éclaire toute la forêt.

Ses parents, Mamy Gigi, le cherchaient en criant fort. Soudain, ils voient ces magnifiques lumières dans la forêt. Ils se précipitent et retrouve Copain-Malin, bien blotti au chaud dans le creux des branches du grand sapin.

 

Demain, il racontera à sa cousine Capucine, à ses camarades, son aventure, sa désobéissance, sa grande peur, mais aussi le Roi des Sapins, les animaux et le Père Noël. Il les fera rêver surtout en décrivant le sapin d’argent, immense, plus haut que sa maison et tout brillant.

Mais personne ne voudra le croire !

Pourtant, c’est bien vrai. Antonin est si gentil avec ses amis de la forêt que, mon ami sapin me l’a révélé, à Noël, il aura un cadeau extraordinaire : un magnifique sapin d’argent qui illuminera pour lui cette belle nuit de Noël.

 Quand vous approcherez votre oreille des branches de votre sapin de Noël, je suis certain qu’à vous aussi, il racontera de belles histoires… 

Capucine, le galet et le lutin de Noël…

Classé dans : contes et légendes — linouunblogfr @ 22 h 14 min

Capucine, le galet et le lutin de Noël…

 

Un 12 décembre, Capucine se promène sur la plage de la Paracou. Elle est bien couverte ; c’est bientôt Noël !

Son pied bute sur un galet à peine enfoui dans le sable. Il est là depuis très longtemps roulé par les vagues !

Capucine le frotte, frotte et soudain, entend une petite voix… Une voix pour elle toute seule :

«- Je suis là depuis si longtemps. Je voudrais bien sortir de cette plage, connaître le monde ! Oui, mais voilà, pour me déplacer, je n’ai pas de jambe ni de patte comme les chiens, les chats ou les renards… Je n’ai pas d’ailes comme les mouettes, les canards ou les tourterelles… Je n’ai même pas la légèreté d’une feuille pour me faire porter par le vent. Comment faire ?… »

Capucine est une petite futée ; elle ne s’étonne même pas.

« Hélas, caillou, je suis encore bien jeune tu sais, 6 ans aujourd’hui ! Je ne peux pas t’emmener dans le monde entier ! Si tu le veux, je te blottis dans ma poche et te montrerais ma maison, ma ville et peut-être… Mais surprise, on verra !

Aussitôt dit, aussitôt fait, voilà Beau-Galet au fond de la poche douillette du manteau de Capucine.

Le soir, elle le pose sur le buffet en lui disant « Chut, regarde bien… »

Et le caillou s’en met plein ses yeux invisibles, plein ses oreilles cachées. La maison l’émerveille, tout est nouveau.

Capucine coquine danse et s’arrête prés de chaque objet : en chantonnant : « - Ça c’est une bibliothèque pleine de livres d’histoire – Ça un buffet avec nos assiettes pour manger, ça un frigo… Ça, ça… et tout, et tout !

Papa et maman lui disent : « Tu nous prépares une danse de la maison pour Noël Capucine ? Papa fera la musique et avec moi, tu inventeras les pas ? »

« - Mais oui, mais oui, répond-elle. » Et elle continue à expliquer chaque objet au galet.

Le soir, c’est dans sa chambre qu’elle continue. Après l’inventaire, elle le pose sur son oreiller.

« - Maintenant, reste contre moi; regarde mes albums d’images. Je vais te montrer les grandes villes et leurs rues, les montagnes et leur neige, les grands déserts et leurs chameaux, des enfants qui chantent, d’autres qui jouent…

Capucine est difficile à arrêter, elle a tant à montrer.

Pourtant si… Elle se redresse : des petits gratouillis à sa fenêtre la font bondir : «  C’est Patchou le lutin !!! »

 

Capucine a un secret, depuis déjà quelques années, elle connaît un lutin. Il était revenu un matin de Noël parce qu’il avait oublié son bonnet. Capucine l’avait trouvé et bien brossé.

« - Il est très important, lui a dit Patchou le lutin. C’est le Père Noël qui me l’a donné, sans lui je suis perdu. Tu es adorable. Si tu veux, pendant notre tournée d’avant Noël, quand nous venons cacher les cadeaux près de chaque maison, je resterai un peu avec toi, comme ça, pour rire un peu.

Ce fut fait ! Mieux, beaucoup mieux Patchou est revenu, devinez quand ? Chaque 12 décembre.

 

Aujourd’hui, lorsque Capucine lui ouvre sa fenêtre, il se précipite, un bel ours en peluche dans les bras :

«- Bel anniversaire Capucine ! »

Capucine lui présente Beau-Galet et raconte son histoire : «- Voici mon ami le galet de la Paracou ! Voudrais-tu l’emmener avec vous et le faire voyager sur toute la Terre ?

 -Bien sur, répond tout de suite le lutin. Il aura droit lui aussi à son bonnet et ne nous quittera jamais ! »

 

Ainsi, parce que, le jour de son anniversaire, Capucine se promenait sur la plage, un galet triste devint un galet heureux.

 

Chaque Avent de Noël, le 12 décembre, avec Patchou le lutin, il reviendra voir son amie !

         

        Bel anniversaire demoiselle Capucine !

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Victor Coudesabot |
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